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Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011
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Page d'accueil | Daniel Bermond |
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Sarah Chiche | Sébastien
Clerc | Lionel
Daudet | Bernard Deloupy |
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Ton voisin De bureau | Claire
Tristan |
Anne-Marie Wimmer
Gabriel Cassin

| est venu à la Fête du Livre de
Toulon 2008 |
| Vendredi matin |
Vendredi A.M. |
Samedi matin |
Samedi A.M. |
Dimanche Matin |
Dimanche A.M. |
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"Les chemins de la liberté" |
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Le général de Gaulle :
Londres - Brazzaville - Alger
Le général de Gaulle choisira le chemin de la Résistance extérieure en
maintenant la fiction de « la France toujours au combat » grâce aux
talents de juriste du professeur de Droit René Cassin, fondant un statut
international à cette poignée d'irréductibles exilés, sans territoire
national, sans armée, sans argent, sans mandat électoral afin que la
France puisse participer à la victoire finale et cosigner l'acte de la
capitulation nazie, le 8 mai 1945...pour de Gaulle, ce chemin sera semé
d'embûches « partisanes ».
Les
grands Maquis : Glières - Vercors - Mont Mouchet
Pour réagir contre les occupants pilleurs et assassins, ceux de « l'intérieur
» prendront le chemin de la résistance armée, plus dangereuse, car, au
contact direct de l'ennemi, au travers de leurs réseaux et de leurs maquis
dont nous ne pourrons citer, faute de place, que les plus puissants comme
ceux du Plateau des Glières, du Massif du Vercors et du Mont Mouchet qui
jouèrent un rôle de fixation et de retardement, mais, nous ne pourrons
faire état de toutes les représailles, de toutes les localités détruites
et de tous les héros combattants ou innocents civils torturés, fusillés,
pendus, brûlés, décapités, déportés dont des femmes (violées), des
enfants et des vieillards désarmés.
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Les
débarquements : Afrique du Nord .Normandie. Provence
Malgré l'hostilité de Roosevelt et de Churchill, de Gaulle, avec l'appui
de la « Résistance intérieure » qui sera un élément déterminant dans
le succès des trois débarquements alliés, finira par imposer la « France
Libre » à Alger, puis, à Paris, où il rétablira la République.
Au
moment où l'Allemagne, à l'origine de ce drame, se plaint des bombardements
subis sur son sol, pour la première fois depuis Napoléon et où nos alliés
anglo-saxons qui n'ont pas été envahis, nous accusent d'ingratitude... souvenons-nous
que plus de 60.000 normands ont péri sous les bombes « libératrices et
amies» de la RAF et de l'US Air Force et que la Normandie a perdu plus de
70% de sa richesse immobilière, industrielle, artistique... pour épargner
la vie des soldats libérateurs...
| De 1939 à
1945 : |
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URSS 27.000.000 de morts selon
Poutine |
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Pologne 5.800.000 (10 millions
selon les sources) |
|
Allemagne 3.250.000 (5.000.000
selon les sources) |
|
France 620.000 |
|
Royaume Uni 450.000 ./. USA
300.000 |
| 1914-1918 |
1939-1945 |
| 11.745.000
tués |
54.800.000
tués |
| 17.600.000
blessés |
90.000.000.blessés |
| Estimation
des dépenses et dommages de guerre, en dollars U.S.A. |
| 36 milliards
900 millions $ |
1.350 milliards
$ |
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"Communautés juives ouest Méditerranée" |
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Ce
livre est unique, car, il est le seul a décrire la vie des « Juifs du Pape
» à Avignon et dans le Comtat Venaissin et, plus généralement en
Provence, durant les 5 siècles de
tutelle pontificale, a travers un même patronyme, celui des Cassin, des que
les archives (notariales, religieuses, comtales, papales,
municipales, judiciaires, fiscales... et vaticanes) le permirent, à partir
de 1298... ainsi sont personnalisés les évènements passionnants de leur
vie quotidienne, leur niveau d’intégration et leurs facultés
d'adaptation.
Ce
livre est un constat d'espoir du fait que la Tolérance et le Réalisme ont prévalu,
en Provence, durant 18 siècles, malgré les invasions, les brigandages,
les guerres chroniques, parfois religieuses, les changements de dynasties
et de frontières, les hérésies et les schismes chrétiens.
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La
Provence fut la « Terre du dernier asile » pour les juifs, chassés
de tous les autres royaumes d'Europe occidentale, et la Papauté, dans ses
domaines d'Avignon et du Comtat Venaissin, sut accueillir les « juifs du
Pape » et respecter, même aux pires heures des guerres de religions, le
Judaïsme avec ses rites, ses fêtes,
ses us et coutumes, durant 500 ans, jusqu'à l'annexion par
Bonaparte, en 1797, de ses Etats provençaux.
Pendant
que les juifs bénéficiaient, en plus du droit civil commun, de privilèges
et d'un défenseur officiel, de leurs propres lois à l'intérieur de leurs
Communautés, du libre exercice de leur religion et du monopole du crédit
(à usure), au moment de l'essor du commerce, leurs voisins chrétiens ne
pouvaient contester l'Eglise toute puissante, ne pouvaient pratiquer le crédit
et devaient, par contre, porter les armes, en quasi permanence.
Par nécessité, les communautés juives, encore patriarcales, peu
nombreuses et peu peuplées, étaient, essentiellement, urbaines, alors
que la société chrétienne environnante était très largement rurale et
avait, donc, besoin d'intermédiaires
: les échanges facilitèrent les bons rapports... sauf, parfois, a
l'occasion des moissons, des vendanges, des pestes, des disettes et de
la Semaine Sainte...
Bien sûr, j'ai évoqué les conversions forcées ou volontaires et
les difficultés auxquelles étaient confrontées les autres communautés
juives d'Europe Occidentale, durant
ces mêmes siècles, et, en particulier, celles d'Angleterre,
d'Allemagne, d'Italie, de France, d'Espagne, du Portugal, des Pays Bas...
le texte est illustré de très nombreux documents judicieusement choisis
: Cartes + tableaux + archives : 44 en couleurs et 64 en noir/blanc. |
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"Provence - Comté de Nice - Languedoc -
Roussillon" |
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Fondée, vers 125/120 av. JC, pour
relier Rome à la Péninsule Ibérique, héritée des Carthaginois, la
Provincia Romana (ou Narbonnaise) avait pour limites initiales : les Alpes
(Savoie - Dauphiné - Comté de Nice), la Bourgogne, l'Auvergne, le
Toulousain, les Pyrénées (Languedoc - Roussillon) et la Catalogne...
malheureusement, ce vaste territoire va se réduire au fil des siècles.
Les invasions, principalement gothiques, de 251 à 376, feront
éclater l'Empire Romain d'Occident qui disparaîtra en 476 ap. JC, mais, «
l'Evêque de Rome » maintiendra une certaine autorité morale et une cohésion
administrative grâce à l'organisation de l'Eglise, calquée sur celle de
l'Empire.
Les Francs remettront de l'ordre, dés 537, se feront céder la
Provence et s'imposeront, définitivement, en 733, à l'occasion de leur
victoire sur les musulmans, à Poitiers, mais, au moment du « Traité de
Verdun de 843 », la Provence sera rattachée à la Lotharingie et donc, une
fois de plus, liée à l'histoire de Rome, dans ses démêlés avec l'Empire
Romain Germanique.
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Devant la carence impériale, les Comtes de Provence se chargeront d'éliminer
les pirates musulmans qui ravageaient leurs terres, depuis 90 ans, et
finiront par se considérer comme indépendants, dès 972, puis, par
mariages, ils s'allieront aux « Maisons » : « de Toulouse », en 1040,
« de Forcalquier », en 1054, et « de Barcelone », en 1112, mais, les
ambitions internes aboutiront au 1er partage de la Provence en 1125.
La Croisade contre les hérétiques cathares albigeois, dés
1209, entraînera l'élimination de la Maison de Toulouse par le mariage
de son héritière avec Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX (époux,
en 1234, de l'une des filles du Comte de Barcelone), car, décédant sans
enfant, ceux-ci transmirent le Languedoc et le Toulousain, à la France en
1271.
La Papauté, ayant hérité à l'issue de cette Croisade du
Comtat Venaissin, choisira son voisin, le duc d'Anjou, époux, en 1246,
d'une autre fille du Comte de Barcelone, dotée de la Provence, pour défendre
son royaume de Sicile - Naples.
Les deux Maisons d'Anjou, Comtes de Provence, se ruineront à
vouloir conquérir ce royaume de Sicile, puis, celui de Naples, contre les
Empereurs Romains Germaniques et contre la Maison d'Aragon, puis, contre
les Tarente et les Duras... au milieu des brigandages de la Guerre de Cent
ans et des autres rivalités dynastiques européennes.
Cette « Chimère italienne » aboutira à la perte des
Royaumes de Sicile et de Naples, au profit des aragonais, puis, à la main
mise de la Savoie sur le Piémont et sur le Comté de Nice, après sa « Dédition
» de 1388.
Faute d'héritiers mâles, les Anjou cèderont la Provence à
la France, en août 1486 et l'histoire de la Provence deviendra, alors,
celle de la France... et c'est ainsi que les provençaux, devenus français,
auront la joie de retrouver leurs frères du Comté de Nice et du Duché
de Savoie, en 1860. |
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"La papauté. La France méridionnale" |
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L'histoire de la Provence est liée
à celle de Rome (dès 125 av. JC) et à celle de la Papauté (dès le 1er
siècle de notre ère) et nous découvrirons le rôle primordial joué par
l' « Evêque de Rome » dans la survie de la cohésion morale et
administrative de l'Empire Romain d'Occident lorsque celui-ci, assailli de
tous côtés par les barbares, disparaîtra, définitivement, en 476 av. JC.
Entre temps, Rome avait connu le triomphe du Christianisme grâce
à l'Edit de Milan de 313 et les prémices d'une dispute séculaire au
moment de la création de Constantinople en 330 et de la nomination de son
Patriarche comme chef oecuménique.
Etant le plus haut responsable de Rome, faute d'empereur, l'Evêque
va devenir le Pontifex Maximus avec des prérogatives de gestion de la ville
et de son territoire et devra défendre sa liberté contre les Byzantins et
les Empereurs germaniques qui s'efforceront, de l'est et de l'ouest, de
reconstituer le défunt Empire romain d'Occident.
Conscient du rôle prééminent du Pape, Pépin le Bref lui
fera don, en mai 756, des terres reprises aux lombards autour de Rome et ses
successeurs le feront Prince séculier en lui apportant d'autres territoires
jusqu'à ce que l'Etat pontifical d'Italie coupe la péninsule en deux.
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Le Traité de Verdun de 843, rattachera l'Italie (le nord surtout) à la
Lotharingie et, dès 962, l'Empire (le glaive) voudra asservir la Papauté
(la croix) et ce sera pour défendre sa liberté que le Pape choisira le
frère du roi de France, le duc d'Anjou, pour régner sur le royaume
vassal de Sicile (puis, de Naples) à sa frontière sud afin d'éviter
l'encerclement impérial, mais, par malheur pour les provençaux, ce Duc
d'Anjou était leur Comte (depuis 1246, par mariage) et ils seront entraînés
dans ses guerres inutiles et ruineuses.
A l'issue de la croisade contre les hérétiques cathares
albigeois, la Papauté héritera du Comtat Venaissin, domaine des Comtes
de Toulouse (définitivement en 1274), puis, les Anjou de Naples ruinés
vendront au Saint Siège, en 1348, l'Etat d'Avignon, sur le Rhône, voisin
du Comtat, où les Papes (venus de Bordeaux, de Cahors, du Limousin, de
Corrèze, de Lozère, de Pamiers) s'étaient installés, dès le 9 mars
1309, par crainte des pressions parfois sanguinaires des clans romains et
sur lequel ils construisirent leurs fameux Palais.
Après 75 ans de bonne gestion et de remise en ordre, le
retour des Papes à Rome entraînera le déclin de la "Provence
Papale", encouragera la France à mener une bataille douanière
ruineuse pour Avignon et le Comtat et déclenchera les intrigues romaines
qui engendreront le Grand Schisme d'Occident (1378-1449), avec la
nomination de plusieurs Papes rivaux, romains et avignonnais.... les
Guerres de religions, contre les Vaudois (1531-1545) et les Huguenots
(1560-1599), prendront le relais et déchireront la Provence.
L'Union avec la France, décrétée juridiquement en avril
1797, mettra un terme définitif au climat de tension chronique et
l'histoire d'Avignon et du Comtat Venaissin rejoindra, à son tour, celle
de la France. |
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"L'Empire germanique du Traité de Verdun du 11
août 843 au 8 mai 1945" |
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Ayant
vécu mon adolescence, de 12 à 17 ans (1939-1944), durant ces cinq années
de pénurie et surtout de cruauté raciale et de démence guerrière, j'ai
cru nécessaire de laisser à mes successeurs un témoignage sur les
souffrances et les espoirs des survivants. Il
est important que les générations futures comprennent comment s'est formée
l'Allemagne, a la recherche de son unité, avec des ambitions hégémoniques
permanentes depuis l'arrogance conquérante
des tribus germaniques (saxonnes en particulier), la cupidité des
chevaliers teutoniques et des Hohenzollern, avec l'utopie messianique de se substituer
a l'Empire Romain disparu, jusqu'a la « solution finale »
d'Hitler avec ses camps d'extermination pour l’éradication des
juifs, des tziganes, des slaves et de tous les autres européens afin d'édifier
une Europe entièrement germanique.
Nous découvrirons l'abîme qui séparait nos mentalités
occidentales traditionnelles de liberté de penser par soi même dans le
respect d'autrui, base de la solidarité « humaine universelle
», de l'endoctrinement nazi abolissant le libre arbitre et l'esprit
scientifique du doute, justifiant les instincts primaires de
domination et niant, en conséquence, le respect
de la personne humaine ... pendant que des dizaines de milliers de français
anonymes, de toutes conditions et
de toutes croyances, sauvaient au péril de leur vie, près
de 80% des « juifs de France » de la déportation et de la mort... la
population allemande restait silencieuse et le restera jusqu'a la
capitulation.
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Le réveil tardif des militaires de carrière germano-autrichiens a la réalité
au moment de la débâcle. souligne la lâcheté de ces acteurs
sanguinaires, prêts à renier Hitler lors des dernières
escarmouches pour tenter d'échapper a la Justice et, effectivement, des millions
de ces assassins tortionnaires échapperont ainsi a la sanction pénale de
leurs atrocités et prospéreront avec l'argent de leurs victimes.
Comment
des allemands et des autrichiens, protestants et catholiques, nos
contemporains, supposés être des chrétiens généreux, membres de l’élite
intellectuelle européenne, ont ils pu renier, majoritairement et en
quelques mois, leur culture et leurs traditions séculaires et accepter de
torturer, de tuer, d'avilir impitoyablement, plus sadiquement que selon
"le principe de la jungle" invoqué, d'autres hommes, déclarés
"inférieurs" au nom d'un soi-disant droit a dominer
"inscrit dans leurs gênes", pour s'emparer de leurs terres et
de leurs biens... après les avoir tous éliminés...?
La solidarité européenne
devrait nous permettre de bannir a jamais ces attitudes monstrueuses et de
pardonner aux jeunes générations les crimes de leurs pères afin de
construire en commun un avenir de paix...
Mais, il est important que
les générations futures se souviennent des sacrifices que leurs ancêtres
qui n'avaient que leurs poitrines a offrir, ont endurés pour maintenir
leur dignité d'Homme et leurs libertés, dans les deux dernières
batailles du Moyen age (dites « guerres civiles » européennes),
dans la boue des tranchées et sous un déluge de bombes de
plus en plus puissantes, de mitrailleuses de plus en plus rapides, de gaz
asphyxiants de plus en plus efficaces, principalement durant la
guerre de 1914-1918... puis, face aux déchaînements, jamais vu, de la
haine et de la torture, systématisées par un fou et par sa bande de
psychopathes de 1939 à 1945 et tolérées par la population jusqu'a la
fin. |
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"René Cassin. Les guerres de 1914-1918 et
1939-1945" |
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Pour permettre à nos contemporains pressés de se forger une opinion sur le
rôle déterminant de René CASSIN dans l'élaboration de la "Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme" et dans l'adoption par l'ONU, en
1948, de ce document capital pour le respect de la personne humaine, j'ai
donné la priorité à l'objectivité des documents et au réalisme des
photos.
Pour expliquer cette prédestination, j'ai résumé 19 siècles
de culture hébraïque ancestrale en Canaan, puis, 19 siècles
d'acculturation provençale et papale (juifs du Pape, dès 1298 dans les
archives, à Avignon et dans le Comtat Venaissin).
J'ai évoqué, ensuite, le combattant de 1914 grièvement blessé
et sa croisade pour le respect de tous les morts et pour l'obligation d'aide
et de solidarité aux handicapés et aux familles orphelines tant françaises
qu'allemandes, après l'hécatombe.
Je l'ai montré, dès juin
1940, à Londres, au côté du Général de Gaulle, artisan du renouveau
français dans son domaine juridique et mainteneur de l'Alliance Israélite
Universelle, élaborant, déjà, le contrat qui devrait lier les peuples à
leurs gouvernements pour le respect de toutes les libertés individuelles,
tant restent intolérables les tueries de 1914-1918 et, plus encore, les
assassinats des régimes hitlérien, mussolinien, stalinien...
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Pour découvrir ce que la France a retenu de son action, j'ai reproduit 4
discours « politiques » : celui de Jacques Chirac, Maire de Paris, et
celui du Chancelier de l'Ordre de la Libération, Jean Simon, lors de
l'inauguration de la Place René Cassin, à Paris, le 10/12/1985, puis, à
l'occasion du transfert au Panthéon du corps de René Cassin, le 5
octobre 1987, celui d'André Giraud, Ministre de la Défense, aux
Invalides, et celui de François Mitterrand, Président de la République.
J'ai souligné ses initiatives efficaces pour la création de
l'UNESCO, à Paris, dès la fin de la guerre, et j'ai montré l'empreinte
de sa pensée dans son action, comme Président du Conseil d'Etat et du
Conseil Constitutionnel et, aussi, de la Cour Européenne des Droits de
l'Homme, pour le respect de l'individu... d'ailleurs, pour consacrer son dévouement
à la cause de l'Humanité, en particulier la plus démunie, le Prix Nobel
de la Paix lui a été décerné, le 10 décembre 1968.
Il était important, enfin, de rappeler aux jeunes générations
que René Cassin, par ses compétences juridiques, a permis à cette poignée
de Résistants de la première heure, sans mandat électoral, sans
territoire, sans argent et sans armée, réfugiés sur un sol étranger
souverain (heureusement allié), de se faire reconnaître comme la France
toujours au combat et la seule dépositaire de la Légitimité et de ses
valeurs éternelles de Liberté, d'Egalité et de Fraternité et de
pouvoir, ainsi, figurer parmi les vainqueurs, à l'issue des combats, avec
sa dignité retrouvée. |

Page à jour en sept.2008 |