|
MENU
Accueil
Chercher
un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers
thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues


Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 10/05/2008
| |
Quinzaine Pléiade
Quinzaine Pléiade -
Albums
Pléiade
BIBLIOGRAPHIE 1 A
l'occasion de la Quinzaine Pléiade 2006, l'œuvre complète de Jean Cocteau est
disponible en Pléiade
| Jean Cocteau :
"28 autoportraits" Écriture |
|
Batteur de jazz,
poète, dessinateur, cinéaste, globe-trotter, romancier, dramaturge, céramiste
et même académicien : Jean Cocteau, le " Paganini du violon
d'Ingres ", a joué toutes les partitions de son siècle. Mais la
plus virtuose, sans doute, reste sa conversation - " le seul sport
qui me plaise ", avouait-il dans La Difficulté d'être. Pour tenter
d'approcher au plus près ce " sportif " du langage, ce volume réunit
quatorze dessins et quatorze entretiens accordés entre 1928 et 1963. Ces
joutes, qui tiennent davantage de l'échange de tennis que du combat de
boxe - deux sports qu'il appréciait en connaisseur -, composent les
autoportraits d'un inconnu. Cocteau y évoque ses sujets favoris : sa
passion de la jeunesse, sa conception de la poésie ou du cinéma, le
regard critique porté sur son œuvre et celle d'autrui, ses souvenirs
d'une Époque réputée Belle, son indéfectible admiration pour
Stravinsky, Apollinaire et Picasso. |
|
Mais
certains traits surprendront : sa mésaventure espagnole en 1961, son
regard horrifié sur la guerre d'Algérie, son goût paradoxal pour les
honneurs ou l'évocation énigmatique des trois enfants dont il aurait pu
être le père... |
| Jean Cocteau :
"Antigone suivi de Les nones de la Tour Eiffel"
Folio |
|
" Antigone est ma sainte ", disait Cocteau. C'est pourquoi il a
traduit et " contracté " la pièce de Sophocle. " ...
Parce que je survole un texte célèbre, chacun croit l'entendre pour la
première fois. " C'est dans Les mariés de la Tour Eiffel qu'on
trouve la phrase célèbre : " Puisque ces mystères nous dépassent,
feignons d'en être l'organisateur. " Sur la première plate-forme de
la tour Eifel évolue une noce bourgeoise, qui vient se faire
photographier, tandis que deux phonographes commentent l'action. Une
bouffonnerie qui exprime toute la déconcertante poésie du banal. |
|
| Jean Cocteau :
"Bacchus" Folio |
 |
En 1523, en
Allemagne, on couronne un paysan, Hans, qui sera, sous le nom de Bacchus,
roi pendant sept jours. Il se lance dans de grandes réformes, se réclame
d'un Christ révolutionnaire, ami du peuple, dont il soulève pourtant la
colère. Il finit mal. En 1951, Cocteau, au sommet de sa gloire, et qui
s'est imprégné des livres sur la Réforme et Luther, propose, par la
bouche de son héros, une explication de l'univers, où la vérité apparaît
comme la valeur suprême. A la scène, l'écrivain a toujours représenté
un éternel suspect (lui-même ?), selon des procédés dramatiques éprouvés,
jusqu'au meurtre final. Ici, l'actualité compte autant que l'Histoire,
par les attaques contre l'Eglise catholique, les revendications ouvrières,
le rejet radical de l'ordre établi, l'évocation du désarroi de la
jeunesse |
|
| Jean Cocteau :
"Clairo-Obscur" Éd. du Rocher |
 |
" M'entrent par une oreille et me sortent par l'autre
vos actualités. Vos progrès
vont trop vite en besogne. Les nôtres vont de lenteur bottés... Plus le
progrès avance et plus l'âme recule, recule jusqu'au jour où ceux qui
trouveront notre temps ridicule feront rire à leur tour. " La poésie
est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être
entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une
certaine manière d'employer la leur ", écrivait Jean Cocteau. Publié
en 1954, Clair-Obscur chante la désillusion, du poète devant le monde
moderne et sa révolte devant l'altérité du temps. Fidèle à son génie,
Cocteau, dans ce recueil, conjugue avec grâce humour et gravité. |
|
| Jean Cocteau :
"Du cinématographe" Éd. du Rocher |
 |
Voici rassemblés les articles, notes, hommages (dispersés dans les
journaux et les revues) que Jean Cocteau consacra au cinématographe, de
1925 à 1963, qu'il s'agisse de stars (Marlène Dietrich, Jean Marais, Gérard
Philipe) ou de cinéastes (Charles Chaplin, René Clair, Cecil B. De
Mille, S. M. Eisenstein, Orson Welles), des films des autres (Le Diable au
corps, Le Mystère Picasso, Pickpocket, Le Sang des bêtes, Le Voleur de
bicyclette) ou des siens propres (Le Sang d'un poète, La Belle et la Bête,
L'Aigle à deux têtes, Les Parents terribles, Orphée, Le Testament
d'Orphée mais aussi L'Eternel Retour et Ruy Blas). Autre secret
professionnel, autre journal d'un inconnu Jean Cocteau écrivain de cinéma,
toujours du côté des accusés, jamais du côté des juges. |
|
Cette nouvelle édition, établie et présentée par André Bernard et
Claude Gauteur, comprend en outre de nombreux synopsis inédits : La
Couronne noire, Coriolan, Pas de chance, La Ville maudite, Le Bec de gaz
et La Vénus d'Ille. |
| Jean Cocteau :
"Essai de critique indirecte" Cahiers Rouges Grasset |
 |
"
Je suis un empêcheur de danser en rond ", écrit Cocteau dans cet
Essai de critique indirecte. C'est en compagnie du peintre italien De
Chirico qu'il ouvre le bal, pour un festival de notes, d'aphorismes et
d'anathèmes étourdissants. Ce qui arrête et fascine ici, c'est la grâce
avec laquelle Cocteau glisse de Braque à Matisse, de Baudelaire à
Nietzsche, de Beethoven à Stravinsky. Le poète a des idées et des
images sur tout : le rêve, la vitesse, la beauté. Ce livre est un
fourreau et une palette. Il tire l'épée et le pinceau. Il pointe profondément,
il brosse légèrement, il éblouit toujours. " Il y a les poètes et
les grandes personnes. " Pour l'éternité, Cocteau est un enfant génial. |
|
| Jean Cocteau :
"Photographies et dessins de guerre" Actes Sud |
 |
Les photographies et dessins de Jean Cocteau publiés dans cet ouvrage
datent de la Grande Guerre. Ils ont été retrouvés, pour l'essentiel,
dans les archives du poète à Milly-la-Forêt. Les légendes qui les
accompagnent sont des citations empruntées à Cocteau lui-même. Ces
documents constituent un témoignage inédit sur un poète aux dons
multiples. Anecdotiques dans quelques cas, la plupart sont déjà sur un
autre versant, celui qui conduit Jean Cocteau vers ce "réalisme de
l'irréel" qui doit être, selon lui, l'objectif de tout artiste. |
|
| Jean Cocteau :
"Poèmes. Approgiatures et paraprosodies" Éd. du
Rocher |
 |
"Vous ne supposiez tout de même pas que je le susse !" dit la
marquise avec une réelle noblesse. Mais le jeune drôle connaissait mal
la langue française. Il ricana et accusa la marquise de dire des obscénités.
"Moi ?" Ce moi fut un chef-d'œuvre. La marquise se dressait
dans une robe de percaline jaune brodée d'iris noirs en jais et de
jacinthes en turquoises. Sa traîne commençait cette robe et il semblait
que ses étoffes montassent du sol pour s'enrouler autour des chevilles,
des cuisses, des fesses, du ventre, de la taille et mourir au bord des
seins. La marquise était moins jeune que ne l'avouait son passeport mais
belle de colère en face du jeune drôle à qui elle avait eu la faiblesse
d'accorder ses faveurs. Son rire la saccageait, saccageait ses iris, ses
jacinthes, ses turquoises. On eût dit une grande vague furieuse et jaune.
"Misérable" s'écria la marquise et superbement elle dégrafa
cette vague d'étoffes. Toute nue, n'ayant que ses perles au cou, d'un
geste théâtral sa main désignait la porte. Le jeune drôle baissa la tête
et quitta le château. |
|
Alors, victime de l'amour et de la langue française, la marquise
s'abattit dans une sombre écume multicolore. " " La Langue française
", extrait d'Appoggiatures. |
| Jean Cocteau :
"Portraits-souvenir" Cahiers rouges Stock |
 |
Spectateur
et acteur du Paris littéraire, artistique et mondain d'avant 1914,
Cocteau, dans Portraits-souvenir, nous livre la " belle époque
" de sa jeunesse vue par un poète doublé d'un caricaturiste.
Catulle Mendès, Mistinguett, les clowns Footit et Chocolat, l'impératrice
Eugénie, autant de figures mythiques de 1900, dont Cocteau a su saisir le
profil le plus rare et fixer uni portrait inoubliable. |
|
| Jean Cocteau :
"Théâtre de poche" Éd. du Rocher |
 |
Édités en 1955, ces textes
laissent affleurer la personnalité si attachante de Jean Cocteau : sa
verve, son humour, son sens du clin d'œil et du portrait, l'alacrité de
son style, la tendre jubilation de sa plume. On trouvera notamment dans ce
volume : Parade, Le Bœuf sur le toit, Le Bel Indifférent, La Farce du Château,
La Dame de Monte-Carlo, Le Menteur, Le Pauvre Matelot... |
|
| Jean Cocteau :
"Thomas l'imposteur" Folio |
 |
En face, à quelque distance, on distinguait le bloc d'une patrouille
ennemie. Cette patrouille voyait Guillaume et ne bougeait pas. Elle se
croyait invisible... - Fontenoy ! cria-t-il à tue-tête, transformant son
imposture en cri de guerre. - Et il ajouta, pour faire une farce en se
sauvant à toutes jambes : Guillaume II. Guillaume volait, bondissait, dévalait
comme un lièvre. N'entendant pas de fusillade, il s'arrêta, se retourna,
hors d'haleine. Alors, il sentit un atroce coup de bâton sur la poitrine.
Il tomba. Il devenait sourd, aveugle. - Une balle, se dit-il. Je suis
perdu si je ne fais pas semblant d'être mort. " Il n'y a que les très
grands hommes qui comprennent leur temps : tu as compris le tien en même
temps que tu le créais " (Max Jacob) |
|
Mai 2006 |