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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/03/2012
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Le C.C.F.D. et le Secours Catholique vous ont
proposé :
une conférence à la Faculté de
Droit le jeudi 27 mars 2003
Le rôle de la société civile dans l'aide
au développement
par
Stéphane Hessel

Biographie
- Bibliographie - Conférence
- Autres
archives
Biographie
de Stéphane Hessel
Stéphane Hessel est né en 1917 à Berlin. Fils de l'écrivain Franz Hessel
et d'Helen Gründ, qui formeront avec Henri-Pierre Roché le célèbre trio de
Jules et Jim, l'enfant suit ses parents à Paris en 1924 et préfère y rester
tandis que son frère et son père rejoigne l'Allemagne. Il devient normalien.
Naturalisé français avant la guerre. En juin 40, il
essaie de rejoindre
Londres sans succès. Il n'y parviendra qu'en 1941 où il rejoint Charles de
Gaulle. Il fera partie du BRCA. Organisateur de la mission Greco qui doit
organiser la couverture radio sur l'ensemble du territoire français pour le
Débarquement. Il est arrêté en juillet 1944 et est déporté à Buchenwald
puis à Dora. Après la Guerre, Hessel entre à la toute nouvelle ONU comme
Diplomate. Il y trouve les moyens de sa vocation : participer à la construction
d'un monde neuf dans le lieu le plus stratégique. Retraçant l'histoire de
l'Organisation, il insiste sur l'enthousiasme des rédacteurs du texte de San
Francisco qui avaient pris le risque d'y inscrire la mission, pour l'ONU, de
rédiger une charte des Droits de l'Homme, dépassant largement les objectifs de
la Société des Nations et de toutes les formes antérieures de coopération
internationale. Il est nommé ambassadeur en 1981.
Biographie
- Conférence

Bibliographie
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Après le succès de Danse avec le siècle,
dans lequel il racontait son itinéraire hors du commun, Stéphane Hessel
aborde les thèmes qui lui sont chers et qui ont été au cœur de sa vie
professionnelle comme de ses engagements constants. Face aux dérives de
l'économie mondiale, aux inégalités et aux injustices qu'elles
engendrent, que peuvent proposer ceux qui, comme lui, veulent
réfléchir concrètement à de nouvelles solidarités ? Récit personnel
de rencontres et de moments forts vécus en quelques mois par l'auteur, le
livre donne aussi la parole à dix spécialistes du développement qui,
dans un dialogue fructueux, apportent une contribution essentielle aux
défis du nouveau siècle. |
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Biographie de cet homme de multiples cultures.
L'Allemagne de son enfance qui lui donne le goût de la littérature et de
la poésie, la France qu'il choisit jeune homme, l'Angleterre de la guerre
et les États-Unis de sa vie professionnelle tissent le réseau de ses
amitiés et de ses fidélités. Homme de conviction, il évoque avec
chaleur le travail collectif, celui qu'il a connu au Club Jean Moulin
comme à l'ONU, en Algérie comme auprès de Pierre Mendés France ou de
Michel Rocard. Homme de cœur, enfin, il a choisi d'être un médiateur,
un de ceux qui, du Burundi aux "sans-papiers", tentera toujours,
sans illusions et sans découragement, de faire confiance à l'avenir. |
Biographie
- Bibliographie

Conférence
du 25 mars 2003
 Stéphane
Hessel a brillamment exposé le rôle de la société civile devant une très
importante assemblée. Dans un premier temps, S. Hessel a
rappelé le conflit américano-iraquien. Bush a mis à mal l'ONU et le Conseil de
Sécurité en envahissant un pays dirigé par un dictateur. Les pays de l'Union
Européenne n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Le
conférencier a fait le constat de la situation actuelle.
-
La seule guerre que l'on peut légitimer est celle de
39-45 où la lutte contre le militarisme japonais, le nazisme et le fascisme
la justifiait.
-
L'écart scandaleux entre les riches et les pauvres ne
cesse de s'accroître. Les droits fondamentaux politiques, civils,
économiques et culturels sont le plus souvent reniés !
-
La pollution, la dégradation du monde met en danger la
planète.
Les ambitions des citoyens de ce monde ne sont pas satisfaites.
Les gouvernements n'ont pas trouvé les moyens à mettre en oeuvre pour régler
les problèmes. Qu'est-ce que la Société Civile ? C'est
l'ensemble des citoyens responsables - pas seulement les "peuples" -
qui s'organisent entre eux. Elles sont souvent appelées O.N.G., les
organisations non gouvernementales. Comment la société civile peut se
mobiliser de façon utile pour accentuer le développement. Mais, de quel
développement s'agit-il ? Sûrement pas les pays où seul le développement
économique se fait au détriment du développement humain. La
Société Civile se décompose en trois catégories :
-
Les Urgenciers (par ex. : Les
French doctors) sont nécessaires car il existe de par le monde de plus en
plus de d'évènement d'urgence. Ceci absorbe beaucoup d'argent, beaucoup de
place dans les médias mais ne modifie pas la structure des choses.
-
Les Défenseurs des Droits de l'Homme
sont présents au travers de très nombreuses associations internationales.
Amnesty International en est un des exemples les plus connus.
-
Ceux qui se consacrent directement au
développement. Les aides passent de préférence par les canaux
indépendants depuis quelque temps. Les aides doivent être proposées et
non imposées.
En conclusion, c'est la société civile qui jouera le rôle le
plus efficace dans l'aide apportée au pays du sud, pour lutter contre la
pauvreté et l'injustice.
Biographie
- Bibliographie - Conférence
Discussion
à la fin de la conférence
-
Les gouvernements sont contents de se débarrasser des
problèmes sur les ONG. C'est le plus dangereux. Ils ne sont pas toujours de
bonne foi ni de bonne volonté. Cela est particulièrement vrai pour les
pays démocratiques. La pauvreté est une menace sérieuse.
-
70 % des américains ont voté G.W. Bush pour qu'il
dépense plus d'argent pour faire la guerre que pour le consacrer au
développement ou à la paix. La responsabilité des électorats n'est pas
neutre.
-
Il est exclu que la planète résiste à la
"consommation" effrénée d'une population de dix milliards
d'habitants dans 20 ans. Il est nécessaire de reconsidérer chacun des
gestes que nous faisons chaque jour. Il faut une autre mondialisation, une
autre économie. Le combat pour une économie alternative (voir à ce sujet
les livres d'Edgar Morin) doit commencer par une prise de conscience
personnelle et quotidienne.
-
Des mouvements spontanés dénoncent la guerre. Est-ce
suffisant pour être une force de proposition ? Il faut se méfier de ce
type de bouillonnement. Par exemple, la dénonciation de la guerre de l'Irak
ne doit pas être un soutien à Saddam Hussein.
-
Il n'existe aucun texte dans la Charte des Nations Unies
qui autorise le droit d'ingérence. Il n'y aurait aucune légalité à
l'intervention de l'ONU en Corée du Nord par exemple.
Biographie
- Bibliographie - Conférence

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