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Dernière modif. : 30/04/2008

Quinzaine Pléiade

Quinzaine Pléiade  -  Albums Pléiade

Dossier Jean Cocteau
Biographie 1 Biographie 2  Bibliographie 1 Bibliographie 2  Bibliographie 3

 

BIOGRAPHIE 1

 
Ahmed Youssef : "Cocteau l'Égyptien. La tentation orientale." Éd. du Rocher 

   Lorsqu'il se rend en Egypte, d'abord en 1936, puis en 1949, Jean Cocteau n'a qu'un but : traverser le miroir de l'Orient et les siècles à la recherche de Schéhérazade, le mythique personnage littéraire des contes des Mille et Une Nuits. Déjà, l'Orient égyptien avait allumé le génie du poète de mille feux. La mythologie de Cocteau se nourrit abondamment de la légende du Sphinx, du mystère des pyramides et des intrigues des pharaons. Mais cette rencontre avec l'Egypte ancienne s'avère très vite impossible. Elle cède la place à la découverte de l'Egypte moderne, celle des années 40. Sous la lumière du Caire, le créateur de La Belle et la Bête va alors nouer une troublante amitié avec un prince égyptien, avant de succomber au charme littéraire et militant d'une célèbre femme de lettres cairote. Cocteau l'Egyptien s'avère être le récit fascinant d'un moment très mal connu en France de la vie du poète. 

   Les révélations faites par Ahmed Youssef, le regard nouveau porté sur le séjour en Egypte de Cocteau, font de ce livre un ouvrage de référence. Des photos totalement inédites viennent illustrer le propos.

 
Claude Pinoteau : "Derrière la caméra avec Jean Cocteau" Horizon illimité

   Jean Cocteau écrivait à Claude Pinoteau : " Sache que je ne ferai jamais un film sans toi. " En septembre 1942, Pinoteau rencontre Cocteau sur le tournage du Baron fantôme, dont le poète a écrit les dialogues. Dans les années qui suivront, Claude Pinoteau participera à la mise en images des visions cinématographiques du poète : L'Aigle à deux têtes, Les Parents terribles, Orphée, Les Enfants terribles et Le Testament d'Orphée. C'est l'histoire de cette longue collaboration que nous conte Derrière la caméra avec Jean Cocteau. Ces entretiens, établis par Monique Bourdin, révèlent la face cachée d'un cinéaste majeur au travail. " Le cinéma de Jean Cocteau est inimitable. 

   Son influence est ailleurs, intemporelle et vivante " déclare Claude Pinoteau. Accompagné de documents inédits - plans de tournage, décors, découpages, dialogues, correspondance - et de nombreuses illustrations photographiques, Derrière la caméra avec Jean Cocteau est un document exceptionnel sur le cinématographe.

 
Marielle Wyns : "Jean Cocteau, l'empreinte de l'ange"  L'Harmattan 

   Dans l'univers foisonnant de Jean Cocteau, la figure angélique intrigue, D déroute, interpelle par sa présence discrète mais obsédante. Bien plus qu'un simple thème, ce personnage, qui apparaît avec des visages divers tout au long du parcours d'écriture, fonctionne comme un motif structurant. Bien qu'héritier d'une tradition millénaire, l'ange, chez Cocteau, cristallise les intuitions, les aspirations et les questionnements de son auteur. Tour à tour " signe " numineux, objet du désir, porteur de l'" expiration ", reflet idéalisé de l'artiste-Narcisse, " tortionnaire nocturne ", psychopompe et initiateur poétique, il s'inscrit dans la représentation coctalienne de la création, où il occupe la fonction essentielle de catalyseur. Cette étude, qui s'engage sur les traces de l'ange au cœur de l'imaginaire protéiforme de Cocteau, lève un coin du voile sur cet absolu insaisissable et éminemment personnel que le poète nomme " l'invisible ". 

   Elle éclaire sous un jour nouveau la quête existentielle qui sous-tend la démarche créatrice d'un auteur trop souvent considéré comme " touche-à-tout " et qui, cependant, a donné naissance à une œuvre pleinement singulière, dans ses images, ses interrogations, et dans sa configuration même.

 
Christian Rolot, Francis Ramirez : " Jean Cocteau, l'œil de l'architecte"  ACR

Le projet de ce livre est de placer l'image au cœur même de l'œuvre. Tout nous y invite en effet, Cocteau le premier qui, sa vie durant, n'a cessé d'entremêler textes et dessins, images et paroles, avec l'aisance et la virtuosité d'un joueur professionnel qui bat des cartes à une table de casino. " Ecrire pour moi, c'est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu'elles se fassent écriture ou les dénouer de telle sorte que l'écriture devienne dessin. " Cinéaste et artiste graphique, le poète le plus étincelant d'une époque qui confondit trop souvent profondeur et ennui étonne par la sûreté de ses vues sur l'art et les malices de son intelligence.

   Pour donner sa juste place à cette esthétique du regard, les auteurs ont procédé à une relecture complète de l'œuvre visuelle, notamment cinématographique. De nombreuses informations inédites prises à la source des archives que Jean Cocteau conservait dans sa maison de Milly-la-Forêt contribuent à renouveler l'analyse de l'œuvre.

 
Christian Soleil : "Jean Cocteau. Le bonheur fabriqué" Action Graphique de St Étienne

   A quoi bon écrire un ouvrage qui ne cherche rien à prouver ? Simplement pour ce plaisir-là, qui me paraît être un motif suffisant, celui de communiquer une passion. Passion pour une œuvre d'abord, puis pour un œuvre tout entier, et par assimilation, pour l'homme que cet œuvre éblouissant, en mettant sa nuit en plein jour, éclaire et transfigure, en un mot, masque. La vie de Jean Cocteau est un carnaval de Venise. Les rires et les jeux n'y sont point factices : ils mettent simplement le voile sur des souffrances profondes. L'œuvre et la vie, chez Jean Cocteau, sont des miroirs face à face. Négliger l'un quand on parle de l'autre relève de la dissimulation.

 
Serge Linares : "Jean Cocteau. Le grave et l'aigu" Champ Vallon

   En négligeant ses poèmes, la postérité de Jean Cocteau ne respecte pas la hiérarchie qu'il a lui-même établie pour ordonner son œuvre polymorphe. Investie par lui du pouvoir suprême, la poésie ne battait-elle pas le rappel des autres genres sous le pavillon de son nom: poésie de théâtre, poésie de roman, poésie critique, poésie graphique, poésie cinématographique ? Ce livre n'entend pourtant pas restaurer une souveraineté qui tient sa légitimité de l'appréciation strictement personnelle de l'auteur, mais envisager pour la première fois l'ensemble de ses écrits poétiques, et en interroger la disparité apparente. Car, à cette échelle aussi, la variété stupéfie. Elle passerait pour un exercice futile de virtuosité si la mise à l'étude des textes - de leurs rythmes, de leur langue, de leurs structures - ne révélait la continuité et l'assurance d'une démarche artistique.

   Toujours en quête du grave dans l'aigu, le chant qui s'élève de cette poésie procède, suivant des principes esthétiques stables, à des variations sur le thème de la création elle-même. Venue des profondeurs de l'être, couvrant toute la gamme des possibilités expressives, la voix de Jean Cocteau finit par s'imposer, loin du tapage qui environna sa vie, dans le concert des poètes du siècle.

 
Jean Touzot : "Jean Cocteau. Le poète et ses doubles"   Bartillat

   Jean Cocteau n'a cessé d'entretenir une légende sur sa personne. Sa vie s'est constamment nourrie de mythes. Textes et témoignages à l'appui, Jean Touzot tente ici de décrypter ce qu'il appelle l'" auto-mythographie " du poète. Tous les aspects de cette œuvre considérable sont abordés, qu'il s'agisse de littérature, de peinture, de théâtre ou de cinéma. Voici un portrait-vérité, juste et original, de celui qui cherchait à transfigurer la réalité.

 
Carole Weisweiller : "Jean Cocteau, les années Francine. 1950-1963"  Seuil

   Quarante ans après la mort du poète, Carole Weisweiller retrouva au gré d'un déménagement de ses parents photos, croquis, dessins inédits, poèmes et lettres de Cocteau adressés à sa mère. En publiant ces précieux souvenirs, Carole Weisweiller a souhaité rendre hommage à Francine, grâce à qui elle passa son enfance et son adolescence auprès de celui qu'elle considéra comme un deuxième père. En feuilletant cet album de famille qui ne prétend en aucun cas raconter la vie du poète, vous retrouverez peut-être l'atmosphère d'amitié exceptionnelle qui régna durant les treize années où Jean vécut auprès de ceux qu'il appelait sa famille de cœur : Francine, Doudou, sa sœur Émilienne et Carole.

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Mai 2006