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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Auteurs ayant été sur notre stand :
Évelyne
Bloch-Dano | Janine
Boissard | Gilles
Bornais | Pierre
Charras | Jean Cuisenier | Olivier
Descosse | Jacques
Gimard | Jeanine Huas | Philippe
Jaenada |
Eduardo Manet | Hubert
Michel | Isabelle
Minière | Pierre
Miquel | Agnès Pierron | Jean-Claude Rogliano | Dominique
Sampiero | Jacques Séréna | Georges Siffredi | Yvon
Toussaint | Anne Vallaeys | Bernard
Violet
Pierre Charras
Comédien et traducteur

Pierre Charras, né à Saint-Étienne (Loire) en 1945, a publié son premier
roman en 1982. En vingt ans et une dizaine de livres, il a réussi à se décharger
de nombre de ses soucis dans ses textes et il vit désormais très heureux à
Paris.
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"Francis Bacon, le ring de la douleur"
Le Dilettante |
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"
On a honte de ses douleurs, on les cache, on les enterre, on les séquestre
dans les placards. Et voici que quelqu'un exhibe les siennes et vient dire
que tous les hommes en sont là, que, tous, ils mangent, dorment, aiment
parfois pour quelque temps, avec le grand sérieux des animaux, sous le
ciel plein d'étoiles et vide de Dieu. Et il dit cela à travers des
images éblouissantes. Parce que, oui, Francis n'a pas beaucoup regardé
de peinture dans sa vie, il n'y connaît rien, vraiment, rien de rien,
mais là, bien sûr, il a tout de suite senti qu'il se trouvait en pleine
beauté. " |
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"Dix-neuf secondes" Mercure de France |
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19
secondes, 18 secondes, 17 secondes : un compte à rebours énigmatique
accompagne la course du train. 12 secondes, 11 secondes : la tension croît,
palpable, laissant planer l'imminence d'un drame. Que va-t-il se passer
dans cette rame du RER nommé " Zeus "? Vers quel destin inconnu
emporte-t-elle ses voyageurs ? |
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"Comédien" Mercure de France |
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-
Accepteriez-vous de jouer Tartuffe ? La conscience de Romain avait aussitôt
été secouée par une bourrasque. Des images s'étaient abattues sur lui,
en désordre. Parmi elles, il avait reconnu le moment de la proclamation
des résultats du concours de sortie du Conservatoire, et aussi le visage
ravi de son père. De son père qu'il n'avait jamais, du moins dans son
souvenir, vu joyeux. Il en avait même oublié l'éminent personnage en
face duquel il venait de s'asseoir. Celui-ci, dans l'attitude pateline et
repue des tyrans enfin couronnés, avait croisé les doigts sur le bois
rouge de son bureau. On l'aurait dit inoffensif et bienveillant, mais
derrière le bouclier de son sourire il tenait des poignards. |
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"Juste avant la nuit" Folio
/ Mercure de France |
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" Je n'avais jamais supposé,
avant toi, que le plaisir pouvait être une mer immense. Je m'étais
toujours contenté, jusque-là, de caboter au plus près, au risque
parfois de m'enliser, sans même oser tourner les yeux vers un
inconcevable horizon. Pendant ces quelques heures, sans le vouloir peut-être,
tu m'as entraîné au large, sur les hauts-fonds, dans les grands vents,
les tempêtes, et lorsqu'enfin nous nous sommes coulés dans ce silence
stupéfait, seulement liés par nos sueurs, j'ai reconnu l'île
introuvable où je venais d'accoster. "
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"La crise de foi(e)" Arléa |
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Je
me souviens que nous marchions lentement parce que je mangeais mon pain
avec une pierre de sucre, puisque je ne supportais plus le chocolat, et
que c'est moins bien que le chocolat, avec le pain, le sucre. Comme nous
passions devant le magasin de jouets où j'avais vu les bateaux, une dame
est sortie de la boutique avec un paquet sous le bras, enveloppé dans du
papier cadeau. C'était le même que celui de mon bateau, que celui de Noël,
que celui du père Noël. C'était fini. Le doute était là, qui s'est
changé en certitude le lendemain, dans la cour de l'école. |
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"Marthe jusqu'au soir" Folio |
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Où
allez-vous si vite ? Ne me faites pas croire que vous éprouvez
l'impatience de la jeune épousée. Vous savez, nous avons tout le temps.
Et je veux voir. Je veux avoir l'agrément de vous regarder. En détail.
Je veux être juste derrière vous. Derrière les tendons de vos chevilles
qui jouent à chaque pas. Et les muscles du mollet qui s'arrondissent. Et
le creux de vos genoux, tendres comme des aisselles. Je veux imaginer vos
cuisses sous le vêtement. Toucher tout cela avec les yeux et rêver du
moment si proche et si lointain où j'y porterai la main. |
"Mémoires d'un ange" Mercure de France
"On était heureux les dimanches" Mercure de
France
"Chez Louise" Mercure de France
"Le sang de la Commune" Futuropolis

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