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Dernière modif. : 04/03/2012
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FETE DU LIVRE 2011
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La Fête du Livre 2011
aura lieu
Place d'Armes - Toulon
18, 19 et 20 novembre 2011
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Liste des auteurs attendus sur notre
stand du 18 au 20 novembre (Cette
liste sera mise à jour régulièrement)
PAGE
D'ACCUEIL - Siham ABDELLAOUI
- Moussa AG ASSARID -
Olympia
ALBERTI - Kebir AMMI -
Marie-Laure ANDRE - François BEAUNE - Anouar BENMALEK -
André CHAGNON - Madeleine CHAPSAL
- Jacques DENIS - Michel
DEON -
Danielle DIGNE - David FOENKINOS -
René FREGNI
- Patrick GOUJON -
Alain JAUBERT
- Alexis JENNI -
Jean-François
KAHN - Sébastien MARNIER - Evelyn MESQUIDA
- Mohamed NEDALI -
Mikaël
OLLIVIER - Jean-Pierre PAUMIER -
Natacha POLONY - Gisèle SANS -
Boualem SANSAL - Morgan SPORTES
- Valère STARASELSKI -
Dimitris STEFANAKIS
- Andrée TERLIZZI -
Alberto TOSCANO
Boualem
SANSAL
sera présent
Vendredi
matin - Vendredi Après-midi -
Samedi matin - Samedi après-midi - Dimanche
matin - Dimanche après-midi
Il
a fait des études d'ingénieur et un doctorat en économie. Il était haut
fonctionnaire au ministère de l'Industrie algérien jusqu'à 2003. Il a été
limogé en raison de ses écrits et de ses prises de position. Le serment
des barbares, son premier roman, a reçu le prix du Premier Roman, et le
prix Tropiques 1999. Le village de l'Allemand a été récompensé par le
Grand Prix RTL-Lire 2008 et le Grand Prix SGDL du roman.
BIBLIOGRAPHIE
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Boualem Sansal : "Rue Darwin"
Gallimard |
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Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide
de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt à Alger, où il a vécu
son adolescence.
« Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est
venu. Son passé est dominé par la figure de Lalla Sadia, dite Djéda,
sa toute-puissante grand-mère adoptive, qui a fait fortune installée
dans son fief villageois, fortune dont le point de départ fut le
florissant bordel jouxtant la maison familiale. Né en 1949, Yazid a été
aussitôt enlevé à sa mère prostituée, elle-même expédiée à
Alger.
Il passe une enfance radieuse au village, dans ce phalanstère
grouillant d’enfants. Mais quand il atteint ses huit ans, sa mère
parvient à l’arracher à l’emprise de la grand-mère maquerelle.
C’est ainsi qu’il débarque rue Darwin, dans une famille inconnue.
Il fait la connaissance de sa petite soeur Souad. D’autres frères et
soeurs vont arriver par la suite, qui connaîtront des destins très
divers. La guerre d’indépendance arrive, et à Alger le jeune Yazid y
participe comme tant d’autres gosses, notamment en portant des
messages. |
C’est une période tourmentée et indéchiffrable,
qui va conduire ses frères et soeurs à émigrer. Ils ne pourront plus
rentrer en Algérie (les garçons parce qu’ils n’ont pas fait leur
service militaire, les filles parce qu’elles ont fait leurs études
aux frais de l’État algérien). Le roman raconte la diaspora
familiale, mais aussi l’histoire bouleversante de Daoud, un enfant de
la grande maison, le préféré de Djéda, dont Yazid retrouve un jour
la trace à Paris.
Encore une fois, Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur
expliquant la difficulté d’avoir deux mères : c’est le cas de
Yazid, mais aussi celui de tous les Algériens… Il décrit la
corruption, le « grouillement de la misère », l’absence de
perspectives, la tristesse générale, l’ennui… Rue Darwin est le récit
d’une inguérissable douleur identitaire, génératrice d’un chaos
politique et social. |
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Boualem Sansal : "Le village de
l'Allemand" Folio |
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Quand en 1994 le GIA massacre une partie de la population du village
d'Aïn Deb, près de Sétif, les frères Schiller perdent leurs
parents.
Mais leur deuil va se doubler d'une autre épreuve : la révélation
de qui fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre
prestigieux de moudjahid... Basé sur une histoire authentique, ce
roman relie trois épisodes dissemblables et pourtant proches : la
Shoah ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation
des banlieues françaises, de plus en plus délaissées par la République.
" A ce train, dit un personnage, la cité sera bientôt une république
islamique parfaitement constituée.
Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez la contenir
dans ses frontières actuelles. " Sur un sujet aussi délicat,
Sansal nous offre une réflexion d'une grande profondeur et d'une
sincérité bouleversante.
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Boualem Sansal : "Poste Restante :
Alger" Folio |
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" En France, où vivent beaucoup de nos compatriotes,
les uns physiquement, les autres par le truchement de la parabole, rien
ne va et tout le monde le crie à longueur de journée, à la face du
monde, à commencer par la télé.
Dieu, quelle misère ! Les banlieues retournées, les bagnoles incendiées,
le chômage endémique, le racisme comme au bon vieux temps, le froid
sibérien, les sans-abri, l'ETA, le FLNC, les islamistes, les
inondations, l'article 4 et ses dégâts collatéraux, les réseaux pédophiles,
le gouffre de la sécurité sociale, la dette publique, les délocalisations,
les grèves à répétition, le tsunami des clandestins...
Mon Dieu, mais dans quel pays vivent-ils, ces pauvres Français ? Un
pays en guerre civile, une dictature obscure, une République bananière
ou préislamique ?. À leur place, j'émigrerais en Algérie, il y fait
chaud, on rase gratis et on a des lunettes pour non-voyants " |
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Boualem Sansal : "Harraga" Folio |
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Une maison que le temps ronge comme à regret.
Des fantômes et de vieux souvenirs que l'on voit apparaître et
disparaître. Une ville erratique qui se déglingue par ennui, par
laisser-aller, par peur de la vie. Un quartier, Rampe Valée, qui
semble ne plus avoir de raison d'être. Et partout dans les rues
houleuses d'Alger des islamistes, des gouvernants prêts à tout, et
des lâches qui les soutiennent au péril de leur âme. Des hommes
surtout, les femmes n'ayant pas le droit d'avoir de sentiment ni de
se promener.
Des jeunes, absents jusqu'à l'insolence, qui rêvent, dos aux murs,
de la Terre promise. C'est l'univers excessif et affreusement banal
dans lequel vit Lamia, avec pour quotidien solitude et folie douce.
Mais voilà qu'une jeune écervelée, arrivée d'un autre monde,
vient frapper à sa porte. Elle dit s'appeler Chérifa, s'installe,
sème la pagaille et bon gré mal gré va lui donner à penser, à
se rebeller, à aimer, à croire en cette vie que Lamia avait fini
par oublier et haïr.
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Boualem Sansal : "Dis-moi le Paradis"
Gallimard |
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Au Bar des Amis, sur les hauteurs de Bab el-Oued, on discute
beaucoup.
On y refait le monde en général, et l'Algérie en particulier. Le
patron, Ammi Salah, ancien fellagha revenu de tout, accepte que son
établissement se transforme chaque jour en agora tapageuse. Chacun
a son histoire à raconter, sa vision de l'avenir ou du passé à
faire valoir ou à inventer. De ces tonitruantes controverses émerge
plus particulièrement l'histoire de Tarik, l'un des habitués, médecin
dans un hôpital d'Alger.
Tarik raconte comment il a récemment traversé l'Algérie en
compagnie de deux de ses cousines, revenues de l'étranger pour
aller voir leur mère mourante dans le sud du pays. Un personnage
mystérieux incarne le désarroi du peuple algérien : c'est un
enfant mutique recueilli en route par Tarik, qui garde les yeux
grands ouverts sur un passé indicible. Le voyage permet à Tarik de
dresser un inventaire de l'Algérie contemporaine, entre farce et
cauchemar, et son récit autorise les ivrognes volubiles du Bar des
Amis à déployer leurs précieux commentaires.
On retrouve ici la verve rabelaisienne de Boualem Sansal, ses
critiques cinglantes ou cocasses, son exceptionnelle vitalité littéraire.
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Boualem Sansal : "L'enfant fou de l'arbre
creux" Gallimard |
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Dans le sinistre bagne de Lambèse, en Algérie, de nos jours, deux
détenus condamnés à mort dialoguent : un Français, Pierre
Chaumet, et un Algérien, Farid. Pierre est né en 1957, à Vialar
(aujourd'hui Tissemsilt).
Revenu clandestinement en Algérie afin de retrouver sa mère, qui
l'a abandonné à sa naissance, il a découvert un pays qui n'en
finit pas de vivre avec des fantômes. Il a découvert, surtout, des
vérités dangereuses sur certains aspects de la guerre d'indépendance.
Farid, lui, a participé aux atrocités commises par les islamistes
ou par ceux qui les ont cyniquement utilisés. Pendant que Pierre et
Farid discutent de la vie et de l'Algérie, une commission
internationale des droits de l'homme s'apprête à visiter le pénitencier.
L'administration de Lambèse est sur les dents... On retrouve ici la
verve rabelaisienne, l'humour féroce, les morceaux de bravoure
hilarants et caustiques qui faisaient le prix du Serment des
barbares. A la fois réquisitoire et satire, le roman étonne et réjouit
par sa truculence et sa profondeur, loin des clichés larmoyants et
des plaidoyers emphatiques sur les droits de l'homme et l'Algérie
contemporaine.
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Boualem Sansal : "Le serment des
barbares" Gallimard |
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" Tout est douteux à Rouiba, son opulence autant que sa prétention
d'être le poumon économique de la capitale.
L'agriculture est un vice qui n'a plus de troupes. L'industrie
bricole dans le vacarme et la gabegie. Les rapports d'experts le
proclament ; mais qui les lit ? Le commerce est mort de mort
violente, les mercantis lui ont ôté jusqu'à la patente. A ceux
qui s'en inquiètent, des nostalgiques de la mamelle socialiste ou
des sans-le-sou, les bazaris jurent que c'est l'économie de marché
et que ça a du bon.
Leurs complices du gouvernement, qui ont fini de chanter la
dictature du prolétariat, apportent de l'eau à leur moulin en
discourant jusqu'à se ruiner le gosier. Et si le Coran, le règlement
et la pommade sont de la conversation, ce n'est pour ces camelotiers
ruisselant de bagou qu'artifices pour emmancher le pigeon et boire
son jus. Soyons justes, on ne saurait être commerçant florissant
et se tenir éloigné de l'infamie ; l'environnement est mafieux, le
mal contagieux ; un saint troquerait son auréole pour un étal
[...] Les rapports avaient prévu la dérive ; mais qui les a lus ?
Ainsi était Rouiba ; il y a peu. " Une épopée rabelaisienne
dans l'Algérie d'aujourd'hui.
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D'autres ouvrages sont épuisés.

Page à jour en oct. 2011 |