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Michèle Cointet


Photo Librairie Gaïa

L'auteur est venue vendredi, samedi et dimanche

 
"De Gaulle et Giraud, l'affrontement"   Perrin
Le 8 novembre 1942, le Alliés ont débarqué dans l'Afrique du Nord tenue par les forces de Vichy. Les Américains, qui s'y conduisent en maîtres, décident, après l'assassinat de Darlan, que le général Giraud, glorieux soldat évadé d'Allemagne, sera l'homme de la libération de la France. Aussi, pendant neuf mois, empêchent-ils de Gaulle, qu'ils suspectent, de quitter Londres et de s'installer à Alger. Commence alors, pour la direction de la France combattante, un affrontement entre les deux généraux, dont l'un fut naguère le chef de l'autre. Sa parfaite connaissance des archives permet à Michèle Cointet de retracer les intrigues, les manœuvres, les conflits parfois violents entre les deux camps. Pour finir, de Gaulle, politique implacable et rusé, écarte le guerrier Giraud, pourtant auréolé de la gloire d'avoir libéré la Corse et la Tunisie. Tenue aujourd'hui pour évidente, l'issue de l'affrontement n'était pourtant pas jouée d'avance. Il fallut dix-huit mois de lutte indécise et acharnée pour que, au printemps 1944 à Alger, l'histoire de France bascule. De cet épisode dramatique, la légende gaullienne ne sort pas indemne.

 

"Pétain et les Français. 1940-1951"   Perrin
Et si, pour mieux connaître les réalités de la France sous l'Occupation, on s'interrogeait sur les sentiments des Français de l'époque à l'égard de Pétain ? Comment s'est élaboré un culte du Maréchal ? Comment a-t-il évolué ? Quels en sont les secrets et les limites ? Et, de son côté, comment le Maréchal voyait-il les Français ? La découverte d'une source inédite - 200 000 lettres envoyées à Philippe Pétain de 1940 à 1944 - permet de laisser enfin la parole aux Français et aux Françaises. A partir de ces documents l'auteur analyse les cinq piliers du pétainisme : l'existence de deux millions de prisonniers de guerre, le souvenir glorieux de Verdun, le soutien de l'Eglise catholique, le rôle des femmes et des anciens combattants de 1914-1918. Pétain répond aux préoccupations, maintenant oubliées, des Français d'une zone grise, peu politisée, majoritaire, reconnaissante au Maréchal " d'être resté dans les jours sombres ", adhésion entretenue par un appareil moderne de propagande (presse aux ordres, politique sociale, neutralisation des opposants, utilisation des mythes). 
Les effets en sont décuplés par les relations entre le chef et le peuple, visibles dans les grands voyages de Pétain à Lyon, Marseille, Toulouse, dans l'appel aux enfants, dans la captation des bonnes volontés et des institutions charitables. Michèle Cointet donne toute leur place aux années 1942-1944. Elle analyse l'évolution des sentiments à l'égard du Maréchal alors que la France est totalement occupée, que le STO est institué, que la France est bombardée, que la Résistance se développe et que la France est libérée par les Alliés. Enfin, elle s'interroge sur l'évolution de l'opinion avant, pendant, et après le procès Pétain. S'appuyant sur la trame historique souvent étudiée, l'auteur a écrit ici une histoire des sensibilités et des émotions collectives.

 

"Dictionnaire historique de la France sous l'Occupation"   Tallandier
Réalisé par une quinzaine d'historiens sous la direction de Michèle et Jean Paul Cointet, cet ouvrage, le premier du genre à concilier outil de référence et plaisir de lecture, se présente à la fois comme un dictionnaire biographique et comme une encyclopédie. D'Otto Abetz à Jean Zay, du Vercors à Mers el-Kébir, de la Milice aux FFI, les personnages, les lieux, les institutions, les organismes, les événements marquants de la France sous l'occupation allemande sont détaillés, expliqués, analysés à ta faveur de plus de 500 articles parfois complétés par des témoignages, des portraits, des anecdotes, des documents et suivis de pièces annexes (carte, chronologie, bibliographie).

 

"L'Église sous Vichy. 1940-1945. La repentance en question"  Perrin
Quand le maréchal Pétain, le 17 juin 1940, fit "don de sa personne à la France pour atténuer son malheur", il eut l'appui immédiat de l'Eglise et des catholiques brûlant de reconstituer une France chrétienne. Un demi-siècle plus tard, les évêques de France ont cru devoir regretter les "erreurs et défaillances" du clergé de l'époque. Diversement appréciée, cette "repentance" valait d'être passée au crible de la recherche historique. C'est ce qu'a fait Michèle Cointet. Ouvrir le dossier de l'Eglise de France sous l'occupation et à la Libération, c'est traiter ses rapports avec l'Etat. Le gouvernement de Vichy fut bienveillant et exigeant. Il écrasa l'Eglise des bienfaits qu'elle réclamait: subventions à l'école libre, statut des congrégations, avantages fiscaux, emprise sur la jeunesse, participation aux institutions sociales. A la Libération, le général de Gaulle, respectueux de l'appréciation de Pie XII sur l'Eglise de France, se résigna à une épuration ecclésiastique décevante pour les résistants politisés, mais insupportable pour une Eglise qui ne se sentait pas coupable. La recherche entreprise par Michèle Cointet ne se limite pas au cléricalisme, mais traite à fond les rapports de l'Eglise et des juifs, et envisage toute la vie du peuple catholique.
Les évêques ont soutenu le maréchal Pétain mais les premiers résistants sont des chrétiens. Si la législation antisémite de l'Etat français a des inspirateurs et serviteurs catholiques, ce sont plusieurs évêques qui élevèrent les premières protestations contre les rafles de Juifs. Proportionnellement au corps social, les prêtres et les religieux ont été les plus nombreux dans les camps de concentration. Autre surprise, Michèle Cointet montre que la Seconde Guerre mondiale a été une grande période de foi. Les prêtres-ouvriers sont nés de la Mission de France et de l'aumônerie des Français travaillant en Allemagne et découvrant un christianisme dépouillé. L'Eglise y voit le moyen de conquérir la classe ouvrière et de triompher du communisme. En historienne soucieuse de replacer les faits et les personnages dans leur temps, d'éviter ainsi les anachronismes, Michèle Cointet nous donne un ouvrage très neuf et très complet, dépourvu de tout manichéisme, d'où il ressort que l'attitude de l'Eglise sous l'Occupation ne se prête pas aux jugements simplistes et réducteurs en vigueur aujourd'hui.

 

"Vichy capitale, 1940-1944"   Perrin
Comment de 1940 à 1944, a vécu un Etat replié dans des hôtels de baigneurs, avec ses ministères, ses fonctionnaires, ses militaires, ses policiers ? Dans cette station où l'on pensait ne s'installer que pour quelques mois que rien ne destinait à devenir capitale et qui a fini par donner son nom à un régime, quelle était la vie quotidienne du Maréchal, de son entourage, de sa société qui gravite toujours autour du pouvoir, aussi mutilé fût-il ? Spécialiste incontestée du régime de Vichy, Michèle Cointet a écrit sur le " petit royaume du Maréchal ", sur le passage du Vichy thermal au Vichy-Etat, un ouvrage original et attrayant.
Une fois rappelée la fondation de l'Etat français au Grand Casino, elle raconte la cour et la ville, évoquant aussi bien les distractions (cinq cinémas), les réceptions (soirées dansantes interdites, mais bals clandestins), les mœurs (très surveillées), le sport, les célébrités, les ambassades, que le maintien de l'ordre, la presse, la Résistance (mais oui...), les intrigues, les rumeurs qui grouillaient dans cette petite capitale où tout se savait, les groupes de pression. Elle n'omet pas les satisfactions, puis les mécontentements des hôteliers, cafetiers et restaurateurs (la guerre du vin et de l'alcool, les curistes) et les relations pas toujours faciles avec la municipalité (la " bataille des noms de rue "). Michèle Cointet a su élaguer son important travail de recherche pour nous donner un livre très alerte, vivant, riche d'anecdotes signifiantes, discrètement empreint d'un sens fin de la dérision.

 

"De Gaulle et l'Algérie Française"   Perrin
Outre les nombreux témoignages qu'elle a confrontés, Michèle Cointet, en historienne professionnelle, a utilisé les archives de l'armée et celles des Affaires étrangères pour retracer et expliquer les différentes étapes qui ont conduit de Gaulle, porté au pouvoir en 1958 par les partisans de l'Algérie française, à satisfaire en 1962 à Evian la plupart des revendications formulées par le FLN en 1956. Sans doute l'ouvrage apparaîtra plutôt favorable à de Gaulle aux yeux de ses adversaires dans la mesure où Michèle Cointet analyse son évolution et expose ses motivations sans juger. Mais en réalité, c'est un dossier très objectif qui prend en compte avec sensibilité les espoirs, les angoisses, les révoltes et les drames des Européens d'Algérie, des milliers de musulmans fidèles à la France, de l'armée victorieuse sur le terrain, la répression judiciaire, l'exode.
Pour tous ceux qui vivaient dans l'illusion d'un Etat protecteur, le réveil fut brutal. L'homme d'Etat se révèle implacable. Le mouvement de l'histoire broie les destinées humaines, " Le chagrin sans la pitié ? " Forte de nombreux documents inédits, elle raconte les seize mois de négociation entre de Gaulle et les dirigeants extérieurs de la rébellion. Les responsables et les agents du gouvernement sortent de la pénombre longtemps et utilement maintenue, ce qui éclaire plusieurs mystères : l'affaire Si Salah, les manifestations à Alger, les accords entre la France et le GPRA, le terrible été de 1962. L'auteur ne masque pas que de Gaulle ayant fait une fois pour toutes le choix de l'indépendance préféra se débarrasser de ce "boulet ", à quelque prix que ce fût.