MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens

 

Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011

Arthur Rimbaud

Accueil Arthur Rimbaud

Exposition Rimbaud Œuvres             Biographies (tri par nom d'auteur)              

de A à C   |   de D à K   |   L   |   de M à Q   |   de R à Z

 

Biographies

L

 
Françoise Lalande : "Madame Rimbaud" Labor
Madame Rimbaud ? Une horrible mégère doublée d'une mère castratrice, si l'on en croit l'imagerie scolaire et certaines légendes rimbaldiennes. La vérité est différente, plus complexe. Vitalie Rimbaud, née Cuif en 1825 dans une ferme des Ardennes, était une femme simple. Ayant perdu sa mère à l'âge de cinq ans, elle restera seule pour diriger l'exploitation familiale. Mariée au capitaine Frédéric Rimbaud en 1853, Vitalie sera abandonnée avec ses quatre enfants et devra affronter seule - une fois encore - le bombardement de Charleville-Mézières, l'humeur vagabonde de ses fils et notamment d'Arthur, la maladie d'une de ses filles... Elle se disait " vouée à toutes les souffrances de la vie ". Elle était la mère d'Arthur Rimbaud.

 
Benoît Lange : "Abyssinie, entre terre et ciel, la route de Rimbaud" Olizane
Bientôt deux lignes de montagnes apparaissent violettes sur le ciel empli d'un dénouement de tragédie : on tombe en arrêt devant Harar, soudaine ville arabe, introvertie comme une sainte, où nulle part ne trouvent mieux à s'enfouir les interrogations dont Rimbaud l'investit. Où sont les photos de Rimbaud à Harar ? Envolées, comme ses poèmes ? Qu'est devenu son appareil photographique, qu'il a fait venir à grands frais de Lyon ? Tant de rêveries que suscite le regard de Lange, en quête lui-même de cela qui a disparu et cependant tient sous nos yeux. Chaque visage est un paysage, un compte-rendu de spectacle. En chacun, Lange a cherché Rimbaud - qui écrivait dans Une saison en enfer : " Ceux que j'ai rencontrés ne m'ont peut-être pas vu ". Il fallait son instinct du temps non compté, dans ces lumières éternelles de l'Inde voisine qui ont formé son regard, cette participation émotive de l'artiste au mystère de Harar pour rencontrer Rimbaud à travers ceux qui l'ont vu, hors du temps, intacts et furtifs, et sans doute ne le savent pas.
 Que notre regard suive, d'image en image, les courbes des poteries, des parapluies, d'une corde à sauter, d'un toit conique, d'une serpe ou d'une arcade, d'une coiffure ou d'un turban, des galettes d'injira ou d'un panier d'osier - d'une prunelle, pour savoir de quelle danse il s'agit, rien moins que cette parade sauvage retrouvée en un partage de Midi. Alain Borer

 
Pierre Lauxerois : "L'opéra fabuleux" ; "sous la lumière qu'on a créée" Age d'Homme
Ces " études rimbaldiennes " développent l'intuition fondamentale de leur auteur : en finir avec la légende d'un Rimbaud chantre de l'Irrationnel, et avec l'image qu'il a donnée de lui dans Une Saison en enfer. La réalité est que, dès le mois de mai 1871, le jeune poète, reniant son œuvre antérieure et enflammé par la Commune, a décidé de rejeter " la poésie subjective ". Celle qu'il annonce sera, à la fois, ouverture sur la pensée universelle et expression personnelle d'une Liberté neuve. Nous le voyons donc, dans " L'opéra fabuleux ", se mettre à l'écoute des grands penseurs de son temps : Lamartine, Michelet et Taine. Véritable " voleur de feu ", tant pour son propre bien que pour celui de l'Humanité. Suit l'analyse de quinze textes des Illuminations : elle confirme, en livrant le secret de leur naissance et de leur sens, que la lumière à laquelle a accédé Rimbaud est intensément rationnelle. " Sous la lumière qu'on a créée " vise à apporter une explication rationnelle de l'ensemble formé par les Illuminations et Une Saison en enfer. 
Nous sommes d'abord témoins, à travers une étude systématique des Illuminations, des rêves et des déceptions du poète tant dans sa tentative de renouveau spirituel intérieur que dans sa quête d'un progrès décisif de l'Humanité. La dernière partie de ces études, " Théâtre et vérité dans Une Saison en enfer ", montre comment le jeune homme s'astreint finalement à chercher à plaire à son lecteur en se mettant en scène d'une manière toute romantique : belle concession faite à la " poésie subjective ", et, probablement, signe révélateur de l'insuccès de la tentative. Mais en même temps qu'ils témoignaient de cette quête - aussi splendide qu'infructueuse - les deux ouvrages annonçaient une défaite plus profonde : celle d'une mise en application de l'idée du Progrès... Devenu malgré lui comme un " anti-Hegel ", Rimbaud aura pressenti que le siècle qui suivrait le sien vivrait à son tour plus d'une " saison en enfer ".

 
Gabriel Lefebvre : "Arthur Rimbaud" Renaissance du Livre
Arthur Rimbaud (1854-1891), virtuose de la poésie française du XIXe siècle, est l'objet d'une fascination toujours vivace aujourd'hui. Il manifestait par la violence de ses vers ses révoltes contre la guerre ou les institutions, mais exprimait aussi un voyage intérieur intense. Au travers de ses poèmes, il livre ses illusions (Le Bateau ivre) puis il cherche à dépasser sa conscience dans Une saison en enfer et les Illuminations, qui marquent aussi son entrée dans la modernité et son testament littéraire. C'est cette œuvre brève et brillante que Gabriel Lefebvre a voulu illustrer avec respect et force. Il propose ses couleurs aux vers sensibles d'un poète des plus symboliques, génie précoce de la littérature.

 
Jean-Jacques Lefrère : "Les saisons littéraires de Rodolphe Darzens" Fayard
Rodolphe Darzens, né à Moscou en 1865 et mort à Paris en 1938, eut une existence pittoresque, picaresque même. Poète symboliste lié avec tout le milieu littéraire de son époque, il fut secrétaire d'André Antoine au théâtre Libre, fondateur de revues à la vie brève, journaliste sportif, inventeur de la carotte ferrugineuse, lutteur masqué aux Folies-Bergère, revendeur de bicyclettes d'occasion, directeur de théâtre, coureur automobile, spadassin des lettres (on lui connaît une dizaine de duels), traducteurs d'Ibsen t de Strinberg, moniteur de boxe du jeune Michel Simon, librettiste pour Cléo de Mérode, etc. S'il est tombé aujourd'hui dans un oubli que l'on est tenté de qualifier de parfait, il est l'une de ces figures secondaires, qui n'en sont pas moins, sous l'invocation de Larbaud, le tissu même de la littérature. L'œuvre de Rodolphe Darzens est morte, mais ce poète symboliste aux dons limités a eu un jour un coup de foudre pour la poésie d'Arthur Rimbaud. Profondément impressionné par cette œuvre, à une époque où Rimbaud était pratiquement inconnu, Darzens entreprit une enquête pour retrouver les poèmes éparpillés jadis par " l'homme aux semelles de vent " avant son abandon de la littérature. 
Le premier, il mena des recherches pour reconstituer la vie de ce poète dont on ne savait pratiquement rien. L'étude qu'il rédigea sur Rimbaud, qu'il ne put publier par suite d'une opposition de la famille du poète est restée inédite. Elle est reproduite intégralement dans le présent volume avec de nombreux documents, dont le fac-similé jusqu'alors inconnu de plusieurs lettres de Rimbaud.

Pierre Leroy : "Rimbaud à Aden" Fayard
Quand Rimbaud toucha à Aden, un jour d'août 1880, il avait 26 ans. Cette ville coloniale et brûlante de ce qu'on appelait alors l'Arabie, esquissée au fond du cratère d'un volcan éteint, allait devenir son port d'attache pour les onze années suivantes, presque le dernier tiers de sa vie, jusqu'aux mois précédant sa mort en 1891. La mise à jour récente d'une collection de photographies d'époque montrant les lieux d'Aden que l' " ancien " poète a fréquentés, et sur l'une desquelles il apparaît lui-même, a été un appel et un guide pour retourner sur ses traces. Photos anciennes et photos d'aujourd'hui se confrontent ou se complètent, permettant au voyage " géographique " de nous procurer aussi une émouvante mesure du travail d'effacement ou de transformation opéré par le temps.

 
Pierre Leroy : "Rimbaud Ailleurs" Fayard
Après les albums Rimbaud à Aden et Rimbaud au Harar, où l'on suivait les traces du poète dans ces deux pays d'exil entre 1880 et 1891, il était logique de conclure la série avec ce dernier titre, Rimbaud ailleurs. Ailleurs, c'est-à-dire dans tous les lieux où son perpétuel besoin d'être autre part conduisit le poète - Charleville, Paris, Charleroi, Douai, Londres, Bruxelles, Stuttgart, Milan, Chypre, Java, et Marseille, qui aura été la porte de ses grands départs et la ville où il mourut le 10 novembre 1891. Ce périple, qui relate aussi les principaux moments de sa vie, est retracé grâce à un ensemble de documents d'époque et de photographies contemporaines.

 
Pierre Leroy : "Rimbaud à Aden" "Rimbaud au Harar" "Rimbaud ailleurs"  Fayard
Ces trois albums sous coffret invitent à suivre en images l'itinéraire " nomade " d'Arthur Rimbaud. Après un travail de recherches à partir de documents et de photographies d'époque, la tentation était forte d'aller découvrir sur place ce qu'étaient devenues les grandes étapes qui ont marqué sa vie : Charleville, Paris, Marseille, Bruxelles, Londres, Milan, Java, Aden, Zeilah, Harar... sans oublier les routes et chemins empruntés par ce marcheur infatigable. Que fuyait-il, que cherchait-il ? Photographies anciennes et contemporaines se confrontent ou se complètent. Elles permettent au voyage géographique de nous procurer une émouvante mesure du travail d'effacement ou de transformation opéré par le temps.

Pierre Leroy : "Rimbaud au Harar" Fayard
Envoyant à sa famille quelques photographies le représentant ou montrant des décors de sa vie quotidienne en Abyssinie, Rimbaud les commentait de cette manière dans une lettre du 6 mai 1883 : "Ceci est seulement pour rappeler ma figure et vous donner une idée des paysages d'ici." Après l'album Rimbaud à Aden, paru en 2001, Rimbaud au Harar est un voyage accompli en Éthiopie sur les traces de celui qui voulait se faire oublier comme poète. Après avoir mis au jour plusieurs photographies d'époque, il ne restait plus aux auteurs qu'à se rendre sur place pour soumettre ces images à l'épreuve du temps.

 
Daniel Leuwers : "Les lettres du voyant, Rimbaud" Ellipses Marketing
A notre époque de culture morcelée et lacunaire, la connaissance des textes fondateurs apparaît plus que jamais indispensable : les instructions officielles des programmes destinés aux collèges et lycées en portent témoignage. Confiés aux meilleurs spécialistes actuels, les volumes de cette collection proposent une analyse précise du texte mais aussi de sa descendance littéraire, c'est-à-dire des axes fondateurs sur lesquels d'autres œuvres ont pu s'édifier. Une anthologie de quelques extraits essentiels complète l'ensemble. Le 13 et le 15 mai 1871, Arthur Rimbaud, qui n'a pas dix-sept ans, rédige deux lettres - dites " du voyant " - qui remettent en cause tout le passé poétique occidental et qui posent les bases d'une " modernité " inaugurée par Baudelaire mais douée soudain, sous la plume du jeune poète révolté, d'une dynamique multiforme. 
Ce ne sont pas seulement les thèmes poétiques qui se trouvent ébranlés, mais l'écriture même, entraînée dans les sortilèges d'un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Le présent ouvrage situe ces deux textes fondateurs de la modernité poétique, les éclaire, les confronte à la création même de Rimbaud, et insiste sur l'écho qu'ils ont trouvé chez tous les grands poètes, jusqu'aux spasmes qui animent aujourd'hui la post-modernité. Coup de tonnerre dans la création littéraire, l'éclat de Rimbaud dure et perdure.