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Olivier Todd


Photo Librairie Gaïa

Olivier Todd est né le 19 juin 1929 à l'hôpital américain de Neuilly d'une mère anglaise et d'un père austro-hongrois. Après des études à Cambridge et à la Sorbonne, il devient professeur - lycée Louis-le-Grand, lycée international du SHAPE, École normale supérieure de Saint-Cloud -, puis journaliste reporter au Vietnam, au Biafra, au Proche-Orient, rédacteur en chef adjoint au Nouvel Observateur (de 1970 à 1977), éditorialiste, rédacteur en chef adjoint au directeur à L'Express (de 1977 à 1981), collabore à diverses émissions de la BBC (" Europe ", " Twenty Four Hours "), de l'ORTF (" Panorama "), publie régulièrement dans des revues et des journaux anglais et américains. Il est l'auteur dune vingtaine d'ouvrages

L'auteur est venu samedi et dimanche

"Carte d'identités. Souvenirs"   Plon

A dix-sept ans, tiraillé entre la France et l'Angleterre, tourmenté par l'absence d'un père qui s'était évanoui avant sa naissance, ballotté entre sa grand-mère lesbienne, qui voyait en lui un grand poète chrétien, et sa mère née de parents inconnus, qui l'aurait voulu communiste, Olivier Todd jouait avec l'idée d'une famille imaginaire, qu'il aurait pu mettre en scène dans une saga romanesque. Mais voici aujourd'hui sa vraie histoire, racontée dans toute sa complexité. Braconnant sur ses propres terres, Olivier Todd se livre avec franchise, lucidité et humour - aucun sujet tabou, y compris l'argent. Il laisse apparaître le petit garçon bousculé, l'adolescent promu interprète de deux militaires américains lors de la Libération de Paris, le soldat de première classe à qui Sartre disait, avant son départ pour le Maroc : " Vous ne serez pas tué ", l'admirateur de Paul Nizan dont il fut le gendre posthume, le journaliste témoin de l'histoire et du temps.
 Vient aussi l'ami, le père, le mari, l'amoureux toujours en quête de l'Oiseau bleu... Originalité de la construction, diversité des tons, alchimie des situations, des émotions, des personnages, nervosité du style : ce livre se lit comme un roman.

 

"Jacques Brel, une vie"   Robert Laffont  -  10/18

Pour raconter les vies de Jacques Brel, Olivier Todd a rassemblé les éléments de son enquête de Bruxelles aux Marquises en passant par la France. Il a recueilli les témoignages de la femme et des filles du chanteur, de ses compagnons de métier, de ses compagnes, il a écouté les souvenirs de ses amis. Il a découvert textes inconnus, poèmes, lettres, notes, embryons de romans..., toute une correspondance étonnante, attendrissante, irritante, qui dévoile l'homme sous la célébrité. La seule biographie vraiment complète de Jacques Brel.

Olivier Todd redonne vie à un grand parolier, à un interprète et à un compositeur hors pair, mais aussi à une personnalité riche et complexe. Une vie ardente, démesurée. Le portrait unique d'un homme libre.

 

"André Malraux, une vie"  Folio  -  Gallimard

Lorsque à la fin des années 1920, André Malraux fit irruption sur la scène littéraire, il imposa d'emblée un ton, un style, un personnage. En lui, l'action et la littérature, la politique et la morale semblaient se réconcilier. Doué du génie de la séduction et de l'autopromotion, l'auteur des Conquérants puis de La Condition humaine voulait marquer ce monde de " cicatrices ". Restent aujourd'hui ses livres, que l'on peut apprécier en oubliant l'homme, mais on se prive alors de leur personnage principal. " Ma vie ne m'intéresse pas ", disait-il. De fait, seule sa vie l'intéressait. Il la conçut comme une œuvre, et peut-être a-t-elle été son meilleur roman. S'appuyant sur des témoignages et des documents souvent inédits, des archives publiques et privées inexploitées, Olivier Todd démêle réalités vécues et imaginées, dévoilant un homme qui n'a passionnément agi que pour écrire, un écrivain qui doutait de lui-même, un personnage sans méchanceté ni mesquinerie, dont les métamorphoses et la mythomanie ont nourri une légende.

 

"Albert Camus, une vie"  Folio   - Gallimard

" Une personnalité littéraire a de vrais ennemis pendant sa vie et presque autant de faux amis après sa mort. " A la recherche d'Albert Camus, Olivier Todd, sans gommer ni grossir les qualités ou les défauts de l'homme et de l'écrivain, montre comment l'auteur de L'Etranger et de L'Homme révolté tenta d'accorder sa vie, son œuvre et sa morale. Camus fut algérien et algérois, journaliste, essayiste, romancier, dramaturge, metteur en scène, acteur... Avec cette biographie, sa personnalité apparaît dans toute sa complexité, grâce à de nombreux inédits dans sa correspondance. Camus était charmeur et ombrageux, sincère et théâtral, plein de doutes et arrogant. Il voulait être aimé et y parvint souvent. Il cherchait à être compris et n'y parvint pas toujours. Il parla trop de bonheur pour être heureux et serein. Faut-il pour autant l'imaginer malheureux comme Sisyphe ?
Camus reste inclassable, solitaire, solidaire, il ne voulait être ni victime ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière. Déchiré par la guerre d'Algérie, Camus vécut aussi les amères victoires et les fécondes défaites de la justice et de la violence.

 

"Corrigez-moi si je me trompe"  NIL

" Olivier Todd invente avec ce livre un genre littéraire nouveau : le roman géopolitique à clefs, dont il fait aussi un roman d'anticipation et un roman comique. Dans un monde balkanisé, au XXIe siècle, les dictateurs règnent au nom de la démocratie, la purification ethnique au nom de la fraternité, les bouffons intellectuels au nom de la culture, les médias manipulés au nom de l'information. Dans ce terrifiant et désopilant conte satirique ressuscitent l'esprit de Swift, l'ironie de Voltaire, le surréalisme d'Alfred Jarry ". Jean-François Revel de l'Académie française " Ne cherchez pas dans un atlas la Scarie, ce pays qu'invente Olivier Todd. Et la guerre civile qui s'y déroule, aucun journal ne l'a racontée. Elle se situe dans le futur, Todd a donc tout imaginé : personnages, villes, paysages, péripéties. Mais, miracle du roman, en créant un monde barbare, absurde, cruel, ubuesque et shakespearien, il nous dévoile celui où nous vivons ". Max Gallo

 

"La négociation"   Grasset

Algérie 1960. En Kabylie, les hommes de Tahar, chef de la wilaya X, sont cernés. Le sous-lieutenant François Seignerolles reçoit un ordre de mission très étrange - début d'une aventure complexe, fascinante et de négociations secrètes qui mettront, peut-être, face à face, à l'Elysée, Charles de Gaulle et des maquisards algériens. Accords et trahisons, chasse à l'homme, discussions courtoises ou acharnées, retournements mêlent et opposent, en Algérie, Suisse ou France, civils et militaires, métropolitains et pieds-noirs, conseiller présidentiel et agents secrets, journalistes et policiers, partisans français des nationalistes algériens et activistes d'une organisation qui ressemble fort à l'OAS. Restituée dans sa puissance et sa diversité, c'est la guerre d'Algérie telle que l'Histoire l'a retenue ou pourrait l'imaginer. Derrière les hommes, des stratégies, des cultures s'affrontent - ou se rapprochent - à travers les mots de la morale et, parfois, ceux de la poésie.
Olivier Todd s'efface derrière le romancier pour recréer la tourmente et les tourments d'une tragédie et, surtout, exprimer les émotions profondes d'hommes et de femmes, amis ou adversaires, presque tous de bonne foi, et si souvent déchirés. " Ce n'est pas la passion mais la volonté de prouver qui détruit l'œuvre d'art ", disait Malraux. Dans ce roman, le lecteur retrouvera ou découvrira peu de " preuves ". Il éprouvera, en revanche, les passions qui marquèrent ou emportèrent beaucoup d'acteurs, témoins de ces années poignantes et graves.

 

La chute de Saïgon. Cruel avril 1975"   Robert Laffont