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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 03/02/2014

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Guillaume de Monfreid
Architecte, écrivain, illustrateur et peintre


Photo Librairie Gaïa

a donné une conférence le  20 janvier 2007 à l'U.P.V. (Place de la Liberté - Toulon)

"Sur les pas d'Henry de Monfreid"

Bibliographie d'Henry de Monfreid         Bibliographie de Guillaume de Monfreid        Conférence du 20 janvier

 

Livre disponible sur la vie d'Henry de Monfreid

Daniel Grandclément : "L'incroyable Henry de Monfreid"  Grasset

Sa vie, Henry de Monfreid l'a contée au fil de ses quelque soixante-treize romans.
Mais, prudence ou pudeur, la fiction se révèle pâlotte au regard de la vérité d'une incroyable existence. A l'aide d'une correspondance monumentale (plus de deux mille lettres), des témoignages des survivants, en épluchant les fiches des diverses polices qui se sont, un jour ou l'autre, intéressées à lui, et, bien sûr, en analysant son oeuvre, Daniel Grandclément nous donne à voir un personnage époustouflant et méconnu, à mille coudées au-dessus de l'image du pirate qu'il avait lui-même accréditée. Le lecteur des Secrets de la mer Rouge n'ignore rien des ruses de Monfreid pour camoufler des cargaisons de haschich.
Il ne savait pas que ce gentleman - trafiquant avait le père Teilhard de Chardin pour ami, et Daniel Grandclément lui apprendra comment le bon jésuite entreprit de convaincre Paul Vaillant-Couturier d'aider son protégé à se rendre au Turkestan où il devait trouver meilleure "marchandise"... 
Fascinant aventurier qui, à soixante-dix ans, approvisionne toujours quelques salons parisiens en substances vénéneuses et dont le nom même est le résultat d'un petit trafic, monté par une grand-mère intrépide...
Daniel Grandclément nous restitue en vraie grandeur dans sa vie familiale, dans ses petites turpitudes, dans ses grands desseins et dans tout son talent cet "écrivain - corsaire" qui, encouragé par Kessel, a composé une oeuvre digne de la meilleure littérature.

 

Bibliographie de Guillaume de Monfreid

"Henry de Monfreid, aventurier et photographe"  Gallimard

" Ces images sont Monfreid.
A ceux qui les découvrent en ayant lu son œuvre, elles apporteront de troublantes réminiscences. Aux autres, elles serviront, je l'espère, de clefs pour entrer dans son univers et en éprouver les délices " (Jean-Christophe Rufin). Aventurier, écrivain, peintre, Henry de Monfreid se révèle être aussi photographe. En 1911, quand il quitte l'Europe pour les rives de la mer Rouge, il emporte avec lui un appareil photographique, des plaques de verre vierges et tout le matériel pour faire ses propres développements.
   Emerveillé par l'Abyssinie et complètement immergé dans la vie indigène, Henry envoie à sa famille de nombreuses lettres et photos. Celles-ci forment aujourd'hui une importante collection de près de 500 clichés de vues stéréoscopiques (en relief). .

   Ses caravanes de cuirs et café dans les hauts plateaux éthiopiens, son commerce de perles, d'armes et de haschisch en mer Rouge, la vie à bord de ses boutres, ses femmes africaines et sa famille européenne...
surgissent de ces images et nous font vivre le début d'une aventure qui se traduira vingt ans plus tard par les plus beaux récits et romans : Les Secrets de la mer Ronge, La Croisière du hachich, La Poursuite du " Kaïpan "... Les photographies de cet ouvrage, la plupart inédites, ont été imprimées à partir des plaques de verre originales, elles en gardent les traces du temps

 

En collaboration avec Alice de Monfreid (Photographe) : "Normandie extrême. Voyage à la pointe de la Hague"  Isoète

   Son grand-père, Henry, pensait, rêvait Mer Rouge.
   Son exotisme à lui, Guillaume de Monfreid, c'est la Hague et ses " indigènes ". Car autant qu'aux rivages légendaires, l'auteur s'attache, comme l'ethnographe, à relever l'originalité des hommes, hommes de terre et de mer, chaussés ici de bottes vertes - non pas bleues, comme chez les Bretons ou même les Parisiens en week-end - gens au langage elliptique bien souvent teinté d'un humour ravageur à peine discernable, et campés sur leur quant à soi.
   Et qui sait ?, le Normand extrême - il appelle ainsi le Haguard - aurait peut-être une parenté avec l'indigène de la Corne de l'Afrique ? Celui que fréquenta le grand-père. 
   S'il vit sur une frontière maritime où les eaux sont parfois azurées comme celles des tropiques, où les palmiers détonnent dans des paysages de montagne, où des micro-déserts sableux et lunaires parsèment le littoral, ce Normand extrême garde la dignité de l'Homme bleu, comme lui scruteur d'un autre océan, d'autres rivages, sauveur de vies surprises par les éléments déchaînés, dans un désintéressement total.
   Le voyage à la pointe de la Hague et au bout du Cotentin est une ode au pays bien sûr, mais surtout à ses " indigènes " encore si peu imprégnés d'un modernisme matériel et culturel de mauvais aloi. Mais attention ! Ne passe pas ici l'ombre d'un sentiment passéiste. Hormis quelques scènes de naufrages apocalyptiques, l'écriture et le dessin sont vifs et enjoués, ouverts, loin de toute dépression nostalgique pour répondre à cette lancinante question : que signifie donc être Normand ?

 

En collaboration avec A.L. Lafay : "Peintres dans la ville. Tirana Gallerie"  Michalon

C'est un pays de guingois.
Là-bas, l'air est pollué, l'ambiance chaotique mais les gens gais, habiles, inventifs. Sortie KO des années communistes, Tirana, capitale du pays des Aigles, est grise, lépreuse. C'est une rencontre hasardeuse. Architecte-urbaniste, Guillaume de Monfreid part restaurer des églises dans un petit coin d'Albanie, avec en tête les émissions de Radio-Tirana, écoutées des années plus tôt, et ces intonations qu'il a gardées dans les oreilles.
C'est son cinquième ou sixième voyage là-bas. Mais, cette fois-ci quand il débarque à Tirana, il est saisi : ces couleurs, ce culot. Et il tombe sur Anne-Laure Lafay, elle est photographe. Ils s'associent, poivre et sel et petite brune. 
Et vient le désir de happer la ville, galerie grandeur nature, natures vivantes, lancées par le nouveau maire de la ville, peintre de métier. Edi Rama, avant d'entamer les chantiers de fond, se met en quête de rhabiller la ville, l'habit faisant le moine.
Il a l'idée utopique et courageuse de balayer le passé d'un grand coup de peinture sur le décor. Une table rase esthétique pour sortir de la neurasthénie. Et la ville, toile immense, devint la proie du peintre. Bleu de Prusse, vert amande, magenta, orangé : assemblage bruyant et touffu de chromatismes pétaradants. La lumière revint. C'est cette fresque que raconte le livre de Guillaume de Monfreid et Anne-Laure Lafay : celle d'une métropole émouvante en polychromie.

 

"Trésors de la Hague. Coffret de 2 volumes" Isoète

Glaneur d'images des terres et des grèves, Guillaume de Monfreid, architecte de métier, arpenteur par plaisir, croque sur ses carnets de voyage la moindre découverte.
Et quelle moisson dans ce pays, la pointe de la Hague Finistère normand où se côtoient la rigueur des vents, des marées et l'harmonie colorée des rivages marins alliés à des parcelles d'Irlande. Plus de cinq cent cinquante dessins et relevés pour un lieu qu'il connaît fort bien. Humble habitation, ferme, manoir, phare, moulin, fort, château, port, arbres dans le vent ou buisson de tamaris, rien n'échappe à son cil sélectif, à sa main assurée et précise.
Véritable encyclopédie du bâti haguard, voilà un livre en deux présentations. L'une, en album à lire chez soi, l'autre, en livret à compulser sur le terrain. Ouvrage de "miniatures" détaillant les communes d'une contrée peu ordinaire, il est à la gloire d'une sorte de pays d'Astérix logé derrière un rempart antique, le Hague-Dick.

 

CONFÉRENCE DU 20 JANVIER 2007

"Sur les pas d'Henry de Monfreid"

La conférence de Guillaume de Monfreid n'en n'est pas une, ou plutôt c'est le récit un peu étrange d'un petit fils qui va partager quelques moments intenses avec son grand-père, puis va retrouver sa trace au cours de ses pérégrinations professionnelles en mettant ses pieds dans les pas de l'aventurier pour y revoir les paysages, les odeurs, les sensations de son aïeul. Récit presque parallèle où présent et passé s'entremêle au point de ne plus savoir que le temps a passé. A chaque moment, à chaque rencontre que Guillaume fait, c'est Henry qui surgit. Connu de tous, il apparaît tantôt haï tantôt adulé. Personnage qui ne laisse personne indifférent. Ce sont donc de nombreuses anecdotes et pensées que Guillaume racontera devant une assemblée fascinée par ses récits.

Henry transmet à son petit fils les clés de son aventure, parfois amusante, parfois triste sans jamais être désespérée, rebondissant de succès en désenchantement.
Guillaume raconte les anecdotes, tel cette courte croisière avec fils et amis entre la Réunion et l'île Maurice, une croisière de quelques miles nautiques, sans dangers ni difficultés particulières, où endormi pendant la traversée, Henry le navigateur va se perdre. Sans moyen de navigation moderne, son sens marin aidant, il va rejoindre... Madagascar, car bien que n'ayant pas de carte marine, il sait qu'en faisant route plein Est, il ne peut la rater. Cette petite escapade qui devait durer 24 heures finira par devenir une semaine, inquiétant toute la famille qui l'attendait et mettant en branle des recherches intensives.

Pendant dix ans Henry de Monfreid va faire de la contrebande de hachich. S'approvisionnant en Grèce dans le Péloponnèse, il va tenter de faire parvenir la marchandise illicite en Égypte. Très surveillée, la côte nord de l'Égypte est pour Henry infranchissable. il va la faire passer par le sud en franchissant le canal de Suez. La venue d'un bateau considéré comme un navire de plaisance, chose peu courante à l'époque, va l'obliger à trouver une "couverture" pour justifier ses déplacements. Dans un premier temps, son voyage de noces remplira parfaitement cet office. Puis il trouvera ensuite d'autres solutions. Ayant découvert qu'un autre aventurier se livrait à la traite des esclaves, plus risquée encore que le trafic de drogue, Henry le fit chanter : il lui demanda de fournir aux autorités britanniques sa présence exacte et réelle... avec 24 heures de retard. Si tant et si bien qu'il avait toujours une journée d'avance sur ses poursuivants.

Le grand-père partage de nombreuses passions avec son petit-fils : la moto n'en est pas moins étonnante, comme sa technique de l'aquarelle qu'Henry transmettra à Guillaume qui en fera un usage heureux.

Outre ses aventures contrebandières, Henry de Monfreid touchera à beaucoup de domaines plus ou moins surprenant : de l'architecture navale, de l'industrie à la fabrication artisanale de camembert en plein Afrique - pour améliorer son ordinaire à un moment où il est prisonnier des anglais pendant la guerre de 40 alors qu'il ne se sent pas directement concerner par le conflit.

Bref une vie d'aventures racontée par un petit fils fasciné par son aventurier de grand-père.