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Dernière modif. : 13/05/2011

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FETE DU LIVRE DE TOULON 2009

Page d'accueilIsabelle Alexis  |  Anouar Benmalek  |  Marc Besse  | Jacques BrachetAntoine Bueno  |  Malek Chebel  |  François de Closets  |  Harold Cobert  |  Jean-Louis Debré  |  Jean Dréano  |  Vladimir Fedorovski  |  Elisa Fortune  |  Alain Gérard  |  Georges-Patrick Gleize  |  Roger Hanin  |  Jean-François Kahn  |  Rémi Kerfridin  |  Ladislas Kiss  |  Gilles Lapouge  |  Raoul Mille  |  Rachel Mizrahi  | Franck Pavloff  |  Guy Rachet  |  Marie Rouanet   |  Corinne Royer  |  Robert Sabatier  |  Jacques Salomé  |  Gisèle Sans  |  Yves Stalloni  |  Erick Surcouf  |  Chantal de Truchis  |  Didier Van Cauwelaert  |  Frédéric Zeitoun

Michel-Franck Pavloff

est venu à la Fête du Livre de Toulon 2009
Vendredi matin Vendredi A.M. Samedi matin Samedi A.M. Dimanche Matin Dimanche A.M.

 

"Le grand exil"  Albin Michel

Dans la ville de Banos de Agua Santa, au centre de l'Equateur, vient d'arriver un étranger, Tchaka, qui se fait engager comme jardinier par un grand propriétaire terrien.
Installé sur les pentes du volcan Tungurahua dont il pressent la reprise d'activité, il découvre qu'une jeune femme y a établi en secret un camp de base pour faire passer la frontière aux candidats à l'émigration sans qu'ils tombent sous la coupe des " coyotes ". Pourquoi ont-ils échoué dans cette zone à risque où l'éruption peut à chaque instant tout saccager, est-ce le prix à payer pour qu'ils se réconcilient avec leur passé ? Par l'auteur de Matin brun et du Pont de Ran-Mositar, prix France Télévision 2005, un roman magnifique, sensuel et luxuriant sur l'exil, la condition humaine, la beauté et la violence d'une nature capable d'exaspérer ou de briser les passions les plus fortes.

 

 

"La chapelle des apparences"  Albin Michel

Sisco, journaliste à Gap, rencontre par hasard Xerkès à la Mostra de Venise. Cinéaste mythique à la Rossellini, ce dernier lui demande de collaborer à son prochain film. Sisco propose la révolte de Mandrin comme base historique, Xerkès, lui, veut convoquer toutes les folies et détresses du monde. Le tournage a lieu dans une chapelle près d'Embrun puis au Darfour, à Grozny et à Melilla avec une troupe de saltimbanques. Xerkès, imprévisible, veut approcher l'horreur, caméra au poing et fait prendre à l'équipe des risques mortels. Entre fascination et révolte, Sisco, Luciana, Lola, Govan, ses plus proches, vont poursuivre une aventure dont ils pressentent le désastre, comme s'ils voulaient solder un passé, pour chacun douloureux. Franck Pavloff poursuit une oeuvre romanesque de grande cohérence qui questionne aussi bien le sens de l'histoire, l'engagement et ses dérives, l'illusion de toute création, la difficulté à survivre aux deuils, aux déceptions qui jalonnent notre chemin.

 

 

"Le Pont de Ran-Mositar"  Livre de Poche

  Après la guerre civile, un homme qui se dit forestier et charpentier descend vers le port principal où réfugiés, trafiquants et même vacanciers se côtoient sans se voir.
II est à la recherche d'un autre homme, dont on ne sait rien ; il atteint le pont en ruines de Ran-Mositar et offre ses services pour sa reconstruction. Franck Pavloff, l'auteur de Matin brun, décrit magnifiquement dans une langue tour à tour épique et poétique, toujours évocatrice, la tragédie et la souffrance d'hommes et de femmes au cœur brûlé, qui doivent réapprendre à vivre et à espérer.

 

 

"Le squat résiste"  Syros

La mère Noëlle squatte depuis des années une fabrique désaffectée avec ses cinq enfants, tous de père différent.
La joyeuse bande fréquente l'école en pointillés et se nourrit presque exclusivement de Nutella. Un jour, Noëlle est traînée de force au commissariat pour avoir volé quelques friandises. Le ton monte : rien, cette fois, ne semble pouvoir sauver la famille Causette de l'expulsion que lui promet le commissaire Javer. Mais Lalie et ses frères et s?urs ont l'habitude de se serrer les coudes, et la résistance du squat s'organise...

 

 

"Haute est la tour"  Albin Michel / Livre de Poche

  " La barbarie n'est pas tapageuse, elle se niche tout doucement entre vos fibres, se distille, seconde après seconde, dans vos veines selon de savants rouages qui échappent à votre raison, elle vous dicte les actes les plus intimes, les plus ignobles, elle sait étouffer jusqu'aux dernières palpitations de l'amour.
Le monstre est tapi en nous tout autant que dans les charniers des révolutions, la bête immonde, c'est notre visage de tous les jours dans le miroir de la salle de bains. " Dans un château d'eau menaçant ruine, deux hommes et deux femmes s'affrontent. 

De la rencontre inattendue de ces quatre destins vont jaillir les secrets enfouis de vies en apparence ordinaires. Franck Pavloff, l'auteur de Matin brun, surprend, dans ce huis clos désespéré, la tragédie que dissimule la lisse surface sociale des êtres.

 

"Eloa, quand est-ce qu'on s'en va ?"   Rue du Monde

Tonino mène l'enquête en se confiant à son enregistreur de poche.
Où est passé grand frère Jimmy si mal dans sa peau et dans son lycée professionnel ? Et puis qu'est-ce qui se passe dans la ville ? Les lettres des enseignes disparaissent une à une. Tabac Loto devient Balot, la Salle de prière devient Salle de rire... Quelle zizanie dans la cité ! Et que vient faire la jolie Eloa dans cette drôle d'histoire ?

 

 

Sur des photographies de Karl Blanchet : "Sommeil de pagne"  Desclée de Brouwer

Les photographies de Karl Blanchet ont fixé les regards de femmes, d'hommes et d'enfants reclus dans un hôpital psychiatrique au Togo.
Ce sont ces êtres anonymes que Franck Pavloff, l'auteur de Matin brun, a choisi de sortir un instant du cercle de la démence et de l'enfermement. De cette rencontre des mots et des images jaillit une colère sourde et digne. A chacun de redonner chair alors à ce lieu sans nom, à ces figures oubliées, lointaines et pourtant étrangement proches.

 

 

En collaboration avec Marianne Jaeglé : "Après moi, Hiroshima"  Zulma /  Bibliothèque Gallimard

  On a beau mener une vie paisible à Belleville, quand on s'appelle Rudie Pazardjik, un nom de l'au-delà du mur de Berlin, il faut s'attendre que le passé vous saute à la figure.
Un avis de décès - celui d'un père inconnu - avec pour héritage un cahier rouge rempli d'équations mathématiques, un accordéon et un passeport israélien. Qui était donc Peter Pazardjik ? D'Hiroshima au Rocher, de Berlin à Montréal en passant par Barcelone, Maputo... Rudie révise son cours d'histoire contemporaine en se mettant en quête de ses origines. Attention ! Terrain miné ! L'accompagnement critique définit les caractéristiques stylistiques du roman noir et éclaire sa construction en puzzle.

Le rapport entre la fiction et l'histoire est mis en évidence. Un groupement de textes sur l'écriture de la violence (Vautrin, Pouy, Izzo) complète l'étude de l'œuvre de Franck Pavloff, auteur de Matin brun.

 

"Un doigt de liberté. Écrits et cris"  Trait d'Union

Les nouvelles de Franck Pavloff sont inspirées du monde tel qu'il le vit.
Pavloff est un homme engagé dans les révoltes et les combats d'aujourd'hui. Ses nouvelles, qui passent sans cesse de la fiction au réel, sont servies par une écriture directe et tranchante, et trouvent leur originalité dans les méandres noirs de la dérision. Les petits destins, la roue aveugle de la malchance servent de trame à ses histoires où s'expriment dans un souffle puissant sa colère et sa tendresse pour tirer de l'oubli ceux et celles que la vie a floués.

 

 

"Matin Brun"  Cheyne

Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l'État Brun.
Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux. Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?

 

 

"Les yeux de Bee"  La Baleine

La nuit de la vallée en quelques secondes explose sus ses pieds.
Sarto glisse, se déchire, s'ouvre les flancs sur les vagues de glace, hurle encore et encore le nom de Bee. A grands coups de revers de main, il creuse la neige durcie, s'étend nu, dos au sol, bras en croix. Il rit à présent. La température de son corps est tombée à 32°. La tête levée vers un soleil de bronze qui danse au-dessus des crêtes, il défie le ciel qui l'a délié de son temps de paix. Là-bas, au c?ur de la vielle figée par l'hiver, l'homme regarde les lumières de l'avenue sombrer dans le brouillard de givre.
Sarto doit mourir. Parce que la vie est une maladie mortelle, sexuellement transmissible. Un road-movie sur le fil de la glace, où des hommes et des femmes que rien ne semble réunir, fuient un même passé à travers une Europe brassée par la tourmente.

 

 

Page à jour en sept.2009