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Dernière modif. : 10/05/2008

Conférence du CML du 25 mars 2003 (Faculté de Droit de Toulon)

Olivier Mongin

Directeur de la Revue Esprit

Colloque CML 2004  | Conférence mars 2003

Les intervenants présents au colloque

Edith Archambault | Laurent Bouvet | Philippe Breton | Olivier Duhamel | Pierre Hassner | ZsuZsa Hegedus | Josette Lagadec | Michel Martin | Margaret Maruani | Olivier Mongin | Gilles Rebèche | Myriam Revault d'Allonnes | Michel Reydellet | Nathalie Rocailleux | Charles Rojzman | Michel Samson | Roger Sue | Henri Vacquin

 

 

Bibliographie

Quelques notes sur la conférence :

Conférence d'ouverture

 

BIBLIOGRAPHIE

"L'artiste et le politique" Textuel

Les écrans démultipliés, le recouvrement du monde par les flux d'information. fabriquent un univers horizontal où l'autorité est diluée, où se perd le goût de l'autre pour se replier entre soi. Olivier Mongin refuse cependant de s'arrêter à la critique de la société du spectacle. Face à la crise de la représentation, c'est un appel à la mise en scène qu'il lance ici: se mettre debout pour représenter le monde et élargir la perception que nous avons de lui. Un éloge de la scène à l'usage du politique.

 

"La peur du vide"   Points Seuil

On répète que la crise des idéologies et des valeurs nous a fait entrer dans l'ère du vide et des simulacres ; en un sens, c'est vrai. Mais devons-nous nous complaire dans cette célébration de l'épuisement ? Ce livre propose de traverser le vide - pour aller au-delà. Le discours politique, pris en étau entre les incantations morales (droits de l'homme) et les appels au rendement (glorification de l'entreprise et du marché), s'est évaporé. L'individu, ne se sentant plus citoyen, se perçoit comme une victime potentielle des autres, des étrangers, qu'ils vivent ici ou ailleurs. A quelles conditions une nouvelle citoyenneté est-elle possible ? C'est la question à laquelle ce livre tente de répondre.

 

"De la ville et du citadin"   Parenthèses

Ce deuxième titre de la colle ion " Savoirs à l'œuvre " tente de situer l'homme au sein de la " déraison urbaine ". La ville et au centre de toutes les mutations de la société. Aujourd'hui s'y élabore une nouvelle géographie, universelle, où se trouve mis en jeu, pour le meilleur et pour le pire, ce qui rend possible et pensable une vie collective : le social, la politique, la civilité. Quand peut-on dire qu'on " habite " une ville ? Y en a-t-il un " dehors " ? Géographes et philosophes réfléchissent ici aux moyens de rendre aux citadins la maîtrise de leur destin urbain, en parcourant tout à la fois l'idée et la réalité de la ville, l'histoire d'une discipline - l'urbanisme -, les regards littéraires et cinématographiques sur la complexité urbaine et les modes d'appropriation individuels confrontés à l'échelle de la " foule ". En somme, une invitation à participer à l'invention d'une nouvelle manière d'" être ensemble " dans la ville.

 

"Eclats de rire. Variations sur le corps comique"  Seuil

Comme on rit beaucoup aujourd'hui sur le petit écran et sur la scène des music-halls, des grands et des moins grands parmi les artistes et les bateleurs contemporains sont passés ici en revue. Mais voici un drôle de renversement de situation : n'a-t-on pas longtemps cru que l'art comique ne se remettrait pas de la disparition des génies du burlesque qui ont occupé le grand écran ? En suivant à la trace Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy, les Marx Brothers, puis Tati, Rozier, de Funès, ou Jerry Lewis, ce sont les changements qui affectent le rire, surtout quand celui-ci passe du grand au petit écran, que ce livre cherche à mettre en scène. Mais ce voyage chez les rieurs d'hier et d'aujourd'hui n'est pas empreint de nostalgie. Des bêtes de scène sont ici saluées - Raymond Devos, Pierre Desproges, Rufus, Philippe Caubère, Dany Boon... - qui témoignent que le rire ne cède pas à la pente d'une vulgarité qui menace toujours. En mettant en scène des corps comiques, ceux du cinéma, du théâtre, de la scène de music-hall ou de la télévision, ce livre est sous-tendu par une réflexion sur la nature du rire où le corps du rieur répond à sa manière à celui du créateur de rire. Renouant ainsi avec l'esprit de Molière, mais aussi avec les interrogations de Stendhal ou de Baudelaire, Eclats de rire affirme que le rire ne cesse d'enrouler corporellement le haut et le bas, le petit et le grand, Arlequin et Pantalone le noble et le vulgaire, mais aussi de mettre en relation le haut et le bas de la scène, le public et l'artiste.

 

"Kosovo, un drame annoncé"  Michalon

La guerre en ex-Yougoslavie a commencé au Kosovo et se terminera vraisemblablement au Kosovo. Milosevic a fait de la reconquête de cette région le coeur de son discours nationaliste et donc le moteur de son ascension politique. Il n'est donc pas surprenant que le Kosovo, à la différence de la Bosnie, ait déclenché une crise internationale. Ce drame était prévisible : un certain nombre d'analyses et 'de mises en garde l'avaient annoncé. Ce livre, qui recueille des articles rédigés par des membres du Comité Kosovo publiés dans leur grande majorité dans la revue Esprit, permet de comprendre les ressorts de cette catastrophe. Celle-ci ne peut se réduire à l'affrontement de deux nationalismes : elle est également justiciable d'une lecture politique. Le régime de Milosevic a réveillé dans les opinions publiques occidentales le souvenir tragique des crimes du XXe siècle.

 

"Face au scepticisme"  Pluriel Hachette

 

"La violence des images ou comment s'en débarrasser ?"  Seuil

La violence qui a envahi les écrans de cinéma et de télévision a entraîné dans les pays occidentaux un débat de société. Peut-on tout montrer ? et, si l'on ne peut pas tout montrer, faut-il censurer ? Questions délicates qui entraînent généralement des prises de positions passionnelles et souvent superficielles. Olivier Mongin a pris au contraire le parti d'examiner de près ce cinéma que l'on dit violent ; Il s'interroge en profondeur sur ce qui a effectivement changé entre la façon dont la violence était représentée dans les années 60 et celle dont elle est montrée aujourd'hui - exhibée en elle-même, sans que nous puissions la dépasser, la sublimer, la recycler ; Au lieu de condamner le spectacle de la violence, ce livre s'efforce de frayer le chemin qui nous permettrait d'en sortir.

 

Conférence du 25 mars 2003

Le rire a une relation fondamentale avec le corps donc avec la violence. On le voit avec Charlie Chaplin qui est entre deux mondes. Emigré, il entre aux Etats-Unis et explique ainsi la permanence qu'il a de passer d'un lieu à l'autre, du haut en bas, de la société ou du corps. Le corps est central. Il montre la violence du comique : on est plié, on meurt de rire, on éclate de rire... Le rire est violent, spasmique ! Dans le corps collectif, on rit de celui qui est à l'extérieur du groupe ou de soi-même. La peur est centrale : "Si j'ai besoin de rire de l'autre, c'est que j'en ai peur". Le rire est un facteur d'agrégation ou de désagrégation de deux communautés. Le métissage est en ce sens central. Il peut être un entrechoc entre la langue, le dialecte et l'appartenance locale.

On peut rire de tout, mais comment rit-on ? On ne rit pas n'importe comment, ni avec n'importe qui !

 

 

 

 

 

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