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Dernière modif. : 10/05/2008
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La Guerre de 14-18
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| Exposition
Vous pouvez retrouver une bibliographie
importante de Pierre Miquel en cliquant
ici.
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Jean-Baptiste Duroselle : La Grande Guerre des Français
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Comment la France et les Français - 7 000000 de mobilisés, 1 397 000 morts - ont-ils pu supporter une guerre si longue, si dure, si cruelle, si coûteuse ? Pour y répondre, Jean-Baptiste Duroselle a étudié la Grande Guerre de 14-18 sous tous les angles possibles : les phases militaires, naturellement, mais aussi le rôle des chefs, la souffrance des combattants et de leurs familles, les civils, le comportement des gouvernements successifs, des partis et des syndicats, le financement, l'armement, la reconversion industrielle et ses effets sociaux, la guerre économique, la guerre psychologique, le prix terrible de la victoire, les profondes conséquences morales, politiques, économiques, intellectuelles et sociales de ces cinquante-deux mois qui ont sans doute plus changé la France que ne le fera la Deuxième Guerre mondiale. Un livre majeur pour prendre la mesure de ce cataclysme.
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Willemin : La Grande
Guerre, Armements et transports
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Pour réaliser ce livre, unique en son genre, des milliers de cartes postales, issues de collections privées, ont été visualisées, répertoriées par thèmes, puis expertisées. Un examen minutieux des tenues et des équipements a permis d'estimer la datation des documents, l'origine et la fonction des soldats photographiés et de fait, de mettre en lumière la propagande et les faits de censure exercés pendant toute la Grande Guerre par le Bureau de la Presse. Utilisée au mieux par le gouvernement comme un instrument politique au service de l'effort de guerre, afin de soutenir le moral des civils et des soldats, la carte postale illustrant la logistique de guerre débute une nouvelle guerre: la guerre de l'information.
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Ce livre révèle pour la première fois tous les mécanismes de la désinformation et de la censure et retrace avec précision l'évolution de l'armement léger, le développement massif de l'artillerie lourde, de l'artillerie d'assaut, l'apparition de nouvelles armes, les innovations techniques dans l'aéronautique, la révélation des sous-marins et la modification apportée à la logistique des armées par le développement considérable du service des transports automobiles. |
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Stéphane Audoin-Rouzeau : Un regard sur la Grande Guerre
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Retrouvées par miracle dans quelques boites en fer,
au fond d'un grenier, ces photographies prises sur le front des Vosges entre 1915 et 1918 révèlent un observateur de la vie des poilus au regard exceptionnel, le soldat Marcel Felser. Ayant pris part aux deux guerres, résistant mort en déportation, ce photographe de grand talent, ingénieur dans le civil, dont la dernière lettre de Buchenwald s'achevait par ces mots, " Foi, Courage, Espérance, Confiance ", nous plonge au cœur de l'existence quotidienne des soldats de la Grande Guerre. Ce fonds unique et inédit nous fait voir, avec les yeux d'un témoin, et plus encore d'un acteur, comment, confrontés à l'horreur, les poilus ont su préserver leur dignité d'hommes.
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Marc Michel : Les Africains et la Grande Guerre
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Pendant la Grande Guerre, 200 000 " Sénégalais " d'AOF ont servi la France, plus de 135 000 sont venus combattre en Europe, 30 000 d'entre eux, soit un sur cinq, n'ont jamais revu les leurs... Dans le malheur de la guerre, ces sacrifiés ne le furent ni plus ni moins que leurs frères d'armes, les fantassins de la métropole. Néanmoins, leur sacrifice constitue encore aujourd'hui un élément très sensible des relations entre la France et l'Afrique. La " cristallisation " des pensions, autrement dit le gel de la dette contractée par la métropole, reste au cœur du contentieux. C'est l'histoire de cet engagement des Africains au service de la France que retrace d'abord ce livre. La participation des Africains à la Grande Guerre ne se borne pas à cet impôt du sang. Profondément secouée par une série de catastrophes, sécheresse, épidémies, disette et famine, l'Afrique occidentale française est d'abord confrontée à une crise brutale provoquée par l'entrée en guerre ; puis elle est soumise à un effort de production sans précédent en direction de la métropole.
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La sortie du conflit ne s'effectue pourtant pas dans le désastre et les révoltes généralisées ; Blaise
Diagne, seul Noir " médiatique " à l'époque, réussit même à mener à bien un tout dernier recrutement, au-delà de toute espérance. Mais, comme le montre ce livre, une AOF nouvelle émerge où s'enracinent des germes de protestations modernes. Enfin, la Grande Guerre a modifié de façon plutôt positive les regards réciproques entre Africains et Français ; mais elle a aussi ouvert la voie à un infâme réquisitoire de " la Honte Noire " (" die schwarze Schande "), récupéré dans l'arsenal du racisme hitlérien. C'est aussi la genèse d'un imaginaire empoisonné que veut éclairer ce livre.
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Jean-Claude Auril : Les Barbelés des bannis
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Nous avons attendu dans la neige et l'ordure, / Nous attendons encore en des gourbis fangeux..., écrira ce poilu sur cette guerre de 14-18 que nous connaissons si peu. Nous imaginons souvent un monde avec des conditions de détention où honneur, respect et héroïsme attendent nos prisonniers de guerre français, mais par ce livre vous saurez que c'est une idée déformée et tronquée, une image erronée due certainement à une filmographie ou à une littérature décrivant seulement le monde des officiers prisonniers. Ici, vous prendrez langue avec le petit peuple des prisonniers - du poilu deuxième classe au sous-off - mais plus terriblement encore, chose peu dévoilée, avec la population civile déportée des enfants, des femmes, des hommes, des vieillards... vies brisées, exploitées, assassinées, monde concentrationnaire. Et d'étonnement en stupéfaction, nous serons d'autant plus épouvantés car nous serons, non dans un autre temps effroyablement présent, mais dans le temps de la Première Guerre mondiale... Il rend hommage à ces prisonniers et les remet dans leur vérité.
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Au travers de son travail, l'auteur fait appel tant à la littérature qu'à la correspondance de tous ces anonymes, mais aussi aux travaux de la Croix-Rouge, des œuvres caritatives, aux rapports administratifs
allemands.Car ils furent oh ! combien et trop souvent injustement ignorés, méprisés par les autorités ou les populations. Nous découvrirons ici ce qui fut mis sous boisseau depuis presque 90 ans. Devoir de mémoire, certes, mais œuvre de Justice. Si nous avions su écouter l'écho de ces voix : Réjouis-toi ; je ris et je pleure et je chante, / Et vienne le démon, je combattrai l'enfer !, nous aurions pu nous passer d'autres tragédies. Ces pages nous sont devenues d'un impossible oubli car elles marquent déjà l'infamie que sera notre XXe siècle. (Michel Reynaud) |
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Carine Trévisan : Les fables du deuil
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Comment se figure dans les textes le deuil consécutif à la Grande Guerre, première guerre industrielle où l'on meurt en masse ? Le deuil de guerre est envisagé ici non dans ses manifestations publiques - l'érection des monuments aux morts, le culte des morts, l'" invention " du Soldat inconnu - mais comme démarche intime, personnelle. Inquiétant les discours et les pratiques officiels qui, dans le souci de réassurer le lien social et civique, visent à endiguer les larmes, ces textes montrent combien les rescapés du massacre et les endeuillés se tiennent dans la douleur d'une perte difficile à apaiser. Qu'elles mettent en avant le corps outragé du combattant, que le discours de commémoration tente de désincarner en idéalisant et en sanctifiant la mort au combat, ou qu'elles prennent la forme du récit de quête du corps disparu, sans sépulture, les fables du deuil montrent la violence d'une dévastation psychique et d'un chagrin qui semblent ne pas avoir de fin.
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Sont ici convoqués les textes des témoins-survivants, qui se tiennent dans une proximité intime avec la catastrophe, mais aussi des orphelins de 1914, postérieurs à la Seconde Guerre mondiale. L'étude se centre autour de plusieurs figures et motifs emblématiques : l'effroi provoqué par l'excès des cadavres saturant une terre qui ne peut plus les absorber, ou inversement, par les corps manquants, littéralement pulvérisés, le deuil des femmes, le survivant, la fouille symbolique des fils écrivains. Les mots mis sur la mort et le deuil, les formes de langage qui tentent d'apprivoiser ou d'exorciser la double expérience de la perte et de l'absence, sont ici au centre de l'investigation. |
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Pierre Miquel : Le gâchis des généraux
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La France n'est jamais prête pour la guerre. En 1940, ce sont les avions qui manquaient, en 1914 il s'agissait des canons lourds. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir des généraux. Dans ce nouvel ouvrage qui prolonge son travail monumental sur Les Poilus (Plon), Pierre Miquel s'attache à décrire les erreurs de commandement, aux conséquences humaines souvent tragiques, commises par certains de ceux qui ont dirigé la guerre de 14. " Le défaut moyen d'un général, écrit-il, ce n'est pas qu'il pense, mais qu'il veut être le seul à le faire. " En 1940, Gamelin pense ligne Maginot ; en 1914, le même Gamelin, bras droit de Joffre, pense offensive. Résultat : 250 000 morts en deux mois. Quelles que soient ses erreurs, aucun général ne sera jugé, et pas davantage les politiques qui lui ont accordé tous pouvoirs. Néanmoins, certains de ces militaires seront limogés ou placardisés. La liste est longue : Joffre, Foch, Pétain, Mangin, Nivelle...
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Le livre de Pierre Miquel montre de façon saisissante que, s'il était bon de fusiller des caporaux, les généraux avaient, eux, droit à des égards, même s'ils s'étaient parfois lourdement trompés. S'appuyant sur des archives inédites et des témoignages nouveaux, cet ouvrage apporte des révélations saisissantes sur l'une des pages les moins glorieuses et les plus soigneusement occultées de la guerre de 14. |
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Annette Becker : Les oubliés de la Grande
Guerre
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Fondé sur l'analyse d'archives inédites, en particulier celles du Vatican et du Comité internationale de la Croix-Rouge, ce livre renouvelle en profondeur l'étude de la Grande Guerre. Il retrace les souffrances endurées par les populations civiles - réquisitions, travail forcé, déportations - et les prisonniers de guerre, ainsi que les interventions humanitaires qui cherchent à les protéger. Il révèle ainsi que la Grande Guerre ne fut pas seulement la guerre des tranchées mettant aux prises les combattants du front, mais qu'elle fut bien une guerre totale, pesant en profondeur sur les société et enrôlant des populations entières. Elle fut ainsi la première des guerres du XXe siècle, annonçant par bien des traits les atrocités de la seconde guerre mondiale, dont elle constitue en quelque sorte la matrice. Un ouvrage de référence, au carrefour de l'histoire et des interrogations contemporaines sur le rôle de l'humanitaire.
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Sophie Delaporte : Les médecins dans la Grande Guerre
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Pendant la guerre de 1914-1918, le monde médical connaît une mobilisation sans précédent. Par le nombre d'abord, avec plus de six mille médecins engagés sur le front ou à l'arrière, et par les questions nouvelles qui suscitent des débats passionnés. Ce premier conflit mondial du XXe siècle pose aux médecins des questions médicales et éthiques inédites auxquelles ils doivent répondre dans l'urgence. Les dégâts effroyables infligés au corps des combattants, à une échelle jusque-là inconnue, l'affluence et l'encombrement des formations sanitaires obligent les médecins à remettre en cause les principes énoncés jusqu'à l'entrée en guerre : opérer ou non les blessés de l'abdomen, amputer ou conserver le membre atteint, soigner ou juger les blessés qui refusent les soins et ceux qui s'infligent des mutilations pour échapper au front. Une question qui engage le médecin dans le terrible processus de la justice de guerre, dont on connaît la rigueur implacable.
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Tout doit être repensé dans l'urgence d'un drame permanent. Le travail de Sophie
Delaporte, auteur de Gueules cassées (Noêsis, 1996), trouve ici son prolongement. L'histoire du corps et de la médecine en temps de guerre, discipline à part entière dans les pays anglo-saxons, est en France un champ inexploré. Les médecins dans la Grande Guerre enrichit l'étude de la violence de guerre, longtemps sacrifiée à l'analyse politique, stratégique, sociale et culturelle. |
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Pierre Darmon : Vivre à Paris pendant la Grande Guerre
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Présentant un tableau fort complet de la vie à Paris pendant la Première Guerre mondiale, cet ouvrage souligne les contradictions d'une capitale qui passe de la mobilisation patriotique à une fièvre de plaisirs destinée à faire oublier la guerre. Cette légèreté cristallisera bientôt l'image de l'insouciance de l'arrière. Mais la réalité est tout autre : angoisse pour les mobilisés, bombardements, travail des femmes, misère, maladies (tuberculose, syphilis), difficultés de ravitaillement, froid. Dans cette atmosphère crépusculaire, de sourdes haines traversent les esprits : haine de l'embusqué ou supposé tel, haine de l'étranger, haine de l'homme politique, haine du militaire envers le civil. D'une plume alerte, l'auteur décrit le quotidien des Parisiens, mais remet aussi en perspective les grands événements qui scandent le déroulement de la guerre, en soulignant leur impact psychologique et matériel sur le pays tout entier. Une contribution majeure à l'historiographie de la Grande Guerre.
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