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Dernière modif. : 10/05/2008

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Les pirates

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Histoire de la piraterie et de la flibuste

 

P. & O. Poivre d'Arvor : "Pirates et corsaires" Ed. Place des Victoires

 

 

Robert Surcouf, Jean Bart, le chevalier Forbin, René Duguay-Trouin, les frères Barberousse, Jeanne de Belleville, Mme Ching... Qu'ils fussent pirates ou corsaires du Roi, vénitiens, français, turcs ou chinois, ils hantèrent les cauchemars de ceux qui partaient en mer. Courageux ou cruels, hommes ou femmes, ces personnages d'exception ont nourri nos songes d'aventures, de liberté et de sang. Ils épouvantaient les loups de mer les plus aguerris, prenant d'assaut leurs navires chargés d'épices, de vaisselle précieuse, de perles, d'émeraudes, de topaze, d'or et d'argent. Mais eux-mêmes se retrouvaient souvent pourchassés par des escadres ennemies, sans refuge, ne devant leur salut qu'à leur adresse à se fondre dans l'immensité marine. D'un côté, les pirates, sans autres lois que celles, violentes, des butins matériels et humains. De l'autre, munis de lettres de marques et de représailles, les corsaires agissaient au nom d'un roi ou d'un État et s'attaquaient aux ennemis déclarés de ceux-ci.

 

J.P. Hirrien : "Corsaires ! Guerre en Léon 1689-1815" Skol Vreiz

 

La côte du Léon, de Morlaix à Brest, faisant face à " l'ennemi anglais ", est de toute antiquité un lieu de transit, d'échanges... et de conflits au gré des politiques d'Etat. A partir du XVIIe siècle, l'orientation maritime de la politique de Colbert va clairement encourager les coups de force des corsaires royaux et également locaux qui suivent ainsi l'exemple des glorieux prédécesseurs tels les Coetlestremeur et Coatanlem. A l'aune des archives parvenues jusqu'à nous, c'est une étude complète de la guerre de course du XVIIe au XIXe siècles qu'à réalisée Jean-Pierre Hurrien. Le récit, étayé de multiples documents, dresse un tableau vivant de l'aventure corsaire en Léon. Les nombreux prolongements apportés par l'auteur permettent une bonne compréhension du contexte historique et des enjeux de la guerre de course.

 

Salvatore Bono : "Les corsaires en Méditerranée" Paris-Méditerranée

 

  La course en Méditerranée - souvent confondue à tort avec la piraterie - connut sa plus belle expansion au XVIè siècle, avec les corsaires barbaresques qui menaient la guerre sur mer contre l'Occident catholique. Les plus célèbres d'entre eux, les frères Barberousse, transformèrent ainsi Alger en véritable place forte d'où partirent les plus formidables expéditions contre Charles-Quint.
  Alger, mais aussi Tunis avec son chef corsaire Dragut, et Tripoli affrontèrent les Espagnols, les Gênois, les Français jusqu'à la terrible défaite de Lépante, en octobre 1571. A cette date, selon Braudel, "la Méditerranée sort de la grande Histoire". Pour autant les Barbaresques, soutenus par l'Empire Ottoman, ne cessèrent pas leurs attaques et instaurèrent une véritable guérilla contre les chrétiens.
  L'auteur nous entraîne dans les aventures de ces Barbaresques, jusqu'à leur fin en 1830, avec l'occupation d'Alger par les Français.

 

Jean Merrien : "Histoire des corsaires" Ancre de Marine
Voici contée dans sa plénitude et son authenticité, la fabuleuse histoire des corsaires depuis le Moyen Age jusqu'aux dernières heures de la course. Elle s'écrit en lettre d'or et de sang, faite de lougres, de bricks ou de frégates ; de sabres, de haches, de grenades et de piques. Traversant les siècles dans le bruit et la fureur, ils sont là devant nous, gentilshommes ou forbans, basques, bretons ou nordistes, dont les géants - Jean Bart, DuguayTrouin, Forbin - qui, à eux trois, enlevèrent à l'Angleterre plus de 4 000 navires. Voici Jacques Cassard, capitaine à 18 ans, dont Duguay-Trouin lui-même disait " Je donnerais toutes les actions de ma vie pour une seule des siennes ". Voici Alain Porée, le grand Surcouf, Tom Souville. Voici le Malouin Angenard dont la vie est un fantastique roman d'aventures, dix fois capturé ou laissé pour mort mais toujours indomptable.

 

"Souvenirs de pirates et autres aventuriers des mers" Viamedias
" Nous traversâmes la rade, au milieu de vingt vaisseaux qui criaient de tous côtés :" Où va la chaloupe ? " Bart répondit en anglais :" Fishermen ! "c'est-à-dire pêcheurs. Le péril nous donnait des forces : nous naviguâmes deux jours et demi dans la Manche par un fort beau temps, et couverts d'un brouillard qui favorisait notre fuite. " Bart et Forbin terreurs des mers du Nord -1689- " On va sans doute croire qu'après avoir fait deux si belles prises cinquante flibustiers allaient devenir autant de bons bourgeois qui vivraient heureux et tranquilles. Pardonnez-moi, mais ce n'est pas là leur maxime. Nous passâmes six mois à Saint-Domingue, n'ayant pour seules occupations que les jeux, les bals, la querelle... " Fortunes et infortunes d'un flibustier -1710- " Les cris des hommes se mêlaient alors au bruit des flots, tandis qu'une mer terrible nous soulevait à chaque instant du radeau, et menaçait de nous entraîner. Cette scène était rendue encore plus affreuse par l'horreur qu'inspirait une nuit très obscure. " Les naufragés de la Méduse -1816- Et plusieurs autres récits...

 

G. Lapouge : "Pirates, boucaniers et flibustiers" Chêne
La mer - paradisiaque ou infernale, selon les jours et les usages, est un des acteurs principaux de l'aventure pirate. Le pirate est un brigand qui opère sur la mer. C'est cette qualité de marin qui fui donne son caractère singulier parmi tous les malfaisants, son extrémisme, sa férocité et qui nourrit sa légende. Le pirate est un homme du destin. Son départ de la terre ferme est irrévocable. Il a deux passions : une révolte absolue et la recherche d'un autre monde, d'une autre terre. Pour accéder au " cœur mystérieux " de l'aventure pirate, Gilles Lapouge observe ces voyous dans deux lumières en même temps : le réel et le rêve. L'histoire et la mythologie.

 

G. Lapouge : "Les pirates. Forbans, flibustiers, boucaniers et autres gueux de mer" Phébus Libretto
Cet ouvrage ne se borne pas à raconter l'histoire de la Piraterie, il en traite comme d'une révolte, peut-être la plus extrême, en tout cas la plus longue qu'au comme l'humanité. Les figures ténébreuses et fascinantes qui sont évoquées ici - des Barbaresques aux Flibustiers, des Boucaniers aux écumeurs de la mer de Chine - accomplissent leur révolte à la fois dans l'Histoire et hors de celle-ci. Le pirate, ainsi que le fait revivre pour nous Gilles Lapouge, se dresse d'abord contre l'ordre qui régit la société, mais aussi contre l'image qu'il se fait de la condition humaine. Un texte déjà considéré comme un classique, par l'un des meilleurs écrivains de l'époque.

 

A. de Wismes : "Pirates et corsaires" France Empire
La piraterie a existé sur toutes les mers depuis les temps les plus reculés. Les marins de l'Antiquité considéraient le pillage et le trafic des esclaves sur des rivages étrangers comme un acte de guerre tout à fait licite. Plus tard, les Vikings scandinaves et les Barbaresques d'Afrique du Nord ne se conduisirent pas mieux. Au Moyen Age et lorsque la découverte des Indes Occidentales et Orientales offrit aux navigateurs européens un large champ d'action, le brigandage maritime conserva le caractère d'une piraterie admise qui se prolongea dans la flibuste. C'est seulement au XVIIe siècle, et en France, qu'une législation sévère du droit de course permettra de distinguer nettement le corsaire du pirate. Par leurs exploits, de glorieux corsaires occuperont une place importante dans l'Histoire. D'où le choix par l'auteur de mettre surtout en évidence dans ce livre l'histoire moins connue de la piraterie sous ses deux aspects aussi passionnants : piraterie de forbans isolés arborant le pavillon noir en Atlantique ou dans l'Océan Indien, et piraterie de grands écumeurs de mers capables de rassembler de véritables flottes en Méditerranée, en Orient ou en Extrême-Orient.