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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010
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Page d'accueil - J.J.
Beineix - Anouar Benmalek - Macha
Béranger - Jacques Bertinier
- Bernard Blaes - Jacques
Brachet - Édouard Brasey - Ève
Carmignani - Paul Carta - Malek Chebel -
Catherine Dana -
Raphaël Delpard - Chantal
Desbordes - Claude Dufresne - J.P.
Gourevitch - Gérard Jaeger - J.F.
Kahn - Frédéric Lenormand - José
Lenzini - Patrick Mahé - Irène
Mainguy - Carl Meeus - Luciano
Mélis - Claire Nouvian - Jean
Orizet - Guy
Rachet - Bruno Ravaz - Georges Siffredi - Yves
Stalloni - Michel Vocoret
Amiral Chantal Desbordes

Photo Librairie Gaïa
était présente samedi 18 et
dimanche 19 novembre sur notre stand
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"Une femme amiral" Fayard |
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Je me suis engagée dans l'armée parce que je
voulais faire du cinéma. J'ai postulé pour le Service de relations
publiques de la marine sachant qu'on y réalisait des films documentaires.
Diplômée de lettres classiques, j'ai commencé par rédiger des brochures
d'information. Mais j'ignorais presque tout de ce dont j'étais censée
parler. Alors j'ai voyagé, visité des bateaux, rencontré des marins. Et
j'ai été fascinée. Quand j'ai pu enfin prendre part à la production,
j'ai rapidement compris que ce que nous tournions, mes équipes et moi,
m'intéressait plus que le cinéma lui-même. J'aimais la marine. Des
producteurs civils me proposèrent de les rejoindre, mais je déclinai leurs
offres. En revanche, j'acceptai une affectation à la direction du
personnel. J'entrai dans le vif du sujet : la gestion des marins, la
valorisation de leurs compétences, l'amélioration de leurs conditions de
travail et de vie. J'étais heureuse de faire ce métier. Les marins ne
sont-ils pas la vraie richesse de la marine ? Puis j'ai été nommée
commandant d'école. Former de jeunes recrues était la suite logique de mes
fonctions précédentes.
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| Le service
militaire obligatoire venait d'être suspendu et il devenait urgent de
s'adapter : ouvrir le recrutement à d'autres couches de la population et
changer les méthodes d'enseignement. La condition et le rôle des femmes,
parmi lesquelles je faisais figure de pionnière, évoluaient aussi. J'ai
été de toutes ces réformes et je sais que j'en ai dérangé plus d'un.
Mais j'étais dévouée à l'institution et j'ai fini par imposer le
respect. Je n'ai jamais navigué. Le règlement n'y autorisait pas encore
les femmes. Je me considère pourtant comme un marin à part entière. Qui
pourrait en douter maintenant que des étoiles ont remplacé les galons
sur ma veste d'uniforme ? J'ai servi la marine avec passion et loyauté
pendant trente-cinq ans. Et c'est ainsi que je suis devenue la première
femme amiral. C.D. |
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