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Dernière modif. : 13/05/2011
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la page d'accueil de la Fête du Livre | Programme
de la Fête du Livre
Hervé Vilard

| EST VENU |
| Vendredi matin |
Vendredi A.M. |
Samedi matin |
Samedi A.M. |
Dimanche Matin |
Dimanche A.M. |
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"Le bal du papillon" Fayard |
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Avoir dix-neuf ans au bord des plages et
au sommet du hit-parade. Hurler Capri c’est fini dans la frénésie des sixties.
Et, un soir de tournée, à Verdun, pour un scoop de journaliste, retrouver sa mère
sous l’objectif des photographes.
Rue Nollet, dans le huis-clos d’un meublé, une mère et un fils tentent de
sceller leurs retrouvailles. Mais Blanche a du vague à l’âme. Sous l’évier,
les bouteilles de vin s’entassent. « Personne n’en saura rien. »
L’idole chante, Hervé fuit. Du Péloponnèse à Mexico, du palais de la Shabanou
à l’Espagne franquiste, Hervé découvre le monde. Un monde envahi de soldats.
Tant pis, trop tard. Mai 68 passe. Le succès s’enraye. Sa mère perd la raison. Dégâts,
procès, millions. « Personne n’en saura rien. »
Dans son premier récit, salué par la critique, Hervé Vilard racontait son enfance
en Berry, les grandes figures de sa jeunesse et son arrivée à Paris à l’aube
des années 60. Dans Le bal des papillons, il est toujours l’âme seule. Et il se
répète : « Le succès pèse et ne pèse rien. Ou j’avale ce monde ou ce monde
m’engloutit. » |
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"L'âme seule" Fayard |
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" Ce que j'apprends de Daniel Cordier, c'est qu'un homme libre trouve
naturel que tout le monde le soit.
La preuve, il est venu me chercher. Jamais je ne retournerai à
l'orphelinat. Sur les Champs-Elysées, parfois, je repère deux garçons
en cavale, je les identifie à leurs épaules rentrées, à leurs yeux
vifs et sournois guettant la tuile, la merde. Alors, je change de
trottoir. Toujours ils resteront ce qu'ils sont, à chercher les coups et
les caresses, sans rien au fond des yeux. Moi aussi, je resterai comme ça,
mais ce sera mon secret.
" Matricule 764, Citoyen, Bâtard, l'Ame seule, Petit Frère, tous
ces noms ont été ceux d'Hervé Vilard : tel est le sort d'un enfant livré
à l'Assistance publique. De placement en placement, il traverse trois
France ; celle des paysans, celle des prêtres et celle des résistants.
Sa place, bien sûr, il ne la trouve nulle part. Adolescent en cavale, il
s'échappe du Berry pour le Pigalle des années soixante, il passe des
travaux des champs aux vernissages de Klein, des centres de redressement
à l'obscurité des Cinéacs, du Dépôt à un appartement pourri de chic,
des bras de Fleur de Pâques aux déjeuners avec Malraux... |
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Un jour, pourtant, il lui faudra surmonter cette vie d'arrachements. Se
battre, chanter, avec la peur d'aimer. Et c'est ainsi qu'Hervé Vilard est
grand ! |
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