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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 11/07/2010

PRIX NOBEL 2008

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"Trois villes saintes"   Gallimard

Une méditation sur les civilisations d'Amérique disparues : « On avance, peut-être à reculons, pour entrer dans un autre monde sans souvenirs, pour apercevoir, peut-être, un jour, comme un mirage, les dômes blancs de Chan Santa Cruz. La route de poussière va au hasard, elle suit le chemin de ceux qui fuient. Elle hésite, elle titube, tantôt large, tantôt étroite, c'est la route de la soif, de la famille, du désespoir. Les villes conquises sont défaites pour toujours. Leurs temples sont vides, leurs murailles ne protègent plus. Les dieux humiliés détournent leur regard et oublient les hommes. Il y a un très grand silence maintenant, un très grand vide, comme si la déflagration de la violence avait d'un seul coup épuisé toutes les forces de la terre. »

 

"Voyage à Rodrigues"  Gallimard

En écrivant son roman Le chercheur d'or, J.
M. G. Le Clézio s'était inspiré d'aventures vécues par son grand-père. Dans ce Journal, Le Clézio raconte son voyage à l'île Rodrigues sur les traces de son grand-père et de la légende qu'il a laissée. " Ai-je vraiment cherché quelque chose ? J'ai bien sûr soulevé quelques pierres, sondé la base de la falaise ouest, à l'aplomb des cavernes que j'ai repérées à mon arrivée dans l'Anse aux Anglais. Dans la tourelle ruinée de la Vigie du Commandeur (peut-être une ancienne balise construite par le Corsaire), dans les étranges balcons de pierres sèches, vestiges des anciens boucaniers, j'ai cherché plutôt des symboles, les signes qui établiraient le commencement d'un langage.
Quand je suis entré pour la première fois dans le ravin, j'ai compris que ce n'était pas l'or que je cherchais, mais une ombre, quelque chose comme un souvenir, un désir. ".

 

"Voyage au pays des arbres"  Folio Cadet

Un petit garçon qui s'ennuie décide de partir au pays des arbres.
Il sait qu'on peut apprivoiser les arbres, écouter leurs histoires, les connaître comme des amis, et même danser avec eux. Ce voyage sera l'occasion de merveilleuses rencontres avec la nature et ses éléments. Une nouvelle très poétique racontée par un grand auteur contemporain.

 

"Vers les icebergs"   Fata Morgana

Fasciné par la parole de Michaux, J.M.G. Le Clézio évoque le poème de Michaux, Iniji, et laisse croître en lui la parole qu'y a déposée le poète.

 

"Voyage au pays des arbres"   Folio Junior

Un petit garçon qui s'ennuie et qui rêve de voyager s'enfonce dans la forêt, à la rencontre des arbres.
Il prend le temps de les apprivoiser, surtout le vieux chêne qui a un regard si profond. Il peut même les entendre parler. Et quand les jeunes arbres l'invitent à leur fête, le petit garçon sait qu'il ne sera plus jamais seul. Un voyage magique et poétique au pays des arbres raconté par un grand auteur contemporain.

 

"Voyage à Rodrigues"   Folio

En écrivant Le chercheur d'or, J. M. G. Le Clézio s'était inspiré d'aventures vécues par son grand-père. Dans ce Journal, Le Clézio raconte son voyage vers l'île Rodrigues sur les traces de son grand-père et de la légende qu'il a laissée. " Ai-je vraiment cherché quelque chose ? J'ai bien sûr soulevé quelques pierres, sondé la base de la falaise ouest, à l'aplomb des cavernes que j'ai repérées à mon arrivée dans l'Anse aux Anglais. Dans la tourelle ruinée de la Vigie du Commandeur (peut-être une ancienne balise construite par le Corsaire), dans les étranges balcons de pierres sèches, vestiges des anciens boucaniers, j'ai cherché plutôt des symboles, les signes qui établiraient le commencement d'un langage.
Quand je suis entré pour la première fois dans le ravin, j'ai compris que ce n'était pas l'or que je cherchais, mais une ombre, quelques choses comme un souvenir, comme un désir. ".

 

"Voyages de l'autre côté"  Imaginaire Gallimard

Watasenia qui forme l'ouverture de ce roman-voyage est une exploration géologique et moléculaire de l'Eau où mers et pluies, chutes et fleuves, torrents et rivières se font et se défont dans un cycle d'éternel retour.
Une fois traversée, l'Eau nous fait découvrir alors une des plus singulières figures de femme jamais conçue par un écrivain: Naja Naja, rassemblant sur elle les tissus intemporels du Mythe, est une éblouissante Lilith moderne capable d'atteindre l'autre côté de toutes les parois, concrètes ou non. On la suit, cette fille qui est tour à tour flamme, flèche, fumée, vent. Elle est dure et douce à ceux qui, l'ayant entrevue une seule fois, ne peuvent que se soumettre à son itinéraire fou "à travers les pays où l'on ne parle pas".
Alligator Barks, Louise, Sursum Corda, Gin-Fizz, Yamaha, Léon, ses compagnons, sont ancrés dans le monde occidental d'aujourd'hui avec ses réseaux routiers, ses villes, ses paysages : ils pressentent que Naja Naja, comme le fruit d'un rêve vécu, les mène en silence et minutieusement vers la liberté.

 

"Étoile errante"   Gallimard   Folio

   Pendant l'été 1943, dans un petit village de l'arrière-pays niçois transformé en ghetto par les occupants italiens, Esther découvre ce que peut signifier être juif en temps de guerre : adolescente jusqu'alors sereine, elle va connaître la peur, l'humiliation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père.
Une fois la guerre terminée, Esther décide avec sa mère de rejoindre le jeune Etat d'Israël. au cours du voyage, sur un bateau surpeuplé, secoué par les tempêtes, harcelé par les autorités, elle découvrira la force de la prière et de la religion. Mais la Terre promise ne lui apportera pas la paix : c'est en arrivant qu'elle fait la rencontre, fugitive et brûlante comme un rêve, de Nejma, qui quitte son pays avec les colonnes de Palestiniens en direction des camps de réfugiés.
Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne, ne se rencontreront plus. Elles n'auront échangé qu'un regard, et leurs noms. Mais, dans leurs exils respectifs, elles ne cesseront plus de penser l'une à l'autre. Séparées par la guerre, elles crient ensemble contre la guerre. Comme dans Onitsha, avec lequel il forme un diptyque, on retrouve dans Etoile errante le récit d'un voyage vers la conscience de soi.
Tant que le mal existera, tant que des enfants continueront d'être captifs de la guerre, tant que l'idée de la nécessité de la violence ne sera pas rejetée, Esther et Nejma resteront des étoiles errantes.

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