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Serge Scotto et Saucisse

   Serge Scotto, la quarantaine joviale est un touche-à-tout éclectique: tour à tour et dans le plus grand désordre instituteur défroqué, musicien tendance «alternatif», directeur de galerie d’art, auteur de polars bien sûr (5 romans à son actif) et journaliste (aidé en cela par son fidèle compagnon, le Chien Saucisse) dans plusieurs quotidiens et magazines dont Metro et Le Ravi. Une langue acerbe, un style vif et critique, l’ironie à fleur de peau... une conscience citoyenne, bref du talent à revendre...

L'auteur est venu vendredi, samedi et dimanche

"La Gloire de Saucisse"  Jigal

Tel un Socrate à quatre pattes, Saucisse regarde le monde d’en bas et, un brin cabot, mais toujours grande gueule, observe ses contemporains, avec cette humeur et cette lucidité qui lui permettent d’exercer à loisir son beau métier de journaliste dans nombre de quotidiens de l’hexagone! Avec sa caméra embarquée à hauteur de museau, Saucisse voit et entend ce que personne ne soupçonne. Expert en dommages collatéraux, Saucisse nous livre ici, dans ce second tome (il y a tant à dire…) quelques-unes de ses réflexions qui n’en doutons pas, permettront un jour à nos descendants de mieux cerner l'humanité! Acerbes et cyniques, ses chroniques revisitant l’actualité nous permettent d’avoir l’œil (et la langue vive…) d’un philosophe du trottoir sur les travers de nos amis les Hommes.

 

"Saucisse dans le métro"  Jigal

«Pour une sauciété plus humaine, contre une vie de chien !»
C’est avec ce slogan que le candidat Saucisse rassembla 4% des suffrages exprimés lors des dernières élections municipales à Marseille.
Depuis, le politichien ne cesse de faire entendre sa «oua» citoyenne, faisant oeuvre de chroniqueur au sein de la rédaction du quotidien «Metro» où pendant un an il tiendra avec succès la tribune du vendredi en lieu et place de Christine Ockrent.
Ces chroniques, nous les retrouvons ici, traduites du chien par son maître, le romancier Serge Scotto.

Avec ses humeurs mordantes, son cynisme féroce et son point de vue au ras des trottoirs , c’est l’occasion de revisiter avec Saucisse une actualité récente, débusquant les travers de cette société et ramenant les vanités humaines à leur juste mesure.
Mais avec lui, décidément très politiquement correct, tout finit toujours en remuant la queue!

 

"Nous serons les rois de Marseille"   L'écailler du Sud

Tout le monde connaît le roi de Marseille. II n'est pas un Marseillais qui ne puisse vous donner son nom. Le roi de Marseille, c'est lui-même. A Marseille, il n'y à que des rois de Marseille. Les autres n'ont qu'à bien se tenir... Tino et Nikita en sont sûrs, ce seront eux les prochains rois de Marseille. Chacun a son idée des moyens d'arriver à ses fins. Et craint dégun ! Comme l'auteur en ses vertes années sans doute, qui écumait alors la nuit marseillaise. Exerçant ses talents multiples dans la moitié des boites de la ville, on put l'y croiser en panoplie de dame-pipi, serveur, galeriste, producteur ou "patron"... voire client et saoul. De cet épique traversée d'une jeunesse phocéenne, il témoigne par la pure fiction dans ce cinquième roman, " drôle et beau ", où les souvenirs allument la mèche d'un pétard de sort !

"Comme un chien"   L'écailler du sud

Lorsqu'Adam disjoncte, il ne pète pas que les plombs et fait plus de dégâts qu'une coupure de l'EDF ! C'est pour vous qu'Adam commet tous ces crimes, parce que vous en avez rêvé et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse. Adam, c'est la faute originelle. Mais son excuse de faire le mal, c'est de le faire exprès. Alors ne boudons pas notre plaisir, qu'il y au moins une morale à cette histoire. Suivons le portrait du serial killer angélique et vengeur, dans un récit qui, sous couvert d'un road movie assassin, confine à l'extra-lucidité manquant gravement à nos modernes psychés.

 

"Le soudard éberlué"   L'écailler du sud

Le colonel Riltamer ne manque pas de savoir-vivre, ce qui, à travers les frasques de l'histoire, l'a conduit à jouir de l'âge de sa retraite en comptant les morts pour la France, pour le Roi ou pour l'Empire. L'homme sage n'aspire qu'à marier sa fille, et à soigner une goutte expiatoire du péché de bonne chère. La sauce, voilà l'ennemi. Un penchant qu'il partage avec quelques autres briscards de son acabit, loin de cette acné politique qui marque l'éternelle adolescence de la Nation. Mais le péril est en la demeure et la confusion pénétrante, qui passe la porte de la maison Riltamer tel un fantôme, retrouvé flottant dans la scène. Aux armes, citoyen. Un roman " dix-neuvième ", parisien et bordelais, par l'auteur marseillais du " crapaud qui fume ".

 

"Le crapaud qui fume"  L'écailler du sud

Une île de tulles roses, s'arrachant au vert des collines. Un village. Sa place. Ses gens. Quelques naufragés, venus y échouer. Le huis clos ne tient qu'à un fil. Celui de la rivière où un homme est retrouvé noyé, un inconnu. L'occasion est trop belle et l'instant trop fragile pour que ne se rompe l'édifice de cette petite humanité. Un conte de la cruauté où chacun se fait souffrir. Un petit monde qui se reflète dans les yeux de l'inspecteur Tabassin, qui traverse cette histoire sans y trouver de morale. Comme dans la vie.

 

"Alerte à la vache folle"   L'écailler du sud

Dans ses deux précédents romans noirs, Serge Scotto s'annonçait comme fabuliste, cela se confirme avec Alerte à la vache folle et les nouvelles (d)étonnantes qui l'accompagnent. On retrouve ici l'esprit et l'élégance de son verbe au service d'un cynisme maitrisé, dans des récits qui friseraient l'absurde s'ils ne nous évoquaient hélas aussi justement la réalité...
Sous prétexte d'une enquête au pays de la vache folle, Serge Scotto nous entraine dans le délire d'un conte moderne qui s'avère une réflexion grave sur notre être : de la vie, de la mort, de l'amour, les dérives de la science, des industriels et des politiques, qui pour prétendre être à notre service se serviraient plutôt de nous...