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Dernière modif. : 10/05/2008

Quinzaine Pléiade

Quinzaine Pléiade  -  Albums Pléiade

Dossier Jean Cocteau
Biographie 1 Biographie 2  Bibliographie 1 Bibliographie 2  Bibliographie 3

BIBLIOGRAPHIE 3

 
Jean Cocteau : "La difficulté d'être"  Éd. du Rocher

   Malade, Jean Cocteau a confié aux mots sa douleur, la mort apprivoisée, les variations de son âme, mais aussi le rire érectile, la jeunesse survoltée et les amis de toujours... Jean Cocteau (1889-1963) est mort il y a quarante ans. A l'occasion de cet anniversaire, les éditions du Rocher rééditent huit titres du grand poète.

 
Jean Cocteau : "La machine infernale"  Cahiers Rouges Grasset

La Machine infernale (1934) est une adaptation, très libre, de l'histoire d'Œdipe qui, selon l'oracle de Delphes, devait tuer son père et épouser sa mère. Cocteau fait subir à la tragédie de Sophocle un traitement tout à fait personnel à base de surréalisme, d'ironie et d'anachronismes volontaires. Il marie la poésie à ce drame austère de la fatalité et rénove, de manière éclatante, un mythe, avec tous les dons du virtuose.

 
Jean Cocteau : "La voix humaine"    Stock

   Une femme seule dans une chambre en désordre téléphone à son amant qui vient de la quitter pour une autre. En partant de cette situation tristement banale, Jean Cocteau a écrit une mini-tragédie en un acte - un étrange " monologue à deux voix " fait de paroles et de silences - dans laquelle le téléphone joue un rôle essentiel. " Dans le temps, écrit Cocteau, on se voyait. On pouvait perdre la tête, oublier ses promesses, risquer l'impossible, convaincre ceux qu'on adorait en les embrassant, en s'accrochant à eux. Un regard pouvait changer tout. Mais avec cet appareil, ce qui est fini est fini. " Créé en 1930 à la Comédie Française par Berthe Bovy, ce texte a également été joué et enregistré par Simone Signoret. Il a été mis en musique par Francis Poulenc et adapté au cinéma par Roberto Rosselini, avec Anna Magnani dans le rôle-titre.

 
Jean Cocteau : "Le cordon ombilical"  Éd. Allia

   Il y a trente ans qu'on me cherche. En tête des griefs qu'on me forge, les témoins à charge du procès socratique qu'on m'intente brandissent que je me disperse. Ne savent-ils pas qu'un organisme est fait d'un cœur, d'un foie, d'une rate, de poumons, de reins et ainsi de suite. Comment une œuvre vivrait-elle avec un seul organe ?

 
Jean Cocteau : "Le grand écart"    Stock

Jacques Forrestier préparait son baccalauréat. Ses parents, obligés de vivre une année en Touraine, le mirent en pension chez un professeur, monsieur Berlin, rue de l'Estrapade, à Paris. Mais Jacques, qui émeut tant l'imposante madame Berlin, va séduire tout d'abord Louise, qui danse à la Scala. Puis il aimera Germaine, qui elle aussi est dans le spectacle. Puis il y a Nestor, Lazare et Osiris, les amants, les amis, les protecteurs de ces dames. Il y a aussi Paris et la jeunesse qui passe, comme si on faisait un pied de nez au destin. Pourtant, nous savons bien que la fête qui commence devra s'achever un jour, et qu'avant de choisir notre destin, la mort nous a déjà choisis. La carte de notre vie est pliée de telle sorte que nous ne voyons pas une seule grande route qui la traverse, mais au fur et à mesure qu'elle s'ouvre, toujours une petite route neuve. Nous croyons choisir et nous n'avons pas le choix.

   Dans ce roman, écrit en 1923, Jean Cocteau mêle tendresse, humour et légèreté, comme pour un pastiche. Mais derrière ces pirouettes et ces clins d'œil, se cache un sourire plus grave. Après avoir dansé et rit, vers quel destin s'en va Jacques ?

 
Jean Cocteau : "Le livre du blanc"  Passage du Marais

   Le livre blanc est une des œuvres les plus personnelles de son auteur " anonyme ", Jean Cocteau. Au fil d'un texte élégant, audacieux et toujours très actuel, ce roman - récit singulier d'un vécu homosexuel - nous offre un éclairage unique sur une source d'inspiration centrale à toute l'œuvre du poète. Cette édition reproduit en couleur les dix-huit magnifiques dessins de Cocteau qui, en 1930, accompagnaient le texte dans sa première édition illustrée.

 
Jean Cocteau : "Le Potomak" précédé de "Un prospectus"  Passage du Marais

Avec ce livre, achevé à l'aube de la Grande Guerre, on assiste à la naissance d'un grand poète-artiste. Comme Jean Cocteau le déclarera lui-même plus tard : " Mon œuvre commence avec Le Potomak ; c'est une sorte de préface. " Ce montage d'écrits et de dessins méconnus peut surprendre, voire désorienter le lecteur, mais ne saurait le laisser indifférent, car il y découvrira les cruels " Eugènes ", les affligeants " Mortimer ", ainsi, bien sûr, que le " Potomak ", monstrueux pensionnaire d'un aquarium situé sous l'église de la Madeleine. Basé sur l'édition " définitive ", établie par l'auteur en 1924, cet ouvrage inclassable, à la fois étrange et divertissant, était depuis longtemps introuvable. Une centaine d'étonnantes illustrations (dont les très rares " Eugènes de la guerre ") accompagne un texte émaillé d'épigrammes éblouissantes, tel le célèbre : " Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi ", dont Cocteau aurait pu faire sa devise

 
Jean Cocteau : "Le sang d'un poète"   Éd. du Rocher

    " Le monde se révèle à nous surtout par le regard. Les autres sens ont beau nous solliciter, c'est par les yeux que nous existons à part entière. Cette vérité d'expérience se vérifie une fois de plus quand nous voyons les images du Sang d'un poète : elles possèdent une véritable force magique. Qu'il s'agisse d'un simple miroir, d'un couloir d'hôtel, d'une boule de neige ou d'un écolier en pèlerine, nous en faisons la découverte au sens propre du terme : nous ne les avions jamais vus sous cet aspect, nous croyons les voir pour la première fois, et cela avec stupeur, avec émerveillement. On parle de l'œil du cyclone, et aussi de l'œil-de-bœuf, de l'œil-de-serpent, pierre précieuse agréable à regarder. N'oublions pas l'œil-de-Cocteau, prunelle sombre qui contemple des objets disparus.

    Le titre même du film qu'il nous propose, Le Sang d'un poète, suffit à nous alerter, à nous faire comprendre ce qu'il veut nous apprendre, il ne sépare pas ce film de son œuvre poétique : "La machine à images ne m'a été qu'un moyen de dire certaines choses dans la langue visuelle, au lieu de le dire par l'entremise de l'encre et du papier. " (Marcel Schneider)

 
Jean Cocteau : "Le testament d'Orphée"  Éd. du Rocher

   Le Testament d'Orphée (1960) est un film de poète, c'est-à-dire qu'il est indispensable, bien que je ne sache pas à quoi. Mais plutôt si : indispensable à notre cinéma français qui ne manque pas en ce moment d'hommes de talent, mais a cette sorte de défaut, ou de manque, qui est justement la poésie. Ce qui ne passe pas de mode, ce qui n'est pas lié à une mode, ni à un style, mais à une pauvreté tournée en richesse, à une boiterie devenue dense, en bref, un heureux dénuement. Le poète, avant tout, doit réinventer la simplicité, le réalisme, et Cocteau réinvente le documentaire, de même que Franju; du côté de chez Fritz Lang, le plan fixe. Tournage à l'envers, ralenti, apparitions et disparitions au tour de manivelle, autant de renvois à la prise de vue directe qui permet seule de tels tours et ne se laisse jamais oublier. Ainsi naît l'art d'inventer des images durables.

 
Jean Cocteau : " Les enfants terribles"  Cahiers Rouges Grasset

   "Voilà un livre dont je sors avec une admiration accrue pour son auteur. C'est son chefs-d'œuvre. Il fait preuve, là, d'une originalité qui n'irritera point, et qui le connaît bien l'y trouvera tel qu'il est. Un style parfait ; la phrase mince et musclée, peu d'images ; c'est vraiment le mystère en pleine lumière ! Mais qu'ils sont terribles, en effet, ces enfants ! Quelle surprise ! C'est pour la première fois que la littérature française envoie des enfants en enfer... Il y a une scène prodigieuse d'intensité, les plus fortes pages que Cocteau ait jamais écrites, c'est bien certain."

 
Jean Cocteau : "Les parents terribles"    Folio

   Entre Munich et la guerre, ce fut, avec une pointe de provocation, l'événement de la saison. Pour redorer sa bourse et son blason, le poète d'avant-garde s'est converti au Boulevard, dont les ficelles et les vedettes lui semblaient capables de séduire le public populaire qu'il rêvait d'amener au théâtre. À travers la peinture d'une famille bourgeoise, il entend montrer " la punition du désordre et le triomphe de la jeunesse ". Dans " le couple doux et cruel " qu'elle forme avec un fils excessif, Cocteau, fidèle au mythe de Jocaste, consomme le meurtre de la mère abusive. Et l'on cherche où commence et s'achève l'autoportrait. Cette édition rend au public le texte de la création, qu'à coups de serpe, le poète de 1948, étouffé par le cinéaste, avait tronqué et affadi.

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Mai 2006