MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues

 

Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 18/07/2008

ARCHIVES 
Fête du Livre de Toulon 2003

 ARCHIVES
Fête du Livre de Toulon 2005

-
Fête du Livre de Toulon 2006

FÊTE DU LIVRE 2004

Auteurs ayant été sur notre stand :

Évelyne Bloch-Dano | Janine Boissard | Gilles BornaisPierre Charras | Jean Cuisenier | Olivier Descosse | Jacques Gimard | Jeanine Huas | Philippe Jaenada | Eduardo Manet | Hubert Michel | Isabelle Minière | Pierre Miquel | Agnès Pierron | Jean-Claude Rogliano | Dominique Sampiero | Georges Siffredi | Yvon Toussaint | Anne Vallaeys | Bernard Violet

 

Pierre Miquel

Bibliographie page 3

Grand spécialiste de la Grande Guerre, Pierre Miquel a écrit sur le sujet de très nombreux ouvrages. Nous vous proposons sur deux pages quelques uns de ses livres choisis parmi les plus récents.

Vous trouverez en complément un dossier sur la guerre de 14-18 : cliquez ici

Accueil Pierre Miquel Bibliographie page 1  |  Bibliographie page 2Bibliographie page 3

"Les enfants de la Patrie - Tome 4 : sur le Chemin des Dames"  Fayard

Janvier 1917 : Raymond Aumoine se marie. A Montluçon, la place de l'église Saint-Pierre est noire de monde. On vient fêter l'un de ces aviateurs risque-tout, héros de Verdun, qui portent les derniers espoirs de l'arrière. On vient toucher du doigt ces jeunes amoureux miraculeusement réunis par la tourmente. On vient en secret rendre hommage aux siens morts au combat. Dans les yeux de Marie Aumoine, la mère, se lisent peur et résignation. Elle ose à peine se souvenir de l'été 1914 et des noces tragiques de Léon, son fils aîné, tué huit jours plus tard. Et Julien, son benjamin disparu depuis un an, n'a-t-elle pas accepté d'en faire le deuil ? C'est un pays gagné par le désespoir qui voit naître cette nouvelle année. Quatre présidents du conseil se succèdent. On tente encore de masquer l'échec de Nivelle, chef des armées, même si le nom de Pétain, son successeur, est dans toutes les bouches. S'ajoutant à la confusion, la défiance entre les Alliés. Les Anglais prêteront-ils main forte à l'ultime offensive du Chemin des Dames ? Jean, le quatrième fils Aumoine, spécialiste des missions d'espionnage, arpente le front en quête de renseignements auprès des laconiques serviteurs de la couronne. Sa mission accomplie, il n'a de cesse qu'il n'ait rejoint les soldats du 121e de Montluçon, ses copains d'enfance. Témoin de l'effroyable confusion qui règne à Compiègne, au Grand Etat-Major, il sait que le Chemin des Dames est ce piège mortel où cent mille Français sont tombés en deux jours. Mais dans son unité la révolte gronde. Le capitaine Aumoine arrivera-t-il à temps pour raisonner ses hommes ? Ces poilus qui défient la mort depuis trois ans vont-ils mourir au poteau d'exécution ? Des traîtres, les mutins de 1917 ? Des lâches, ces braves qui refusent d'aller à l'assaut à l'aveuglette ? Des condamnés à mort, ces bons enfants de la patrie ? L'heure est à la mutinerie dans l'armée française, et la folie guette Jean... Ainsi prend fin, par cette extraordinaire évocation - et après le succès des trois premiers volumes -, la suite romanesque de Pierre Miquel. Pour la première fois, l'histoire quotidienne d'une famille de la France rurale sacrifiée à la Grande Guerre. Le voyage au bout de l'enfer de ces millions d'hommes qui n'en sont pas revenus.

 

"Les enfants de la patrie - Tome 3 : Le serment de Verdun"   Fayard

" Ne tirez pas, nous ne tirerons plus, la paix est proche. " En ce Noël 1915, à Verdun, les soldats allemands brandissent des pancartes conciliatrices au-dessus des tranchées. Côté poilus, on s'apprête à déboucher de bonnes bouteilles. Soudain, peu avant minuit, les batteries françaises tonnent dans un vacarme d'enfer. Les représailles ne se font pas attendre. Un réveillon sanglant, dont l'artilleur Julien Aumoine se souviendra longtemps ! Croit-il ! Il lui reste à peine deux mois à vivre... Le plus jeune des frères Aumoine ignore que les manitous du premier conflit mondial rivalisent d'ingéniosité dans la fabrication d'armes dévastatrices. Car si la " der des der " se gagne toujours au corps à corps, si l'on s'accroche pour sauver un pouce de terrain, si l'on compte un mort par mètre carré, une guerre moderne est aussi à l'œuvre : le lance-flammes est né. Le 21 février 1916, dans un trou d'obus, Julien est réduit en cendres. Pas de corps, pas de décès : l'état-major est formel. L'artilleur est porté disparu. La famille doit attendre durant des mois l'annonce officielle. Impossible de ne pas espérer, douter et souffrir sans répit. Marie, sa mère, courageuse agricultrice de l'Allier qui a déjà vu mourir à la bataille l'aîné de ses quatre fils, va-t-elle surmonter preuve ? Peut-elle imaginer que les deux derniers, Jean et Raymond, risquent encore leur vie ? Ceux-ci, anéantis par la mort du benjamin et par la barbarie du conflit terrestre, n'aspirent plus qu'à s'élever au-dessus de la mêlée : de son Spad, puissant chasseur français, Raymond livre alors ses plus durs combats. Il fallait le souffle romanesque d'un Pierre Miquel - sans compter une connaissance encyclopédique de la période - pour restituer Verdun vu des entrailles de la terre comme du ciel ; pour exprimer l'ivresse de ces pionniers de l'aviation militaire, risque-tout amoureux d'une machine ; pour célébrer les héros d'une guerre sans épitaphe.

 

"Les enfants de la patrie - Tome 2 : la tranchée"  Fayard

Septembre 1914 : Léon est mort au front. Il laisse une épouse, une mère, désormais seule pour diriger l'exploitation agricole de l'Allier, et trois frères frappés par l'injustice de son sort. En France, trois cent cinquante mille foyers sont déjà endeuillés. A l'arrière, on veut encore croire à une guerre éclair; on veut se fier à la belle allure des officiers qui flânent sur les boulevards et aux nouvelles rassurantes d'une presse cocardière. Au front, il a suffi d'un été pour dessiller les poilus. L'heure n'est plus à la victoire en chantant. Les classes 16 ont été levées, des jeunes de dix-neuf ans prennent les armes. Raymond, le benjamin des fils Aumoine, est du lot. À Verdun, cette forte tête se révèle un as du téléphone de campagne, indispensable pour la coordination des fronts au sol et dans les airs. Julien, l'artilleur, passe le sombre hiver. 1915 dans le Soissonnais, s'épuisant en offensives et contre-offensives. Avec ses canons, ce roi du crapouillot fait renaître l'espoir dans son unité. Jean, accablé par la disparition de Clelia, la belle aristocrate allemande qui l'aida à s'évader des prisons ennemies, se porte volontaire pour les missions d'espionnage les plus dangereuses dans les cavernes de l'Aisne. Des héros, les frères Aumoine ? Avant tout des hommes de cœur, portés naturellement à l'action d'éclat, enfants aimants d'une patrie qu'ils ne songent pas à lâcher. Héros, oui, mais semblables à tous les jeunes d'Europe qui, pris dans la tourmente, n'ont pas d'autre choix que le courage ou la mort brute au fond d'une tranchée. La tranchée ! On croyait tout savoir, on découvre ici la souffrance psychique de ces infortunés, la torture imposée continûment aux sens : vacarme des canonnades, lumières aveuglantes, paysages d'apocalypse où les membres humains pendent aux arbres déchiquetés, miasmes des milliers de corps en décomposition. C'est parce qu'il les aime, ces braves et humbles poilus, sacrifiés du champ d'honneur, que Pierre Miquel leur redonne vie. Et rompu à l'art du récit, il livre des pans secrets de cette funeste épopée - commerce de femmes, évacuation de populations indésirables, dénonciations. Sombre répétition de tragédies à venir.

 

"Les enfants de la patrie - Tome 1 : Les pantalons rouges"  Fayard

Huriel, 1er août 1914 : Léon Aumoine se marie avec Marguerite, une fille Bigouret. Ils ont vingt ans. Mais la messe est à peine finie que le tocsin résonne au loin. Le lendemain, après une nuit de noces à l'hôtel Terminus, Léon embarque à Montluçon. C'est la guerre. Marie Aumoine voit partir son fils aîné avec courage et résignation. Bientôt, elle le sait, ses trois autres fils suivront. Jean, le bachelier, rejoint le 121e. Raymond, le " mauvais garçon ", fait ses classes dans le deuxième contingent. Le plus jeune, Julien, devance l'appel. Ils ont le sentiment patriotique chevillé au cœur, et la conviction que ça ne durera pas. Quinze jours au plus. Sans le savoir ils partent pour la Grande Guerre, le premier conflit mondial de l'Histoire. En France, le plus long et le plus meurtrier. Les Aumoine sont de Villebret, dans l'Allier. Marie, qui est veuve, va devoir sauver une exploitation agricole sans soutien moral, sans bras, et même sans bétail en ces temps où les chevaux de trait sont réquisitionnés pour l'artillerie et les porcs pour la roulante des soldats. À travers cette famille de la France profonde, et cette unité de Montluçon qui voit se battre les frères Aumoine, c'est la vie quotidienne de l'été 1914 qui défile sous nos yeux. Et voici mises à nu les hantises ordinaires de ces jeunes gens hagards, épuisés au combat : la faim, la boue, l'atroce agonie des soldats transpercés par la ferraille des obus, l'impuissance des officiers mal informés, la peur impossible à tromper, l'amitié, l'héroïsme et les trahisons. L'amour, aussi. Qu'il s'agisse du furtif élan de Jean devant une gamine de Lorraine accusée d'espionnage ou de la passion qui l'unira à Clélia, belle aristocrate allemande dévouée aux combattants blessés, quel que soit leur camp. Hallucinante pour les jeunes Européens du début du siècle dernier, cette guerre ne le sera pas moins pour ceux d'aujourd'hui, évoquée par Pierre Miquel avec une puissance qui fait chavirer l'image d'Épinal dans un cauchemar presque à vif.

 

"Le gâchis des généraux. Les erreurs de commandement pendant la guerre de 14-18"  Plon

La France n'est jamais prête pour la guerre. En 1940, ce sont les avions qui manquaient, en 1914 il s'agissait des canons lourds. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir des généraux. Dans ce nouvel ouvrage qui prolonge son travail monumental sur Les Poilus (Plon), Pierre Miquel s'attache à décrire les erreurs de commandement, aux conséquences humaines souvent tragiques, commises par certains de ceux qui ont dirigé la guerre de 14. " Le défaut moyen d'un général, écrit-il, ce n'est pas qu'il pense, mais qu'il veut être le seul à le faire. " En 1940, Gamelin pense ligne Maginot ; en 1914, le même Gamelin, bras droit de Joffre, pense offensive. Résultat : 250 000 morts en deux mois. Quelles que soient ses erreurs, aucun général ne sera jugé, et pas davantage les politiques qui lui ont accordé tous pouvoirs. Néanmoins, certains de ces militaires seront limogés ou placardisés. La liste est longue : Joffre, Foch, Pétain, Mangin, Nivelle... Le livre de Pierre Miquel montre de façon saisissante que, s'il était bon de fusiller des caporaux, les généraux avaient, eux, droit à des égards, même s'ils s'étaient parfois lourdement trompés. S'appuyant sur des archives inédites et des témoignages nouveaux, cet ouvrage apporte des révélations saisissantes sur l'une des pages les moins glorieuses et les plus soigneusement occultées de la guerre de 14.