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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 25/08/2010

Théo Klein

Conférence du Jeudi 10 avril 2003

au Lycée Dumont d'Urville à Toulon

Biographie - Bibliographie - Conférence - Autres archives

Conférence avec Leila Shahid, cliquez ici.


 

Biographie

    Avocat aux barreaux de Paris et d'Israël, Théo Klein a été durant les années 1942-1944 un des responsables de la résistance juive. Président du CRIF de 1983 à 1989, interlocuteur des dirigeants israéliens et figure majeure du judaïsme français, sa liberté de ton et son franc-parler sont bien connus. Ici, il propose une relecture des événements et plaide, propositions concrètes à l'appui, pour une autre politique en faveur de la paix.


 

Bibliographie

 

Petit traité d'éthique et de belle humeur - Ed. Liana Lévi

« L’éthique est comme la prose du Bourgeois Gentilhomme : notre pain quotidien. Ce n’est pas en philosophe que je l’aborde ; d’autres et de bien mieux outillés que moi lui ont consacré de fort intéressants travaux. Pour moi, c’est une manière de conduire ma vie ; c’est, au-delà ou à côté de la morale qui dicte ou non ses lois, l’art de vivre la vie sociale de tous les jours, de vivre mon métier, ma relation avec les autres, avec la société qui m’entoure. Car l’éthique est notre compagne de tous les instants, elle nous guide, elle nous juge, nous en épousons les principes ou nous nous en séparons : l’éthique, c’est notre vie avec les autres. Autant la vivre bien. » Théo Klein

A paraître le 7 mai 2004 et sera en avant-première à la conférence du 5 mai.

 

 

 

Dieu n'était pas au rendez-vous - Éditions Bayard

" C'est dans la Torah que j'ai décidé de chercher de quoi nourrir ma judéité. Je ne peux pas me sentir juif parce que papa et maman l'étaient. Il faut que je décide moi-même de continuer ou de rompre et, si je continue, je dois donner un contenu à cette judéité choisie ; je dois donner un sens à la volonté exprimée, et ce sens j'ai décidé de le chercher, au-delà de la tradition et de l'enseignement reçus, dans ma famille, dans le texte même de la Torah et, plus généralement, de la Bible hébraïque. " Figure de proue du judaïsme contemporain, Théo Klein n'a guère pour habitude de mâcher ses mots. Il revisite ici son enfance religieuse dans le Paris de l'entre-deux-guerres et sa jeunesse dans la Résistance. Il s'explique sur son attachement à la Torah, socle d'une vie et d'un comportement. Il tente de cerner ce qu'est être juif aujourd'hui. Avec liberté de ton, il livre sa vision de la laïcité et de l'antisémitisme en France, propose une solution d'avenir aux relations israélo-palestiniennes. Au fil de la traversée d'un siècle, se dessine à la fois le portrait d'une communauté et d'un homme attachant, engagé, combatif, plein d'humour, heureux de sa vie pleine.

 

 

© Editions Liana Lévi

 

Le Manifeste d'un Juif Libre - Ed. Liana Lévi

Personne ne m'empêchera de dire et d'écrire que ce qui se passe au Proche-Orient n'est pas admissible. Et que je ne peux, ni ne veux, accepter cette inacceptable violence qui ne mène à rien, strictement à rien. Sinon à engendrer ce que nous déplorons tous : morts de chaque côté, pleurs de chaque côté, haines, affliction, désespérance, attentats, ripostes. Je sais, on appelle cela la guerre. Et après ? T. K.

© Editions Calmann Levy

 

Libérez la Torah ! - Ed. Calmann Lévy

" Sortis de leur ghetto, socialement, économiquement, politiquement, les juifs ont du mal cependant à défier la parole rabbinique, largement alourdie d'une foule de coutumes, d'usages et de traditions accumulées et devenues, à leur tour, irréfutables. Si je mets en doute cet enseignement rabbinique aujourd'hui, c'est parce qu'il s'est fortement éloigné de ce que je voudrais montrer comme l'essentiel de la Torah. Et c'est à Moïse de nous faire à nouveau sortir d'Égypte en nous libérant de l'esclavage d'une pensée contraignante. Il nous a jadis proposé un art de vivre, libres et responsables. A nous de le renouveler par un questionnement incessant. A nous surtout de le mettre en pratique. " T. K.


 

Conférence

Sans refaire l'historique du conflit israélo-palestinien, il remonte à très loin. Le retour des juifs de la Terre Sainte remonte à la fin du XIXè siècle. Le lien avec cette terre a toujours existé. Des nouveaux historiens sont entrain de réécrire l'histoire d'Israël avec beaucoup plus d'équilibre.

La première Intifada qui commença le 9 décembre 1987 marqua le début du conflit israélo-palestinien et pas israélo-arabe. Cet évènement est majeur. Parce que les palestiniens n'ont pas vraiment souffert de la présence d'Israël. Les palestiniens voulaient construire un état démocratique. En 1987, ils découvrent la résistance, le combat. A partir de là, l'OLP accepte d'entrer en contact diplomatique avec Israël... mais pas sa reconnaissance.

C'est avec les hommes de la première Intifada que la paix pourra se construire demain.

Ces palestiniens de l'intérieur ont mieux compris les israéliens en bien et en mal.

Le processus d'Oslo a échoué notamment parce qu'il n'y avait pas de sincérité ni d'un coté, ni de l'autre.

L'escalade de la violence  a mis au pouvoir Sharon. Il croit que la recherche de la paix passe par la sécurité c'est à dire par la force. Il a toujours réuni des gouvernements contradictoires qu'il est seul à pouvoir diriger. Une politique de sécurité pour une armée qui n'est pas préparée à des opérations de police.

Solution du problème.

C'est un espace géographique délimité à l'intérieur de deux peuples. Il n'y a pas la possibilité historique de régler les choses. La ligne de partage qui correspond à celle de l'armistice de la guerre des six jours semblerait correcte pour établir une frontière entre les deux états. Le terme de ligne de partage semble plus adapté que celui de frontière.

L'idéal serait d'avoir une partie palestinienne dans le secteur israélien et réciproquement. 

Jérusalem est la ville de référence pour les juifs. Les chrétiens ont Rome, les musulmans La Mecque, Médine et Jérusalem. Des juifs ont tendance à s'approprier Jérusalem. Or cette ville est cruciale pour les palestiniens. Il y a un temple et deux mosquées. Arafat ne reconnaît pas le Temple. Il y a des angoisses religieuses des deux cotés.

 

 


Jérusalem pourrait être le lieu de résidence des deux capitales avec un organe de coopération avec un partage des moyens comme l'électricité, l'eau, le transport... puis la sécurité.

La démocratie israélienne en 1948 est composée d'individus venant de tous horizons. Il y a une seule circonscription électorale avec un système de proportionnelle intégrale. Ceci explique l'existence d'un très grand nombre de partis politiques. Cette démocratie est très sensible à l'arrivée de nouveaux émigrants. Des petits partis peuvent gouverner à l'occasion de coalitions délicates.