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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010
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Conférence du CML du 25 mars 2003 (Faculté
de Droit de Toulon)
Olivier Mongin
Directeur de la Revue Esprit
Colloque
CML 2004 | Conférence mars 2003
Les intervenants présents au colloque
Edith Archambault | Laurent Bouvet
| Philippe Breton | Olivier
Duhamel |
Pierre Hassner | ZsuZsa
Hegedus | Josette Lagadec |
Michel Martin | Margaret
Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche |
Myriam Revault d'Allonnes | Michel
Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman |
Michel Samson |
Roger Sue |
Henri Vacquin
Bibliographie
Quelques notes sur la conférence :
Conférence d'ouverture
BIBLIOGRAPHIE
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"L'artiste et le politique" Textuel |
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Les écrans démultipliés,
le recouvrement du monde par les flux d'information. fabriquent un univers
horizontal où l'autorité est diluée, où se perd le goût de l'autre
pour se replier entre soi. Olivier Mongin refuse cependant de s'arrêter
à la critique de la société du spectacle. Face à la crise de la représentation,
c'est un appel à la mise en scène qu'il lance ici: se mettre debout pour
représenter le monde et élargir la perception que nous avons de lui. Un
éloge de la scène à l'usage du politique. |
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"La peur du vide" Points Seuil |
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On répète que la crise des
idéologies et des valeurs nous a fait entrer dans l'ère du vide et des
simulacres ; en un sens, c'est vrai. Mais devons-nous nous complaire dans
cette célébration de l'épuisement ? Ce livre propose de traverser le
vide - pour aller au-delà. Le discours politique, pris en étau entre les
incantations morales (droits de l'homme) et les appels au rendement
(glorification de l'entreprise et du marché), s'est évaporé.
L'individu, ne se sentant plus citoyen, se perçoit comme une victime
potentielle des autres, des étrangers, qu'ils vivent ici ou ailleurs. A
quelles conditions une nouvelle citoyenneté est-elle possible ? C'est la
question à laquelle ce livre tente de répondre. |
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"De la ville et du citadin"
Parenthèses |
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Ce deuxième titre de la
colle ion " Savoirs à l'œuvre " tente de situer l'homme au
sein de la " déraison urbaine ". La ville et au centre de
toutes les mutations de la société. Aujourd'hui s'y élabore une
nouvelle géographie, universelle, où se trouve mis en jeu, pour le
meilleur et pour le pire, ce qui rend possible et pensable une vie
collective : le social, la politique, la civilité. Quand peut-on dire
qu'on " habite " une ville ? Y en a-t-il un " dehors "
? Géographes et philosophes réfléchissent ici aux moyens de rendre aux
citadins la maîtrise de leur destin urbain, en parcourant tout à la fois
l'idée et la réalité de la ville, l'histoire d'une discipline -
l'urbanisme -, les regards littéraires et cinématographiques sur la
complexité urbaine et les modes d'appropriation individuels confrontés
à l'échelle de la " foule ". En somme, une invitation à
participer à l'invention d'une nouvelle manière d'" être ensemble
" dans la ville. |
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"Eclats de rire. Variations sur le corps
comique" Seuil |
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Comme on rit beaucoup
aujourd'hui sur le petit écran et sur la scène des music-halls, des
grands et des moins grands parmi les artistes et les bateleurs
contemporains sont passés ici en revue. Mais voici un drôle de
renversement de situation : n'a-t-on pas longtemps cru que l'art comique
ne se remettrait pas de la disparition des génies du burlesque qui ont
occupé le grand écran ? En suivant à la trace Chaplin, Keaton, Laurel
et Hardy, les Marx Brothers, puis Tati, Rozier, de Funès, ou Jerry Lewis,
ce sont les changements qui affectent le rire, surtout quand celui-ci
passe du grand au petit écran, que ce livre cherche à mettre en scène.
Mais ce voyage chez les rieurs d'hier et d'aujourd'hui n'est pas empreint
de nostalgie. Des bêtes de scène sont ici saluées - Raymond Devos,
Pierre Desproges, Rufus, Philippe Caubère, Dany Boon... - qui témoignent
que le rire ne cède pas à la pente d'une vulgarité qui menace toujours.
En mettant en scène des corps comiques, ceux du cinéma, du théâtre, de
la scène de music-hall ou de la télévision, ce livre est sous-tendu par
une réflexion sur la nature du rire où le corps du rieur répond à sa
manière à celui du créateur de rire. Renouant ainsi avec l'esprit de
Molière, mais aussi avec les interrogations de Stendhal ou de Baudelaire,
Eclats de rire affirme que le rire ne cesse d'enrouler corporellement le
haut et le bas, le petit et le grand, Arlequin et Pantalone le noble et le
vulgaire, mais aussi de mettre en relation le haut et le bas de la scène,
le public et l'artiste. |
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"Kosovo, un drame annoncé" Michalon |
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La guerre en ex-Yougoslavie
a commencé au Kosovo et se terminera vraisemblablement au Kosovo.
Milosevic a fait de la reconquête de cette région le coeur de son
discours nationaliste et donc le moteur de son ascension politique. Il
n'est donc pas surprenant que le Kosovo, à la différence de la Bosnie,
ait déclenché une crise internationale. Ce drame était prévisible : un
certain nombre d'analyses et 'de mises en garde l'avaient annoncé. Ce
livre, qui recueille des articles rédigés par des membres du Comité
Kosovo publiés dans leur grande majorité dans la revue Esprit, permet de
comprendre les ressorts de cette catastrophe. Celle-ci ne peut se réduire
à l'affrontement de deux nationalismes : elle est également justiciable
d'une lecture politique. Le régime de Milosevic a réveillé dans les
opinions publiques occidentales le souvenir tragique des crimes du XXe siècle. |
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"Face au scepticisme" Pluriel Hachette |
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"La violence des images ou comment s'en
débarrasser ?" Seuil |
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La violence qui a envahi les
écrans de cinéma et de télévision a entraîné dans les pays
occidentaux un débat de société. Peut-on tout montrer ? et, si l'on ne
peut pas tout montrer, faut-il censurer ? Questions délicates qui entraînent
généralement des prises de positions passionnelles et souvent
superficielles. Olivier Mongin a pris au contraire le parti d'examiner de
près ce cinéma que l'on dit violent ; Il s'interroge en profondeur sur
ce qui a effectivement changé entre la façon dont la violence était
représentée dans les années 60 et celle dont elle est montrée
aujourd'hui - exhibée en elle-même, sans que nous puissions la dépasser,
la sublimer, la recycler ; Au lieu de condamner le spectacle de la
violence, ce livre s'efforce de frayer le chemin qui nous permettrait d'en
sortir. |

Conférence
du 25 mars 2003
| Le rire a une relation fondamentale avec le corps donc avec
la violence. On le voit avec Charlie Chaplin qui est entre deux mondes.
Emigré, il entre aux Etats-Unis et explique ainsi la permanence qu'il a
de passer d'un lieu à l'autre, du haut en bas, de la société ou du
corps. Le corps est central. Il montre la violence du comique : on est
plié, on meurt de rire, on éclate de rire... Le rire est violent,
spasmique ! Dans le corps collectif, on rit de celui qui est à
l'extérieur du groupe ou de soi-même. La peur est centrale : "Si
j'ai besoin de rire de l'autre, c'est que j'en ai peur". Le rire est un
facteur d'agrégation ou de désagrégation de deux communautés. Le
métissage est en ce sens central. Il peut être un entrechoc entre la
langue, le dialecte et l'appartenance locale.
On peut rire de tout, mais comment rit-on ? On ne rit pas n'importe
comment, ni avec n'importe qui !
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