MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues
Liens

 

Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010

1707 - 2007

Tricentenaire de la mort de Vauban

 

BIBLIOGRAPHIE

 

"Vauban à Toulon"   Éd.Géhess, Musée Balaguier, M.N.M. de Toulon

« Ville défendue par Vauban, ville imprnable, ville assiégée par Vauban, ville prise. » Cet ouvrage permettra de mieux situer la carrière fulgurante de Vauban. Son action déterminante qui devait conduire à la construction de l’arsenal de Toulon et à fixer définitivement la vocation militaire du grand port du levant, « place frontière de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie ».

Travailleur obstiné, grand voyageur, Vauban était aussi un humaniste qui s’intéressait à tout : à l’urbanisme, à l’agriculture, à l’irrigation , au commerce, au développement de l’agronomie, et des voies navigables intérieures. Chef exigeant, il disait mieux aimer « dépenser la poudre que le sang »…

 

Émilie d'Orgeix : "Vauban, la pierre et la plume"  Monum, Éd. du Patrimoine

Vauban, dont le 300e anniversaire de la mort est célébré dans toute la France en 2007, n'a pas seulement été le bâtisseur d'une multitude de places fortes et forts dont les plus notables ont fait l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial.
Cet ingénieur militaire et homme de guerre devenu commissaire général des fortifications et maréchal de France fut aussi un parfait " honnête homme ". Tout aussi remarquable défenseur que preneur de villes, il se préoccupe, comme personne ne l'avait fait avant lui, de préserver la vie des soldats. Au cours des 50 années durant lesquelles il mettra son génie au service de Louis XIV, il se révèle aussi infatigable arpenteur du territoire national qu'écrivain.
Le stratège et théoricien, grand novateur en matière de fortifications, créateur en ce domaine de modèles longtemps imités, montre ainsi son intérêt éclairé pour l'agriculture, la statistique, l'économie, le transport fluvial, les sciences... Sa parfaite fidélité au Roi-Soleil ne l'empêche pas de prendre courageusement parti contre la révocation de l'édit de Nantes, d'oser prôner l'égalité devant l'impôt, ou de rêver, déjà, d'une monnaie qui ne serait plus nationale, mais universelle ! À maints égards, l'honnête homme du XVIIe siècle que fut Vauban annonce déjà, par ses préoccupations, les Lumières du siècle qui suivra.
Cet ouvrage, fruit des recherches des meilleurs spécialistes de Vauban, entend resituer l'homme et son œuvre en leur temps, dans toute leur ampleur et diversité, et permet un tour de France des plus remarquables sites où son génie s'est inscrit dans la pierre.

 

Collectif : "La route des fortifications en Méditerranée. Les étoiles de Vauban"  Éd. du Huitième jour

Cet ouvrage est le cinquième de la collection " Les étoiles de Vauban " qui présente les principaux sites fortifiés de France, en particulier ceux de Vauban.
Ces forts qui constellent nos frontières, témoignent de l'activité inlassable de cet ingénieur du Grand Siècle dont on célèbre en 2007 le tricentenaire de la mort. Ce volume donne à découvrir les principaux sites fortifiés, attribués à Vauban et ses successeurs, bordant les rivages de la Méditerranée : en Pyrénées orientales, Aude, Hérault, Gard, Bouches-du-Rhône, Var et Alpes Maritimes. Chaque site fait l'objet d'une présentation largement illustrée, enrichie par de larges extraits de la correspondance de Vauban.
Ces lettres, vigoureuses et hautes en couleurs, donnent une saveur particulière à la présentation des sites.

 

Jean Peter : "Le journal de Vauban "  Économica

Illustre, célèbre et célébré, Vauban est-il pour autant aussi connu qu'il devrait l'être comme poliorcète, c'est-à-dire comme ingénieur, architecte, fortificateur, urbaniste, hydraulicien..., comme militaire et homme de guerre, auteur et concepteur ou comme réformateur d'un système fiscal-financier injuste et inégal ? Vauban n'a-t-il pas été la victime de la diversité de son génie et d'un chemin de vie plutôt atypique ? L'image d'un Vauban puissant, accompli, serein, celle d'un homme hors du commun, n'efface pas pour autant celle d'un homme plus fragile que convenu, enclin au doute, à l'anxiété, voire à la jalousie.
Des agendas confidentiels révèlent ses états d'âme et ses craintes à propos de sa carrière, inattendus chez un homme de sa stature et de sa trempe, au demeurant anxieux. Aussi, cette biographie n'a-t-elle pas négligé cet autre Vauban, mal intégré dans un monde de cour auquel il n'appartenait pas. Qu'il s'agisse de sa vie, de son œuvre ou de sa pensée, Vauban aura bien été un innovateur, un précurseur, voire un visionnaire.

 

Jan Peter : "Vauban et Toulon"  Économica
   On connaissait le Vauban, ingénieur le plus célèbre de son époque. Mais connaît-on l'architecte de la Marine ? Vauban conçut et planifia, de 1679 à 1707, le nouveau et grand Toulon. Par son tracé géométrique, sa configuration symétrique, ses dimensions, sa darse immense, son organisation rationnelle et fonctionnelle, celui-ci éclipsa Venise et Amsterdam. La marine disposa d'installations modernes et performantes, les premières et les plus importantes de la marine, qui firent de Toulon le plus grand port-arsenal construit au XVIIe siècle, à la gloire de Louis XIV. En 25 ans, cinq millions de livres furent dépensées pour faire de Toulon, même à moitié fait, la vitrine technologique du royaume.

   Jean Peter, docteur en histoire, a consacré sa thèse à l'aménagement du port de Toulon sous Louis XIV. Il a également consacré des travaux à l'histoire du port du Havre et à l'artillerie de marine au XVIIe siècle.

 

Anne Blanchard : "Vauban" Fayard
   Avoir servi les rames françaises pendant pas moins de cinquante-deux années ; avoir pris part à près de cinquante sièges victorieux (parmi lesquels ceux de Strasbourg et de Lille) ; avoir - en qualité de commissaire général des fortifications - " cadenassé " plusieurs dizaines de places et avoir créé neuf villes...
Avoir plaidé en faveur du rappel des huguenots peu de temps après la révocation de l'Edit de Nantes et conçu le projet d'une Dîme royale pour réformer une fiscalité aussi injuste qu'incohérente : autant de titres qui ont valu à Sébastien Le Prestre, sieur de Vauban (1633-1707), une gloire et une popularité inentamées qui l'ont pour ainsi dire momifié et ont permis de forger une légende dorée : n'a-t-on pas fini par faire de ce serviteur zélé de la monarchie absolue un devancier des Lumières, de cet artisan du " pré carré " louisquatorzien l'un des premiers théoriciens des frontières naturelles et de ce soldat inflexible une sorte de saint laïc ? On en oublie les efforts déployés dès son jeune âge par un rejeton de la petite noblesse du Morvan pour accéder aux plus hautes charges et s'intégrer aux grandes clientèles de la cour, solliciter grades et gratification, arrondir son domaine morvandiau, allier ses filles à des familles huppées (en cela il ne diffère guère des autres grands commis de Louis XIV).
   Ce n'est pas diminuer les mérites et le rôle de Vauban que de - grâce à des documents jusque-là inexploités - le replacer dans son milieu, dans son cadre de vie, dans les mentalités de son temps. C'est au contraire donner tout son sens et toute sa singularité à l'œuvre d'un stratège authentique, d'un ingénieur et architecte aux vues révolutionnaires, d'un organisateur infaillible, d'un observateur attentif des réalités sociales et économiques d'une France parcourue en tous sens des décennies durant.
Démêler la part de vérité et la part de légende relatives à un personnage aussi incontesté que Vauban, c'est enfin considérer l'histoire militaire du Grand Siècle d'un œil radicalement nouveau.

 

Michel Virol : "Vauban. De la gloire du roi au service de l'État"  Champ Vallon
Michèle Virol - Vauban. De la gloire du roi au service de l'Etat " Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes ".
Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1701). Il le présente non seulement comme le maître inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV. Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse " basterne " transformée en cabinet de travail, Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années. L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques.
À partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume " réel ", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément " aménagé " doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux " années de misère " qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV.
Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique. Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'œuvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'État, plus utilitaire, plus humaine aussi.
Vauban qui dit " aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle " fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de " vingt millions de français " avant l'intérêt du roi.

 

Alain Ayats : "Les fortifications de Vauban. Découverte guidée en pays catalan"  Trabucaire
Lorsque Vauban naît, en 1633, la plus grande partie de l'actuel département des Pyrénées-Orientales se situe en dehors du royaume de France.
L'ingénieur laissera une empreinte considérable sur un territoire annexé en 1659 mais qui est alors depuis des siècles une région frontalière à l'histoire agitée et par conséquent riche en ouvrages militaires de toutes sortes. Ce premier numéro de la collection Routes et Chemins propose un rappel de l'histoire de l'actuel département des Pyrénées-Orientales destiné à mieux comprendre l'œuvre de Vauban en pays catalan, abordée dans un deuxième temps.
Cette première partie est suivie d'une présentation de chacun des sites, avec un historique puis une suggestion de visite commentée.

 

Nicole Barros et collectif : "Vauban. L'intelligence du territoire"  Éd. Nicolas Chaudun
Trois siècles après sa mort, l'héritage de Vauban marque le territoire en profondeur.
La " ceinture de fer " semble embastionner pour l'éternité les avant-postes du " pré carré ". Non seulement omniprésent, voilà Vauban immortel. Infatigable travailleur, il tire des plans sous le feu des assiégés, les perfectionne dans la poussière des chantiers, la plume à la main toujours. Il s'entretient avec Louis XIV implore Colbert, harcèle Louvois, tout doit plier au nom de la sûreté des frontières.
Bâtisseur donc, autant que " preneur de murailles ", mais encore administrateur ou réformateur, Vauban incarne cette certitude " moderne " que l'Etat peut se faire démiurge, modeler le territoire, façonner le paysage, et finalement transformer l'ordre social.
 Ce portrait d'ingénieur au travail se fonde notamment sur l'insoupçonnable collection de plans et de dessins conservés au château de Vincennes.
La fraîcheur des coloris, la précision du trait servent une incroyable intelligence du territoire. Car si pour établir une citadelle, il faut en dresser les murs, il faut aussi l'approvisionner en eau et en vivres, la doter de magasins, d'ateliers, d'arsenaux, d'un hôpital, d'une église... Il faut encore lui ménager des accès à la fois faciles à ses usagers et funestes à ses assaillants... Tous ces efforts resteraient vains sans une parfaite connaissance du terrain.
Outre les ressorts d'un véritable génie et quelques fleurons de l'architecture du Grand Siècle, ce que ce livre donne à voir, c'est la France de Louis XIV à vol d'oiseau.

 

Robert Bornecque : "La route des fortifications dans les Alpes"  Éd. du 8è jour
Cet ouvrage emmène le lecteur en une promenade culturelle et touristique à travers les Alpes, depuis la Savoie jusqu'à la vallée de l'Ubaye.
Il fait découvrir ces sentinelles immémoriales qui jalonnent les pentes et les cols, fortifications désertées, châteaux, citadelles ou forts, qui ont façonné nos frontières, témoins privilégiés de l'Histoire de France et d'Italie. Les extraits de la correspondance de Vauban donnent une saveur particulière, une touche humaine à la présentation historique de ces forts alpestres. Les photos de Pascal Lemaître mettent superbement en valeur ces joyaux accrochés aux cimes.

 

David Buisseret : "Ingénieurs et fortifications avant Vauban. L'organisation d'un service royal aux XVIè et XVIIè siècles."  C.T.H.S.
Ce livre retrace l'origine et le développement du service des fortifications avant 1650.
L'auteur y dévoile la carrière et les travaux des ingénieurs chargés d'exécuter la politique royale française qui se précise dès le XVIe siècle, bien avant Vauban. L'efficacité de l'artillerie française et la création d'un nouveau système de fortification en Italie ne sont pas sans influencer les constructions de la Renaissance : les rois de France vont bénéficier, dans les années 1530-1560, du savoir-faire des ingénieurs italiens.
Le service des fortifications s'organise au début du XVIIe siècle, pendant les années de paix du règne de Henri IV : la répartition des crédits entre les provinces frontières commande la planification des travaux. Les ingénieurs de Louis XIII, bien que plus nombreux, ressemblent à ceux du règne précédent. Ils sont français et appartiennent souvent à des dynasties d'ingénieurs, mais ils deviennent beaucoup plus mobiles pour répondre rapidement aux situations d'urgence.
Les rois de France s'attachent ainsi les meilleurs experts dans les domaines les plus divers, - mathématiques, architecture, hydraulique, voies de communication -, et leurs ingénieurs vont s'affirmer comme de grands inventeurs après Léonard de Vinci, Dürer et d'autres... Ces ingénieurs sont des constructeurs, mais aussi d'habiles dessinateurs et des cartographes appliqués qui vont renouveler la production française et donner, grâce à l'imprimé, une bonne image de la France à leurs compatriotes.
Par ailleurs, les forteresses rappellent aux Français qu'ils sont les sujets d'un monarque qui veut régner sur un royaume fort et uni.

 

F. Hanscotte, N. Faucherre et P. Lemaître : "La route des villes fortes en Nord"    Éd. du 8è jour
C'est une histoire passionnante, celle qui façonna la frontière du Nord.
Lorsque Louis XIV décida que les provinces de Flandre, de Hainaut et d'Artois formeraient un "boulevard inexpugnable", il chargea Vauban, ingénieur de génie, de réaliser ce projet. Ainsi est né le Pré carré. Le livre emmène aussi le visiteur en une flânerie le long des remparts pour lui faire découvrir ces lieux uniques : véritables chef-d'œuvre esthétiques, témoins privilégiés de l'Histoire de France.
Les extraits de la correspondance de Vauban à Louis XIV donnent une saveur particulière à la présentation des villes fortifiées du Nord.

 

Charles-Armand Klein : "En Provence sur les pas de Mr de Vauban"   Équinoxe
Le marquis Sébastien Le Prestre Vauban (1633-1707) fut Maréchal de France et Commissaire général des fortifications mais également urbaniste, économiste, hydrographe... Son oeuvre militaire est marquée par la recherche constante de l'innovation et par l'effort d'adaptation permanent. Cet ouvrage raconte les sièges menés avec succès et l'édification ou la restauration de nombreuses citadelles.

 

G. Lécuyer et N. Faucherre : "La route des fortifications en Bretagne Normandie"  Éd. du 8è jour
Cet ouvrage est le troisième de la collection " Les étoiles de Vauban ".
Il présente les principaux sites fortifiés de France, en particulier ceux de Vauban qui constellent nos frontières, témoignant de l'activité inclassable de cet ingénieur du Grand Siècle dont on célèbre en 2007 le tricentenaire de la mort. Chefs-d'œuvre esthétiques, les fortifications sont aussi des témoins privilégiés de l'Histoire de France. Dans cet ouvrage, le lecteur se promène le long des côtes normandes et bretonnes, et appréhende mieux l'histoire de ces deux régions, si étroitement liées.
Chaque site fortifié fait l'objet d'une présentation largement illustrée, enrichie par de larges extraits de la correspondance de Vauban. Ces lettres donnent une saveur particulière à la présentation des sites.

 

Marquis de Dangeau : "Journal de la cour du Roi-Soleil. Tome 9 (1695-1696) Vauban"  Paléo
" Lundi 2 avril 1697, à Versailles.
- Le roi alla l'après-dînée tirer dans son parc. Monseigneur courut le cerf et revint dîner chez madame la princesse de Conty à cinq heures. - Mademoiselle se fit porter à Saint-Cloud ; elle a été assez incommodée depuis quelques jours, et elle a cru que cet air-là lui serait meilleur. - Le roi envoie Vauban visiter les places de Flandre, depuis la Meuse jusqu'à la mer, et a ordonné au baron de Bressey d'y aller avec lui ; il veut savoir par eux l'état des fortifications de toutes ces places, pour faire travailler à ce qu'il y aura de plus nécessaire.
- On a nouvelle que le prince Casimir de Nassau, gouverneur héréditaire de Frise, est mort à Leeuwarden ; il était parent fort éloigné du prince d'Orange par Nassau, mais il était son cousin germain par sa mère. "

 

J.J. Rapin : "L'esprit des fortifications. Vauban-Dufour, les forts de St Maurice"   P.P.U.R.
Après cinquante années de paix, la ligne Maginot et le Réduit alpin ne sont plus que des références mythiques et souvent caricaturales.
Mais l'histoire de la France ou de la Suisse est incompréhensible si l'on ignore leurs vastes systèmes défensifs. L'auteur de cette brève et vivante synthèse, combine librement trois approches de la fortification : ses recherches d'archives et de terrain ; son expérience directe et quotidienne d'officier de milice qui fréquenta longtemps et commanda le groupe fortifié de Saint-Maurice, verrou stratégique millénaire ; enfin sa vision humaine de la vie et de l'œuvre de deux grands constructeurs militaires, inspirés l'un et l'autre par une éthique exigeante et un sens politique profond, Vauban qui travailla pour Louis XIV avec génie et Dufour qui servit la Suisse au 19e siècle.
Ce sont ces figures, avec celle de Guisan en rassembleur de la Suisse menacée par Hitler, qu'évoque " L'esprit des fortifications ".

 

Anne Blanchard : "Vauban" Fayard
   Avoir servi les rames françaises pendant pas moins de cinquante-deux années ; avoir pris part à près de cinquante sièges victorieux (parmi lesquels ceux de Strasbourg et de Lille) ; avoir - en qualité de commissaire général des fortifications - " cadenassé " plusieurs dizaines de places et avoir créé neuf villes...
Avoir plaidé en faveur du rappel des huguenots peu de temps après la révocation de l'Edit de Nantes et conçu le projet d'une Dîme royale pour réformer une fiscalité aussi injuste qu'incohérente : autant de titres qui ont valu à Sébastien Le Prestre, sieur de Vauban (1633-1707), une gloire et une popularité inentamées qui l'ont pour ainsi dire momifié et ont permis de forger une légende dorée : n'a-t-on pas fini par faire de ce serviteur zélé de la monarchie absolue un devancier des Lumières, de cet artisan du " pré carré " louisquatorzien l'un des premiers théoriciens des frontières naturelles et de ce soldat inflexible une sorte de saint laïc ? On en oublie les efforts déployés dès son jeune âge par un rejeton de la petite noblesse du Morvan pour accéder aux plus hautes charges et s'intégrer aux grandes clientèles de la cour, solliciter grades et gratification, arrondir son domaine morvandiau, allier ses filles à des familles huppées (en cela il ne diffère guère des autres grands commis de Louis XIV).
   Ce n'est pas diminuer les mérites et le rôle de Vauban que de - grâce à des documents jusque-là inexploités - le replacer dans son milieu, dans son cadre de vie, dans les mentalités de son temps. C'est au contraire donner tout son sens et toute sa singularité à l'œuvre d'un stratège authentique, d'un ingénieur et architecte aux vues révolutionnaires, d'un organisateur infaillible, d'un observateur attentif des réalités sociales et économiques d'une France parcourue en tous sens des décennies durant.
Démêler la part de vérité et la part de légende relatives à un personnage aussi incontesté que Vauban, c'est enfin considérer l'histoire militaire du Grand Siècle d'un œil radicalement nouveau.

 

Michel Virol : "Vauban. De la gloire du roi au service de l'État"  Champ Vallon
Michèle Virol - Vauban. De la gloire du roi au service de l'Etat " Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes ".
Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1701). Il le présente non seulement comme le maître inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV. Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse " basterne " transformée en cabinet de travail, Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années. L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques.
À partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume " réel ", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément " aménagé " doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux " années de misère " qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV.
Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique. Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'œuvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'État, plus utilitaire, plus humaine aussi.
Vauban qui dit " aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle " fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de " vingt millions de français " avant l'intérêt du roi.