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Dernière modif. : 04/03/2012

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FETE DU LIVRE 2011

La Fête du Livre 2011
aura lieu
Place d'Armes - Toulon

18, 19 et 20 novembre 2011

 


   


Liste des auteurs attendus sur notre stand du 18 au 20 novembre (Cette liste sera mise à jour régulièrement)  

PAGE D'ACCUEIL   -  Siham ABDELLAOUI   -   Moussa AG ASSARID   -   Olympia ALBERTI   -   Kebir AMMI   -   Marie-Laure ANDRE   -   François BEAUNE   -   Anouar BENMALEK   -   André CHAGNON   -   Madeleine CHAPSAL -   Jacques DENIS   -   Michel DEON      -   Danielle DIGNE   -   David FOENKINOS   -   René FREGNI   -   Patrick GOUJON   -   Alain JAUBERT   -   Alexis JENNI   -   Jean-François KAHN   -   Sébastien MARNIER   -   Evelyn MESQUIDA   -   Mohamed NEDALI   -   Mikaël OLLIVIER   -   Jean-Pierre PAUMIER   -   Natacha POLONY   -   Gisèle SANS   -   Boualem SANSAL   -   Morgan SPORTES   -   Valère STARASELSKI   -   Dimitris STEFANAKIS   -   Andrée TERLIZZI   -   Alberto TOSCANO

Natacha POLONY

sera présente

Vendredi matin - Vendredi Après-midi - Samedi matin - Samedi après-midi - Dimanche matin - Dimanche après-midi

Née en 1975, Natacha Polony est journaliste au Figaro.
Agrégée de lettres et ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris,

BIBLIOGRAPHIE

Natacha Polony : "Le pire est de plus en plus sûr"  Mille et Une Nuits

« Septembre 2020 : Hugo entre en 6ème.
Il vient de fêter ses onze ans, mais il n’y a là rien d’impressionnant. Pas de passage de l’école primaire au collège, pas de multiplication des professeurs en fonction des matières. En fait, l’école a tant changé que son organisation n’a plus rien à voir avec ce qu’a pu connaître Victor, son frère aîné, qui vient d’obtenir le baccalauréat sur la base du contrôle continu. Encore moins avec ce qu’ont connu ses parents, qui ont fréquenté le collège entre 1985 et 1989.
D’ailleurs, eux sont un peu perdus : l’école du « socle commun » commence désormais à cinq ans et se poursuit jusqu’à seize ans dans la même structure. La seule chose que savent ces parents inquiets, c’est qu’il faut s’y prendre très tôt pour inscrire son enfant dans les meilleures écoles, tant les différences entre établissements sont désormais un fait acquis. Plus question de laisser son enfant dans l’école du quartier sous prétexte que c’est plus pratique.
La réussite se prépare tôt. Mais elle coûte cher… »     Fiction provocante ? Non. La logique des réformes, anciennes et récentes, travaille déjà à la reconfiguration de l’institution scolaire, mais qui veut l’admettre ? C’est par ce récit d’anticipation fondé sur les réformes en cours et les programmes politiques des différents partis que Natacha Polony nous ouvre les yeux. 
Le pire est de plus en plus sûr, nous sommes déjà dans l’école d’après l’école de la République, celle des gestionnaires qui méprisent l’enseignement.
Les vieilles querelles françaises sur les méthodes et les programmes sont désormais caduques, remplacées par une vulgate internationale préoccupée de performance immédiate et peu soucieuse des risques de délitement de la Nation. Il est encore temps de prendre conscience de la grande transformation en cours et de mettre en place des contre-feux.      Née en 1975, Natacha Polony est journaliste au Figaro.
Agrégée de lettres et ancienne élève de l’Institut d’études politiques de Paris, elle est l’auteur de Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et L’Homme est l’avenir de la femme (Lattès, 2008). Elle tient un blog très consulté : « Eloge de la transmission ».

 

Natacha Polony : "L'Homme est l'avenir de la femme"   J.C. Lattès

Depuis la parution du Deuxième Sexe et les années de militantisme flamboyant qui suivirent, l'image de la femme oscille aujourd'hui entre la victime forcément innocente et la figure héroïque prête à renouveler la politique, l'entreprise, et l'humanité dans son ensemble.
Que s'est-il donc passé ? Notre époque peine à penser conjointement l'égalité et la différence. La démocratie, qui établit l'égalité tout en favorisant les revendications identitaires, complique les rapports hommes-femmes, et ignore la possibilité de jouer la différence sur le mode du plaisir et du jeu. D'autant que les évolutions de la science d'un côté, du capitalisme de l'autre ont radicalement modifié la donne : les femmes, autrefois victimes de leur corps, maîtrisent à présent la procréation et se retrouvent parallèlement enfermées au sein d'un système de maternage commercial.
À l'ancienne morale contraignante s'est substituée une vulgate psy qui ne l'est pas moins, et l'émancipation rêvée s'est abîmée en injonction d'être une mère parfaite et en liberté de consommer sans fin... 
Il est urgent de renouer avec la tradition française unique des rapports entre hommes et femmes pacifiés et complémentaires, humanistes en somme - c'est-à-dire fondés sur une haute idée de l'humanité et de son destin.
C'est ce à quoi nous invite ce livre, état des lieux iconoclaste et lucide, plaidoyer pour un féminisme humaniste.

 

Natacha Polony : "M. (Mme) le Président, si vous osiez... 15 mesures pour sauver l'école" Mille et Une Nuits

" Toutes les familles partagent une vive inquiétude pour l'avenir de leurs enfants : l'école ne remplit plus sa mission d'enseignement, elle produit même une forme d'ignorance.
Les parents ne sont pas dupes. Désormais, leur confiance en l' "organe de la République" est entamée. Depuis plus d'une dizaine d'années, le diagnostic des graves échecs de l'école a été posé, notamment par des enseignants dissidents de l'Education nationale. Depuis trop longtemps, rien n'a été entrepris qui soit venu freiner la dégradation. M(me) le Président, vous qui arrivez à l'Elysée dans l'euphorie d'une nouvelle mandature, ne gâchez pas la chance qui nous est offerte à tous.
Parez au plus pressé, remédiez à la situation qui affecte et préoccupe l'ensemble des Français, osez prendre une série de mesures pour l'école. Il est temps, non pas de concocter un énième programme, mais de définir le sens de la remise en marche de l'institution scolaire. Vous savez bien que vous ne pouvez, comme vos prédécesseurs, laisser passer cet "état de grâce" qui vous donne la légitimité d'agir.
Vous ne pouvez trahir les aspirations des Français. La France, son peuple, l'Histoire ne vous le pardonneraient pas. " N.P.

 

Natacha Polony : "Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle" J.C. Lattès

Nous subissons aujourd'hui une fracture grandissante, encore peu visible mais très profonde : alors que l'époque vénère la jeunesse et ses " valeurs ", toute une frange de la population pressent, sans oser le formuler, que les jeunes souffrent de lacunes graves.
Nous avons dilapidé l'héritage et refusé de transmettre les œuvres, les récits, les valeurs et les codes qui faisaient la civilisation. Et nous avons inventé la génération culturellement spontanée. Beaucoup de parents et de professeurs constatent déjà les dégâts sans oser en faire état. Mais l'école, dernier lieu de transmission dans nos sociétés modernes, n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est la France qui disparaît dans les limbes : la langue, la logique, les références culturelles sont atteintes, au nom d'une idéologie qui dépasse largement le clivage gauche-droite et sa déclinaison en traditionalistes et modernistes.
A l'heure qu'il est, les classes moyennes et les élites proclamées sont touchées par cette déculturation. Cette fracture fragilise d'abord le tissu économique : celui qui ne sait ni qui il est ni d'où il vient ne va nulle part, et ne produit rien. 
Dans une société qui cultive la haine du passé, qu'advient-il de la " culture commune " ? Par idéologie, par indifférence et par soumission au cours des choses, nous mettons l'avenir en danger.

 

 

 

Page à jour en oct. 2011