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Copyright 2000-2011
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 13/05/2011

PRIX NOBEL 2008

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"Le chercheur d'or"  Gallimard

Le narrateur, Alexis, a huit ans, quand il assiste avec sa sœur Laure à la faillite de son père et à la folle édification d'un rêve : retrouver l'or du corsaire, caché à Rodrigues.
Adolescent, il quitte l'île Maurice à bord du schooner Zeta et part à la recherche du trésor. Quête chimérique, désespérée. Seul l'amour silencieux de la jeune " manaf " Ouma arrache Alexis à la solitude. Puis c'est la guerre, qu'il passe en France (dans l'armée anglaise). De retour en 1922 à l'île Maurice, il rejoint Laure et assiste à la mort de Mam. Il se replie à Mananava. Mais Ouma lui échappe, disparaît.
Alexis aura mis trente ans à comprendre qu'il n'y a de trésor qu'au fond de soi, dans l'amour et l'amour de la vie, dans la beauté du monde.

 

"Le llano en flammes"  Folio

" En écrivant "On nous a donné la terre", "Macario" ou "La nuit où on l'a laissé seul", Rulfo invente un langage qui n'appartient qu'à lui seul, comme l'ont fait Giono, Céline ou Faulkner à partir de leur connaissance de la guerre ou du racisme.
La langue de Rulfo porte en elle tout son passé, l'histoire de son enfance. Comme l'a dit son ami des débuts, Efrén Hernandez, Juan Rulfo est un "escritor nato", un écrivain-né. Son oralité n'est pas une transcription, elle est un art, qui incube le réel et le réinvente. C'est cette appropriation qui donne à son écriture la force de la vérité. Le Llano en flammes brûle dans la mémoire universelle, chacun de ses récits laisse en nous une marque indélébile, qui dit mieux que tout l'absurdité irréductible de l'histoire humaine, et fait naître la ferveur de l'émotion, notre seul espoir de rédemption.
" J. M. G. Le Clézio.

 

"Le rêve mexicain ou la pensée interrompue"  Gallimard

   Au cours du mois de mars 1517 les ambassadeurs de Moctezuma, seigneur de Mexico-Tenochtitlan, accueillent le navire de Hernan Cortés en "mangeant la terre", selon le rituel de bienvenue réservé au dieu Quetzalcoatl, et cette rencontre initie l'une des plus terribles aventures du monde qui s'achève par l'abolition de la civilisation indienne du Mexique, de sa pensée, de sa foi, de son art, de son savoir, de ses lois.
Dans cet affrontement, l'un représente la magie, la ferveur religieuse, le doute, tandis que l'autre apporte la certitude et la puissance de l'Europe conquérante. De ce choc des mondes vont naître les siècles de colonisation, c'est-à-dire, grâce à la force de travail des esclaves et à l'exploitation des métaux précieux, cette hégémonie de l'Occident sur le reste du monde, qui dure encore aujourd'hui.
Alors commence le rêve, comme un doute, comme un regret, qui unit les vainqueurs et les vaincus à la beauté et aux forces secrètes du Mexique. Rêve du soldat Bernal Diaz del Castillo, témoin des derniers instants du règne orgueilleux des Aztèques, rêve de Bernardino de Sabagun devant les ruines de la civilisation et la splendeur des rites et des mythes qui s'effacent, rêve sur les paroles prophétiques de Nezahualcoyotl, le roi-poète de Tezcoco.
Rêve qui s'achève dans la mort des dernières nations nomades du nord et du nord-ouest - les "barbares", Chichimèques, Tepehuanes, Seris, Yaquis, Apaches. Rêve que poursuit Antonin Artaud, jusque dans la Montagne des Signes, au pays des Indiens Tarahumaras. Le rêve mexicain, c'est cette question aussi que notre civilisation actuelle rend plus urgente : qu'aurait été notre monde, s'il n'y avait eu cette destruction, ce silence des peuples indiens ? Si la violence du monde moderne n'avait pas aboli cette magie, cette lumière ?.

 

"Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur"  Mercure de France

" La première fois que Beaumont dut faire connaissance avec sa douleur, ce fut au lit, vers quelque chose comme trois heures vingt-cinq du matin.
Il se retourna sur le matelas, péniblement, et sentit la résistance des couvertures et des draps qui participaient à son mouvement de rotation, mais d'une façon incongrue, en s'y opposant. Comme si une main invisible avait tordu les tissus autour de son torse et de ses hanches immobiles. " Cette nouvelle de J. M. G. Le Clézio a été publiée pour la première fois en 1964, après le succès de son premier roman, Le procès-verbal, prix Renaudot 1963.

 

"Le procès-verbal"   Futuropolis et Folio

   On me reprochera certainement des quantités de choses.
D'avoir dormi là, par terre, pendant des jours ; d'avoir sali la maison, dessiné des calmars sur les murs, d'avoir joué au billard. On m'accusera d'avoir coupé des roses dans le jardin, d'avoir bu de la bière en cassant le goulot des bouteilles contre l'appui de la fenêtre : il ne reste presque plus de peinture jaune sur le rebord en bois. J'imagine qu'il va falloir passer sous peu devant un tribunal d'hommes ; je leur laisse ces ordures en guise de testament ; sans orgueil, j'espère qu'on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre.

 

"Géants"  Imaginaire Gallimard

Ce livre est un cri de révolte, comme l'était La Guerre.
Le monde d'aujourd'hui y est dénoncé à travers la description d'un supermarché, Hyperpolis, situé au bord de la mer. Univers fascinant, tellement baigné de lumière que les gens y perdent toute existence. A Hyperpolis, " on a piégé les couleurs, les bruits, les musiques, les formes ! On a piégé la lumière ! On a piégé les désirs !". Ce récit, où la poésie donne une grande force à la pensée, sonne le réveil d'un monde qui a été volontairement mis en léthargie.

 

"Lullaby"   Folio Junior

Un matin du mois d'octobre, Lullaby décide de ne plus aller en cours.
Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et, empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d'ivresse et de liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l'école. Qui donc voudra croire à son étrange voyage ? Une rêverie adolescente lumineuse et poétique, une héroïne en quête de liberté.
Retrouvez l'immense talent d'écrivain de J. M. G. Le Clézio, auteur contemporain majeur.

 

"Mondo  et autres histoires"   Folio

    Les contes de Le Clézio, qui semblent nés du rêve et du recueillement, nous parlent pourtant de notre époque.
Venu d'ailleurs, Mondo le petit garçon qui passe, Lullaby la voyageuse, Jon, Juba le sage, Daniel Sindbad qui n'a jamais vu la mer, Alia, Petite Croix, et tant d'autres, nous sont délégués comme autant d'enfants-fées. Ils nous guident. Ils nous forcent à traverser les tristes opacités d'un univers où l'espoir se meurt. Ils nous fascinent par leur volonté tranquille, souveraine, accordée au silence des éléments retrouvés.
Ils nous restituent la cadence limpide du souffle, clé de notre âme.

 

"Onitsha"   Gallimard  Folio

    Fintan, Maou, Geoffroy : trois rois, trois révoltes.
Et une même soif. Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir les rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille pour la Unitef Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique. Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît.
C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables. "
L'Afrique brûle comme un secret, comme une fièvre. Geoffroy Allen ne peut pas détacher son regard, un seul instant, il ne peut pas rêver d'autres rêves. " Ce livre est pareil à l'Afrique. S'il s'en dégage malgré la violence un tel sentiment de sérénité, c'est que chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la Paix.

 

"Ourania"  Gallimard  Folio

    " Quand j'ai compris que Mario était mort, tous les détails me sont revenus.
Les gens racontaient cela en long et en large à ma grand-mère. Mario traversait le champ, un peu plus haut, à la sortie du village. Il cachait la bombe dans un sac, il courait. Peut-être qu'il s'est pris les pieds dans une motte de terre, et il est tombé. La bombe a explosé. On n'a rien retrouvé de lui. C'était merveilleux. C'était comme si Maria s'était envolé vers un autre monde, vers Ourania. Puis les années ont passé, j'ai un peu oublié.
Jusqu'à ce jour, vingt ans après, où le hasard m'a réuni avec le jeune homme le plus étrange que j'aie jamais rencontré. " C'est ainsi que Daniel Sillitoe, géographe en mission au centre du Mexique, découvre, grâce à son guide Raphaël, la république idéale de Campos, en marge de la Vallée, capitale de la terre noire du Chernozem, le rêve humaniste de l'Emporio, la zone rouge qui retient prisonnière Lili de la lagune, et l'amour pour Dahlia.

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