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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Auteurs ayant été sur notre stand :
Évelyne
Bloch-Dano | Janine
Boissard | Gilles
Bornais | Pierre
Charras | Jean Cuisenier | Olivier
Descosse | Jacques
Gimard | Jeanine Huas | Philippe
Jaenada | Eduardo Manet | Hubert
Michel | Isabelle
Minière | Pierre
Miquel | Agnès Pierron | Jean-Claude Rogliano | Dominique
Sampiero | Jacques Séréna | Georges Siffredi | Yvon
Toussaint | Anne Vallaeys | Bernard
Violet
Philippe Jaenada

Philippe Jaenada est déjà
venu sur notre stand à la Fête du Livre de Toulon 2002.
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"Vie et mort de la jeune fille
blonde" Grasset |
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"
Je suis un célibataire d'une quarantaine d'années. J'ai une vie
confortable et facile, je fais ce que je veux, j'ai des amis et de
l'argent, pourtant quelque chose cloche. Je me sens un peu perdu (malaise,
cafard et amertume grognent dans l'ombre). Lors d'un dîner, le maître de
maison évoque les problèmes de sa fille (que je ne connais pas), qui a
trois ans de moins que moi, qui est droguée, malade, prostituée,
hargneuse et désespérée. Je comprends, quand il ressuscite un lointain
souvenir de vacances, que c'est sans doute la gamine délurée avec qui
j'ai passé un après-midi dans un champ, à Carcans-Maubuisson, quand
j'avais seize ans et elle treize : la petite blonde qui m'a montré tout
ce qu'il y avait d'agréable, de troublant, de beau et de misérable dans
le sexe. Maintenant, il faut que je la revoie, sans arrière-pensée
sentimentale ni sexuelle, juste pour concrétiser cette présence, encore,
de ma jeunesse - et continuer avec. "
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"Le cosmonaute" Grasset |
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"
J'ai rencontré Pimprenelle vers la fin du XXe siècle... La femme la plus
légère de la création, la plus seule, portée par la grâce, la plus
instable, la plus étrange, la plus candide et la plus cinglante, la plus
bizarrement habillée, une fille irrésistible avec des yeux gris et des
cheveux fins. " Et si la première impression n'était pas la bonne ?
Que se passe-t-il quand on s'endort près d'un ange de douceur et qu'on s'éveille
dans les bras d'une névrosée, maniaque et misanthrope ? Qu'est-ce qu'une
vie réduite aux mètres carrés d'un appartement parisien, à la violence
domestique, à la jalousie morbide ? Et la liberté, serait-ce alors de
partir, seul dans l'espace, sans attaches dans la ville, tel un cosmonaute
? Dès son premier livre, Le Chameau sauvage, il y a eu un style Jaenada :
la douleur et le rire, la comédie et la tragédie, l'autodérision et la
tendresse lucide. |
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"Le chameau sauvage" Julliard |
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"
Un jour, ce n'est rien mais je le raconte tout de même, un jour d'hiver
je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bains, un
appareil à résistances fixé au-dessus de la porte. Je ne sais pas ce
qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces
magiciens de la vie pour qui tout est facile. Il faut dire que jamais
encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, ni dettes
faramineuses, ni chagrins d'amour, ni maladies graves, ni problèmes
d'honneur avec la pègre, ni pannes de radiateurs, rien, peut-être un
ongle cassé - alors naturellement, j'étais naïf. |
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"La grande à bouche molle" Julliard |
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Je
m'appelle Philippe Jaenada, je suis né dans les Yvelines, je vis depuis
quelques années à Paris avec ma fiancée la belle Anne-Catherine, j'aime
les bars, les livres, les gens et les courses de chevaux, j'ai du mal à
dormir, je fume beaucoup, ; je trouve que je grossis trop ces temps-ci,
j'ai trente-cinq ans et je travaille dans une agence de détectives. Mais
je vais peut-être me mettre à mon compte. [...] J'ai mes avantages et
mes inconvénients, je peux tenter le coup et me confronter aux privés. Même
s'il faut reconnaître que l'aventure palpitante, épouvantable et profondément
désespérante qui m'est arrivée le printemps dernier ne m'incite pas réellement,
en fin de compte, à me mettre au mien. De compte. Car il est temps
d'avouer, avant de donner de faux espoirs, que ça ne s'est pas très bien
passé. |
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"Nefertiti dans un champ de canne à
sucre" Julliard |
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"
Pourquoi, après avoir croisé tant de filles aux attitudes si différentes,
approché tant de filles aux comportements si variés, pourquoi, lorsque
je me suis assis au Saxo Bar, un dimanche à la fin du mois de juin et que
j'ai vu celle-ci qui lisait un roman de Bukowski devant un café, un verre
d'eau et son paquet de Gitanes Filtre, serrée dans un anorak bleu marine
et rouge aux manches trop courtes, un petit chapeau de maçon enfoncé sur
la tête, lorsque j'ai aperçu cette fille bizarre à l'air si réservé,
si lointain, pourquoi suis-je tombé assis sur une banquette, la bouche
ouverte ? Il n'y a pas de raison à cela. " |

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