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Pierre Miquel

Bibliographie page 1

Grand spécialiste de la Grande Guerre, Pierre Miquel a écrit sur le sujet de très nombreux ouvrages. Nous vous proposons sur deux pages quelques uns de ses livres choisis parmi les plus récents.

Vous trouverez en complément un dossier sur la guerre de 14-18 : cliquez ici

Accueil Pierre Miquel Bibliographie page 1  |  Bibliographie page 2Bibliographie page 3

"1914-1918 :  Hommage aux poilus et à la France en guerre." M. Lafon

En novembre 1914, personne ne croit à une longue guerre. Les soldats appelés - plus de huit cent mille, venus de la métropole et des colonies - sont sûrs de rentrer chez eux avant Noël. Forts d'une culture de défense du territoire depuis l'invasion de 1870 par les Allemands, les Français se sont préparés à combattre. Les généraux pensent que la puissance de feu des mitrailleuses, des fusils Lebel et des canons à tir rapide freinera vite l'ennemi. Mais c'est sous-estimer la force de frappe des armées adverses... Pierre Miquel nous livre ici le récit passionné de ces quatre ans de lutte contre l'envahisseur. Derrière les dunes des Flandres, dans la glaise de Picardie, dans les forêts vosgiennes, des hommes vont organiser leur quotidien, se battre, soigner leurs blessés, compter leurs morts : un million cinq cent mille jeunes Français offerts à la patrie, tandis qu'à l'intérieur des terres on résiste, on prie, on pleure ou l'on attend. Grâce aux premières techniques de couleur du XXe siècle, découvrez plus de deux cent photographies de l'époque : uniformes, artillerie, poilus dans les tranchées, campements, bataillons, hôpitaux, vie dans les villes et villages à l'arrière... sans oublier les premiers " chevaliers du ciel " et les incroyables photos de combats.

 

"La poudrière d'Orient - Tome 4 : Le beau Danube bleu"  Fayard

Janvier 1918. Trois ans déjà que deux cent mille poilus s'enlisent en Orient. Trois ans que le zouave Edmond Vigouroux, l'artilleur Émile Duguet, et Paul Raynal, l'homme des missions spéciales, s'épuisent en vaines escarmouches contre des ennemis fantômes. À quoi bon ces souffrances, quand les alliés tirent à hue et à dia : les Serbes se perdent en arguties nationalistes, les Russes pactisent avec l'ennemi, les Grecs trahissent leurs amis, les Américains ne songent qu'à s'ouvrir la voie vers la manne pétrolière, la perfide Albion mène en douce une politique de main mise sur le Proche-Orient. Chacun faisant cavalier seul, c'est une guerre des nerfs que se livrent les services de renseignements. Lucia Benedetti, la sublime espionne, en fera les frais ! Des ambassades d'Istanbul aux couvents de Beyrouth, de Tel Aviv aux palaces de Nice, elle sert les intérêts

 

"La bataille de la Marne"  Lib. Académique Perrin

La Marne est à la France ce que la bataille d'Angleterre sera pour les Anglais en 1940 : une bataille d'arrêt où s'engagent toutes les forces d'une nation contre l'invasion. C'est pourquoi on parle du miracle de la Marne. Fin août 1914, la France est envahie, les soldats de Joffre font retraite depuis quinze jours, le gouvernement est parti à Bordeaux, trois armées allemandes marchent sur Paris. La guerre est perdue. Et c'est le miracle. Sur 245 kilomètres, de Meaux à Verdun, la résistance s'organise. Les civils aident les soldats, les soignent, les enterrent, renseignent, nourrissent, cachent. Cinq journées atroces, durant lesquelles les pantalons rouges prennent leur revanche, et gagnent. Le miracle, c'est leur courage et celui des populations. Les poilus de la Marne ont sauvé le pays. Ils ne savent pas qu'ils en ont encore pour quatre ans

 

"La poudrière d'Orient - Tome 3 : Le guêpier macédonien" Fayard

Janvier 1917. Les ordres de Paris sont formels : il faut tenir le front de Salonique, résister. Que la péninsule des Balkans tombe aux mains de l'ennemi, c'en est fini de la route maritime vers Alexandrie, Suez et les Indes. Un enjeu primordial pour les stratèges, une aberration pour les poilus d'Orient, toujours sur la brèche, privés de courrier, de perm's, harassés par de vaines escarmouches et par les maladies, harcelés par des Turcs et des Bulgares jusqu'au-boutistes. En mer, les Allemands se font plus menaçants. Au débouché de l'Adriatique, un sous-marin attaque les renforts alliés en route pour Salonique. Les bleus se noient par dizaines, avant même d'avoir pu combattre. Rescapée du naufrage, infirmière aussi belle qu'héroïque, Carla survit pour l'amour de Paul Raynal, le soldat du génie qui occupe ses pensées et qui l'attend là-bas. Mais la guerre n'a que faire des sentiments. A Monastir, les jeunes gens se manquent de peu. Paul a dû partir pour le mont Athos, un repaire de royalistes grecs. Aux abords du pic vertigineux, ces derniers continuent à faire parler la poudre et à ravitailler secrètement les Allemands. À peine sa mission accomplie, Paul est envoyé en Macédoine, l'un des secteurs les plus exposés, où il retrouve ses premiers compagnons d'armes. Trois années de guerre ont mûri ces hommes de bonne volonté, ces enfants soldats passés du village natal à l'enfer des combats, de la douce France à la Mère patrie : Paul Raynal le natif du Quercy, Vigouroux le zouave de Limoux, Duguet l'artilleur niçois - mais aussi Leleu le Dunkerquois, les nord-africains Rosario et Ben Soussan, Mikaël l'andartès, Robert Soulé le mennonite de Belfort, et André Schuster le bûcheron d'Orbey. Tous ces braves savent désormais qu'ils sont liés à ces heures de gloire et de sang : la bataille de Larissa et la reddition des armées royalistes, la destitution du roi Constantin pour germanophilie et son départ en exil sur son yacht, l'incendie meurtrier du quartier juif de Salonique, les mutineries des soldats russes gagnés par les idées révolutionnaires, les raids de la Main Noire. L'Histoire se lait sous leurs yeux et c'est eux qui la font bon gré mal gré. L'Histoire on s'en souvient, les hommes on les oublie...

 

"Le débarquement en Provence"  Cherche-Midi

Le 15 août 1944, une armada alliée mobilisant plus de moyens en hommes et en matériel que pour le débarquement en Normandie, surgit au large des côtes de Provence. Elle comprend notamment 5 cuirassés, 10 porte-avions, 25 croiseurs, 109 torpilleurs et escorteurs, près de 2000 avions de bombardement et de chasse, dont 200 embarqués. Plus de 300 000 combattants investissent les plages. Dans les heures précédentes, le mur menaçant de barbelés, de mines, d'ouvrages bétonnés, d'artillerie lourde a été entamé par des bombardements intensifs, mais reste redoutable. En profondeur, dans les montagnes de l'arrière-pays provençal, 10 000 parachutistes ont été largués. Ils s'apprêtent à bloquer les renforts allemands. L'armée française est de retour en métropole, elle représente près de 65 % des troupes avec deux divisions blindées et cinq divisions d'infanterie. Elle attaque en prenant des risques insensés, dans des sites impraticables. Hitler dira de cet événement : " C'est le jour plus sombre de ma vie. " Au prix de difficultés inouïes, la ville de Toulon est encerclée à partir du 18 août, puis la manœuvre vers Marseille commence le 20 août. Ces deux grands ports vont permettre de faire transiter beaucoup plus de fret que les ports artificiels de Normandie, puis décider de la victoire à l'Ouest. Dès le 25 août, plus de 500 000 hommes sont à pied d'œuvre pour remonter vers le nord, par la vallée du Rhône. Un mois plus tard, en Bourgogne, ils vont effectuer leur jonction avec les troupes débarquées en Normandie.

 

"La poudrière d'Orient - Tome 2 : Le vent mauvais de Salonique"  Fayard

31 décembre 1915 : l'expédition navale franco-britannique des Dardanelles vient de s'achever dans le sang. Du pont de l'ancien paquebot Algérie, les " dardas " rescapés de l'enfer découvrent Salonique l'enchanteresse où résonne l'appel du muezzin. Ils croient enfin toucher des rives amies, mais sitôt débarqués, ils sont affamés, humiliés, captifs d'un camp insalubre, cernés de barbelés et d'espions. Le roi des Grecs, Constantin, affiche son amitié pour les Allemands et sa neutralité n'est qu'une façade. Dans l'ombre, le baron prussien Schenk tient la presse, manipule et soudoie la population. Le général Sarrail a beau se battre sur tous les fronts, diplomatique et militaire, il est impuissant, pris en tenailles entre les Grecs et les Bulgares. Quant aux Anglais ils se drapent dans la politique du wait and see. Qui paie le cynisme des hauts stratèges si ce n'est les braves poilus ? Paul Raynal, l'esprit plein des atrocités auxquelles il vient d'échapper, survit au nom d'un seul espoir : retrouver son unique amour, l'infirmière Carla, rencontrée sur le port de Marseille aux premiers jours de son enrôlement. Le niçois Emile Duguet exécute les ordres de Sarrail ; il infiltre au péril de sa vie les services de renseignements ennemis. Chargé de nettoyer la région de ses comitadji, terroristes à la solde des Bulgares, le zouave Vigouroux parcourt les montagnes, accompagné d'Alexandra, la jeune institutrice grecque dont il est follement épris, une idéaliste engagée dans le combat démocratique. Vigouroux ignore que cette combattante intrépide n'est autre que la fille de Metaxas - général des armées grecques -, en rébellion contre son germanophile de père. Dans la plaine, on se bat au corps à corps ; insolations, typhus, moustiques vénéneux ravagent les troupes plus rapidement que les combats eux-mêmes. Et des ruelles de Salonique aux lambris des salons de Sofia, des femmes de plein vent aux bras délicats de Lucia, la belle espionne, les soldats sillonnent cette poudrière où le nationalisme finit par aveugler chacun. Guerre absurde et mirages, ainsi va l'Histoire dans ces Balkans pas près d'être unifiés. Ainsi va l'amour dans cet Orient tragique où chaque jour est le jour le plus long. Après le succès des Enfants de la Patrie, suite romanesque parue chez Fayard en 2002, Pierre Miquel retrace pour la première fois, avec sa passion coutumière et sa culture infaillible, l'histoire des poilus d'Orient, poursuivant une œuvre jamais égalée sur la guerre de 14-18.