|
MENU
Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens
Copyright 2000-2012
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 04/03/2012
| |
| A
R C H I V E S |
Fête du Livre
de Toulon
2003 |
Fête du Livre
de Toulon
2004 |
Fête du Livre
de Toulon
2005 |
Fête du Livre
de Toulon
2006 |
Fête du Livre
de Toulon
2007 |
Fête du Livre
de Toulon
2008 |
Fête du Livre
de Toulon
2009 |
Fête du Livre
de Toulon
2010 |
Fête du Livre
de Toulon2011 |
FETE DU LIVRE 2011
|
|
La Fête du Livre 2011
aura lieu
Place d'Armes - Toulon
18, 19 et 20 novembre 2011
|
|
Liste des auteurs attendus sur notre
stand du 18 au 20 novembre (Cette
liste sera mise à jour régulièrement)
PAGE D'ACCUEIL
- Siham ABDELLAOUI
- Moussa AG ASSARID -
Olympia
ALBERTI - Kebir AMMI -
Marie-Laure ANDRE - François BEAUNE - Anouar BENMALEK -
André CHAGNON - Madeleine CHAPSAL
- Jacques DENIS - Michel
DEON -
Danielle DIGNE - David FOENKINOS -
René FREGNI
- Patrick GOUJON -
Alain JAUBERT
- Alexis JENNI -
Jean-François
KAHN - Sébastien MARNIER - Evelyn MESQUIDA
- Mohamed NEDALI -
Mikaël
OLLIVIER - Jean-Pierre PAUMIER -
Natacha POLONY - Gisèle SANS -
Boualem SANSAL - Morgan SPORTES
- Valère STARASELSKI -
Dimitris STEFANAKIS
- Andrée TERLIZZI -
Alberto TOSCANO
Siham
ABDELLAOUI
sera
présente
Vendredi
matin - Vendredi Après-midi - Samedi
matin - Samedi après-midi - Dimanche matin - Dimanche après-midi
BIBLIOGRAPHIE
|
Siham Abdellaoui : "Le bonheur se cache quelque
part" Editions du Fennec |
 |
Ce recueil est composé de seize nouvelles.
Hormis quatre d’entre elles, qui mettent en lumière des tierces
personnes, les dix autres parlent d’états d’âme de quadra à la
recherche d’elles-mêmes. Le ton est donné : Houda est obsédée par
l’image de son mari la trompant, et comme pour venir confirmer ses
doutes cette voix au téléphone, cet appel anonyme… La soirée
dansante met en scène deux figures omniprésentes dans nos nombreuses
parties, celle qui a la grâce innée et celle qui se déhanche pour
agripper les regards concupiscents des mâles de passage. Mâles qui ont
été des nourrissons, pendus au sein de leurs mamans aimantes, en bute
aux affres du sevrage dans Je ne m’endormirai pas sans toi. On a aussi
tendance à oublier que ce mâle peut être un frère, mal dans sa peau,
malmené par la vie, triste à en mourir et c’est Fin de saison. Puis
il se transforme en ami de la famille, charismatique pour une petite
fille fascinée par tous ceux qui approchent son papa. La fillette
grandit, émigre au Canada et se souvient, de cette enfance de garçon
manqué, de gros bobos aux genoux, de ce métier d’homme, qu’elle a
choisi comme un défi, de ce pays si loin et si froid que les doigts en
sont gourds. Et puis elle devient Leïla, fatiguée par le travail
monotone et répétitif, l’époux sans surprise, caricatural jusque
dans sa suspicion, son omniprésence insidieuse, malsaine. Leïla se
superpose à Nadia, fraîchement divorcée, de nouveau libre,
responsable, forte. Nadia, rencontre Hamza, enfin quelqu’un de différent,
comme dans les livres. Elle redevient jeune fille, amoureuse, le ventre
noué, le cœur battant. Forte de son expérience elle le relance comme
une femme libérée, le cœur et le corps déchirés par la raison.
Nadia pleure sur le dernier SMS envoyé par le même mâle qui n’a eu
de cesse de traverser et retraverser les histoires, d’ailleurs c’est
lui qui renaît sous les traits de Amr. Amr est avare de ses gestes, de
sa tendresse, du don de soi, il prend mais donne si peu. Nadia, se
transforme en Chama toujours à la recherche du bonheur sûre de le
trouver quelque part. Encore une fois, c’est elle qui va en pâtir, au
risque de sa vie. Toutes ces attentes, ces rencontres, aboutissent à la
soirée intime où notre mâle fatigué, épuisé par une longue journée
de travail, n’a d’intérêt que pour le petit écran et n’a plus
la force de manipuler les diverses télécommandes qui l’entourent
comme un calife sur son sofa. |
| De nouveau, elle va se
retrouver seule, face à l’écran comme elle se retrouvera seule face
à sa douleur, dans ce lit d’hôpital. « La dolce vita rbatia au
vitriol, par une de ses actrices spectatrices qui ne craint pas de s’éclabousser
au passage, c’est efficace et envoyé."" LBC Critique parue
dans le mensuel "Parade"
Extrait :
|
…Il est allongé face à la télévision,
les deux télécommandes et ses journaux à portée de
main. Un sourire béat flotte sur ses lèvres. Il a eu une
rude journée de travail et savoure avec bonheur ce moment
de repos. Ses paupières se font peu à peu lourdes et il
cède avec plaisir au besoin de s’assoupir. De temps à
autre, son propre ronflement le surprend et il se réveille
en sursaut, croise ton regard posé sur lui, te sourit un
peu gêné et tente de reprendre le fil de son émission.
Il aime cet état d’engourdissement, de demi-sommeil qui
s’empare de lui immanquablement chaque soir quand
l’heure se fait tardive et qu’il sait qu’il devrait
monter se coucher auprès de toi. Tu restes un moment à
son côté : regard mort, rivé sur l’écran, esprit
vagabond. Te rappelle quelque chose tu lui en fais part.
Il émet un chut excédé. Tu viens de lui faire rater une
réplique importante émise par l’un des invités du débat
qu’il essaye de suivre. Tu hausses les épaules, ne
cherche pas à comprendre. Il y a à peine quelques
minutes il dormait profondément !...
|
|
|
Siham Abdellaoui : "Nouvelles d'ici"
Editions du Fennec |
 |
Voici les douze dernières nouvelles de
Siham Abdellaoui, diverses et variées, d'ici mais aussi d'ailleurs, écrites
de haute main. Des femmes, les hommes en arrière plan, des enfants...
Quelques belles tranches de vie. Un regard esthète, sans illusions,
incisif, souvent cocasse, parfois pathétique et plutôt charitable. Les
petites faiblesses humaines à l'honneur. Tout est affaire de sentiments
: l'amour, parfois si intimement uni à la haine, le mépris, l'indifférence,
la révolte (des enfants de bourgeois contre leurs parents, ces cons,
ces salauds, ces salopards, je les hais). Sur le thème de la nouvelle
chez Siham Abdellaoui, retrouvez cette étude en ligne : http://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/8703.pdf
|
Extrait:
"Rhimou pense à sa famille. Son père n'est plus
de ce monde. Il a eu cinq enfants avec sa seconde épouse : trois filles
et deux garçons. Au total onze frères et sœurs restés pour la
plupart à Oulad Idder. Elle ne les voit que très rarement. A
l'occasion de fêtes et de funérailles. Elle n'est pas retournée dans
son douar depuis plus d'une année. Quand elle s'y rend, elle se sent
comme une étrangère, dépaysée, perdue au milieu des siens et de leur
nombreuse marmaille dont elle ignore parfois jusqu'au prénom. La plus
jeune de ses sœurs, Alia de dix ans sa cadette, compte déjà six
passages à la maternité. Six filles à la file. Son mari qui ne
pouvait se sentir père que si elle lui engendrait un fils, lui
infligeait chaque année une nouvelle grossesse. Et à chaque
accouchement, une fille pointait son nez au désespoir qui menaçait de
virer Alia dont le ventre, disait-il, était incapable de procréer un
garçon. Rhimou avait eu un choc quand elle l'avait vue la dernière
fois : bouche édentée, peau ridée, rugueuse, tannée par l'exposition
continuelle au soleil. Mains et pieds sillonnés de crevasses, talons en
lambeaux. Poitrine desséchée, pendouillant jusqu'au nombril. Machine déglinguée
à force d'avoir travaillé à plein régime. Il ne subsistait de
l'adolescente agile et vigoureuse que la charpente." |

Page à jour en oct. 2011 |