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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
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Arthur Rimbaud

Accueil Arthur
Rimbaud
Biographies
L
| Françoise
Lalande : "Madame Rimbaud" Labor |
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Madame Rimbaud ? Une
horrible mégère doublée d'une mère castratrice, si l'on en croit
l'imagerie scolaire et certaines légendes rimbaldiennes. La vérité est
différente, plus complexe. Vitalie Rimbaud, née Cuif en 1825 dans une
ferme des Ardennes, était une femme simple. Ayant perdu sa mère à l'âge
de cinq ans, elle restera seule pour diriger l'exploitation familiale.
Mariée au capitaine Frédéric Rimbaud en 1853, Vitalie sera abandonnée
avec ses quatre enfants et devra affronter seule - une fois encore - le
bombardement de Charleville-Mézières, l'humeur vagabonde de ses fils et
notamment d'Arthur, la maladie d'une de ses filles... Elle se disait
" vouée à toutes les souffrances de la vie ". Elle était la mère
d'Arthur Rimbaud. |
| Benoît Lange
: "Abyssinie, entre terre et ciel, la route de Rimbaud" Olizane |
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Bientôt deux lignes de
montagnes apparaissent violettes sur le ciel empli d'un dénouement de
tragédie : on tombe en arrêt devant Harar, soudaine ville arabe,
introvertie comme une sainte, où nulle part ne trouvent mieux à
s'enfouir les interrogations dont Rimbaud l'investit. Où sont les photos
de Rimbaud à Harar ? Envolées, comme ses poèmes ? Qu'est devenu son
appareil photographique, qu'il a fait venir à grands frais de Lyon ? Tant
de rêveries que suscite le regard de Lange, en quête lui-même de cela
qui a disparu et cependant tient sous nos yeux. Chaque visage est un
paysage, un compte-rendu de spectacle. En chacun, Lange a cherché Rimbaud
- qui écrivait dans Une saison en enfer : " Ceux que j'ai rencontrés
ne m'ont peut-être pas vu ". Il fallait son instinct du temps non
compté, dans ces lumières éternelles de l'Inde voisine qui ont formé
son regard, cette participation émotive de l'artiste au mystère de Harar
pour rencontrer Rimbaud à travers ceux qui l'ont vu, hors du temps,
intacts et furtifs, et sans doute ne le savent pas. |
| Que notre regard
suive, d'image en image, les courbes des poteries, des parapluies, d'une
corde à sauter, d'un toit conique, d'une serpe ou d'une arcade, d'une
coiffure ou d'un turban, des galettes d'injira ou d'un panier d'osier -
d'une prunelle, pour savoir de quelle danse il s'agit, rien moins que
cette parade sauvage retrouvée en un partage de Midi. Alain Borer |
| Pierre
Lauxerois : "L'opéra fabuleux" ; "sous la lumière qu'on a
créée" Age d'Homme |
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Ces " études
rimbaldiennes " développent l'intuition fondamentale de leur auteur
: en finir avec la légende d'un Rimbaud chantre de l'Irrationnel, et avec
l'image qu'il a donnée de lui dans Une Saison en enfer. La réalité est
que, dès le mois de mai 1871, le jeune poète, reniant son œuvre antérieure
et enflammé par la Commune, a décidé de rejeter " la poésie
subjective ". Celle qu'il annonce sera, à la fois, ouverture sur la
pensée universelle et expression personnelle d'une Liberté neuve. Nous
le voyons donc, dans " L'opéra fabuleux ", se mettre à l'écoute
des grands penseurs de son temps : Lamartine, Michelet et Taine. Véritable
" voleur de feu ", tant pour son propre bien que pour celui de
l'Humanité. Suit l'analyse de quinze textes des Illuminations : elle
confirme, en livrant le secret de leur naissance et de leur sens, que la
lumière à laquelle a accédé Rimbaud est intensément rationnelle.
" Sous la lumière qu'on a créée " vise à apporter une
explication rationnelle de l'ensemble formé par les Illuminations et Une
Saison en enfer. |
| Nous sommes d'abord témoins, à travers une étude systématique
des Illuminations, des rêves et des déceptions du poète tant dans sa
tentative de renouveau spirituel intérieur que dans sa quête d'un progrès
décisif de l'Humanité. La dernière partie de ces études, " Théâtre
et vérité dans Une Saison en enfer ", montre comment le jeune homme
s'astreint finalement à chercher à plaire à son lecteur en se mettant
en scène d'une manière toute romantique : belle concession faite à la
" poésie subjective ", et, probablement, signe révélateur de
l'insuccès de la tentative. Mais en même temps qu'ils témoignaient de
cette quête - aussi splendide qu'infructueuse - les deux ouvrages annonçaient
une défaite plus profonde : celle d'une mise en application de l'idée du
Progrès... Devenu malgré lui comme un " anti-Hegel ", Rimbaud
aura pressenti que le siècle qui suivrait le sien vivrait à son tour
plus d'une " saison en enfer ". |
| Gabriel
Lefebvre : "Arthur Rimbaud" Renaissance du Livre |
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Arthur Rimbaud (1854-1891),
virtuose de la poésie française du XIXe siècle, est l'objet d'une
fascination toujours vivace aujourd'hui. Il manifestait par la violence de
ses vers ses révoltes contre la guerre ou les institutions, mais
exprimait aussi un voyage intérieur intense. Au travers de ses poèmes,
il livre ses illusions (Le Bateau ivre) puis il cherche à dépasser sa
conscience dans Une saison en enfer et les Illuminations, qui marquent
aussi son entrée dans la modernité et son testament littéraire. C'est
cette œuvre brève et brillante que Gabriel Lefebvre a voulu illustrer
avec respect et force. Il propose ses couleurs aux vers sensibles d'un poète
des plus symboliques, génie précoce de la littérature. |
| Jean-Jacques
Lefrère : "Les saisons littéraires de Rodolphe Darzens" Fayard |
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Rodolphe Darzens, né à
Moscou en 1865 et mort à Paris en 1938, eut une existence pittoresque,
picaresque même. Poète symboliste lié avec tout le milieu littéraire
de son époque, il fut secrétaire d'André Antoine au théâtre Libre,
fondateur de revues à la vie brève, journaliste sportif, inventeur de la
carotte ferrugineuse, lutteur masqué aux Folies-Bergère, revendeur de
bicyclettes d'occasion, directeur de théâtre, coureur automobile,
spadassin des lettres (on lui connaît une dizaine de duels), traducteurs
d'Ibsen t de Strinberg, moniteur de boxe du jeune Michel Simon,
librettiste pour Cléo de Mérode, etc. S'il est tombé aujourd'hui dans
un oubli que l'on est tenté de qualifier de parfait, il est l'une de ces
figures secondaires, qui n'en sont pas moins, sous l'invocation de
Larbaud, le tissu même de la littérature. L'œuvre de Rodolphe Darzens
est morte, mais ce poète symboliste aux dons limités a eu un jour un
coup de foudre pour la poésie d'Arthur Rimbaud. Profondément impressionné
par cette œuvre, à une époque où Rimbaud était pratiquement inconnu,
Darzens entreprit une enquête pour retrouver les poèmes éparpillés
jadis par " l'homme aux semelles de vent " avant son abandon de
la littérature. |
| Le premier, il mena des recherches pour reconstituer la
vie de ce poète dont on ne savait pratiquement rien. L'étude qu'il rédigea
sur Rimbaud, qu'il ne put publier par suite d'une opposition de la famille
du poète est restée inédite. Elle est reproduite intégralement dans le
présent volume avec de nombreux documents, dont le fac-similé
jusqu'alors inconnu de plusieurs lettres de Rimbaud. |

| Pierre Leroy :
"Rimbaud à Aden" Fayard |
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Quand Rimbaud toucha à
Aden, un jour d'août 1880, il avait 26 ans. Cette ville coloniale et brûlante
de ce qu'on appelait alors l'Arabie, esquissée au fond du cratère d'un
volcan éteint, allait devenir son port d'attache pour les onze années
suivantes, presque le dernier tiers de sa vie, jusqu'aux mois précédant
sa mort en 1891. La mise à jour récente d'une collection de
photographies d'époque montrant les lieux d'Aden que l' " ancien
" poète a fréquentés, et sur l'une desquelles il apparaît lui-même,
a été un appel et un guide pour retourner sur ses traces. Photos
anciennes et photos d'aujourd'hui se confrontent ou se complètent,
permettant au voyage " géographique " de nous procurer aussi
une émouvante mesure du travail d'effacement ou de transformation opéré
par le temps. |
| Pierre Leroy :
"Rimbaud Ailleurs" Fayard |
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Après les albums Rimbaud à
Aden et Rimbaud au Harar, où l'on suivait les traces du poète dans ces
deux pays d'exil entre 1880 et 1891, il était logique de conclure la série
avec ce dernier titre, Rimbaud ailleurs. Ailleurs, c'est-à-dire dans tous
les lieux où son perpétuel besoin d'être autre part conduisit le poète
- Charleville, Paris, Charleroi, Douai, Londres, Bruxelles, Stuttgart,
Milan, Chypre, Java, et Marseille, qui aura été la porte de ses grands départs
et la ville où il mourut le 10 novembre 1891. Ce périple, qui relate
aussi les principaux moments de sa vie, est retracé grâce à un ensemble
de documents d'époque et de photographies contemporaines. |
| Pierre Leroy :
"Rimbaud à Aden" "Rimbaud au Harar" "Rimbaud
ailleurs" Fayard |
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Ces trois albums sous
coffret invitent à suivre en images l'itinéraire " nomade "
d'Arthur Rimbaud. Après un travail de recherches à partir de documents
et de photographies d'époque, la tentation était forte d'aller découvrir
sur place ce qu'étaient devenues les grandes étapes qui ont marqué sa
vie : Charleville, Paris, Marseille, Bruxelles, Londres, Milan, Java,
Aden, Zeilah, Harar... sans oublier les routes et chemins empruntés par
ce marcheur infatigable. Que fuyait-il, que cherchait-il ? Photographies
anciennes et contemporaines se confrontent ou se complètent. Elles
permettent au voyage géographique de nous procurer une émouvante mesure
du travail d'effacement ou de transformation opéré par le temps. |

| Pierre Leroy :
"Rimbaud au Harar" Fayard |
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Envoyant à sa famille
quelques photographies le représentant ou montrant des décors de sa vie
quotidienne en Abyssinie, Rimbaud les commentait de cette manière dans
une lettre du 6 mai 1883 : "Ceci est seulement pour rappeler ma
figure et vous donner une idée des paysages d'ici." Après l'album
Rimbaud à Aden, paru en 2001, Rimbaud au Harar est un voyage accompli en
Éthiopie sur les traces de celui qui voulait se faire oublier comme poète.
Après avoir mis au jour plusieurs photographies d'époque, il ne restait
plus aux auteurs qu'à se rendre sur place pour soumettre ces images à l'épreuve
du temps. |
| Daniel Leuwers
: "Les lettres du voyant, Rimbaud" Ellipses Marketing |
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A notre époque de culture
morcelée et lacunaire, la connaissance des textes fondateurs apparaît
plus que jamais indispensable : les instructions officielles des
programmes destinés aux collèges et lycées en portent témoignage.
Confiés aux meilleurs spécialistes actuels, les volumes de cette
collection proposent une analyse précise du texte mais aussi de sa
descendance littéraire, c'est-à-dire des axes fondateurs sur lesquels
d'autres œuvres ont pu s'édifier. Une anthologie de quelques extraits
essentiels complète l'ensemble. Le 13 et le 15 mai 1871, Arthur Rimbaud,
qui n'a pas dix-sept ans, rédige deux lettres - dites " du voyant
" - qui remettent en cause tout le passé poétique occidental et qui
posent les bases d'une " modernité " inaugurée par Baudelaire
mais douée soudain, sous la plume du jeune poète révolté, d'une
dynamique multiforme. |
| Ce ne sont pas seulement les thèmes poétiques qui
se trouvent ébranlés, mais l'écriture même, entraînée dans les
sortilèges d'un long, immense et raisonné dérèglement de tous les
sens. Le présent ouvrage situe ces deux textes fondateurs de la modernité
poétique, les éclaire, les confronte à la création même de Rimbaud,
et insiste sur l'écho qu'ils ont trouvé chez tous les grands poètes,
jusqu'aux spasmes qui animent aujourd'hui la post-modernité. Coup de
tonnerre dans la création littéraire, l'éclat de Rimbaud dure et
perdure. |
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