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Dernière modif. : 03/02/2014

HISTOIRE DE LA PROVENCE

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M. Agulhon : Histoire de la Provence - Que Sais-je ?

La Provence historique dont traite cet ouvrage, grossièrement comprise entre le cours du Rhône inférieur, le bassin de la Durance, le Var et la Méditerranée, est apparue comme comté de Provence au XIIe siècle. Elle a connu d'incessants changements d'appellation comme de frontières, mais a su rester une terre d'exception. Aujourd'hui, par rapport à la Provence historique du " Roy René ", des Bourbons et des historiens, la Provence officielle de nos institutions, la région " PACA ", est sensiblement plus étendue, et la Provence sentimentale des amateurs de Frédéric Mistral, plus réduite. Quant à la Provence du néo-régionalisme, elle tend à se dissoudre dans un Midi occitan considérablement plus vaste.

 

A. Bastié : Histoire de la Provence - Ouest-France

La Provence constitue une terre d'accueil et de culture dont l'histoire est le reflet de son identité de lieu de rencontre. De la préhistoire à nos jours, l'aventure provençale offre une grande richesse, illustrée par les nombreux monuments ou musées qui jalonnent son territoire. La Provence se présente ainsi au visiteur ou au simple curieux comme un lieu incontournable de notre pays où les hommes, mus par une volonté indéfectible, ont forgé il y a des siècles les bases de son avenir. La Provence est certes une héritière, mais elle continue à construire et à poser les jalons de sa vie foisonnante. Cet ouvrage présente une synthèse de l'histoire de cette région illustrée par de nombreux documents iconographiques actuels ou issus des collections de musées.

 

R. Colonna d'Istria : Histoire de la Provence - France-Empire

En plus du charme de ses paysages et de sa légendaire douceur de vivre, la Provence peut s'enorgueillir d'une histoire riche et prestigieuse. A plusieurs reprises, la région a été placée au centre de l'univers : Marseille a été un État indépendant, parmi les plus puissants et respectés de l'Antiquité, Arles, un temps, a été capitale de l'empire Romain et Avignon, au XlVe siècle, fut le siège de la papauté. Si le pays a été administré par le royaume de Bourgogne, par le Saint Empire romain germanique, par la maison de Toulouse, par celle de Barcelone, par deux successives lignées de princes d'Anjou, les souverains provençaux surent, pour leur part, avoir une influence en dehors de leurs frontières : les princes d'Orange sont allés régner sur les Pays-Bas et les comtes de Provence sont devenus rois de Naples. Depuis le XVe siècle, la Provence est française. Si elle a épousé, parfois en les caricaturant, toutes les causes, les épreuves et les instants de gloire de la grande nation, elle a su conserver, dans son âme, la singularité qu'elle tire de ce qu'elle fut, pendant plusieurs siècles, la Provincia, la province par excellence. Ce sont les grandes évolutions de l'histoire de la Provence, autant que l'esprit de grandeur et d'indépendance qui a toujours caractérisé cette terre, qui constituent la matière de ce livre.

 

L. Michel : La Reine Jeanne de Naples et de Provence - Tac Motifs

Vivant au milieu d'une cour brillante et voluptueuse, aux passions vives, dans une société où l'amour tenait une grande place, cette Reine a connu la richesse et la pauvreté, la puissance et la trahison, la générosité et la haine. La reine Jeanne (1326 - 1382) a vendu la cité d'Avignon aux Papes afin d'avoir les moyens de défendre son royaume contre Louis, roi de Hongrie, frère du premier de ses quatre maris qu'elle est accusée d'avoir assassiné. Le film de sa vie, où les tragédies se succèdent, se déroule sur une toile de fond aux couleurs de feu et de sang. A Naples, la reine Jeanne a laissé le souvenir d'une Reine légère, inconséquente. En Provence, au contraire, elle apparaît comme une Reine de légende, pure incarnation d'un rêve, symbole vivant de beauté et de poésie. Le peuple de Provence, toujours fidèle et idéaliste, ne voulait pas croire à sa mort jusqu'à la notification par l'évêque de Vintimille, au conseil de Marseille, en 1385. 
"Reine idéale, familière et mythique, dira Frédéric Mistral, cette souveraine est pour nous, Provençaux, ce que Marie Stuart est pour les Écossais, un mirage d'amours rétrospectives, un regret de jeunesse, de nationalité, de poésie enfuies."

 

D. Paladihle : La Reine Jeanne, comtesse de Provence - Perrin

" La Belle Jeanne est, pour nous autres Provençaux, ce que Marie Stuart est pour les Écossais : un mirage d'amours rétrospectives, un regret de jeunesse, de nationalité, de poésies enfouies. Et les rapports ne manquent pas entre les deux royales et tragiques enchanteresses. " Ainsi s'exprimait Mistral dans la préface de son drame la Reino Jano. Jeanne 1er (1326-1382) descendait de Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui apporta à la maison d'Anjou à la fois le comté de Provence et le royaume de Naples. C'est ainsi que Jeanne, à dix-sept ans, désignée comme héritière par son grand-père Robert d'Anjou, devint Reine de Naples, comtesse de Provence et de Forcalquier, au grand dam de ses oncles les princes de Tarente et de Duras (Durazzo). Jolie, charmante, frivole dans sa jeunesse, elle supporta toute sa vie le soupçon de complicité dans l'assassinat en 1345 de son jeune premier mari André de Hongrie, d'autant que moins d'un an après, elle se remaria avec son cousin Louis de Tarente, l'instigateur du meurtre. 
Le pape Clément VI la déclara innocente, mais il est vrai qu'elle lui avait vendu sa bonne ville d'Avignon pour 80 000 florins. Bafouée par son second mari, humiliée par son troisième, Jaime III d'Aragon, roi de Majorque, un déréglé sexuel, elle prit un quatrième mari. Othon de Brunswick. Au début du grand schisme, Jeanne ayant légitimement mais imprudemment pris le parti de Clément VII, pape en Avignon, Urbain VI, le pape de Rome, la déclara schismatique et incita son cousin, Charles de Duras, bien que son héritier naturel, à la chasser du trône. Charles de Duras s'empara de Naples, emprisonna la reine Jeanne et finit par la faire étouffer sous son matelas... afin que la mort parût naturelle. La vie romanesque de cette reine martyre, Dominique Paladilhe ne la raconte pas en romancier comme ses prédécesseurs ont eu tendance à le faire, mais en historien soucieux de coller aux documents et aux témoignages du temps.