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Istanbul
Robert Mantran : Histoire
d’Istanbul - Fayard
1996 / 382 p. / 22,85 €
Byzance, Constantinople, Istanbul: sous ses trois noms, la seule ville au monde à être bâtie sur deux continents semblait « faite pour dominer et commander à toute la terre ». Au
IVe siècle, Constantin y installe la capitale de l’Empire romain d'Orient
pour y édifier une nouvelle Rome.
Deux siècles plus tard, Justinien y réalise son rêve politique et fait
construire Sainte-Sophie dont la perfection illustre aujourd'hui encore la
grandeur de la capitale de l’Empire byzantin. Malgré les querelles
religieuses qui l’agitent, la ville devient la plus grandiose de la chrétienté
et le plus grand marché de l’Occident. Sa richesse a provoqué l'admiration
des croisés, puis bientôt leur convoitise. Ils en font l’éphémère
capitale de l’Empire latin d’Orient (1204-1261), mais la pillent de fond en
comble. Constantinople ne s'en relèvera jamais. En
1453, le sultan ottoman Mehmed II s’en empare et transforme la ville grecque
en ville turque. Elle devient le centre du monde musulman à l’époque de
Soliman. La magnificence du Grand Turc, la splendeur de sa capitale et les mystères de Toktapï éveillent la curiosité des visiteurs étrangers qui s’étonnent du « bon gouvernement des Turcs, bien meilleur que le nôtre ». Au XVIIe siècle, sous l’effet des luttes du Palais, le prestige de la Sublime porte s’effrite. Une nouvelle manière de vivre apparaît alors : peu à peu la cité passe de l’ottomanisme au cosmopolitislme. Les capitaux étrangers affluent, tout comme les romantiques et les archéologues. L’inauguration de l’Orient Express s’accompagne de la publication de guides touristiques…
Stéphane
Yerasimos : Constantinople de Byzance à Istanbul
Place
des Victoires 2001 / 44,95 €
La
colonie grecque de Byzance, devenue Constantinople sous l’Empire chrétien
d’Orient et Istanbul sous les Ottomans, abrita seize siècles durant les
fastes de deux grands empires couvrant l’est méditerranéen des Balkans à
l’Afrique du nord. Cet ouvrage présente, raconte et illustre l’aventure de
cette civilisation dans sa continuité sur un même site et tout au long des siècles.
C’est aussi en historien de l’art que l’auteur, architecte et urbaniste,
étudie la manière dont tous les courants alors actifs (persans, arabes, turcs
et même chrétiens) se synthétisèrent pour aboutir à leur apogée, au XVIe siècle, sous Soliman le Magnifique. Très belle
iconographie.
Jean-claude guillebaud : Istanbul
Photographies
de Marc Riboud Imprimerie
nationale 2003 / 148 p. / 45 €
50
ans de photographies d’Istanbul où Riboud (fondateur de l’agence Magnum)
fit de très nombreux séjours. J.-C. Guillebaud réfléchit aux
raisons historiques qui font de la Ville des villes le lieu de tant de
dialectiques civilisationnelles.
Lâtifî
: Éloge d’Istanbul
suivi de Traité de l’invective -
Actes
sud 2001 / 18,14 €
Emerveillé
par la capitale ottomane, où il arrive vers 1520, un modeste lettré de
province se propose d’en donner une description précise. Nous sommes plongés
dans la vie quotidienne de la grande métropole, envisagée sous l’angle des
plaisirs. L’auteur réussit à restituer l’ambiance du marché et des différents
quartiers. Le Traité de l’invective
est au contraire une charge véhémente contre les habitants d’lstanbul.
L’auteur anonyme s'en prend tour à tour aux vices répandus que sont la
prostitution, I’ivrognerie et l’usage des drogues, mais aussi aux travers de
la vie sociale, usant d'une langue crue, inhabituelle dans la littérature
ottomane.
les
revues : • critique
: Byzance-Istanbul • méditerranéennes
: Istanbul, un monde pluriel
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