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Copyright 2000-2013
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 03/02/2014

PRIX NOBEL 2008

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"Pawana"   Lecture Junior  -  Bibliothèque Gallimard   -  Gallimard

      " Awaïté Pawana ! " John, le matelot de Nantucket, oubliera-t-il jamais le cri lancé par l'homme de vigie des baleiniers ? Qu'est devenue la lagune de légende où les géants des mers venaient se cacher ? Pourquoi le capitaine Charles Melville Scammon a-t-il tant voulu découvrir ce lieu sans nom aussi vieux que le monde ? Comment peut-on détruire ce qu'on aime ? Sous la plume de Le Clézio et les pinceaux de Georges Lemoine, un magnifique récit sur les baleines, l'aventure des hommes et la fragile beauté du monde.

 

"Peuple du ciel   suivi de   Les bergers"  Folio Gallimard

Deux enfants vivent une expérience qui bouleverse leur vie : Petite Croix, jeune aveugle en quête de la couleur bleue, découvre la beauté du monde au cours d'un étonnant voyage intérieur, tandis que Gaspar, élevé dans une ville, se voit révéler la liberté du nomadisme.
Des histoires insolites où les enfants sont des magiciens qui nous entraînent de l'autre côté du miroir. Récits initiatiques, passages d'un monde à un autre, ces nouvelles poétiques semblent nées du rêve d'un écrivain.

 

"Poisson d'or"   Gallimard

   " Quem vel ximimati in ti teucucuitla michin ".
Ce proverbe nahuatl pourrait se traduire ainsi : " Oh poisson, petit poisson d'or, prends bien garde à toi ! Car il y a tant de lassos et de filets tendus pour toi dans ce monde ". Le conte qu'on va lire suit les aventures d'un poisson d'or d'Afrique du Nord, la jeune Laïla, volée, battue et rendue à moitié sourde à l'âge de six ans, et vendue à Lalla Asma qui est pour elle à la fois sa grand-mère et sa maîtresse.
A la mort de la vieille dame, huit ans plus tard, la grande porte de la maison du Mellah s'ouvre enfin, et Laïla doit affronter la vie, avec bonheur et détermination, pour réussir à aller jusqu'au bout du monde.

 

"Printemps et autres saisons"  Folio Gallimard

Cinq saisons, cinq nouvelles, cinq femmes ; Libbie-Saba, Zobéïde, la bohémienne aux roses, Gaby et Zinna.
Une par nouvelle. Une par saison. Cinq femmes vues ou entrevues, rêvées, pour tenter de dire la fragilité, l'étrangeté et la recherche de l'amour, la recherche de soi-même, l'errance et l'appartenance, la mémoire ou l'oubli, le temps qui ne passe pas et les lieux anciens qui s'enfuient.

 

"Raga. Approche du continent invisible"   Seuil   Points

   On dit de l'Océanie qu'elle est le continent invisible.
Invisible parce que les voyageurs qui s'y sont aventurés la première fois ne l'ont pas aperçue et, parce qu'aujourd'hui elle reste un lieu sans reconnaissance internationale, un passage, un territoire qui a fait rêver bien des explorateurs qui risquèrent leur vie pour l'atteindre et essayer d'en cartographier les contours. J. M. G. Le Clézio n'avait pas imaginé que le mythe rejoignait la réalité : il découvre l'immensité de l'océan, les myriades d'îles, d'îlots, d'atolls.
De ce continent fait de mer plus que de terre, il s'approche, découvrant archipels, valeurs émergées des profondeurs, récifs coralliens. Dans ce récit où le réel et l'imaginaire s'entrelacent, où le poème affleure, 
J. M. G. Le Clézio nous invite à la découverte de la culture océanienne, au repérage au moyen des étoiles, à la méditation sur l'immensité de la mer, à l'amour des mères qui protègent leurs enfants dans la tempête.
Voyage initiatique, approche de la beauté vers l'humanité, ce texte ouvre une réflexion et une critique de la mondialisation qui vient mettre en péril l'harmonie d'une civilisation précieuse mais fragile.

 

"Ritournelle de la faim"  Gallimard

Ma mère, quand elle m'a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte.
Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu'elle n'a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m'a confié que cette musique avait changé sa vie. Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce musicale comme les autres.
Il est une prophétie. Il raconte l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève clans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les survivants étourdis. J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.

 

"Révolutions"  Folio  Gallimard

   Ce n'est pas le paradis qui est perdu, c'est le temps avec ses révolutions.
Nice, dans les années cinquante et soixante, était l'endroit rêvé où rendre un culte intérieur et un peu désespéré à l'île Maurice de mes ancêtres. La réalité semblait ne cesser de s'y transformer, des populations très pauvres, venues de tous les coins de l'Europe et de l'Asie, des Russes, des Italiens, des Grecs, des émigrés africains, et les premiers rapatriés fuyant la guerre d'Algérie, s'y croisaient chaque jour, et quelque chose de la fabrication de la pensée classique, c'est-à-dire de la philosophie, y était encore perceptible.
Peut-être, à un degré différent et sur un autre mode, ce qu'était Alger ou Beyrouth à la même époque. L'exil, la recherche d'une terre, font partie de ce qui m'a été donné premièrement. Il m'a toujours semblé, comme l'a dit Flannery O'Connor, qu'un romancier doit être porté à écrire sur les premières années de sa vie, où le principal lui a été donné. J. M. G. L. C.

 

"Sirandanes"    Seghers

   Tous les peuples ont leurs devinettes.
Mais il en est un qui a su pousser cet art jusqu'à la perfection, jusqu'à la poésie même : c'est le peuple mauricien. Sous l'apparence rassurante d'un jeu, les sirandanes recèlent une sagesse ancienne, nourrie par les racines d'un peuple tout entier. Pour ressentir le pouvoir de leur jeunesse, aujourd'hui encore, il suffit d'aller n'importe où dans l'île Maurice, dans les villages cachés au milieu des plantations de canne, ou bien vers un pêcheur qui débarque de sa pirogue, et de prononcer les premiers mots par lesquels commence toute la magie : " Sirandane ? - Sampek ! ".

 

"Tabataba  suivi de Pawana"   Ibis Rouge

" L'histoire : un jeune homme discute avec sa sœur aînée dans une cour tout en s'occupant de sa moto ; reproches sur les comportements de l'un et de l'autre, discussion sur la vie, l'amour, les hommes et les femmes de leur village.
Un débat de cette nature entre un frère et une sœur, exprimant sans retenue des sentiments personnels est tout à fait improbable. Le fait de l'exprimer en créole nous oblige à nous pénétrer de réalités et de sentiments qui ne nous sont pas habituels et de ce fait nous ouvre davantage aux autres. Si bien qu'il me semble aujourd'hui fondamental, pour notre société, de passer par le moule de la langue pour élargir nos horizons et ainsi rompre l'alternative, dans laquelle les fondamentalistes de tout bord voudraient nous enfermer et qui consiste à vouloir que nous noyions ou créole natif-natal, ou français hexagonal.
" Hector POULLET " Même en choisissant les expressions guadeloupéennes les plus basilectales, on n'arrive pas toujours à trouver le bon terme et il faut alors puiser dans les langues sueurs que sont les créoles martiniquais, guyanais, dominiquais ou saint-lucien. Je l'ai fait avec modération. Là encore, le contexte permet à l'auditeur de comprendre le mot inconnu. À mon avis, un tel travail n'a de sens que s'il poursuit un double objectif, montrer la beauté du texte de Le Clézio, montrer la force et la beauté de la langue créole.
" Raphaël CONFIANT.

 

"Terra amata"   Imaginaire Gallimard

Il était une fois un petit bonhomme, il avait quatre ans.
Il s'appelait Chancelade. On pourrait parler de quatre étapes sur le chemin de sa vie : quatre ans, douze ans et demi, l'événement de la mort de son père, vingt-deux ans et la vie commune avec Mina, sorte de long dialogue sur l'immortalité de l'âme ou non, et enfin le passage en une nuit de vingt-deux ans à quatre-vingts ans. En effet, Chancelade autrefois avait été fort frappé par un mot de sa grand-mère, un mot qu'il avait jugé être le comble de la tristesse; elle lui avait dit et elle avait quatre-vingts ans : "La vie est si courte".
D'où la volonté de Chancelade de vivre intensément, de ne pas perdre une seconde, et d'être sans cesse au niveau de cette rumeur de la vie et de ce qui pourrait l'être. C'est donc une fête continuelle, un émerveillement, une vraie joie, mais précaire, menacée.

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