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Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 18/07/2008

Épreuve de français pour les Prépas scientifiques

2005-2006

 

La recherche du bonheur

Comme chaque année, voici la bibliographie des livres concernant les épreuves de français

 

Accueil Livres critiques Sénèque J.M.G. Le Clézio A. Tchékhov
La vie heureuse
La brièveté de la vie
Le chercheur d'or Oncle Vania

             
SENEQUE

Sénèque (4 av. J. C.-65 apr. J.-C.). Homme politique romain et penseur stoïcien. La philosophie de Sénèque était celle de la force morale et de la maîtrise de soi. Le De vita beata constitue la pierre angulaire de son œuvre.

 

"La vie heureuse ; la brièveté de la vie" GF

Peut-on être philosophe dans n'importe quelle société et dans n'importe quelle situation ? Ou, plus précisément, peut-on philosopher quand on est l'homme le plus riche de son temps ? Peut-on philosopher quand on est pris dans les obligations de la vie sociale ? Ces interrogations sont peut-être les avatars d'une question plus fondamentale, celle du rapport de la philosophie au pouvoir politique - question qui ne pouvait manquer de passionner Sénèque, philosophe stoïcien, homme fabuleusement riche et précepteur de l'empereur Néron.

 

"La vie heureuse, la brièveté de la vie  suivi de la correspondance entre Descartes et la princesse Elizabeth sur la vie heureuse" Arléa

Ceux qui lisent Sénèque s'apparentent à une franc-maçonnerie dont quelques membres se reconnaissent, en catimini, comme s'ils tâchaient de ne pas ébruiter l'affaire. Sénèque est providentiellement moderne. Sur l'inconstance des princes, l'inutilité de l'affairement, la vanité du spectacle politique, il a tout dit. A le fréquenter, on s'épargne bien des agacements et bien des déplaisirs. On trouvera dans ce livre deux des plus célèbres traités du grand stoïcien, la Vie heureuse (de Vita beata) et La Brièveté de la vie (de Brevitate vitae).

 

"De la vie heureuse et De la tranquillité de l'âme" Librio

Il n'est certes pas facile de parvenir à la vie heureuse, et on s'en éloigne d'autant plus que l'on court plus rapidement après elle, si l'on s'est trompé de chemin. " Voici deux dialogues fondateurs de la pensée de Sénèque. De la vie heureuse est dédié au frère du philosophe, Gallion, et nous livre à la fois une réflexion sur le bonheur et une critique de l'épicurisme. Dans De la tranquillité de l'âme, Sénèque répond aux doutes de son ami Sérénus, soucieux de retrouver le repos intérieur. Tout en lui dessinant les contours d'un engagement politique salutaire, il lui prodigue aussi des conseils quant au choix de ses amis, à l'attitude à adopter face à l'adversité, ou au rapport à l'argent... Le philosophe entend ainsi nous enseigner les valeurs chères aux stoïciens, vertu et détachement, qui jalonnent le chemin d'une vie heureuse.

 

"La vie heureuse suivi de La providence" Bilingue Latin-Français  Belles Lettres

Texte double, à la fois méditation sur la félicité et critique de l'épicurisme et de l'aristotélisme, le De vita beata nous enseigne que seule la moralité, la vertu, apporte le bonheur, et non pas la moralité associée au plaisir. C'est aussi un pamphlet philosophique : les adversaires des philosophes ne sont pas fondés à leur reprocher la contradiction qui existe, au moins en apparence, entre leurs maximes et leur conduite. Qu'en est-il des malheurs du juste ? Que dire du suicide ? La réponse de Sénèque, dans le De Providentia, est que seule est bonne la vertu et mauvais le vice. La Providence est innocente, puisque le mal n'existe pas, sauf dans le jugement erroné des non-sages.

 

"La vie heureuse"  1001 Nuits

Conseiller de Néron après avoir été son précepteur, Sénèque est l'un des détenteurs du pouvoir impérial. Lorsqu'il rédige ce court traité, vers 58 après J.-C., il adresse une réponse à tous ses détracteurs, envieux de sa fortune, qui voient en lui un stoïcien de luxe. Comment douter que son aspiration au souverain bien et à la vertu soit sincère ? Comment ne pas entendre l'avertissement adressé à tous ceux qui se laissent gouverner par la débauche et la recherche des plaisirs ?

 

"La vie heureuse" Bilingue Latin-Français  Rivages

S'il est une question qui parcourt comme un fil rouge toute l'œuvre d'Augustin, c'est celle du bonheur, ou plutôt du désir de bonheur. De ses premiers essais philosophiques, lorsqu'il n'est encore qu'un jeune et brillant professeur de rhétorique à Milan, à ses sermons d'évêque, et à ses Confessions, il ne cesse de revenir sur ce qui lui paraît comme le paradoxe central de la vie des hommes : le bonheur réside dans l'accomplissement du désir, or la vie toujours menacée de mort court à chaque instant le risque de sa perte. Hannah Arendt, dans son travail de jeunesse sur Le Concept d'amour chez Augustin, avait bien montré que la recherche de la vie heureuse est au cœur de l'œuvre d'Augustin et fonde jusqu'à sa conception du divin, car " pour pouvoir attendre de l'avenir la vie heureuse du désir, il faut déjà avoir fait l'expérience de cette vie avant même tout ce sur quoi peut porter le désir ", il faut avoir la mémoire de l'origine du bonheur.

 

"La vie heureuse suivi de Les bienfaits" Tel Gallimard

Sénèque représente, dans sa vie comme dans son œuvre, le premier stoïcisme romain qui professe le détachement des biens futiles et des illusions de la gloire en même temps qu'il exerce de hautes fonctions politiques : Sénèque fut précepteur et conseiller de Néron avant d'être écarté du pouvoir et condamné à mourir sur son ordre en 65 apr. J.-C. Adressé à son frère, le livre sur la vie heureuse résume dans une perspective stoïcienne toute une tradition antique de réflexion sur la " vie bonne " dont la condition est la vertu, laquelle s'acquiert en vivant " selon la nature ", c'est-à-dire selon une logique de vérité qui doit nous affranchir des contingences du destin, et nous permettre d'atteindre à une autonomie intérieure qui confine à la sagesse. Vivant néanmoins dans le tout premier cercle du pouvoir impérial, Sénèque a dû justifier la richesse dont il a pu jouir, et il ébauche, dans Les bienfaits, une réflexion sur la possibilité d'une solidarité sociale. Ces deux livres répondent aux deux visages du penseur : l'homme privé qui aspire à la sagesse, le conseiller du prince qui cherche la voie meilleure en composant avec les caprices du tyran.

 

"Sur la brièveté de la vie" 1001 Nuits

Au travers de son expérience professionnelle, Sénèque cherche comment prolonger la vie humaine en la débarrassant des mille futilités qui l'environnent sans lui apporter de richesse supplémentaire. Il nous aide à évaluer ce qu'est une vie vraiment vécue.

 

"De la brièveté de  la vie suivi d'Un commentaire de Denis Diderot" Rivages

Nous pouvons discuter avec Socrate, douter avec Carnéade, trouver la paix avec Epicure : maîtriser la nature de l'homme avec les Stoïciens, la dépasser avec les Cyniques. Puisque la Nature nous permet de communiquer avec n'importe quelle époque, pourquoi ne pas quitter cet étroit et éphémère passage de notre vie et ne pas nous lancer de tout notre être dans ces espaces illimités, éternels, et où nous pouvons côtoyer ceux qui sont meilleurs que nous ? Aucun d'eux ne sera avare de son temps, aucun ne manquera de renvoyer son visiteur plus heureux et plus en paix avec soi-même qu'à son arrivée, aucun ne laissera quiconque repartir les mains vides.