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Dernière modif. : 06/08/2008
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Grands
Prix Littéraires 2004
Les Grands Prix Littéraires
ont été attribués. Cliquez sur les liens ci-dessous pour connaître
les lauréats.
Prix
littéraires 2003 Prix littéraires
2004 Prix
littéraires 2005 Prix
littéraires 2006 Prix
littéraires 2007
LISTE DES GRANDS PRIX LITTERAIRES D'AUTOMNE 2004
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Grand
Prix de l'Académie Française |
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Bernard du Boucheron : "Court serpent"
- Gallimard
Le
Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2004 a été attribué jeudi
28 octobre à Bernard du Boucheron,
ancien dirigeant d'entreprise à la retraite, pour "Court
serpent" (éd Gallimard), son premier livre, un récit d'aventures
dans un lieu qui pourrait être le Groenland.
Un
petit peuple issu d'Europe s'est établi " au Nord du monde "
dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des
siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et
l'abandon menacent. Court Serpent est le navire spécialement commandité
et construit selon un savoir ancestral, à la fin du XIVe siècle, pour
aller à la recherche de cette communauté perdue et lui porter secours.
L'abbé Montanus, chargé de conduire l'expédition, de relever le diocèse
et d'y ranimer la foi, raconte les épreuves inouïes qu'il a dû
affronter pour parvenir au but. Son récit est aussi celui d'une aventure
politique et spirituelle, que traverse un amour sacrilège. Il donne la clé
de cette aventure fascinante dont débattent encore aujourd'hui historiens
et archéologues.
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Prix Femina |
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Le Prix Femina a été attribué le 3 novembre 2004 à Jean-Paul Dubois
pour "Une vie française" publié aux éditions de
l'Olivier.
Jean-Paul Dubois est né en 1950 à Toulouse, où il vit actuellement.
Auteur de nombreux romans (Je pense à autre chose, Si ce livre pouvait me
rapprocher de toi) et de récits de voyage (L'Amérique m'inquiète), il a
obtenu le prix France Télévision pour Kennedy et Moi (Seuil, 1996). Il
est journaliste-reporter au Nouvel Observateur.
Petit-fils
de berger pyrénéen, fils d'une correctrice de presse et d'un
concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d'abord un enfant de
la Ve République. L'histoire de sa vie se confond avec celle d'une
France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68,
s'offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter
finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après
avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le
lit d'une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient
journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante
chef d'entreprise, adepte d'Adam Smith et de la croissance à deux
chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa
poule, Paul n'en mène pas moins une vie érotique aussi intense que
secrète et se passionne pour les arbres, qu'il sait photographier comme
personne. Une vraie série noire - krach boursier, faillite, accident
mortel, folie - se chargera d'apporter à cette comédie française un dénouement
digne d'une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend
discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille
schizophrène. Si l'on retrouve ici la plupart des " fondamentaux
" de Jean-Paul Dubois - dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances
et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à
gazon -, on y découvre une construction romanesque dont l'ampleur
tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip
Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n'a
rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle
menée au pas de charge.
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Prix Femina Essai |
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le Prix Femina Essai a été attribué le 3 novembre 2004 à Roger
Kempf pour "L'indiscrétion des frères Goncourt" édité aux
éditions Grasset.
Grand prix de la Critique littéraire pour Dandies, Baudelaire et Cie,
Roger Kempf est également l'auteur de Bouvard, Flaubert et Pécuchet et
d'Avec André Gide.
Historiens et biographes, critiques d'art, dramaturges, romanciers,
Jules et Edmond de Goncourt comptent parmi les écrivains majeurs du
XIXe siècle. Beaucoup ne voient dans leur Journal, matière de cet
essai, que cancans et calomnies. N'est-ce pas méjuger le travail des
deux frères ? Chaque soir, ils se font un devoir de consigner à chaud,
sans vergogne, tout ce qu'ils ont vu, surpris, entendu : que Daudet,
leur ami intime, aimait à prendre les femmes à l'envers, ou que les dîneurs
de Magny en pinçaient pour les fillettes. Il ne s'agit donc pas que de
littérature et de philosophie. Les Goncourt ne ménagent personne, pas
même eux. Leur indiscrétion ne fait pas de quartiers. Ils la
revendiquent haut et fort, s'attachant à recueillir, comme chargés de
mission, ce qui, sans eux, se perdrait dans les oubliettes de la bienséance
et de l'histoire.

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Prix Femina Étranger |
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Le Prix Femina Etranger a été attribué le 3 novembre 2004 à Hugo
Hamilton pour "Sang impur" édité aux éditions Phébus.
De Hugo Hamilton (né en 1953), écrivain irlandais admiré de tous ses
pairs mais resté peu connu du grand public jusqu'à la parution de Sang
impur (2003) - en passe de devenir un succès mondial -, on n'avait guère
pu lire en français que l'étonnant Berlin sous la Baltique (éd. du
Rocher, 1992).
Roman autobiographique ou autobiographie en forme de roman, Sang impur
évoque l'enfance de l'auteur dans le Dublin pauvre des années 50 et
60, entre une mère allemande que les braves gens du coin traitent de
nazie - alors qu'elle est issue d'une famille où l'on détestait Hitler
- et un père. délirant engagé dans le combat nationaliste irlandais
pur et dur, qui exige qu'aucun mot d'anglais ne soit prononcé sous son
toit. Pour les gamins de cette drôle de famille, la violence est
partout : à l'école où on les traite en parias, dans la rue où les
graffitis en forme de croix gammée fleurissent sur leur passage, et
jusqu'à la maison par la main du père frappeur, pitoyable et risible
tout ensemble, qui impose ses lubies à coups de taloches, mais échoue
lamentablement dans toutes les entreprises de la vie. Sentiment de la
critique anglo-saxonne : " Le livre le plus captivant que j'aie
jamais lu... " RODDY DOYLIE. " Ne soyez pas étonné si,
demain, vous voyez ce livre prendre rang parmi les classiques. "
COLUM Mc CANN. "
Une prose d'une simplicité trompeuse, envoûtante... Sang impur
rappelle L'Attrape-Cœur de J.D. Salinger, dont la brillance est ici égalée,
voire surpassée... Hugo Hamilton. est le plus grand auteur irlandais
dont vous n'avez pas encore entendu parler. " JOSEPH O'CONNOR.

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Prix Goncourt |
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le Prix Goncourt a été attribué le 8 novembre 2004 à Laurent Gaudé
pour "Le soleil des Scorta" édité chez Actes Sud
Parce
qu’un viol a fondé leur lignée, les Scorta sont nés dans
l’opprobre. A Montepuccio, leur petit village d’Italie du sud, ils
vivent pauvrement, et ne mourront pas riches. Mais ils ont fait vœu de se
transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur
laisserait en héritage. Et en dehors du modeste bureau de tabac familial,
créé avec ce qu’ils appellent “l’argent de New York”, leur
richesse est aussi immatérielle qu’une expérience, un souvenir, une
parcelle de sagesse, une étincelle de joie. Ou encore un secret. Comme
celui que la vieille Carmela – dont la voix se noue ici à la chronique
objective des événements – confie à son contemporain, l’ancien curé
de Montepuccio, par crainte que les mots ne viennent très vite à lui
manquer.
Roman solaire, profondément humaniste, le nouveau livre de Laurent Gaudé
met en scène, de 1870 à nos jours, l’existence de cette famille des
Pouilles à laquelle chaque génération, chaque individualité, tente
d’apporter, au gré de son propre destin, la fierté d’être un Scorta,
et la révélation du bonheur.
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Prix
Interallié |
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Le Prix Interallié a été attribué le 16 novembre 2004
à Florian Zeller pour son ouvrage La fascination du pire édité chez
Flammarion
" Ce livre est une
fiction : la plupart de ce qui y est dit est faux ; le reste, par définition,
ne l'est pas non plus. " Tel est l'avertissement de ce roman aux
inquiétants parfums d'Orient, où la violence du monde d'aujourd'hui
croise, dans les bas-fonds du Caire, les fantômes des grands voyageurs
littéraires d'autrefois.
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Prix Médicis |

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Le Prix Médicis a été attribué le 3 novembre 2004 à Marie Nimier
pour "La reine du silence" édité chez Gallimard.
Marie Nimier, auteur de huit romans publiés aux Editions Gallimard, ose
avec ce nouveau liure s'attacher à la figure de son père, Roger Nimier.
Elle explore l'amas de tôles froissées, interrogeant avec gravité le
destin de cet écrivain due ses amis décrivent tour à tour, et parfois
simultanément, comme un être désinvolte, sérieux, menteur, loyal,
tendre, indifférent et malhabile de ses sentiments comme on est maladroit
de ses mains.
Mon père a trouvé la mort un vendredi soir. Son Aston Martin s'est écrasée
contre le parapet d'un pont. Je n'étais pas dans la voiture. J'avais 5
ans. De lui, il me reste peut de souvenirs et quelques trésors : une
montre qui sonne les heures, un stylo dont la plume penche à droite et
cette carte postale, où il me demandait en lettres capitales : QUE DIT
LA REINE DU SILENCE ? Cette phrase posait une énigme impossible à résoudre
pour la petite fille que j'étais, énigme cruelle et envoûtante qui résume
toute la difficulté du métier d'enfant. Enigme qui, à l'époque, se
formulait ainsi : Que pourrait bien dire la Reine du silence sans y
perdre son titre et l'affection de son papa ? Ou encore : comment, à la
fois, parler, et ne pas parler. J'étais coincée. Prise au piège de
l'intelligence paternelle.

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Prix Médicis Essai |
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Le Prix Médicis Essai a attribué le 3 novembre 2004 à Diane de
Margerie pour "Aurore et George" édité aux éditions Albin
Michel.
Avec le regard aigu de la psychologue et le talent de la romancière,
Diane de Margerie, couronnée pour l'ensemble de son œuvre par le prix
Prince Pierre de Monaco, nous livre, dans une langue à la fois percutante
et poétique, une George Sand méconnue et bouleversante.
C'est Aurore, future George Sand, qui est l'héroïne de ce livre. Témoin,
dès l'âge de quatre ans, de scènes familiales violentes, elle est
envahie de frayeurs à la pensée des deuils qui l'ont traumatisée et révoltée
d'être séparée de sa mère Sophie. À partir de ce premier amour et
d'une enfance vécue dans un monde féminin et clos, sans cesse écartelée
entre deux mentalités, deux catégories sociales, elle refusera de
choisir entre amour et haine, pour former avec sa mère un couple soudé
sur fond de séparations et de tragédies. Si George a tant écrit,
c'est pour tisser la trame de la fiction et consoler ainsi Aurore, car
si " on dit que les larmes de l'enfance ne sont rien, on se trompe.
Elles sont aussi amères que celles qui coulent plus tard ".

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Prix Médicis Étranger |
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Le Prix Médicis Étranger a été attribué le 3 novembre 2004 à
Aharon Appelfeld pour "Histoire d'une vie" aux éditions de
l'Olivier
Né en 1932, Aharon Appelfeld est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages
qui lui ont valu une réputation internationale. II vit à Jérusalem.
"
Où commence ma mémoire ? Parfois il me semble que ce n'est que vers
quatre ans, lorsque nous partîmes pour la première fois, ma mère, mon
père et moi, en villégiature dans les forêts sombres et humides des
Carpates. D'autres fois il me semble qu'elle a germé en moi avant cela,
dans ma chambre, près de la double fenêtre ornée de fleurs en papier.
La neige tombe et des flocons doux, cotonneux, se déversent du ciel. Le
bruissement est imperceptible. De longues heures, je reste assis à
regarder ce prodige, jusqu'à ce que je me fonde dans la coulée blanche
et m'endorme. ". Avec Histoire d'une vie, Aharon Appelfeld nous
livre quelques-unes des clés qui permettent d'accéder à son œuvre :
souvenirs de la petite enfance à Czernowitz, en Bucovine. Portraits de
ses parents, des juifs assimilés, et de ses grands-parents, un couple
de paysans dont la spiritualité simple le marque à jamais. II y a
aussi ces scènes brèves, visions arrachées au cauchemar de
l'extermination. Puis les années d'errance, l'arrivée en Palestine, et
le début de ce qui soutiendra désormais son travail : le silence, la
contemplation, l'invention d'une langue. Et le sentiment de l'inachèvement
lié au refus obstiné de l'autobiographie, dans son acception la plus
courante : histoire d'une vie. Comme si le dévoilement de ce que chacun
a de plus intime exigeait une écriture impersonnelle.

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PRIX RENAUDOT
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Le Prix Renaudot a été attribué le 8 novembre 2004 a
titre posthume à Irène Némirovsky pour Suite Française publiée chez
Denoël Ecrit
dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct
l'Exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles
françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec
bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et
les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes
larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la populace,
blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France
bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un pays
inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est pays alors
contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la présence
de l'occupant, les tensions sociales et frustrations des habitants se réveillent...
Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une
extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation
(enrichi des notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky), Suite
française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de
notre mémoire.
D'origine juive
ukrainienne, Irène Némirovsky, née en 1903 à Kiev, connaît le succès
dès son premier roman, David Golder (1929), puis avec Le Bal (1930). Après
l'Exode, elle se réfugie dans un village du Morvan avant d'être arrêtée
par les gendarmes français, puis assassinée à Auschwitz, l'été 1942.
Agée de treize ans, sa fille aînée, Denise, emporte dans sa fuite une
valise contenant une relique douloureuse : le manuscrit ultime de sa mère,
Suite française, jusqu'à ce jour inédit.

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PRIX
RENAUDOT ESSAI |
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le Prix Renaudot essai a été attribué le 8 novembre 2004 à Evelyne
Bloch-Dano pour son ouvrage "Madame Proust" publié chez
Grasset.
A
la question : " Quel serait votre plus grand malheur ? ", Marcel
Proust avait répondu : " Être séparé de maman "... Jeanne
Proust, née Weil en 1849 dans une famille juive venue d'Alsace et
d'Allemagne, est la mère du plus célèbre des écrivains. Possessive,
aimante, omniprésente de son vivant mais aussi après sa mort dans l'œuvre
de son fils, elle l'a protégé, éduqué, influencé, bien au-delà de
l'image pieuse du baiser nocturne au narrateur d'A la recherche du temps
perdu. Jeanne demeure, à bien des égards, un mystère. Pourquoi cette héritière
d'une bourgeoisie juive éclairée épouse-t-elle Adrien Proust, fils d'épicier
catholique, beauceron et sans fortune ? Comment cette polyglotte,
pianiste, amoureuse des livres, encourage-t-elle la vocation d'un fils ?
Sait-on qu'elle traduit Ruskin pour lui ? Comment accepte-t-elle les ruses
et les foucades d'un enfant malade et gâté qui dort le jour et travaille
la nuit ? Faut-il admettre les amitiés d'un garçon qu'on devine peu
attiré par les femmes ? Cette première biographie de " la maman du
petit Marcel " reconstitue la vie quotidienne d'une mère muée en
vestale, en collaboratrice, en gouvernante, à travers les centaines de
lettres qu'échangent deux êtres que rien ni personne ne sépare. C'est
une histoire d'amour autant qu'une visite intime cher les Proust.
Evelyne
Bloch-Dano sera présente sur notre stand à Toulon le 20 novembre.

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