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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 28/01/2010
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HISTOIRE DE LA PROVENCE
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M. Agulhon : Histoire de la Provence - Que Sais-je ? |
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La Provence historique dont
traite cet ouvrage, grossièrement comprise entre le cours du Rhône inférieur,
le bassin de la Durance, le Var et la Méditerranée, est apparue comme
comté de Provence au XIIe siècle. Elle a connu d'incessants changements
d'appellation comme de frontières, mais a su rester une terre
d'exception. Aujourd'hui, par rapport à la Provence historique du "
Roy René ", des Bourbons et des historiens, la Provence officielle
de nos institutions, la région " PACA ", est sensiblement plus
étendue, et la Provence sentimentale des amateurs de Frédéric Mistral,
plus réduite. Quant à la Provence du néo-régionalisme, elle tend à se
dissoudre dans un Midi occitan considérablement plus vaste. |
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A. Bastié : Histoire de la Provence - Ouest-France |
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La Provence constitue une
terre d'accueil et de culture dont l'histoire est le reflet de son identité
de lieu de rencontre. De la préhistoire à nos jours, l'aventure provençale
offre une grande richesse, illustrée par les nombreux monuments ou musées
qui jalonnent son territoire. La Provence se présente ainsi au visiteur
ou au simple curieux comme un lieu incontournable de notre pays où les
hommes, mus par une volonté indéfectible, ont forgé il y a des siècles
les bases de son avenir. La Provence est certes une héritière, mais elle
continue à construire et à poser les jalons de sa vie foisonnante. Cet
ouvrage présente une synthèse de l'histoire de cette région illustrée
par de nombreux documents iconographiques actuels ou issus des collections
de musées. |
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R. Colonna d'Istria : Histoire de la Provence -
France-Empire |
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En plus du charme de ses
paysages et de sa légendaire douceur de vivre, la Provence peut
s'enorgueillir d'une histoire riche et prestigieuse. A plusieurs reprises,
la région a été placée au centre de l'univers : Marseille a été un État
indépendant, parmi les plus puissants et respectés de l'Antiquité,
Arles, un temps, a été capitale de l'empire Romain et Avignon, au XlVe
siècle, fut le siège de la papauté. Si le pays a été administré par
le royaume de Bourgogne, par le Saint Empire romain germanique, par la
maison de Toulouse, par celle de Barcelone, par deux successives lignées
de princes d'Anjou, les souverains provençaux surent, pour leur part,
avoir une influence en dehors de leurs frontières : les princes d'Orange
sont allés régner sur les Pays-Bas et les comtes de Provence sont
devenus rois de Naples. Depuis le XVe siècle, la Provence est française.
Si elle a épousé, parfois en les caricaturant, toutes les causes, les épreuves
et les instants de gloire de la grande nation, elle a su conserver, dans
son âme, la singularité qu'elle tire de ce qu'elle fut, pendant
plusieurs siècles, la Provincia, la province par excellence. Ce sont les
grandes évolutions de l'histoire de la Provence, autant que l'esprit de
grandeur et d'indépendance qui a toujours caractérisé cette terre, qui
constituent la matière de ce livre. |
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L. Michel : La Reine Jeanne de Naples et de Provence
- Tac Motifs |
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Vivant au milieu d'une cour
brillante et voluptueuse, aux passions vives, dans une société où
l'amour tenait une grande place, cette Reine a connu la richesse et la
pauvreté, la puissance et la trahison, la générosité et la haine. La
reine Jeanne (1326 - 1382) a vendu la cité d'Avignon aux Papes afin
d'avoir les moyens de défendre son royaume contre Louis, roi de Hongrie,
frère du premier de ses quatre maris qu'elle est accusée d'avoir
assassiné. Le film de sa vie, où les tragédies se succèdent, se déroule
sur une toile de fond aux couleurs de feu et de sang. A Naples, la reine
Jeanne a laissé le souvenir d'une Reine légère, inconséquente. En
Provence, au contraire, elle apparaît comme une Reine de légende, pure
incarnation d'un rêve, symbole vivant de beauté et de poésie. Le peuple
de Provence, toujours fidèle et idéaliste, ne voulait pas croire à sa
mort jusqu'à la notification par l'évêque de Vintimille, au conseil de
Marseille, en 1385. |
| "Reine idéale, familière et mythique, dira Frédéric
Mistral, cette souveraine est pour nous, Provençaux, ce que Marie Stuart
est pour les Écossais, un mirage d'amours rétrospectives, un regret de
jeunesse, de nationalité, de poésie enfuies." |
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D. Paladihle : La Reine Jeanne, comtesse de Provence
- Perrin |
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" La Belle Jeanne est,
pour nous autres Provençaux, ce que Marie Stuart est pour les Écossais :
un mirage d'amours rétrospectives, un regret de jeunesse, de nationalité,
de poésies enfouies. Et les rapports ne manquent pas entre les deux
royales et tragiques enchanteresses. " Ainsi s'exprimait Mistral dans
la préface de son drame la Reino Jano. Jeanne 1er (1326-1382) descendait
de Charles d'Anjou, frère de Saint Louis, qui apporta à la maison
d'Anjou à la fois le comté de Provence et le royaume de Naples. C'est
ainsi que Jeanne, à dix-sept ans, désignée comme héritière par son
grand-père Robert d'Anjou, devint Reine de Naples, comtesse de Provence
et de Forcalquier, au grand dam de ses oncles les princes de Tarente et de
Duras (Durazzo). Jolie, charmante, frivole dans sa jeunesse, elle supporta
toute sa vie le soupçon de complicité dans l'assassinat en 1345 de son
jeune premier mari André de Hongrie, d'autant que moins d'un an après,
elle se remaria avec son cousin Louis de Tarente, l'instigateur du
meurtre. |
| Le pape Clément VI la déclara innocente, mais il est vrai
qu'elle lui avait vendu sa bonne ville d'Avignon pour 80 000 florins.
Bafouée par son second mari, humiliée par son troisième, Jaime III
d'Aragon, roi de Majorque, un déréglé sexuel, elle prit un quatrième
mari. Othon
de Brunswick. Au début du grand schisme,
Jeanne ayant légitimement mais imprudemment pris le parti de Clément
VII, pape en Avignon, Urbain VI, le pape de Rome, la déclara schismatique
et incita son cousin, Charles de Duras, bien que son héritier naturel, à
la chasser du trône. Charles de Duras s'empara de Naples, emprisonna la
reine Jeanne et finit par la faire étouffer sous son matelas... afin que
la mort parût naturelle. La vie romanesque de cette reine martyre,
Dominique Paladilhe ne la raconte pas en romancier comme ses prédécesseurs
ont eu tendance à le faire, mais en historien soucieux de coller aux
documents et aux témoignages du temps.
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