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Dernière modif. : 03/02/2014

Cycle des conférences du C.V.C.I.

Colloque

"L’Histoire épique des pionniers et découvreurs de la France en Amérique du Nord"

C O U V E N T    R O Y A L    D E     S A I N T    M A X I M I N  

Vendredi 15 juin 2007 

Les conférenciers
Accueil du Colloque 
Philippe Haudrère

Gilles Havard

Raymonde Litalien 

Antonine Maillet

Raymonde Litalien

CONFÉRENCE : "Les explorateurs à l'origine des liens entre la France et le Nouveau Monde"

Bibliographie

"Champlain. La naissance de l'Amérique française"   Nouveau Monde

Tenace, Champlain l'est de façon admirable.
Est-ce par penchant naturel ou par une forme de sublimation qu'il est tout entier à son projet de colonisation ? Rien en effet ne l'en distrait. Il est ferme, inflexible, déterminé. Son action est sans compromis. Il observe, calcule et note. Il relève les plus petits détails à propos de la terre et de ses habitants. Rapidement, il s'approprie le territoire par ses observations rapportées dans ses récits et sur ses cartes.
Il nomme le pays. Il fait ses choix. Stadaconé devient Québec. Exit Jacques Cartier. Exit les Iroquoiens, place aux Algonquiens. Qu'est-ce qui l'anime ? La soif de l'argent ? C'est bien peu probable. La gloire ? La sienne ? Il ne joue pas les humbles, mais, s'il soigne son image, il le fait certes pour la postérité, mais avant tout pour le roi et pour la France. La contribution de Champlain est énorme, son rôle est unique.
 Curieusement, ce sont surtout des historiens de langue anglaise qui ont construit le personnage de Champlain. Pour leur part, les historiens canadiens-français se sont longtemps chicanés à propos de sa vision : agricole ou commerçante. En fait, Champlain est d'une taille telle qu'il commande une démarche multidisciplinaire. Dans la préparation de ce monumental ouvrage, Raymonde Litalien et Denis Vaugeois ont pu compter sur le travail d'historiens, d'ethnologues, d'archéologues, d'archivistes, de chercheurs de France, d'Italie et du Canada : Bernard Allaire, Pauline Arseneault, Bernard Barbiche, Maurice Basque, Alain Beaulieu, Pierre Berthiaume, Gervais Carpin, Jean-Pierre Chrestien, Edward H.
Dahl, Dominique Deslandres, John A. Dickinson, Nathalie Fiquet, François-Marc Gagnon, Gaétan Gervais, Laura Giraudo, Jean Glénisson, Jean-Yves Grenon, Patrice Groulx, Conrad E. Heidenreich, Cornelius Jaenen, Robert Larocque, Frank Lestringant, Nancy Marcotte, Denis Martin, Paul-Louis Martin, Christian Morissonneau, François Moureau, Étienne Taillemite, Éric Thierry, Marcel Trudel et Laurier Turgeon.
Champlain reste malgré tout un personnage bien mystérieux. Certaines questions trouveront enfin une réponse, d'autres resteront à l'appréciation du lecteur. À chacun de former son opinion en suivant le parcours de celui qui a permis une présence française permanente en Amérique du Nord.

 

En collaboration : "Dieppe-Canada. 500 ans d'histoire commune"   Magellan

L'histoire de Dieppe est riche de faits liés à la découverte et au peuplement du Canada depuis le XVIe siècle.
Marins, cartographes, évangélisateurs, marchands, chasseurs de peaux, pécheurs, défenseurs de la Nouvelle-France... parmi ces hommes et ces femmes, nombre de Dieppois et de Normands transplantèrent outre-Atlantique un peu de leur identité après l'impulsion initiale de Ivan Ango, armateur. Au début du XXe siècle, historiens et nostalgiques ont commencé à reconstituer ce passé commun. A l'aube du 19 août 1942, un débarquement controversé, mais célébré chaque année, lie par le sang la ville de Dieppe et le Canada.
Une relation affective, forte et douloureuse, s'établit durablement. Elle s'affirme aujourd'hui par le jumelage de Dieppe en France avec Dieppe au Nouveau Brunswick. Le château-musée présente, dans le cadre de l'année Champlain pour le 400e anniversaire du premier établissement français permanent à Port Royal en 1604, une des trois expositions fédérées des musées de Haute Normandie, célébrant les relations historiques entre la Normandie et les Amériques.
Ce catalogue retrace les péripéties de cette longue union sous la plume de nombreux spécialistes, canadiens et français : Yves Bergeron, Claude Briot, Anne-Marie Desdouit, Marie-Hélène Desjardins, Maurice Duteurte Pierre Ickowicz, Morgan Le Dez, Raymonde Litalien, Christiane Maubant, Sarah Toulouse, Christine Turgeon et Guy Vadeboncoeur. Et de nombreux documents iconographiques mettent en valeur cette riche relation.

CONFÉRENCE

CONFÉRENCE : "Les explorateurs à l'origine des liens entre la France et le Nouveau Monde"

   L'Amérique du Nord est divisée en deux grandes nations issues de la colonisation britannique. L'Amérique du Nord n'était pas un continent destiné pour les Européens à l'époque de la Renaissance.
   Pour les asiatiques, l'accès pouvait se faire par le détroit de Béring lorsqu'il était gelé. Pour les Européens, seul l'accès maritime par la traversée de l'océan Atlantique était possible. Les Européens ont mis leur temps pour y accéder. Les Vikings y avait déjà eu accès par l'intermédiaire des grandes îles du Nord (Islande, Groenland... ). Les Européens cherchaient plus l'accès à l'Asie que l'Amérique elle-même qui ne restait que le tremplin vers l'Orient. Christophe Colomb espérait trouver la Chine au nord de l'Amérique qu'il a confondu avec le continent indien. Le premier a avoir compris que l'Amérique était un continent fut Verrazano. On y cherchait de l'or bien sûr, mais aussi des épices, des soieries, des minerais...
   Dans le cours de ces explorations, les "découvreurs" ont commencé à chercher autre chose, outre les biens il s'agissait du passage vers la Chine. Ces explorateurs n'avaient bien évidemment aucune idée des distances qu'ils avaient à parcourir. La recherche de territoires imaginaires ne leur facilitait pas davantage leurs explorations.
   La première expédition pour pénétrer dans le continent fut organisée par Jacques Cartier vers 1535. Il avait mis 19 jours pour joindre Saint Malo à Terre Neuve. Ceci constitue un véritable exploit, même encore maintenant, quand on sait que cette navigation c'était faite contre les vents dominants d'ouest. 
   Jacques Cartier avait commencer par passer par le nord de Terre Neuve pour redescendre vers le sud. Avec l'aide des indiens, Cartier va pouvoir remonter le long du Fleuve Saint Laurent avant de rentrer en France. Il atteindra ainsi la future ville de Montréal qui comprenait déjà un millier d'habitants.
   Les rencontres entre Jacques Cartier et les amérindiens vont apparaître comme très amicales.
   Les pêcheurs de morue arrivaient à Terre Neuve au début de l'été et ne repartait que fin septembre. La présence de ces marins pendant plusieurs mois préparaient une installation plus définitive.
   Ces voyages reçoivent en France un impact considérable. Marot, Ronsard, Rabelais... traitent largement des voyages de Roberval et de Cartier.
   Au début du 18è siècle, avec les expéditions de Champlain, les Français vont s'installer sur l'île Sainte Croix. Ce qui va, dans un premier temps, leur paraître rassurant et sécurisant. Cette position va leur permettre de servir de porte d'entrée vers le sud d'une part et d'être protégé d'éventuels ennemis d'autre part. C'était oublier que l'hiver allait rendre cette île une prison qui les empêchera de bouger jusqu'au printemps. Dès les beaux jours revenus, ils changeront de mouillage ce qui les autorisera à accéder à des terres cultivables.
   Cependant Port Royal va tomber aux mains des anglais avant d'être repris en 1510.
   Champlain va explorer l'embouchure du Saint Laurent jusqu'en 1515 et va cartographier ces territoires jusqu'aux deux grands lacs et pratiquement jusqu'au Mississipi. La cartographie est déjà très précise et donne même les hauteurs de sonde.
   On va régulièrement assortir les nouvelles constructions, déjà très bien protégées contre le froid, d'une maison de traite, pour attirer les indiens, et d'une chapelle pour les convertir.
   Cavelier de la Salle a découvert et explorer la Louisiane. C'est un normand qui arrive en 1670 à Montréal. Il courre les bois vers les Grands Lacs. Il obtient une mission d'expédition et obtient une seigneurie sur les Grands Lacs à partir desquels il va reconnaître d'immenses territoires et va déboucher sur l'embouchure du Mississipi et prendre possession de la Louisiane. Il va ensuite remonter au Québec avant de rejoindre la France. Il reviendra par le Golfe du Mexique où il se perd avec les 4 navires de son expéditions. Les survivants des deux bateaux restants vont se battre entre eux ; combats au cours desquels, Cavelier de la Salle va être tué. Les rescapés rejoindront le Québec. Malgré ces échecs, les Lemoine vont reprendre les explorations dès 1645. Ils reviendront en Louisiane et créeront la Nouvelle Orléans. Ils feront tampon entre les Anglais du Nord et les Espagnols du Sud.
   Beaucoup d'expéditions vont encore tenter de rejoindre l'Ouest. Coronelli, vénitien,  reçoit de nombreuses informations dès 1688 et les transpose sur une carte qui sera immédiatement diffusée et sera complétée par de nombreuses données ethnographiques, ce qui est surprenant pour l'époque.
   Les expéditions d'exploration sont financées par anticipation des produits qui seront rapportés. L'investissement de ces expéditions passe, outre les navires, par les objets de troc et par le personnel capable de faire les échanges.
   Le voyage prend un mois pour aller du Québec au 1er lac. Il faut deux mois de plus pour atteindre le lac Winnipeg.
   On va pouvoir commencer à voyager à pied et en hiver, ce qui présente l'avantage de voir un gibier plus abondant, l'absence de moustiques, la possibilité de tracer des champs et d'avoir de meilleurs contacts avec les indiens.
    Il y aura 600 personnes qui feront ce voyage auquel s'associeront les indiens pour atteindre plus de 2500 personnes.
   En 1742-43, l'exploration va pouvoir utiliser des chevaux et permettra d'atteindre les Montagnes Rocheuses.
   La Guerre de Sept Ans intervient en 1756, les expéditions partant de Montréal s'arrêteront.
   Les Russes arrivent par le Détroit de Béring. Dès 1660, les Espagnols remontent le long de la côte Pacifique. Cook va explorer la côte ouest du Pacifique et démontre, enfin, que la mer mythique de l'Ouest n'existe pas !
  En 1790 la Colombie britannique est cédée aux Anglais, la Louisiane est vendue en 1803 par Napoléon.