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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 10/05/2008
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La Guerre de 14-18
Les romans
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Henri
Barbusse : Le Feu : Journal d'une escouade
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Les années 1915 et 1916 ont marqué, pour Henri Barbusse, des dates décisives.
C'est en 1915 qu'il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de
l'Argonne et de l'Artois, comme soldat d'escouade, puis comme brancardier
au 231e le régiment d'infanterie où il s'était engagé. C'est en 1916,
au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu'il a écrit son livre.
Celui-ci, publié par les Editions Flammarion à la fin de novembre,
remportera aussitôt après le prix Goncourt. Le Feu est considéré
depuis près de trois quarts de siècle dans le monde entier comme un des
chefs. d'œuvre de la littérature de guerre, un des témoignages les plus
vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne. Témoignage
impérissable aussi: Le Feu, traduit dans la plupart des langues, continue
de susciter chez les jeunes un immense intérêt. Le Feu est suivi du
Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création
du roman épique d'Henri Barbusse.
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Roland Dorgelès : Les
croix de bois
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Les Croix de bois, chef-d'œuvre de Roland Dorgelès, engagé volontaire,
est un témoignage exceptionnel sur la Grande Guerre. Avec un réalisme
parfois terrible mais toujours d'une généreuse humanité, la vie des
tranchées nous est décrite dans toute son horreur et aussi bouffonnerie,
son quotidien et ses moments.
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Claude
Duneton : Le monument
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Comme toutes les communes de
France, Lagleygeolle (Corrèze), terre natale de Claude Duneton, a perdu
nombre de ses fils lors de la grande tuerie de 14-18. Sur le monument aux
morts du village, vingt-sept noms sont gravés dont bien peu de gens se
souviennent aujourd'hui. Claude Duneton a choisi de retrouver et de faire
revivre, un à un, ces garçons perdus dont les traces sur la stèle
l'accompagnent depuis son enfance. Paysans - certains ne parlaient que le
patois de la paroisse -, ils étaient partis sans finir les moissons, dans
l'espoir de revenir assez tôt pour les vendanges. Il en fut autrement.
Duneton s'est laissé guider par eux, autant que par son propre père, un
survivant plein d'amertume, jusqu'au fond des tranchées boueuses, au cœur
(les orages d'acier qui les ont broyés. Un fabuleux roman vrai qui tisse
la vie quotidienne d'un monde écartelé entre le village et le champ de
bataille, nourri de faits avérés et de cette intuition romanesque qui
nous montre, une fois encore, que la littérature est toujours corroborée
par les faits.
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Ernst
Jünger : Le boqueteau 125
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Le Boqueteau 125, texte de 1925, complète, en l'approfondissant, un
chapitre d'Orages d'acier qu'André Gide considérait comme le plus beau
livre de guerre qu'il ait jamais lu. Il n'existait en France jusqu'à présent
qu'une traduction ancienne (1932) réimprimée dans des conditions
douteuses, et sans l'accord de l'auteur. Voici une nouvelle traduction,
conforme à l'édition définitive voulue par Ernst Jünger, et qui, une
fois encore, témoigne de l'exceptionnelle capacité de ce grand écrivain
à restituer une expérience hallucinée dont l'horreur semblait dépasser
les moyens d'expression de la littérature.
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Ernst
Jünger : Orages d'acier
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" Le grand moment était venu. Le barrage roulant s'approchait des
premières tranchées. Nous nous mîmes en marche... Ma main droite étreignait
la crosse de mon pistolet et la main gauche une badine de bambou. Je
portais encore, bien que j'eusse très chaud, ma longue capote et, comme
je prescrivais le règlement, des gants. Quand nous avançâmes, une
fureur guerrière s'empara de nous, comme si, de très loin, se déversait
en nous la force de l'assaut. Elle arrivait avec tant de vigueur qu'un
sentiment de bonheur, de sérénité me saisit. L'immense volonté de
destruction qui pesait sur ce champ de mort se concentrait dans les
cerveaux, les plongeant dans une brume rouge ; Sanglotant, balbutiant,
nous nous lancions des phrases sans suite, et un spectateur non prévenu
aurait peut-être imaginé que nous succombions sous l'excès de bonheur.
" Ernst Jünger.
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Erich-Maria
Remarque : A l'ouest rien de nouveau
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"
Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou
de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le
front, nous sommes devenus des hommes-bêtes. " Témoignage d'un
simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, A l'Ouest, rien de nouveau,
roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en
1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus
remarquables sur la monstruosité de la guerre.
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Pef :
Zappe la Guerre
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Histoire
d'histoire. Un conte d'aujourd'hui et des documents d'époque pour
interroger l'histoire du monde. Quatre vingts ans après la Première
guerre Mondiale, les soldats sortent du monument aux morts pour faire le
point. Ils rencontrent le monde moderne, la télévision, un enfant.
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