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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011
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Malika Mokeddem

| est venue à la Fête du Livre
de Toulon 2008 |
| Vendredi matin |
Vendredi A.M. |
Samedi matin |
Samedi A.M. |
Dimanche Matin |
Dimanche A.M. |
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"Je dois tout à ton oubli"
Grasset |
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" Comment a-t-elle donc fait pour oublier
cette scène pendant tant d'années ? La question l'effleure à peine.
Selma est déjà emportée par ce qu'elle avait enfoui et qui resurgit
soudain dans toute sa violence. " Après deux textes autobiographiques,
La Transe des insoumis et Mes hommes, Malika Mokeddem emprunte ici la voie
du roman pour explorer un pan douloureux de sa mémoire qui a trait à la
relation avec sa mère.
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"Mes hommes" Grasset |
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" J'ai quitté mon père pour apprendre à
aimer les hommes, ce continent encore hostile car inconnu.
Et je lui dois aussi de savoir me séparer d'eux. Même quand je les ai dans
la peau. J'ai grandi parmi des garçons. J'ai été la seule fille de ma
classe de la cinquième à la terminale. J'ai été la seule pionne dans
l'internat au milieu des hommes. Je me suis faite avec eux et contre eux.
Ils incarnent tout ce qu'il m'a fallu conquérir, pour accéder à la liberté.
".
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"La transe des insoumis" Grasset |
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" La solitude a été l'une de mes premières
conquêtes.
De mes premières libertés. Durant l'enfance et l'adolescence, elle a
d'abord été celle de l'insomnie, puis de la lecture. Dès que j'ai saisi
un livre, j'ai été ailleurs. Le livre a été mon premier espace
inviolable. " La Transe des insoumis dit l'intranquillité qui, très tôt,
s'est manifestée chez une petite fille qui ne parvenait pas à dormir.
L'insomnie est le fil conducteur du récit d'une vie : indice de rébellion
qui sécrète le goût de la lecture, germe d'insoumission de celle qui,
ayant quitté sa famille de là-bas, s'est forgé une identité dans
l'exercice de la médecine et l'écriture.
C'est le livre d'une révoltée qui se réconcilie avec les peurs et les
tourments de son enfance. Echappe-t-on jamais à son passé ?.
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"N'zid" Seuil |
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N'zid.
Supposons qu'Ulysse soit une femme. Une femme d'aujourd'hui. Algérienne.
Elle s'appelle Nora et vient de se réveiller sur un voilier à la dérive,
seule au milieu de la Méditerranée. Elle est amnésique et blessée au
visage. Pourtant, une évidence s'impose d'emblée : la mer est son élément.
Ses mains savent tout de ce bateau, de la navigation. Perdue entre deux
rives, survivante d'un malheur qu'elle ignore, Nora cherche passionnément
sa patrie qui avait jadis les contours d'un désert de sable.
Et si, derrière les vagues, elle écoute le pincement d'un luth bédouin,
celui de Jamil, rien ne prouve qu'ils se rejoindront, car Malika Mokeddem, dépassant
la force du simple témoignage, a peut-être inventé une seconde manière
d'évoquer l'Algérie contemporaine, une métaphore nouvelle et de tous les
temps, pour une Odyssée sans Ithaque. N'zid signifie, en arabe, " je
continue " et aussi " je nais ".
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"La nuit de la lézarde" Grasset |
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Dans un ksar du désert algérien - un hameau de
pisé qui domine la grande plaine -, Nour fait l'apprentissage de la liberté.
Une liberté de femme conquise à force d'entêtement à vivre, de refus de
toute humiliation. Son prénom signifie lumière. Nour a décidé de rester
dans ce ksar que les autres habitants ont déserté parce qu'il tombe en
ruine, et parce que la source s'est tarie. Un homme aveugle est éperdument
amoureux d'elle. Mais Nour ne veut pas voir en ses sentiments autre chose
qu'une profonde amitié. L'amitié d'un homme est pour elle une conquête
inespérée dans ce pays guetté par la violence.
Le temps d'un marché où elle va vendre les légumes qu'elle cultive, elle
prête l'oreille aux rumeurs de mort, à la dérision avec laquelle les
villageois combattent l'épouvante. Puis elle tourne le dos aux chaos du
monde, regagne les lézardes de son ksar, et elle attend. Nour scrute
l'immensité du désert, d'où reviendra peut-être, comme la douceur d'un
monde, l'être cher : l'homme aimé.
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"Les hommes qui marchent" Grasset |
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Derrière la dune, au-delà du Grand Erg
occidental, c'est le désert, sa lumière aveuglante, sa chaleur et ses
vents de sable, son ciel immense qu'ont oublié les citadins, les sédentaires.
Mais aussi ceux qui ne marchent plus. Zohra, hier nomade, a dû arrêter
cette marche éternelle qui était sa raison de vivre, le contraire d'une
errance. Avec une partie de son clan, elle s'est installée là, au pied de
la dune, à la frontière des deux mondes, où elle est devenue
l'inoubliable conteuse des temps anciens, le pilier de la sagesse et des
traditions bédouines. Les nombreux enfants qui l'entourent l'écoutent,
fascinés, entretenir la magie de la route du sel et des longues caravanes
qui sillonnent le Sahara - tandis que l'Algérie bascule dans la guerre
contre les roumis.
Sa petite-fille Leïla, l'une des premières jeunes filles de la tribune à
maîtriser l'écriture, est aussi la plus rebelle à la condition de recluse
qu'on veut lui réserver. Elle puisera dans ses racines nomades la force de
s'opposer à son destin, au poids des coutumes d'un autre âge. A travers ce
roman, véritable chant d'amour à la gloire des femmes du désert et des
sables, c'est toute l'histoire récente d'une jeune nation qui se dessine.
Entre guerre d'indépendance et terreur d'aujourd'hui, entre libération et
intégrisme, l'Algérie apparaît sous son jour le plus vrai et le plus
romanesque : féminin et pluriel.
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"Des rêves et des assassins"
Grasset |
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Enfant dans l'Algérie des années soixante,
Kenza a dû subir la tutelle d'un père obsédé et violent, qui l'a séparée
de sa mère.
Jeune fille, elle a dû lutter contre ses frères, plus intéressés par le
montant de ses bourses d'étudiante que par son épanouissement. Amoureuse,
elle a vu celui qu'elle aimait se soumettre à l'ordre traditionnel des
mariages convenus. Alors elle s'est expatriée en France, sur les traces de
sa mère, enfuie bien avant elle à Montpellier. Peut-on échapper aux
souvenirs ? Et la France n'est-elle pas encore trop près de l'Algérie ?.
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"L'interdite" Grasset |
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Parce qu'une lettre d'un homme qu'elle aima
autrefois, Yacine, est postée du village où elle est née, Sultana revient
en Algérie. Médecin à Montpellier, Sultana avait cru conjurer par l'exil
l'enfermement où sont tenues les femmes là-bas. Elle avait tout quitté, même
Yacine, pour être libre, et voici que Yacine vient de mourir et que l'amour
torturant qu'elle porte à son pays l'incite à y rester. Yacine était également
médecin ; Sultana décide de le remplacer quelque temps au dispensaire
qu'il tenait. Dans ce même village, Vincent est venu lui aussi à la
recherche d'une mémoire incertaine. On lui a greffé un rein et le seul
indice qu'il possède du donneur est qu'il s'agit d'une jeune femme algérienne.
Vincent et Sultana vont commencer une histoire d'amour mais au pays des intégristes
une femme libre mérite la mort. Soutenue par les uns, attaquée par les
autres, traquée, Sultana devra céder la place...
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Page à jour en sept.2008 |