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Dernière modif. : 28/01/2010

La Guerre de 14-18

Les romans

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Henri Barbusse : Le Feu : Journal d'une escouade

Les années 1915 et 1916 ont marqué, pour Henri Barbusse, des dates décisives. C'est en 1915 qu'il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l'Argonne et de l'Artois, comme soldat d'escouade, puis comme brancardier au 231e le régiment d'infanterie où il s'était engagé. C'est en 1916, au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu'il a écrit son livre. Celui-ci, publié par les Editions Flammarion à la fin de novembre, remportera aussitôt après le prix Goncourt. Le Feu est considéré depuis près de trois quarts de siècle dans le monde entier comme un des chefs. d'œuvre de la littérature de guerre, un des témoignages les plus vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne. Témoignage impérissable aussi: Le Feu, traduit dans la plupart des langues, continue de susciter chez les jeunes un immense intérêt. Le Feu est suivi du Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création du roman épique d'Henri Barbusse.

 

Roland Dorgelès : Les croix de bois

Les Croix de bois, chef-d'œuvre de Roland Dorgelès, engagé volontaire, est un témoignage exceptionnel sur la Grande Guerre. Avec un réalisme parfois terrible mais toujours d'une généreuse humanité, la vie des tranchées nous est décrite dans toute son horreur et aussi bouffonnerie, son quotidien et ses moments.

 

 

Claude Duneton : Le monument

Illustration : copyright Détail de la pensée aux absents, André Devambez (1927), Coll. Antoine Lécuyer, Musée de Saint-Quentin. ADAGP, Paris, 2003. - Cliquez pour zoomer.

Comme toutes les communes de France, Lagleygeolle (Corrèze), terre natale de Claude Duneton, a perdu nombre de ses fils lors de la grande tuerie de 14-18. Sur le monument aux morts du village, vingt-sept noms sont gravés dont bien peu de gens se souviennent aujourd'hui. Claude Duneton a choisi de retrouver et de faire revivre, un à un, ces garçons perdus dont les traces sur la stèle l'accompagnent depuis son enfance. Paysans - certains ne parlaient que le patois de la paroisse -, ils étaient partis sans finir les moissons, dans l'espoir de revenir assez tôt pour les vendanges. Il en fut autrement. Duneton s'est laissé guider par eux, autant que par son propre père, un survivant plein d'amertume, jusqu'au fond des tranchées boueuses, au cœur (les orages d'acier qui les ont broyés. Un fabuleux roman vrai qui tisse la vie quotidienne d'un monde écartelé entre le village et le champ de bataille, nourri de faits avérés et de cette intuition romanesque qui nous montre, une fois encore, que la littérature est toujours corroborée par les faits.

 

Ernst Jünger : Le boqueteau 125

Le Boqueteau 125, texte de 1925, complète, en l'approfondissant, un chapitre d'Orages d'acier qu'André Gide considérait comme le plus beau livre de guerre qu'il ait jamais lu. Il n'existait en France jusqu'à présent qu'une traduction ancienne (1932) réimprimée dans des conditions douteuses, et sans l'accord de l'auteur. Voici une nouvelle traduction, conforme à l'édition définitive voulue par Ernst Jünger, et qui, une fois encore, témoigne de l'exceptionnelle capacité de ce grand écrivain à restituer une expérience hallucinée dont l'horreur semblait dépasser les moyens d'expression de la littérature.

 

Ernst Jünger : Orages d'acier

" Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme je prescrivais le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un sentiment de bonheur, de sérénité me saisit. L'immense volonté de destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les cerveaux, les plongeant dans une brume rouge ; Sanglotant, balbutiant, nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur. " Ernst Jünger.

 

Erich-Maria Remarque : A l'ouest rien de nouveau

" Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes. " Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, A l'Ouest, rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

 

Pef : Zappe la Guerre

Vignette DECITRE - Cliquez pour zoomer.

 

Histoire d'histoire. Un conte d'aujourd'hui et des documents d'époque pour interroger l'histoire du monde. Quatre vingts ans après la Première guerre Mondiale, les soldats sortent du monument aux morts pour faire le point. Ils rencontrent le monde moderne, la télévision, un enfant.