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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 04/03/2012

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FETE DU LIVRE 2011

La Fête du Livre 2011
aura lieu
Place d'Armes - Toulon

18, 19 et 20 novembre 2011

 


   


Liste des auteurs attendus sur notre stand du 18 au 20 novembre (Cette liste sera mise à jour régulièrement)  

PAGE D'ACCUEIL   -  Siham ABDELLAOUI   -   Moussa AG ASSARID   -   Olympia ALBERTI   -   Kebir AMMI   -   Marie-Laure ANDRE   -   François BEAUNE   -   Anouar BENMALEK   -   André CHAGNON   -   Madeleine CHAPSAL -   Jacques DENIS   -   Michel DEON      -   Danielle DIGNE   -   David FOENKINOS   -   René FREGNI   -   Patrick GOUJON   -   Alain JAUBERT   -   Alexis JENNI   -   Jean-François KAHN   -   Sébastien MARNIER   -   Evelyn MESQUIDA   -   Mohamed NEDALI   -   Mikaël OLLIVIER   -   Jean-Pierre PAUMIER   -   Natacha POLONY   -   Gisèle SANS   -   Boualem SANSAL   -   Morgan SPORTES   -   Valère STARASELSKI   -   Dimitris STEFANAKIS   -   Andrée TERLIZZI   -   Alberto TOSCANO

Siham ABDELLAOUI

sera présente

Vendredi matin - Vendredi Après-midi - Samedi matin - Samedi après-midi - Dimanche matin - Dimanche après-midi

BIBLIOGRAPHIE

Siham Abdellaoui : "Le bonheur se cache quelque part"   Editions du Fennec

Ce recueil est composé de seize nouvelles. Hormis quatre d’entre elles, qui mettent en lumière des tierces personnes, les dix autres parlent d’états d’âme de quadra à la recherche d’elles-mêmes. Le ton est donné : Houda est obsédée par l’image de son mari la trompant, et comme pour venir confirmer ses doutes cette voix au téléphone, cet appel anonyme… La soirée dansante met en scène deux figures omniprésentes dans nos nombreuses parties, celle qui a la grâce innée et celle qui se déhanche pour agripper les regards concupiscents des mâles de passage. Mâles qui ont été des nourrissons, pendus au sein de leurs mamans aimantes, en bute aux affres du sevrage dans Je ne m’endormirai pas sans toi. On a aussi tendance à oublier que ce mâle peut être un frère, mal dans sa peau, malmené par la vie, triste à en mourir et c’est Fin de saison. Puis il se transforme en ami de la famille, charismatique pour une petite fille fascinée par tous ceux qui approchent son papa. La fillette grandit, émigre au Canada et se souvient, de cette enfance de garçon manqué, de gros bobos aux genoux, de ce métier d’homme, qu’elle a choisi comme un défi, de ce pays si loin et si froid que les doigts en sont gourds. Et puis elle devient Leïla, fatiguée par le travail monotone et répétitif, l’époux sans surprise, caricatural jusque dans sa suspicion, son omniprésence insidieuse, malsaine. Leïla se superpose à Nadia, fraîchement divorcée, de nouveau libre, responsable, forte. Nadia, rencontre Hamza, enfin quelqu’un de différent, comme dans les livres. Elle redevient jeune fille, amoureuse, le ventre noué, le cœur battant. Forte de son expérience elle le relance comme une femme libérée, le cœur et le corps déchirés par la raison. Nadia pleure sur le dernier SMS envoyé par le même mâle qui n’a eu de cesse de traverser et retraverser les histoires, d’ailleurs c’est lui qui renaît sous les traits de Amr. Amr est avare de ses gestes, de sa tendresse, du don de soi, il prend mais donne si peu. Nadia, se transforme en Chama toujours à la recherche du bonheur sûre de le trouver quelque part. Encore une fois, c’est elle qui va en pâtir, au risque de sa vie. Toutes ces attentes, ces rencontres, aboutissent à la soirée intime où notre mâle fatigué, épuisé par une longue journée de travail, n’a d’intérêt que pour le petit écran et n’a plus la force de manipuler les diverses télécommandes qui l’entourent comme un calife sur son sofa. 
De nouveau, elle va se retrouver seule, face à l’écran comme elle se retrouvera seule face à sa douleur, dans ce lit d’hôpital. « La dolce vita rbatia au vitriol, par une de ses actrices spectatrices qui ne craint pas de s’éclabousser au passage, c’est efficace et envoyé."" LBC Critique parue dans le mensuel "Parade"

Extrait : 

…Il est allongé face à la télévision, les deux télécommandes et ses journaux à portée de main. Un sourire béat flotte sur ses lèvres. Il a eu une rude journée de travail et savoure avec bonheur ce moment de repos. Ses paupières se font peu à peu lourdes et il cède avec plaisir au besoin de s’assoupir. De temps à autre, son propre ronflement le surprend et il se réveille en sursaut, croise ton regard posé sur lui, te sourit un peu gêné et tente de reprendre le fil de son émission. Il aime cet état d’engourdissement, de demi-sommeil qui s’empare de lui immanquablement chaque soir quand l’heure se fait tardive et qu’il sait qu’il devrait monter se coucher auprès de toi. Tu restes un moment à son côté : regard mort, rivé sur l’écran, esprit vagabond. Te rappelle quelque chose tu lui en fais part. Il émet un chut excédé. Tu viens de lui faire rater une réplique importante émise par l’un des invités du débat qu’il essaye de suivre. Tu hausses les épaules, ne cherche pas à comprendre. Il y a à peine quelques minutes il dormait profondément !...

 

Siham Abdellaoui : "Nouvelles d'ici"  Editions du Fennec

Voici les douze dernières nouvelles de Siham Abdellaoui, diverses et variées, d'ici mais aussi d'ailleurs, écrites de haute main. Des femmes, les hommes en arrière plan, des enfants... Quelques belles tranches de vie. Un regard esthète, sans illusions, incisif, souvent cocasse, parfois pathétique et plutôt charitable. Les petites faiblesses humaines à l'honneur. Tout est affaire de sentiments : l'amour, parfois si intimement uni à la haine, le mépris, l'indifférence, la révolte (des enfants de bourgeois contre leurs parents, ces cons, ces salauds, ces salopards, je les hais). Sur le thème de la nouvelle chez Siham Abdellaoui, retrouvez cette étude en ligne : http://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/8703.pdf


Extrait:
"Rhimou pense à sa famille. Son père n'est plus de ce monde. Il a eu cinq enfants avec sa seconde épouse : trois filles et deux garçons. Au total onze frères et sœurs restés pour la plupart à Oulad Idder. Elle ne les voit que très rarement. A l'occasion de fêtes et de funérailles. Elle n'est pas retournée dans son douar depuis plus d'une année. Quand elle s'y rend, elle se sent comme une étrangère, dépaysée, perdue au milieu des siens et de leur nombreuse marmaille dont elle ignore parfois jusqu'au prénom. La plus jeune de ses sœurs, Alia de dix ans sa cadette, compte déjà six passages à la maternité. Six filles à la file. Son mari qui ne pouvait se sentir père que si elle lui engendrait un fils, lui infligeait chaque année une nouvelle grossesse. Et à chaque accouchement, une fille pointait son nez au désespoir qui menaçait de virer Alia dont le ventre, disait-il, était incapable de procréer un garçon. Rhimou avait eu un choc quand elle l'avait vue la dernière fois : bouche édentée, peau ridée, rugueuse, tannée par l'exposition continuelle au soleil. Mains et pieds sillonnés de crevasses, talons en lambeaux. Poitrine desséchée, pendouillant jusqu'au nombril. Machine déglinguée à force d'avoir travaillé à plein régime. Il ne subsistait de l'adolescente agile et vigoureuse que la charpente."

 

 

Page à jour en oct. 2011