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Sylvie Cohen

EST VENUE
Vendredi matin Vendredi A.M. Samedi matin Samedi A.M. Dimanche Matin Dimanche A.M.

 

"Manuel de subversion amoureuse"  Éd. Après la lune

   Non, elle ne lui en veut pas.
   Il a exploré son corps, pas son âme. Agathe a tout confondu : la chaleur d'une chevauchée et l'amour... On ne pleure pas sur un homme qui vous a fait jouir. On s'encanaille de la folie des corps. Plus rien n'existe : on est dans l'archaïque, la religion du cul... Où est le droit chemin ? L'amour nécessaire et les amours contingentes...    Quelques décennies plus tard, la célèbre formule de Sartre est toujours au goût du jour.
   Sylvie Cohen évoque ici avec rage, tendresse et insolence les petites cruautés du désir et de l'amour dans notre société où le pouvoir de l'argent et du sexe mènent la barque. Un " roman générationnel " drôle, épicé, exubérant, qui marque le retour d'Agathe, l'héroïne de Sale type, interprétée au théâtre à Paris en 2001-2002 par Géraldine Danon.
 

 

"Dernier combat"  Éd. Après la lune

   " Qui a tué ? " La question importe peu.
   Seule compte l'épouvantable et éternelle interrogation : la culpabilité que chacun traîne derrière soi. La fatigue, le manque de sommeil poussent les plus faibles à l'aveu. On avoue un crime que l'on n'a pas commis pour oublier une autre culpabilité, celle du tréfonds des âges qui poursuit chaque homme. Jusqu'à la chute. Car les hommes, que l'on soit comme Steiner la victime expiatoire, comme Lucarelli le témoin compatissant, ou même comme Théron le flic désenchanté, n'attendent pas toujours d'être parvenus au bout du chemin pour s'effondrer.
   Dans la lignée de Reno, Nevada, Sylvie Cohen continue d'explorer avec acuité les dessous de l'âme humaine.    Un roman-requiem où la vie et la mort se livrent une lutte âpre, désespérée.
 

 

"Sale type"  Éd. Baleine

   Elle a des idées de célébrité.

   Mais elle n'a aucune chance : déboussolée, seule, mais la rage au ventre. Il débarque genre peintre branché, en pleine ascension - pas libre bien sûr. Un sale type qui la veut. Elle rêve de se servir de lui : elle est conne mais féroce. Rien ne se passe comme prévu, la violence et le sexe éclatent. Un carnage entre innocence et sadisme.
   La descente aux enfers d'une femme sur fond de canicule dans un Marseille inconnu et déjanté.

 

 

"Ma maîtresse en maillot de bain de S. Freud. Mon petit secret"    Après La Lune

Je vais vous raconter un secret, je me suis fait gronder.
Grand papa Jakob m'a puni. Que je vous explique : je m'appelle Schlomo Sigismund Freud. J'habite Vienne depuis peu. Avant, je vivais à Frieberg, en Moravie. C'est là que tout a commencé... D'abord, Grand papa Jakob n'est pas mon grand-père mais mon papa. Il me semble juste le plus puissant des hommes. Il dort avec Maman Amalie, et moi je ne suis pas d'accord. Pas du tout. C'est une erreur.

 

 

"J'ai perdu mon bras dans le plafond"  Éd. Telo Martius

   Les personnages des nouvelles de Sylvie Cohen, vous les rencontrez tous les jours, dans la rue, au travail, dans les grandes surfaces.
   Visages fripés, regards anxieux. Ils sont là, semblables à vous, innocents. Mais la vie (le destin), malicieuse, leur a fait un croche-patte. Ils deviennent les paumés des grandes villes, ces êtres à la dérive, qui s'accrochent à n'importe quoi et même au désespoir. 
   Sylvie Cohen a l'art de dire toute la tragédie humaine à partir d'un fait divers. Une écriture limpide, une poésie simple, efficace.
 

 

"Les chiens fous"  Éd. Belfond

   Nicole Bayeux rencontre un jeune homme, Georges Sfez, avec qui elle évoque les souvenirs de son enfance déchirée. Peu à peu, elle va revivre l'amour incestueux qu'elle a connu avec son père...
 

 

"Reno, Nevada"  Éd. Baleine

   Jenny tient un petit hôtel dans un patelin retiré et enneigé des Etats-Unis. Autour d'elle, il y a son frère Jack, un prêtre défroqué, son amant Harry, un homme violent et impuissant et puis arrive Max, un ex-psychiatre qui vient de quitter sa femme.
 

 

"Les aimantes"  Éd. La Table Rase

   Deux femmes, un homme, jouet et prisonnier de leur amour. Avec l'une, Irène, il connaîtra l'incapacité d'aimer (et l'impuissance), avec l'autre, Sarah, il vivra une histoire de tous les jours.
   Sur ce thème classique, voici un roman qui ne l'est pas.
   Ici, les situations et les personnages, les mots et les visages s'attirent, s'aimantent et se repousse.
   Les aimantes : images rémanentes de ces instants où la vie attise l'incandescence d'aimer, décalcomanies tremblées de ces moments où la douleur irrigue le territoire du corps - avec, en ut, le cri d'un enfant qui naît.
   Avec ce livre, écrit comme le cœur pulse, Sylvie Cohen élargit, à sa façon, ce qui désormais en littérature constitue le domaine réservé de la féminité.

 

"Un rêve de pierre"   Éd. Rijois

   Deux jeunes filles à peine sortie de l'adolescence, Jeanne et Claire, entreprennent un voyage à Florence. Rêve, émancipation, liberté !... Le bonheur un peu artificiel des vacances, dans une ville "musée vivant", sous un soleil de plomb.
   Et c'est le drame.
   L'amour apparaît sous les traits d'un merveilleux italien, Michaelo, qui se trouve là, sous la statue immortelle de David. Michaelo n'est qu'un semblant d'amour, un artifice...
   Jeanne ne veut pas y croire.
   Remettant la pérennité de la pierre en cause, elle sait qu'elle pourra fixer son amour dans le temps. Seule issue à cette soif démesurée de bonheur : la mort !...
   Le rêve restera donc figé dans la pierre de la mémoire. Jeanne tuant Michaelo ; c'est le génie qui met ses œuvres au feu, souffrant de l'incompréhension de ses contemporains. C'est quand l'Amour du Beau dépasse l'Amour tout court et conduit à tuer celui qu'on aime.