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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 04/03/2012
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Fête du Livre
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FETE DU LIVRE DE TOULON 2010
ACCUEIL *
Philippe ALEXANDRE *
Thierry BEINSTINGEL
* Jean-Louis BIANCO
* Janine BOISSARD *
Jean-Lucien BONILLO * Catherine
BRIAT * Jean-Paul BRIGHELLI *
Claire CASTILLON *
Geneviève CHAUVEL
* Malek CHEBEL *
Stéphane
CLERGET * Gilbert COLLARD *
Patrice DUHAMEL
* Alain DUREL * Vladimir FEDOROVSKI *
Jean GREGOR
* Hélène GREMILLON *
Béatrix DE L'AULNOIT *
Pierre LUNEL *
Edward MEEKS * Jacqueline MONSIGNY *
Claude
MOSSE * Daniel
PANTCHENKO * Luc RICHARD *
Isabelle
SAINT-BRIS * Gisèle SANS * Martine SCHACHTEL
* Jean-Noël SCHIFANO *
Michel
SEGAL * Zoé SHEPARD *
Didier VAN CAUWELAERT *
Hyam
YARED
Hyam Yared

| est venue à la Fête du Livre de
Toulon 2010 |
| Vendredi matin |
Vendredi A.M. |
Samedi matin |
Samedi A.M. |
Dimanche Matin |
Dimanche A.M. |
Hyam
Yared est née en 1975 à Beyrouth.
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Hyam Yared : "Sous la tonnelle" Sabine
Wespieser |
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Pour garder vive la mémoire de sa grand-mère tout juste
disparue, la narratrice se réfugie dans son boudoir, où se sont entassés
au fil des ans lettres, dessins et carnets.
Elle y retrouve la fantaisie, la liberté et la générosité de la vieille
dame qui, pendant toute la guerre du Liban, a refusé, malgré les
objurgations de sa famille, de quitter sa maison et son jardin, situés sur
la ligne de démarcation entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest. Veuve à
trente-et-un ans, cette encore jeune femme d'origine arménienne avait décidé
de consacrer sa vie aux autres, après avoir juré fidélité à son défunt
mari.
Pour sa petite-fille, en instance de divorce, déchirée entre sa quête de
liberté et son besoin d'amour, elle était un point d'ancrage et un modèle
inatteignable. Au fil du roman apparaît pourtant, derrière la figure idéalisée,
une femme plus complexe et plus mystérieuse aussi. S'arrachant à son
isolement, la narratrice finit par rejoindre dans le salon les visiteurs
venus présenter leurs condoléances, ceux qu'elle appelle les "
corbeaux ".
Elle y croise un inconnu, dépité d'être arrivé trop tard pour remettre
à l'occupante des lieux l'épais dossier qu'il lui destinait. Pendant une
longue conversation sous la tonnelle, la narratrice médusée va découvrir
tout un pan caché de l'existence de sa lumineuse grand-mère. Car le
visiteur que nul n'attendait n'est autre que le fils d'un homme épris
d'absolu et d'archéologie, Youssef, que rencontra la jeune veuve lors d'une
croisière en 1947.
Construisant son deuxième roman comme une invocation à cette grand-mère
disparue, tissant la trame de son intrigue dans celle des déchirements de
l'Histoire, Hyam Yared dresse là un très beau portrait de femme, hanté
par ses propres obsessions sur la passion, le désir et la violence.
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Hyam Yared : "L'armoire des ombres"
Sabine Wespieser |
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L'armoire des ombres.
Beyrouth au moment des manifestations de 2005. Une comédienne se présente
à un casting. L'accueil est étrange : dès son arrivée, l'ouvreuse lui
demande de laisser son ombre au vestiaire. Le metteur en scène veut que
l'actrice soit dépouillée de tout pour mieux s'emparer du rôle. Comme
elle a un farouche besoin de gagner sa vie - le loyer que lui réclame sa
propriétaire et l'éducation de son fils - elle accepte le bout d'essai.
Quand elle revient au théâtre après avoir décroché le rôle, le metteur
en scène s'est envolé, et il n'y a pas de scénario. Pour tout décor une
armoire, dans laquelle elle découvre... des ombres soigneusement pliées.
Devant un public de plus en plus nombreux, elle déploie les ombres,
improvisant à partir de chacune d'elles : elle est Greta la prostituée,
Mona la réprouvée... tout en se révoltant contre sa mère, une femme désespérément
conventionnelle.
Alors qu'elle finit par se fondre jusqu'au vertige dans ses multiples
identités, la comédienne dresse le tableau saisissant d'une société
libanaise où les individus n'ont pas de place, et moins encore les femmes.
Personne ne parvient à exercer son libre-arbitre, si fortes sont les
pressions : même les manifestants exigent des passants une adhésion
aveugle à leur cause... Poète, Hyam Yared écrit un premier roman
singulier qui capte à merveille le surréel et l'étrangeté du quotidien
tout en livrant une vision du monde subversive et violente.
Car son livre interroge avec clairvoyance une société cadenassée par le
poids de l'histoire et des traditions, où toute tentative d'émancipation
se paie au prix fort
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Hyam Yared : "Naître si mourir"
Idée bleue |
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Avec deux livres de poésie et un roman, elle pose et impose
une voix singulière, tant par les thèmes (la condition de la femme, la
force du désir...) que dans une écriture travaillée avec lucidité, fraîcheur
et sincérité. Secrétaire du PEN (Liban), elle s'attache à défendre les
écrivains en prison et la liberté d'expression de la presse.
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Page à jour en octobre 2010 |