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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Arthur Rimbaud

Accueil Arthur
Rimbaud
Biographies
de M à Q
| Gilles
Marcotte : "Rimbaud" Castor Astrol |
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Dans ce livre à trois voix,
la modernité de Rimbaud est passionnément interrogée : éveil, révolte,
révolution du langage, autant de thèmes qui balisent une aventure poétique
sans équivalent. Jean Larose nous guide sur l'écran de rêve qui
transfigure ce texte, le féerise, l'offrant à ses lecteurs comme une
sorte de machine à déraisonner. Gilles Marcotte enquête sur ceux qui
ont tenté de corriger les "fautes" chez Rimbaud qui n'aurait eu
de cesse de s'éloigner de la perfection formelle sous le signe de
"la" faute. Dominique Noguez, enfin, évoque sa résurrection de
l'auteur dans les Trois Rimbaud (où il offre à celui-ci quarante-six ans
de vie supplémentaire ?) : il en dégage avec force et brio, le sort que
nous devons réserver à Rimbaud en particulier et à la littérature en général. |
| Pierre Michon
: " Rimbaud le fils" Folio Gallimard |
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" Qu'est-ce qui relance
sans fin la littérature ? Qu'est-ce qui fait écrire les hommes ? Les
autres hommes, leur mère, les étoiles, ou les vieilles choses énormes,
Dieu, la langue ? Les puissances le savent. Les puissances de l'air sont
ce peu de vent à travers les feuillages. La nuit tourne. La lune se lève,
il n'y a personne contre cette meule. Rimbaud dans le grenier parmi des
feuillets s'est tourné contre le mur et dort comme un plomb. " |
| Henry Miller :
"Le temps des assassins" Denoël |
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" Pourquoi, je me le
demande, ce culte que je voue à Rimbaud, à l'exclusion de tous autres écrivains
? Je ne suis pas un fervent de l'adolescence, ni ne feins de croire qu'il
est aussi grand écrivain que certains que je pourrais nommer. Mais il y a
quelque chose en lui qui me touche comme ne le peut l'œuvre d'aucun
autre. " Tel est l'aveu de Miller au début de cet essai. Pourtant
cette découverte, il l'a longtemps différée, se méfiant de ce "
mauvais génie ". C'est à Paris en 1932 qu'Anaïs Nin le persuade de
surmonter ses réticences et de se plonger dans la lecture du Bateau ivre.
Cela bouleverse sa vie. Au-delà de l'affinité troublante, du parallélisme
des œuvres, Miller nous convie à une foudroyante leçon de littérature. |

| Michel Murat :
"L'art de Rimbaud" José Corti |
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Dans l'histoire des formes
poétiques, Rimbaud est l'acteur d'une mutation rapide, que la brièveté
de son œuvre permet de suivre dans le détail. Ces aspects techniques
n'ont pas fait jusqu'ici l'objet d'une synthèse. Le présent ouvrage
voudrait combler cette lacune. Le mot d'art dans le titre est une prise de
position : l'œuvre de Rimbaud, loin d'être " hors de toute littérature
", s'inscrit dans la poésie du XIXe siècle. La mécanique du vers
ou l'agencement du poème en prose, fruit d'un travail savant de
subversion et d'invention, rendent lisible cette historicité. Les deux
parties suivent un ordre chronologique. La première traite du vers, puis
de la rime ; l'étude des superstructures est limitée à un chapitre sur
le sonnet. La seconde étudie les Illuminations en tant que recueil de poèmes
en prose. Elle va du genre au recueil comme ensemble ordonné, puis au poème
lui-même : découpage typographique, ponctuation, syntaxe, rapport entre
vers et prose. |
| Steven Murphy
: "Le premier Rimbaud" Presses Universitaires de Lyon |
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" La première étude
de l'homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière
", écrivait Rimbaud. Ses vers de 1869 à 1872 surgissent de la coïncidence
entre une crise d'adolescence et les troubles politiques de la France, de
la fin du Second Empire à la mort de la Commune. Rimbaud a voulu créer
une nouvelle poésie, visionnaire et clairvoyante, pour mettre en lumière
les rapports entre le désir, l'idéologie, la langue et la culture. Les
premiers vers de Rimbaud expriment un message subversif que l'on a souvent
cherché à neutraliser, pour donner au poète une place de choix,
paradoxale, dans cette culture bourgeoise qu'il entendait mettre en cause.
Dans l'espoir de replacer dans son contexte cette poésie de la révolte,
ce livre propose de nouvelles lectures de poèmes qui ont subi des interprétations
aberrantes, lorsqu'ils n'ont pas été négligés ou même censurés. |
| Steven Murphy
: "Rimbaud et la ménagerie impériale" Presses Univ. de Lyon |
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Adolescent en révolte
contre la société de son temps, Rimbaud veut par sa poésie soutenir la
cause républicaine. Aussi, dans des textes au vitriol, il s'attaque à ce
que le caricaturiste Hadol appelait "La Ménagerie Impériale",
c'est-à-dire la famille et l'entourage politique de Napoléon III.
Passionné par le sarcasme et par la virulence de la caricature républicaine,
Rimbaud en adopte les procédés, aboutissant à une poésie plus révolutionnaire,
dans tous les sens, que le modèle hérité des Châtiments de Hugo. Ce
livre révèle l'étendue jusqu'alors insoupçonnée de ce filon
antibonapartiste et son importance dans l'évolution poétique de Rimbaud.
Les publications satiriques de l'époque, et surtout les caricatures de
Faustin, de Gill et de Le Petit, donnent le véritable contexte de ces
esquisses subversives. |

| Alain Oriol :
"Arthur Rimbaud" Essentiels Milan |
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Arthur Rimbaud , une fois
adulte s'écarte de l'œuvre qu'il a écrite adolescent. Il donne
l'impression de rejeter, par sa fuite, la poésie qu'il a pourtant
contribué à bouleverser : ses poèmes sont la source sans laquelle la poésie
moderne ne peut être comprise. Rimbaud est notre contemporain, puisqu'il
ne cesse d'incarner la poésie, d'en montrer les pouvoirs, d'en indiquer
aussi, par son existence, les limites. Parcours d'une vie, initiation à
une œuvre, tel est le propos de cet ouvrage. |
| Gérard
Orthlieb : " Rimbaud. L'éternel retour" A.K.R. |
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Dans une longue lettre à
Demeny, son ancien professeur à Charleville, Rimbaud lançait son fameux
Je est un autre. Le présent livre tente un rapprochement entre cette
affirmation et la philosophie de l'éternel retour du même, inventée à
la même époque, par Nietzsche, qu'il ignorait, car tous deux baignaient
dans des mondes différents. Ils découvraient, chacun à sa manière, que
l'explorateur, à la recherche de la Vérité, traverse le temps tout en
se dédoublant. Par la grâce d'une fiction l'auteur imaginera que Rimbaud
revient sur la terre, mais que c'est un autre lui-même qui évoluera
parmi nous. Nous assistons alors à une confrontation savoureuse avec le
monde d'aujourd'hui. Puisse cet ouvrage aider à mieux connaître Rimbaud,
et apprécier, plus encore, la beauté prophétique de ses visions. |
| Pierre
Petitfils : "Rimbaud" Julliard |
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Le choix de l'exactitude
fait ici affleurer une vérité plus globale et sans doute plus humaine.
Une des plus grandes aventures de la poésie, mais aussi " un être
de chair et de sang " portant le poids de ses atavismes terriens,
pris entre ces deux fascinations : le soleil et l'or, la puissance du
verbe et le silence. Ce parcours, ainsi décrit, n'est pas moins
bouleversant que les hagiographies précédentes. Ce pas à pas dans cette
destinée en accentue singulièrement l'intensité dramatique. De l'enfant
aux yeux de lumière à l'homme mutilé de l'hôpital de Marseille, il y a
tout le parcours d'une vie vraie, de la vraie vie, ou comme l'écrit
Pierre Petitfils, " toute la logique d'une tragédie grecque ". |

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