Librairie Gaïa, votre libraire

179 Place de la Liberté - 83000 Toulon

         


MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues

 

Envoyer un mail à la Librairie Gaïa

Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008

ARCHIVES 
Fête du Livre de Toulon 2003

 ARCHIVES
Fête du Livre de Toulon 2005

-
Fête du Livre de Toulon 2006

FÊTE DU LIVRE 2004

Auteurs ayant été sur notre stand :

Évelyne Bloch-Dano | Janine Boissard | Gilles BornaisPierre Charras | Jean Cuisenier | Olivier Descosse | Jacques Gimard | Jeanine Huas | Philippe Jaenada | Eduardo Manet | Hubert Michel | Isabelle Minière | Pierre Miquel | Agnès Pierron | Jean-Claude Rogliano | Dominique Sampiero | Jacques Séréna | Georges Siffredi | Yvon Toussaint | Anne Vallaeys | Bernard Violet

 

Dominique Sampiero

© 2004 Librairie Gaïa

    Dominique Sampiero est né en 1954 dans l'Avesnois dans une famille ouvrière , ancien instituteur d'école maternelle. Poète, romancier, scénariste entre autres de Bertrand Tavernier, il a reçu le prix Populiste pour Le Rebutant (Gallimard, " L'un et l'autre ", 2003).

"Holy Lola"   Grasset

" Une petite fille se balance d'avant en arrière, s'accroche à mes vêtements, un bambin recroquevillé sur lui-même cache sa tête dans ses mains, depuis combien de nuits, à se fermer au monde, laissant filer derrière le noir de ses paupières son souffle et tout désir de vivre. Les nounous s'activent et leurs mains caressent des fronts, mouchent les nez et les yeux, essuient les larmes, de temps en temps, elles rient, c'est le premier remède ici, doux comme une fleur, d'autres retournent les bébés comme des poupées en plastique, les yeux cernés, trop peu nombreuses pour avoir le temps d'aimer les vies qu'elles effleurent, par peur de s'attacher à tant de néant dans de si petits corps. Et lui ? Non, il est déjà pris. Et elle ? Inadoptable, miss. "
 

 

"Le dieu des femmes"   Grasset

" David a aimé beaucoup de femmes, juste pour les toucher sous leurs robes, mais les a-t-il aimées vraiment ces femmes qu'il a portées dans son lit comme des peluches ? D'une conquête à l'autre, il est passé d'une vie à l'autre, parfois en même temps, il a traversé plusieurs existences et sa personnalité change, s'adapte, puis chacune effaçant la précédente, il reste seul devant quoi, le temps qui reste quand on a tout gâché ? David se souvient de toutes ses folies pour faire jouir les femmes qu'il a aimées et il se demande parfois s'il n'a pas rêvé. "

 

"Le rebutant"   Gallimard

Des vies, mais telles que la mémoire les invente, que notre imagination les recrée, qu'une passion les anime. Des récits subjectifs, à mille lieues de la biographie traditionnelle. L'un et l'autre : l'auteur et son héros secret, le peintre et son modèle. Entre eux, un lien intime et fort. Entre le portrait d'un autre et l'autoportrait, où placer la frontière ? Les uns et les autres : aussi bien ceux qui ont occupé avec éclat le devant de la scène que ceux qui ne sont présents que sur notre scène intérieure, personnes ou lieux, visages oubliés, noms effacés, profils perdus.

 

"Patience de la blessure"   Lettres vives

Je veux coudre sur ma peau la maille la plus ancienne de la parole, son tournoiement d'aigle, son coup de bec dans l'œil de la proie, me sentir déchiqueté et disparaître dans le ventre du nid, feu de la faim qui crie dans le rocher. L'air sera ma seule enveloppe. Le frisson des ramures, mon souffle. Je parlerai au plus bas, au plus proche, en chuchotant à l'oreille du vieillard et de l'enfant des mots sans contours qui les rassemblent en leurs blessures, les couchent dans le même lit.

 

"Les fruits poussent dans les arbres"  Flammarion

Quand son père, traminot dans le Nord, meurt d'une tuberculose mal soignée, Thérèse a quatre ans. Pour l'accompagner dans le dernier voyage, elle place près du mort sa poupée favorite. La chose faite, elle s'installe dans une longue attente. Foi, innocence et détermination, c'est tout Thérèse, qui devient dans les années 1960 une des premières " sœurs ouvrières ". Sa religion, celle du Christ, et plus encore celle de l'homme, est faite de souffrance partagée et de joie. Famille, amis, déshérités, elle leur donne tout, sans compter. Et s'engage dans un militantisme syndical de choc. A tel point que l'Église, après l'avoir envoyée sur le terrain, l'exclut brutalement de l'ordre. Désormais, elle réside à cent mètres du chemin de l'Enfer et parle avec les morts, les saints et les anges comme avec des voisins... Dominique Sampiero a réinventé le destin exceptionnel d'une juste. Vivant parmi nous, pleine d'humour, ancrée dans son époque, elle apparaît comme une rebelle, admirable.

 

"Celui qui dit les mots avec sa bouche"   L'Arpenteur

L'acteur de tous les jours prend la lumière du matin entre ses doigts et façonne les heures de sa journée, de ses outils, les saisons, les petits comas de sève et de rivière, les pluies comme des draches, comme ça, l'air de rien, presque par distraction et pour inventer, oublier le temps, en même temps. L'acteur de tous les jours est le visage que l'on prend de plein fouet, comme une gifle, le baiser d'une inconnue, une averse glacée, puis la chaleur qui vient après, et surtout, le sentiment inouï d'entendre les yeux, les sourcils, la bouche, les cheveux, le nez, les joues, le front, raconter doucement une histoire...

 

"P'tite mère"   Rue du Monde

Laetitia, six ans, sait préparer le café, faire les courses, s'occuper de son petit frère mais une chose la paralyse : sourire. Dans une famille qui n'a pas beaucoup d'argent, la vie n'est pas toujours un conte de fée. Et le jour où un sourire finit par briller sur le visage de Laetitia, vite, on le prend en photo !

 

"Le ciel et la terre. La lumière du deuil. Le dragon et la ramure."  Folio

Dans l'univers de Dominique Sampiero, la naissance et la mort sont intimement liées, comme le cycle des saisons. La lumière du deuil est le portrait d'une jeune femme seule, enceinte, qui chante la lumière, la nature, mais aussi la peur, le désespoir et la mort. Qui était donc cette femme que le narrateur n'a même pas connue et qui lui manque ? Dans Le dragon et la ramure, Justin, un orphelin élevé par des moines, apprend l'art de l'enluminure, puis abandonne la vie monacale pour vivre auprès d'Agate des jours de joie et de ténèbres et connaître la rédemption par l'amour. Deux courts récits d'une rare densité.

 

"Femme buvant dans une cour"   Flohic

" Enfant, je portais la solitude de ma mère comme une louange un peu pâle sur mon visage. Nous ne faisions qu'un. J'entrais par la porte de sa beauté comme dans la pièce la plus simple, la plus familière de la maison. La grâce de son ubiquité était blanche et pure comme le matin. Quand je ferme les yeux, je ne retrouve ni ses traits, ni sa chevelure, mais une lucarne ouverte et la lumière jouant avec les biais les plus secrets de mon enfance. C'est ainsi que je dessine ma mère : une lucarne ouverte, un jardin, avec, au loin, le clocher du village et dans la cour, aucune feuille morte, aucun papier, rien, une mosaïque de pavés aussi fine que sa robe. " D. S.

 

"L'Odalisque"   Flammarion

Vence, 1954. Au soir de sa vie, un homme se souvient de son histoire, une histoire d'éclaircies et d'averses, de contrastes et de couleurs, celle d'un peintre de l'éblouissement. Cet homme est Henri Matisse. Né dans le Nord, il s'est nourri des sensations de son enfance - la contemplation de l'horizon, la peur de l'obscurité pour construire un monde lumineux et magique. D'abord en lutte, il accepte peu à peu l'idée de la mort, grâce au soutien indéfectible d'une femme, Lydia, qui lui répond par l'intermédiaire de son journal intime. Émigrée russe, elle reste vingt-deux ans à son service comme assistante après avoir été son modèle. Elle veille sur ses vieux jours avec une totale générosité et se dévoue à celui qui a donné un sens à sa vie. Avec ce portrait croisé, Dominique Sampiero incarne un Matisse inconnu, profondément humain. Dans une langue toute de finesse et de transparence, il réussit à traduire en mots l'imperceptible : le trajet d'un homme vers la lumière, le miracle d'un destin pictural. Et ce roman d'une présence silencieuse et pure rend hommage à une femme restée dans l'ombre, dont l'amour absolu rend tout possible. Né en 1954 dans une famille ouvrière du Nord, ancien instituteur d'école maternelle, Dominique Sampiero est l'auteur de recueils de poèmes, de nouvelles, de récits et de scénarios. Chez Flammarion, il a publié " Le temps captif " en 1999.

 

"Un livre s'écrit tôt le matin"   L'Arbalète

Un journal ne sert à rien. Il s'agit de l'écrire une fois. Et c'est pour toute une vie. Une seule année suffit. On tombe ensuite dans le cliché, le pléonasme. La redondance de soi. On s'enferme, on se singe. Je retrouve mes larmes comme mes propres enfants, le plus fragile de moi-même ne m'effraie plus, au contraire, je me laisse envahir, et la pluie, au-dedans comme au-dehors, lave ce que je ne sais ni de moi ni du monde, et qui me brûlait le cœur. DS.

 

"Le temps captif"   Flammarion

" J'ai travaillé trop tard hier soir. Écrire me crée. Me tue. Je suis un voleur. Les petits pleurent un peu au début. La classe est propre et claire. Elle les menace. Et pourtant ils entrent. C'est le premier pas qui compte. Je ne suis ni leur père ni leur mère. Et parfois je me sens tout ça. Ils sont si près de moi que je ne les vois pas. Je fais comme eux. J'entre. Ce miracle se renouvelle tous les jours. Pourquoi n'ai-je pas claqué la porte et ne suis-je pas parti en courant ? Non, je ne pars pas. Je suis le ver dans le fruit. Je mange la pomme et crache cette mousse. Lorsque le temps appartient à la décision de l'autre, non seulement dans l'enfance, mais dans l'enfance du monde, l'autre a peur du vide et remplit les êtres qui l'entourent de sa propre folie. C'est le vol, le viol de l'enfance : le temps dérobé. "

 

"Épreuve de l'air"   Ed. du Laquet

Il y a une discrétion, une pudeur splendide des paysages qui ressemble bien aux gens du Nord. Surtout dans les terres. Comme si l'horizon apprenait à tenir tête au ciel. Comme si l'étendue rendait humble. Ce n'est pas un pays qui exalte mais qui dénude et enseigne l'infiniment intime. Partout le ciel est réchauffé par la brique; sa laitance fécondera les premiers pommiers : il aura la rondeur du ventre des carpes, la blancheur du lait des vaches - on sent déjà la terre prête à reprendre le dessus.

 

"Le dragon et la ramure"  Verdier

Dans les marges des textes saints, un moine mêle les monstres aux feuilles de Paradis. A ces enluminures, il ajoute une histoire - d'amour et de mort -, comme une parabole, mais qui ne livrerait aucun enseignement, sinon en creux. Qui saurait dire si, par son ultime et terrible geste, son héros fut un juste ou bien la proie de Satan ? Noce paysanne en terre de Flandre, les travaux et les jours, une nature extrême : la splendeur du simple se dit avec retenue, pourtant dans l'exubérance, la tendresse naïve, les mots crus de l'enfance. Le malheur, sous la forme d'une famine, y fait entendre des accents jamais allégoriques : c'est la chair qui parle, qui crie. Mais ce livre est avant tout un chant païen, qui célèbre avec ferveur les effusions lumineuses de la matière, la beauté des corps quand leur dénuement les rend présents à l'éternité.

 

"La chambre au milieu des eaux"  Lettres vives

Depuis ce temps, tous les lits sont des barques, les draps des linceuls bordés de roseaux, les filles que je mets nues ont de longues écailles, des corps pailletés d'alevins, je bois leur lait à genoux dans la fougère, m'enfonçant dans leur paresse qui pleure, leur souche, la truite de ma langue les fouille dans les creux, mes doigts longent leurs berges, s'arriment à la blessure que je leur fais. Je remonte le fleuve jusqu'à essoufflement, j'y épuise toutes mes forces, et je m'échoue sur la vase douce de leur ventre, à attendre les pluies de mon sommeil.