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Dernière modif. : 29/03/2013
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Michèle Cointet

Photo Librairie Gaïa
L'auteur est venue vendredi, samedi et dimanche
| "De
Gaulle et Giraud, l'affrontement" Perrin |
 |
Le
8 novembre 1942, le Alliés ont débarqué dans l'Afrique du Nord tenue
par les forces de Vichy. Les Américains, qui s'y conduisent en maîtres,
décident, après l'assassinat de Darlan, que le général Giraud,
glorieux soldat évadé d'Allemagne, sera l'homme de la libération de la
France. Aussi, pendant neuf mois, empêchent-ils de Gaulle, qu'ils
suspectent, de quitter Londres et de s'installer à Alger. Commence alors,
pour la direction de la France combattante, un affrontement entre les deux
généraux, dont l'un fut naguère le chef de l'autre. Sa parfaite
connaissance des archives permet à Michèle Cointet de retracer les
intrigues, les manœuvres, les conflits parfois violents entre les deux
camps. Pour finir, de Gaulle, politique implacable et rusé, écarte le
guerrier Giraud, pourtant auréolé de la gloire d'avoir libéré la Corse
et la Tunisie. Tenue aujourd'hui pour évidente, l'issue de l'affrontement
n'était pourtant pas jouée d'avance. Il fallut dix-huit mois de lutte
indécise et acharnée pour que, au printemps 1944 à Alger, l'histoire de
France bascule. De cet épisode dramatique, la légende gaullienne ne sort
pas indemne. |
| "Pétain
et les Français. 1940-1951" Perrin |
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Et
si, pour mieux connaître les réalités de la France sous l'Occupation,
on s'interrogeait sur les sentiments des Français de l'époque à l'égard
de Pétain ? Comment s'est élaboré un culte du Maréchal ? Comment
a-t-il évolué ? Quels en sont les secrets et les limites ? Et, de son côté,
comment le Maréchal voyait-il les Français ? La découverte d'une source
inédite - 200 000 lettres envoyées à Philippe Pétain de 1940 à 1944 -
permet de laisser enfin la parole aux Français et aux Françaises. A
partir de ces documents l'auteur analyse les cinq piliers du pétainisme :
l'existence de deux millions de prisonniers de guerre, le souvenir
glorieux de Verdun, le soutien de l'Eglise catholique, le rôle des femmes
et des anciens combattants de 1914-1918. Pétain répond aux préoccupations,
maintenant oubliées, des Français d'une zone grise, peu politisée,
majoritaire, reconnaissante au Maréchal " d'être resté dans les
jours sombres ", adhésion entretenue par un appareil moderne de
propagande (presse aux ordres, politique sociale, neutralisation des
opposants, utilisation des mythes). |
| Les
effets en sont décuplés par les relations entre le chef et le peuple,
visibles dans les grands voyages de Pétain à Lyon, Marseille, Toulouse,
dans l'appel aux enfants, dans la captation des bonnes volontés et des
institutions charitables. Michèle Cointet donne toute leur place aux années
1942-1944. Elle analyse l'évolution des sentiments à l'égard du Maréchal
alors que la France est totalement occupée, que le STO est institué, que
la France est bombardée, que la Résistance se développe et que la
France est libérée par les Alliés. Enfin, elle s'interroge sur l'évolution
de l'opinion avant, pendant, et après le procès Pétain. S'appuyant sur
la trame historique souvent étudiée, l'auteur a écrit ici une histoire
des sensibilités et des émotions collectives. |
| "Dictionnaire
historique de la France sous l'Occupation" Tallandier |
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Réalisé
par une quinzaine d'historiens sous la direction de Michèle et Jean Paul
Cointet, cet ouvrage, le premier du genre à concilier outil de référence
et plaisir de lecture, se présente à la fois comme un dictionnaire
biographique et comme une encyclopédie. D'Otto Abetz à Jean Zay, du
Vercors à Mers el-Kébir, de la Milice aux FFI, les personnages, les
lieux, les institutions, les organismes, les événements marquants de la
France sous l'occupation allemande sont détaillés, expliqués, analysés
à ta faveur de plus de 500 articles parfois complétés par des témoignages,
des portraits, des anecdotes, des documents et suivis de pièces annexes
(carte, chronologie, bibliographie). |
| "L'Église
sous Vichy. 1940-1945. La repentance en question" Perrin |
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Quand
le maréchal Pétain, le 17 juin 1940, fit "don de sa personne à la
France pour atténuer son malheur", il eut l'appui immédiat de l'Eglise
et des catholiques brûlant de reconstituer une France chrétienne. Un
demi-siècle plus tard, les évêques de France ont cru devoir regretter
les "erreurs et défaillances" du clergé de l'époque.
Diversement appréciée, cette "repentance" valait d'être passée
au crible de la recherche historique. C'est ce qu'a fait Michèle Cointet.
Ouvrir le dossier de l'Eglise de France sous l'occupation et à la Libération,
c'est traiter ses rapports avec l'Etat. Le gouvernement de Vichy fut
bienveillant et exigeant. Il écrasa l'Eglise des bienfaits qu'elle réclamait:
subventions à l'école libre, statut des congrégations, avantages
fiscaux, emprise sur la jeunesse, participation aux institutions sociales.
A la Libération, le général de Gaulle, respectueux de l'appréciation
de Pie XII sur l'Eglise de France, se résigna à une épuration ecclésiastique
décevante pour les résistants politisés, mais insupportable pour une
Eglise qui ne se sentait pas coupable. La recherche entreprise par Michèle
Cointet ne se limite pas au cléricalisme, mais traite à fond les
rapports de l'Eglise et des juifs, et envisage toute la vie du peuple
catholique. |
| Les
évêques ont soutenu le maréchal Pétain mais les premiers résistants
sont des chrétiens. Si la législation antisémite de l'Etat français a
des inspirateurs et serviteurs catholiques, ce sont plusieurs évêques
qui élevèrent les premières protestations contre les rafles de Juifs.
Proportionnellement au corps social, les prêtres et les religieux ont été
les plus nombreux dans les camps de concentration. Autre surprise, Michèle
Cointet montre que la Seconde Guerre mondiale a été une grande période
de foi. Les prêtres-ouvriers sont nés de la Mission de France et de
l'aumônerie des Français travaillant en Allemagne et découvrant un
christianisme dépouillé. L'Eglise y voit le moyen de conquérir la
classe ouvrière et de triompher du communisme. En historienne soucieuse
de replacer les faits et les personnages dans leur temps, d'éviter ainsi
les anachronismes, Michèle Cointet nous donne un ouvrage très neuf et très
complet, dépourvu de tout manichéisme, d'où il ressort que l'attitude
de l'Eglise sous l'Occupation ne se prête pas aux jugements simplistes et
réducteurs en vigueur aujourd'hui. |
| "Vichy
capitale, 1940-1944" Perrin |
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Comment
de 1940 à 1944, a vécu un Etat replié dans des hôtels de baigneurs,
avec ses ministères, ses fonctionnaires, ses militaires, ses policiers ?
Dans cette station où l'on pensait ne s'installer que pour quelques mois
que rien ne destinait à devenir capitale et qui a fini par donner son nom
à un régime, quelle était la vie quotidienne du Maréchal, de son
entourage, de sa société qui gravite toujours autour du pouvoir, aussi
mutilé fût-il ? Spécialiste incontestée du régime de Vichy, Michèle
Cointet a écrit sur le " petit royaume du Maréchal ", sur le
passage du Vichy thermal au Vichy-Etat, un ouvrage original et attrayant. |
| Une
fois rappelée la fondation de l'Etat français au Grand Casino, elle
raconte la cour et la ville, évoquant aussi bien les distractions (cinq
cinémas), les réceptions (soirées dansantes interdites, mais bals
clandestins), les mœurs (très surveillées), le sport, les célébrités,
les ambassades, que le maintien de l'ordre, la presse, la Résistance
(mais oui...), les intrigues, les rumeurs qui grouillaient dans cette
petite capitale où tout se savait, les groupes de pression. Elle n'omet
pas les satisfactions, puis les mécontentements des hôteliers, cafetiers
et restaurateurs (la guerre du vin et de l'alcool, les curistes) et les
relations pas toujours faciles avec la municipalité (la " bataille
des noms de rue "). Michèle Cointet a su élaguer son important
travail de recherche pour nous donner un livre très alerte, vivant, riche
d'anecdotes signifiantes, discrètement empreint d'un sens fin de la dérision. |
| "De
Gaulle et l'Algérie Française" Perrin |
 |
Outre
les nombreux témoignages qu'elle a confrontés, Michèle Cointet, en
historienne professionnelle, a utilisé les archives de l'armée et celles
des Affaires étrangères pour retracer et expliquer les différentes étapes
qui ont conduit de Gaulle, porté au pouvoir en 1958 par les partisans de
l'Algérie française, à satisfaire en 1962 à Evian la plupart des
revendications formulées par le FLN en 1956. Sans doute l'ouvrage apparaîtra
plutôt favorable à de Gaulle aux yeux de ses adversaires dans la mesure
où Michèle Cointet analyse son évolution et expose ses motivations sans
juger. Mais en réalité, c'est un dossier très objectif qui prend en
compte avec sensibilité les espoirs, les angoisses, les révoltes et les
drames des Européens d'Algérie, des milliers de musulmans fidèles à la
France, de l'armée victorieuse sur le terrain, la répression judiciaire,
l'exode. |
| Pour
tous ceux qui vivaient dans l'illusion d'un Etat protecteur, le réveil
fut brutal. L'homme d'Etat se révèle implacable. Le mouvement de
l'histoire broie les destinées humaines, " Le chagrin sans la pitié
? " Forte de nombreux documents inédits, elle raconte les seize mois
de négociation entre de Gaulle et les dirigeants extérieurs de la rébellion.
Les responsables et les agents du gouvernement sortent de la pénombre
longtemps et utilement maintenue, ce qui éclaire plusieurs mystères :
l'affaire Si Salah, les manifestations à Alger, les accords entre la
France et le GPRA, le terrible été de 1962. L'auteur ne masque pas que
de Gaulle ayant fait une fois pour toutes le choix de l'indépendance préféra
se débarrasser de ce "boulet ", à quelque prix que ce fût. |

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