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Dernière modif. : 13/05/2011

Arthur Rimbaud

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Exposition Rimbaud Œuvres             Biographies (tri par nom d'auteur)              

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Biographies

de M à Q

 
Gilles Marcotte : "Rimbaud" Castor Astrol
Dans ce livre à trois voix, la modernité de Rimbaud est passionnément interrogée : éveil, révolte, révolution du langage, autant de thèmes qui balisent une aventure poétique sans équivalent. Jean Larose nous guide sur l'écran de rêve qui transfigure ce texte, le féerise, l'offrant à ses lecteurs comme une sorte de machine à déraisonner. Gilles Marcotte enquête sur ceux qui ont tenté de corriger les "fautes" chez Rimbaud qui n'aurait eu de cesse de s'éloigner de la perfection formelle sous le signe de "la" faute. Dominique Noguez, enfin, évoque sa résurrection de l'auteur dans les Trois Rimbaud (où il offre à celui-ci quarante-six ans de vie supplémentaire ?) : il en dégage avec force et brio, le sort que nous devons réserver à Rimbaud en particulier et à la littérature en général.

 
Pierre Michon : " Rimbaud le fils" Folio Gallimard
" Qu'est-ce qui relance sans fin la littérature ? Qu'est-ce qui fait écrire les hommes ? Les autres hommes, leur mère, les étoiles, ou les vieilles choses énormes, Dieu, la langue ? Les puissances le savent. Les puissances de l'air sont ce peu de vent à travers les feuillages. La nuit tourne. La lune se lève, il n'y a personne contre cette meule. Rimbaud dans le grenier parmi des feuillets s'est tourné contre le mur et dort comme un plomb. "

 
Henry Miller : "Le temps des assassins" Denoël
" Pourquoi, je me le demande, ce culte que je voue à Rimbaud, à l'exclusion de tous autres écrivains ? Je ne suis pas un fervent de l'adolescence, ni ne feins de croire qu'il est aussi grand écrivain que certains que je pourrais nommer. Mais il y a quelque chose en lui qui me touche comme ne le peut l'œuvre d'aucun autre. " Tel est l'aveu de Miller au début de cet essai. Pourtant cette découverte, il l'a longtemps différée, se méfiant de ce " mauvais génie ". C'est à Paris en 1932 qu'Anaïs Nin le persuade de surmonter ses réticences et de se plonger dans la lecture du Bateau ivre. Cela bouleverse sa vie. Au-delà de l'affinité troublante, du parallélisme des œuvres, Miller nous convie à une foudroyante leçon de littérature.

Michel Murat : "L'art de Rimbaud" José Corti
Dans l'histoire des formes poétiques, Rimbaud est l'acteur d'une mutation rapide, que la brièveté de son œuvre permet de suivre dans le détail. Ces aspects techniques n'ont pas fait jusqu'ici l'objet d'une synthèse. Le présent ouvrage voudrait combler cette lacune. Le mot d'art dans le titre est une prise de position : l'œuvre de Rimbaud, loin d'être " hors de toute littérature ", s'inscrit dans la poésie du XIXe siècle. La mécanique du vers ou l'agencement du poème en prose, fruit d'un travail savant de subversion et d'invention, rendent lisible cette historicité. Les deux parties suivent un ordre chronologique. La première traite du vers, puis de la rime ; l'étude des superstructures est limitée à un chapitre sur le sonnet. La seconde étudie les Illuminations en tant que recueil de poèmes en prose. Elle va du genre au recueil comme ensemble ordonné, puis au poème lui-même : découpage typographique, ponctuation, syntaxe, rapport entre vers et prose.

 
Steven Murphy : "Le premier Rimbaud" Presses Universitaires de Lyon
" La première étude de l'homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ", écrivait Rimbaud. Ses vers de 1869 à 1872 surgissent de la coïncidence entre une crise d'adolescence et les troubles politiques de la France, de la fin du Second Empire à la mort de la Commune. Rimbaud a voulu créer une nouvelle poésie, visionnaire et clairvoyante, pour mettre en lumière les rapports entre le désir, l'idéologie, la langue et la culture. Les premiers vers de Rimbaud expriment un message subversif que l'on a souvent cherché à neutraliser, pour donner au poète une place de choix, paradoxale, dans cette culture bourgeoise qu'il entendait mettre en cause. Dans l'espoir de replacer dans son contexte cette poésie de la révolte, ce livre propose de nouvelles lectures de poèmes qui ont subi des interprétations aberrantes, lorsqu'ils n'ont pas été négligés ou même censurés.

 
Steven Murphy : "Rimbaud et la ménagerie impériale" Presses Univ. de Lyon
Adolescent en révolte contre la société de son temps, Rimbaud veut par sa poésie soutenir la cause républicaine. Aussi, dans des textes au vitriol, il s'attaque à ce que le caricaturiste Hadol appelait "La Ménagerie Impériale", c'est-à-dire la famille et l'entourage politique de Napoléon III. Passionné par le sarcasme et par la virulence de la caricature républicaine, Rimbaud en adopte les procédés, aboutissant à une poésie plus révolutionnaire, dans tous les sens, que le modèle hérité des Châtiments de Hugo. Ce livre révèle l'étendue jusqu'alors insoupçonnée de ce filon antibonapartiste et son importance dans l'évolution poétique de Rimbaud. Les publications satiriques de l'époque, et surtout les caricatures de Faustin, de Gill et de Le Petit, donnent le véritable contexte de ces esquisses subversives.

Alain Oriol : "Arthur Rimbaud" Essentiels Milan
Arthur Rimbaud , une fois adulte s'écarte de l'œuvre qu'il a écrite adolescent. Il donne l'impression de rejeter, par sa fuite, la poésie qu'il a pourtant contribué à bouleverser : ses poèmes sont la source sans laquelle la poésie moderne ne peut être comprise. Rimbaud est notre contemporain, puisqu'il ne cesse d'incarner la poésie, d'en montrer les pouvoirs, d'en indiquer aussi, par son existence, les limites. Parcours d'une vie, initiation à une œuvre, tel est le propos de cet ouvrage.

 
Gérard Orthlieb : " Rimbaud. L'éternel retour" A.K.R.
Dans une longue lettre à Demeny, son ancien professeur à Charleville, Rimbaud lançait son fameux Je est un autre. Le présent livre tente un rapprochement entre cette affirmation et la philosophie de l'éternel retour du même, inventée à la même époque, par Nietzsche, qu'il ignorait, car tous deux baignaient dans des mondes différents. Ils découvraient, chacun à sa manière, que l'explorateur, à la recherche de la Vérité, traverse le temps tout en se dédoublant. Par la grâce d'une fiction l'auteur imaginera que Rimbaud revient sur la terre, mais que c'est un autre lui-même qui évoluera parmi nous. Nous assistons alors à une confrontation savoureuse avec le monde d'aujourd'hui. Puisse cet ouvrage aider à mieux connaître Rimbaud, et apprécier, plus encore, la beauté prophétique de ses visions.

 
Pierre Petitfils : "Rimbaud" Julliard
Le choix de l'exactitude fait ici affleurer une vérité plus globale et sans doute plus humaine. Une des plus grandes aventures de la poésie, mais aussi " un être de chair et de sang " portant le poids de ses atavismes terriens, pris entre ces deux fascinations : le soleil et l'or, la puissance du verbe et le silence. Ce parcours, ainsi décrit, n'est pas moins bouleversant que les hagiographies précédentes. Ce pas à pas dans cette destinée en accentue singulièrement l'intensité dramatique. De l'enfant aux yeux de lumière à l'homme mutilé de l'hôpital de Marseille, il y a tout le parcours d'une vie vraie, de la vraie vie, ou comme l'écrit Pierre Petitfils, " toute la logique d'une tragédie grecque ".