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Dernière modif. : 11/07/2010
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Claire Gallois

| est venue à la Fête du Livre
de Toulon 2008 |
| Vendredi matin |
Vendredi A.M. |
Samedi matin |
Samedi A.M. |
Dimanche Matin |
Dimanche A.M. |
Romancière
et essayiste, Claire Gallois est l'auteur d'une œuvre riche et variée.
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"L'empreinte des choses cassées"
Grasset |
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L'empreinte des choses cassées, c'est peut-être
ce que nous nous cachons à nous-même et qui cependant nous fait vivre.
Ecrivain et femme, la narratrice est reçue à l'Académie française. Son
discours est peu habituel. Insolent. Brusque. Emouvant. Féroce. Au dénouement
inattendu. Elle passe en revue les épisodes d'une vie, sans fausse pudeur,
moque la culture du paraître, affronte ses propres doutes et ne rate pas
ses cibles. Tout le talent de Claire Gallois tient à la liberté cinglante
avec laquelle elle assemble le réel et l'imaginaire, le grave et le
frivole.
Un roman sur le temps et la vanité, qui commence comme une blague et s'achève
la larme à l'œil.
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"L'honneur du chômeur" Dénoël |
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" Je vis entourée de personnes qui ne
savent pas ce qu'est la précarité, qui confondent chômeurs et fainéants,
et considèrent les RMistes comme des assistés qui en demandent toujours
plus.
Ils ne savent pas ce qu'ils disent. J'ai essayé de leur expliquer mais ils
vivent avec des œillères et pour eux, ces personnes qui n'ont pas de
travail seront toujours " ces gens-là ". Ce qu'ils ne veulent pas
entendre, peut-être accepteront-ils de le lire. " Adeline Mengui
" J'ai souhaité donner la parole à ceux qui sont relégués le plus
souvent dans le silence. Exclus, diminués, bafoués par la société, même
si certains réussissent à cacher leur détresse, ils prouvent ici que décence,
courage, dignité sont leur ultime raison de vivre.
Toutes les lettres n'ont pas pu être publiées, toutes les lettres n'ont
pas pu être écrites, faute de temps, faute d'espoir, sans doute. Mais les
uns et les autres doivent savoir que nous pensons à eux. Nous avons besoin
d'eux, pour rester tous ensemble. " Claire Gallois L'intégralité des
droits d'auteur de cet ouvrage sera versée à l'association " agir
ensemble contre le chômage ".
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"Trahisons sincères" L'Olivier |
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Elle vit avec son amant, un homme marié. Elle découvre qu'il n'a pas vraiment rompu avec sa femme. Sans le vouloir, il rouvre ainsi la blessure qui, depuis toujours, la marque dans sa chair : la peur de trahir et d'être trahie.
Cette douleur, il lui faut en trouver l'origine, au-delà même de la déception amoureuse. Commence alors la quête impossible, sans cesse contrariée, d'une trahison primitive, dont elle retrouve la trace multipliée à l'infini.
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"Quand la nuit dernière j'étais jeune"
Albin Michel |
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"La nuit dernière quand j'étais
jeune" nous entraîne dans un univers en noir et blanc, où les êtres
ont leur part de secret, d'imprévisible et d'enchantement où le destin
guette ses proies, où l'audace, la liberté, la passion peuvent infléchir
les plans les plus concertés.
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En collaboration avec Christiane Collange : "La
grosse et la maigre" Albin Michel |
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"Les heures dangereuses" Grasset |
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Cinquante ans est un âge très dangereux - et
pas pour les raisons qu'on raconte. C'est l'ultime chance de comprendre
quelque chose à sa vie. Pour une femme, cet âge est encore plus grave que
pour un homme. La société actuelle l'exécute sans bruit si elle ne
demeure pas désirable. Trop vieille pour être jeune, trop jeune pour être
vieille, il lui faut d'urgence dresser un bilan de ce qui l'a construite
jusque-là, et d'abord ses amours : les hommes, les enfants, les parents.
'Dis-moi qui tu as aimé, je te dirai qui tu es'. Après, seulement, elle
pourra affronter l'exil où va la reléguer la fin du désir des hommes. Après,
seulement, elle pourra se tenir debout, droite, seule face à sa liberté.
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"Une fille cousue de fil blanc"
Points Seuil |
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La narratrice n'a pas quinze ans et ne dira pas
son nom - mais une camarade la surnomme Berthe - ne souffre pas quand il lui
arrive, pour s'éprouver, de se taillader les cuisses avec une lame de
rasoir.
La mort brutale de sa sœur Claire, trop jolie fille écrasée par le camion
d'un marchand de porcs, la blesse mais la laisse cruellement lucide. Elle
voit les horreurs qui ne choquent plus personne : les préparatifs de
l'enterrement, la cérémonie, la comédie sociale autour du drame, puis, la
" convalescence " familiale. Vite, elle se dépêche de grandir et
de raconter pour que tout prenne sa véritable signification : la méchanceté
de la mère, les amours du père et de Lulu Diamant.
Et surtout Claire qui n'était certainement pas la jeune fiancée que l'on
disait et que le récit de Berthe nous rend si présente.
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"Et si on parlait d'amour" Points
Seuil |
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" Dans cet enfer des familles, dans ces terres mal connues comme des
sentiments, Claire GALLOIS se révèle comme une exploratrice intrépide et
virtuose.
Son ironie salvatrice, l'élégance de son style, sa désinvolture dans le
maniement du temps et de l'espace, son goût du raccourci, sa passion de la
vérité, son habileté dans l'introspection, suffisent à transformer son
septième roman en un classique de nos jours et son héroïne en un modèle
de la femme de maintenant. " Jean Chalon , le Figaro.
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"La vie n'est pas un roman" Grasset |
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Quand elle y réfléchit, son existence n'a rien
d'extraordinaire : Odile est une bourgeoise d'un modèle courant. Petite
provinciale longtemps solitaire, elle a fini par épouser un médecin qui
aurait pu être son père. Il avait déjà deux fillettes, une jolie demeure
de campagne assez délabrée, un bel appartement... L'avenir est tout tracé.
Qu'elle ait rencontré le fascinant Vieux Monsieur au fin fond des Indes,
quand elle y était infirmière, n'est pas si banal, mais ensuite le rôle
d'Odile ressemble à celui de beaucoup d'autres : les enfants à élever,
puis à caser, plus ou moins bien, les amis à recevoir, la Faisanderie
ruineuse qu'il faut entretenir comme on peut, et maintenant ce vieillard à
soigner, que la mort guette. Du fond de son lit, il n'a sans doute pas tort
de répéter en bougonnant que ' la vie n'est pas un roman '. Mais celle
d'Odile est pourtant singulière par sa plénitude ordonnée, ce courage à
poursuivre la tâche, à lutter vaille que vaille contre les rides, le
poids, le temps. La puissance, la vérité du personnage imaginé par Claire
Gallois tient à la densité d'un roman nourri d'expérience,
d'observations, de détails saisis sur le vif.
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Toute femme s'y reconnaît un
peu, surprise en ses secrets, tandis que l'humour acide, le ton parfois
gavroche de l'auteur - c'est sa façon d'être pudique - colorent de désinvolture
sa vision très originale des êtres, des enfants, de l'amour. Claire
Gallois trouve ici la plénitude d'un talent qui ne doit rien à personne.
Son style est une voix. Sa voix. Nette, mais qui garde toujours un souvenir
de tendresse derrière le sourire des dents serrées
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"L'homme de peine" Grasset |
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Christine n'aurait jamais dû rencontrer Victor
ni s'attacher à lui. D'amitié ? D'amour ? Ces nuances-là ont-elles encore
un sens quand deux êtres sont englués dans la malédiction de s'aimer à
contre-temps, à contre-nature ?... Dix ans durant, Victor a ri aux
histoires que lui contait Christine. Mais ils se sont aussi heurtés à
cette absurdité : pourquoi le coeur et la tête aiment-ils celui ou celle
que le corps devrait leur interdire ? Sur les subtiles, mystérieuses et déchirantes
relations entre un homosexuel et une femme, voici un récit audacieux et
tendre. Rieuse, agressive, émue, jouant au passage avec quelques comparses
- le plus savoureux étant Achille Largo, le pétaradant homme à femmes
dont Christine a fait son amant sérieux -, Claire Gallois compose un
audacieux chant d'amour. Celui qu'on ose chantonner pour soi seul, à
mi-voix, lèvres closes, quand on roule sous la neige dans une silencieuse
voiture grise à l'arrière de laquelle est allongé, dans son cercueil,
celui qui désormais ne se dérobera plus.
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"Le cœur en quatre" Grasset |
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'Une épouse et mère se suspend-elle dans le
vide, la tête en bas, pour voler à la rencontre d'un partenaire qu'elle
connaît à peine ?' Au cours d'un voyage à Stockholm, Alice fait la
connaissance d'un Anglais, Benjamin Usher, qui se trouve être cette année-là
- elle le découvrira le lendemain - le prix Nobel de physique... Brève et
fulgurante rencontre, suivie de quelques retrouvailles violentes,
charnelles, cette aventure avec un personnage d'exception, qui a 'la santé
d'un arbre', suffit à remettre en cause l'équilibre d'un couple. Jusque-là
bien au calme entre Christian, son mari, professeur d'histoire médiévale
à Paris IV, et le petit Thomas dont les six ans pèsent leur poids de joies
et de merveilles dans le ménage, Alice menait une vie sans histoire. Une
vie quiète qui lui semble terne, soudain, banale, bornée. Comment résister
à l'envie d'ouvrir enfin les fenêtres sur des horizons neufs ? Mais alors
qu'elle semble tentée un instant de planter là époux et fils pour aller
rejoindre Benjamin Usher, un quatrième homme se rappelle brutalement à son
souvenir, tel le Commandeur, et tout bascule à nouveau, rendant au réel sa
force, à la mort sa raison, à l'amour sa vraie place et à l'enfant son
royaume. D'un sujet très contemporain, où chacun de nous peut entendre l'écho
de ce qu'il a vécu, de ce qu'il vivra un jour ou l'autre, Claire Gallois
tire le plus juste, le plus aigu de ses livres.
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Page à jour en sept.2008 |