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Dernière modif. : 10/05/2008

Quinzaine Pléiade

Quinzaine Pléiade  -  Albums Pléiade

Dossier Jean Cocteau
Biographie 1 Biographie 2  Bibliographie 1 Bibliographie 2  Bibliographie 3

BIBLIOGRAPHIE 2

 
Jean Cocteau : "Ils. Dessins érotiques."  Le Pré aux Clercs

Qu'on ne s'y trompe pas : la vérité est au-delà de ce qu'on voit. Dans les dessins réunis ici se livre une mise à mort où tous les dangers se côtoient. La boule de neige qui atteignit Dargelos revient nous toucher à notre tour. C'est toujours comme cela avec Cocteau : il disparaît, apparaît et ajuste son trait - synonyme de flèche - pour atteindre la cible. Pierre Bergé.

 
Jean Cocteau : "Choix de poèmes"  Folio Junior

" Les chiens aboient de près et de loin le coq chante./C'est votre façon d'être, ô campagne méchante./Mais Avril change tout le lendemain matin,/Fait aux arbres fruitiers mâtures de satin,/Sur vigne et papillon frotte le même soufre,/Augmente le soleil sans que la terre en souffre,/Dans le vin de la rose enivre les bourdons,/Et d'amour dénoué réunit les cordons./Ainsi chante un poète aimé des dieux farouches,/Et qui, comme Janus, possède plusieurs bouches... "

 
Jean Cocteau : "Journal d'un inconnu"  Cahiers Rouges Grasset

"L'homme a inventé de brûler en laissant derrière lui de belles centres ", écrit Cocteau dans ce Journal d'un inconnu. Ces réflexions qui touchent aussi bien à l'art qu'à l'amitié, à la mémoire qu'à la mort, peuvent être considérées comme les " cendres "encore brûlantes d'une œuvre éblouissante et d'une vie passionnée. Cocteau, levant le masque, découvre ici son vrai visage.

 
Jean Cocteau : "L'aigle à deux têtes"  Folio

Empruntant son sujet aux tragiques mystères des maisons d'Autriche et de Bavière, Cocteau met face à face une reine, veuve, vierge et déjà virtuellement morte, et son assassin, un jeune poète anarchiste venu pour la tuer, et qui est pour elle la mort qu'elle attend. Leur destin est donc scellé d'avance. mais il se trouve que l'assassin est le sosie du roi tant aimé, et il ne veut tuer la reine que parce qu'il l'a de loin depuis toujours aimée...

 
Jean Cocteau : "La Belle et la Bête"  Éd. du Rocher

" Le lendemain du tournage, on reste sous l'impression du spectacle, on ne remarque rien d'autre que les fautes, on s'hypnotise sur des détails absurdes. L'admirable du cinéma, c'est ce tour de cartes perpétuel qu'on exécute devant le public et dont il ne doit pas connaître le mécanisme. La nature nous a donné des nerfs pour souffrir et prévenir, une intelligence pour savoir souffrir et nous mettre en garde. La lutte contre la souffrance m'intéresse au même titre que le travail du film. " (Jean Cocteau) Chronique de neuf mois de tournage (1945-1946), d'une amitié avec Jean Marais, La Belle et la Bête est surtout la confession d'une intériorité, le témoignage émouvant du combat que mènent le poète et son œuvre contre l'" ange de la maladie ".

 
Jean Cocteau : "La corrida du 1er mai"  Cahiers Rouges Grasset

Picasso, Manolete, Lorca, l'esprit flamenco et le fleuve gitan, autant de composantes du génie espagnol que Cocteau, touriste visionnaire prompt à découvrir la vérité poétique des paysages et des peuples, brasse comme les gemmes d'un éblouissant kaléidoscope.

 
Jean Cocteau : "Lettre aux Américains"  Cahiers Rouges  Grasset

    C'est après avoir passé vingt jours en Amérique que Jean Cocteau eut envie, dans, cette Lettre, de confronter l'ancien et le nouveau monde. Le cinéma, la décadence, les statistiques, la psychanalyse, le luxe et la littérature sont alors les prétextes d'une variation dont les accents se veulent, et restent, radicalement modernes. Et comme toujours, avec cet enchanteur, on en apprend autant sur l'Amérique que sur Cocteau - qui sont, à eux deux, des continents.

 
Jean Cocteau : "Opium, journal d'une désintoxication"   Stock

    En 1928, cinq ans après la mort de Raymond Radiguet, lors d'une cure de désintoxication dans une clinique, Jean Cocteau, opiomane, écrit et dessine. Pour lui, il s'agit de la même activité, du même acte créateur : "Ecrire, pour moi, c'est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu'elles se fassent écriture, ou les dénouer de telle sorte que l'écriture devienne dessin." Ainsi, tout au long des jours, des instants, un livre naît sous nos yeux, fait de notations, de jeux avec les mots, de jugements de poète. Aux commentaires sur la littérature et les écrivains (Proust, Raymond Roussel) viennent s'ajouter des remarques sur le cinéma (Buster Keaton, Chaplin, Eisenstein, Buñuel), sur la poésie, sur la création, sur l'art. Le thème lancinant, qui revient au détour de chaque page, c'est celui de l'opium. " Tout ce qu'on fait dans la vie, même l'amour, on le fait dans le train express qui roule vers la mort. Fumer l'opium, c'est quitter le train en marche ; c'est s'occuper d'autre chose que de la vie, de la mort. " Ainsi Jean Cocteau retrouve-t-il la grande tradition des poètes visionnaires, de Quincey, Baudelaire, et surtout Rimbaud.

 
Jean Cocteau : "Orphée"   Stock

    Le mythe d'Orphée, revisité par Jean Cocteau, prend un tour pour le moins léger et fantaisiste : loin du drame antique, la pièce de Cocteau joue sur l'anachronisme, le spectaculaire et l'insolite grâce à d'extraordinaires effets scéniques et à de savoureux dialogues. Cette pièce, d'une étonnante originalité, a été créée au Théâtre des Arts à Paris le 17 juin 1926.

 

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Mai 2006