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Dernière modif. : 28/01/2010
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Jean-François Kahn

Photo Librairie Gaïa
Pour retrouver les conférences que J.F. Kahn a
données à Toulon : Cliquez ici
L'auteur sera présent samedi et dimanche
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"Dictionnaire incorrect" Plon |
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Comment mener un combat en utilisant toutes
les armes à la fois ? La forme de dictionnaire qu'adopte ce livre est une
réponse. L'auteur pourrait reprendre à son compte, au fond, la dernière
tirade du Cyrano d'Edmond Rostand quand, rapière au poing, le bretteur défie
ses éternels ennemis : la bêtise, le mensonge, la lâcheté, la
courtisanerie. On y ajoutera la bienpensance et les nouveaux conformismes.
Sauf que ce livre est, justement, à l'image de la guerre qu'il mène :
c'est-à-dire que les longues offensives y côtoient les rapides coups de
main, les actions de commando les manœuvres d'encerclement, les
pilonnages d'artillerie les opérations de guérilla, mais s'y intègrent
également - car la guerre c'est aussi cela - les permissions, les théâtres
aux armées, les fiestas arrosées à la caserne, les sorties en ville,
les parties de belote et les distractions plus libertines. |
| Quatre armes sont ici utilisées
: la satire chansonnière, dérision blagueuse et farce drolatique d'abord
; puis le fouet du pamphlet politico-social, ensuite la méthode encyclopédiste
- au sens XVIIIe siècle du terme - qui consiste à démystifier en
parlant de tout et donc à travers toutes les approches possibles ; et
enfin, le dictionnaire philosophique voltairien qui permet de passer au
crible, de façon iconoclaste, les idéologies dont nous continuons à être
les héritiers ou les victimes. Feu sur le quartier général ! Cet
ouvrage (d'autant qu'il n'épargne pas le pouvoir intello-médiatique),
fera grincer des dents. Fortement. C'est fait pour. |
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Le camps de la guerre. Critique de la déraison pure |
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Un
an après l'invasion et l'occupation de l'Irak, après une guerre
juridiquement indéfendable, moralement injustifiable, politiquement ingérable,
où en sommes-nous ? Aucune trace d'armes de destruction massive, des élections
libres ajournées, des attentats quasi quotidiens... Catastrophe en un
mot, dont nous aurons du mal à nous remettre. Hier encore, la cause démocratique
restait vierge. Aujourd'hui, le fascisme, sous sa forme intégriste, prétend
prendre en charge la révolte des humiliés, pendant que les nouveaux maîtres
du monde, les tenants du " camp de la guerre ", sont parvenus,
au nom de la démocratie, à asseoir un pouvoir impérialiste et
oppresseur. Oppression démocratique contre résistance antidémocratique
: imagine-t-on le choc qu'induit une telle inversion ? |
| Jean-François Kahn
analyse ici la dérive intellectuelle et idéologique qui a conduit à
cette guerre absurde, soumet à l'épreuve des faits les discours
extravagants qui l'ont justifiée, prend la mesure du naufrage de nos
valeurs et du raz-de-marée qu'elle a provoqué. Et montre comment un
certain discours néo-conservateur d'aujourd'hui n'est plus que le
retournement d'un certain discours stalinien d'hier. |
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Ce que Marianne en pense |
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" Cela claqua comme un
ordre intérieur : ce devait être fait. Jamais, pourtant, la vie ne m'était
apparue plus douce qu'au cours de ces deux ans de liberté magique qui séparèrent
mon départ de L'Evénement du jeudi de la décision, prise avec Maurice
Szafran et Robert Assaraf, de créer Marianne. C'était en septembre 1996.
[...] N'empêche : quel que fût ce à quoi nous nous attendions, ce fut
pire. " Premier numéro d'un nouvel hebdomadaire. C'est le début de
l'histoire d'un journal qui, en rupture avec un discours médiatique
tendanciellement univoque, décide de faire entendre une autre musique.
Nul sans doute n'imagine à quel obstacle se heurte une telle prétention.
En l'occurrence, les grosses-caisses du pouvoir financier battant au même
rythme que l'orchestre de la bien-pensance. Ce livre, raconte par le menu
tous les dessous d'un combat qui était jugé perdu d'avance. Jean-François
Kahn reprend les grandes batailles idéologiques menées par le journal et
les analyses iconoclastes qui rendirent cette expérience apparemment
sulfureuse. |
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Victor Hugo, un révolutionnaire
suivi de L'extraordinaire métamorphose |
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Victor Hugo est un
intempestif. Il a tempêté contre son temps, et aussi le nôtre, au point
qu'à l'heure actuelle ses colères ont encore du mal à être entendues.
Car il y a bien dans l'œuvre de Victor Hugo une puissance de subversion
dont on n'a pas pris la juste mesure. L'aurait-on bâillonné, celui qui,
alors que nombre d'écrivains vilipendaient la Commune - même George
Sand, même Émile Zola -, écrivit : " Il n'y a entre l'avenir et
vous que l'épaisseur de quelques cadavres, utiles à la prospérité
publique " ? L'aurait-on oublié, celui qui écrivit aussi : " Jésus
disait aimer ; l'Église dit : payer / Le ciel est à qui peut acquitter
le loyer " ? Dans Victor Hugo. Un révolutionnaire, Jean-François
Kahn nous fait (re)découvrir cet Hugo-là, celui qui s'est érigé contre
tous les conformismes et tous les conforts de la pensée, partisan d'une
Europe fédérale et patriote fervent, libéral et anticapitaliste, anticlérical
et mystique, pacifiste et défenseur de luttes armées dont celle menée
par le Mexique contre Maximilien... |
Mais comment en était-il arrivé là,
ce révolutionnaire ? La tradition veut que l'on soit progressiste à
vingt ans et réactionnaire l'âge venant. Victor Hugo, qui, décidément,
ne fait rien comme les autres, parcourt le chemin inverse.
De 1847 à
1851, on assiste à l'" extraordinaire métamorphose " d'un
vicomte, pair de France, monarchiste, député de Paris élu sur des
listes de l'union de la droite, devenant l'homme des Misérables, livrant
bataille contre la peine de mort, s'élevant contre le travail des
enfants. C'est cette transformation que Jean-François Kahn sonde dans L'Extraordinaire
métamorphose, d'abord paru en 1984, et qui fait suite dans le présent
ouvrage à Victor Hugo. Un révolutionnaire, texte inédit. L'un et
l'autre prennent tout leur sens aujourd'hui : il n'y a pas d'âge pour la
révolution. |
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Moi, l'autre et le loup |
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A quelles conditions les
individus qui composent un corps social décident-ils (ou continuent-ils)
de vivre ensemble plutôt que de s'entre-déchirer ? Telle est la grande
question que s'attache à résoudre la philosophie politique. Jean-François
Kahn y répond dans cet essai à partir du constat suivant : 1) seule la
reconnaissance de l'autre permet la connaissance de soi ; 2) seule la
connaissance de soi permet l'acceptation de l'autre ; 3) seule
l'acceptation de l'autre permet d'assurer la coexistence sociale, et donc
l'organisation de la société politique. Mais si la logique de cette démonstration
est imparable, tout se complique lorsque l'on sait que la condition de la
connaissance de soi qu'est l'autre est rendue bien incertaine par le fait
que l'autre restera toujours pour moi un mystère - ne serait-ce que parce
que |
| je ne connaîtrai jamais la connaissance qu'il a de lui-même. Et
c'est de ce mystère, de cette irréductible différence que surgit
l'exclusion - la méfiance d'abord, la réduction de l'autre à sa
fonction sociale, à la couleur de sa peau ou à quelque autre différence
ensuite, la persécution pour finir. Le loup, c'est précisément la
figure du persécuteur tapie en chacun de nous. Dans ces conditions, la
" bonne politique " consistera à reconnaître la différence
sans jamais perdre de vue l'universalité de la condition humaine. Et cet
essai vise précisément à définir le type d'actions économiques,
sociales et culturelles qu'implique tout processus pacificateur et générateur
du rapport d'altérité. Ce dont notre société, nous le savons, a bien
besoin. |
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Les rebelles. Celles et ceux qui ont
dit non
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Hommes ou femmes, ils ont
tous, un jour, refusé l'oppression, la régression ou le dogme. Si
certains ont payé ce courage de leur vie, leur dissidence a souvent
permis le triomphe de la liberté et de la justice, parfois même changé
le cours de l'histoire. Leur " non " est clair, carré, sombre
et lumineux à la fois, porteur d'un sens qui a fini par imprégner
l'histoire de l'humanité. Tels furent le " non " de De Gaulle,
le 18 juin 1940, d'Emile Zola lançant son " J'accuse ", de
Lazare Carnot refusant l'Empire, de Victor Hugo préférant l'exil à
toute caution donnée au coup d'Etat de Badinguet, de Voltaire proclamant
l'innocence de Calas, de Bolivar abolissant le colonialisme espagnol, de
l'abbé Grégoire ou de Victor Schoelcher à l'esclavage... Mais aussi le
" non " de Galilée à la tyrannie de l'apparence, de Spinoza au
terrorisme du dogme, de Rousseau à l'inégalité sociale, de Jules Ferry
à l'emprise cléricale. |
| Cette aventure - celle de ces hommes ou de ces
femmes qui ont un jour refusé l'oppression - Jean-François Kahn a voulu
nous la raconter. Parce qu'aucun film ne réunira jamais une telle
affiche, parce qu'aucun roman ne brassera autant d'extraordinaires destins
personnels, parce que nous devons tout à ces rebelles, et que l'Histoire
officielle, avec beaucoup d'entre eux, n'a pas toujours été équitable. |
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Tout
était faux |
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Le
communisme fut un extravagant mensonge qui engendra une immense tragédie.
Que nous entendons dévoiler ici, c'est que tout en définitive était
faux : la parole communiste bien sûr, mais aussi la polyphonie des
musiques qui se projetèrent sur le communisme ou se déployèrent face à
lui. Autrement dit, était fallacieuse la presque totalité des discours
et des contre discours qu'inspira le communisme à ceux qui se déterminèrent
par rapport à lui ou contre lui.
Faux, tout était faux. Doit-on s interdire d'en faire le constat ? De
dresser le catalogue de cette gigantesque tromperie ? De se demander
pourquoi, à partir d'un crime originel - le grand massacre de 14-18 - et
d'un mensonge fondateur - le communisme -, le siècle qui se termine
enroula son terrible destin autour d'une telle succession d'escroqueries
et de foutaises intellectuelles ? |

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