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Dernière modif. : 04/03/2012


COLLOQUE "DES INTELLECTUELS EN RÉSISTANCE : FRANC0IS CUZIN, JEAN CAVAILLES"

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BIOGRAPHIES

 

JEAN CAVAILLES FRANCOIS CUZIN
   Né en 1903 à Saint Maixent, de sensibilité socialiste, Jean Cavaillès est l'auteur d'ouvrages de logique et de philosophie des mathématiques.
   Emmanuel d'Astier de la Vigerie, qui va fonder le mouvement Libération, le rencontre à Clermont-Ferrand, en novembre 1940, à la Brasserie de Strasbourg, fréquentée par un groupe d'intellectuels, réfractaires potentiels, où l'on retrouve l'agrégée d'histoire Lucie Aubrac.
   De ce premier contact naîtra le groupe dit de La Dernière Colonne qui s'intègrera à Libération.
   Jean Cavailliès, aux côtés de d'Astier, y prendra une grande place : membre du Comité Directeur de Libération-Sud, il sera le chef du réseau Cohors du BCRA.
   Des activités qui entraîneront son arrestation, deux mois avant l'invasion de la zone sud. Transféré de la prison militaire de Montpellier au camp de Saint Paul d'Eyjeaux, il s'en évadera grâce à l'aide d'un commando de Libération constitué par Lucie Aubrac.
 En décembre 1942, à la demande de Jean Moulin, il met sur pied la branche militaire de Libération qu'il étendra aux deux zones. Le réseau de renseignements Cohors a une centrale dans Paris occupé, animé par des opérateurs radios ayant suivi des stages en Angleterre.
   A Londres, en février 1943, Jean Cavaillès rencontre le Général de Gaulle. Rentré en France, la répression l'amène à s'engager toujours plus personnellement. Le 28 août 1943, la trahison de son agent de liaison, Michel, entraîne son arrestation à Paris. Tout le réseau Cohors est décapité. Incarcéré à Fresnes, Jean Cavaillès sera conduit à Arras, jugé par un tribunal militaire allemand. Condamné à mort, il sera fusillé en 1944, à l'âge de 41 ans.
   Né en 1914, François Cuzin est normalien, agrégé de philosophie. Membre des Jeunesses Communistes, il est en désaccord avec le pacte germano-soviétique. Mis en relation par Merleau-Ponty avec Desanti et Sartre en 1941, il participe à Socialisme et Liberté.
   Professeur au Lycée de Toulon à la rentrée 1941 (pour y soigner une tuberculose rénale et parce que sa mère y réside). Il adhère à Franc-Tireur et membre de la commission de réflexion sur la presse.
   Professeur au Lycée de Digne dans les Alpes de Haute-Provence, à la rentrée 1943, chef départemental de Franc-Tireur sous le pseudonyme Étienne, il est membre de la direction des Mouvements Unifiés de la Résistance (M.U.R.) et de l'Armée Secrète (A.S.), chargé du 2ème Bureau (Sous-réseau Coopérateur/E du Service de Renseignements des M.U.R., en liaison avec Frank-Arnal.
   Il participe au Comité National des Intellectuels de la Zone Sud dont les réunions sont à Lyon. Il est membre du Comité Départemental de Libération et il adhère au Parti Communiste Français en 1944.
   Arrêté à Oraison (04) avec ses camarades du C.D.L., le 16 juillet 1944. Il est fusillé à Signes (Var) le 18 juillet. Son nom a été donné à une avenue de Toulon ainsi qu'à une salle à la Sorbonne.