" J'ai longtemps rêvé que
ma mère était noire.
Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à
mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais
personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque
mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France,
que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a
fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre.
En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre. ".
"L'inconnu sur la terre" Gallimard
Ceci n'est pas tout à fait un
essai, pas tout à fait une tentative pour comprendre quelques mystères,
ou pour forger quelques mythes.
Ceci est une histoire, écrite sur plusieurs cahiers d'écoliers italiens,
en même temps que, selon un autre mode, et sur des feuilles de papier
machine 21 x 27, s'écrivaient les phrases de Mondo et autres histoires.
C'est une longue histoire, qui pourrait être celle d'un oiseau, celle
d'un poisson et celle d'un arbre, car elle parle beaucoup du ciel, de la
mer et de la terre où avancent les racines.
A la fin de cette histoire, rien n'a changé, ou presque. Mais c'est comme
une très longue journée qui serait passée, depuis la première heure de
l'aube jusqu'à la nuit. Ceci c'est peut-être aussi, tout simplement,
l'histoire d'un petit garçon inconnu qui se promène au hasard sur la
terre, pas loin de la mer, un peu perdu dans les nuages - et qui aime la
lumière extrême du jour.
"L'extase matérielle" Rocher
Essai discursif, à l'opposé de
tout système, composé de méditations écrites en toute tranquillité,
destinées a remuer plutôt qu'à rassurer, oui, à faire bouger les idées
reçues, les choses acquises ou apprises.
C'est un traité des émotions appliquées. " Les principes, les systèmes
sont des armes pour lutter contre la vie. " " La beauté de la
vie, l'énergie de la vie ne sont pas de l'esprit, mais de la matière.
" Douloureusement, cliniquement, l'auteur parle de lui : de sa
chambre, de la femme, du corps de la femme, de l'amour, d'une mouche,
d'une araignée, de l'écriture, de la mort, de son idée de l'absolu.
" Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l'homme est
exact. " Le Clézio nous livre frénétiquement le secret d'une découverte
mais, bien entendu, le secret demeure entier.
"L'inconnu sur la terre"
Imaginaire Gallimard
Ceci n'est pas tout à fait un
essai, pas tout à fait une tentative pour comprendre quelques mystères,
ou pour forger quelques mythes.
Ceci est une histoire, écrite sur plusieurs cahiers d'écolier italiens,
en même temps que, selon un autre mode, et sur des feuilles de papier
machine 21 x 27, s'écrivaient les phrases de Mondo et autres histoires.
C'est une longue histoire, qui pourrait être celle d'un oiseau, celle
d'un poisson et celle d'un arbre, car elle parle beaucoup du ciel, de la
mer et de la terre où avancent les racines.
A la fin de cette histoire, rien n'a changé, ou presque. Mais c'est comme
une très longue journée qui serait passée, depuis la première heure de
l'aube jusqu'à la nuit. Ceci est peut-être aussi, tout simplement,
l'histoire d'un petit garçon inconnu qui se promène au hasard sur la
terre, pas loin de la mer, un peu perdu dans les nuages - et qui aime la
lumière extrême du jour.
"La quarantaine" Folio
" Que reste-t-il des émotions,
des rêves, des désirs quand on disparaît? L'homme d'Aden,
l'empoisonneur de Harrar sont-ils les mêmes que l'adolescent furieux qui
poussa une nuit la porte du café de la rue Madame, son regard sombre
passant sur un enfant de neuf ans qui était mon grand-père? Je marche
dans toutes ces rues, j'entends le bruit de mes talons qui résonne dans
la nuit, rue Victor-Cousin, rue Serpente, place Maubert, dans les rues de
la Contrescarpe.
Celui que je cherche n'a plus de nom. Il est moins qu'une ombre, moins
qu'une trace, moins qu'un fantôme. Il est en moi comme une vibration,
comme un désir, comme un élan de l'imagination, un rebond du cœur, pour
mieux m'envoler. D'ailleurs je prends demain l'avion pour l'autre bout du
monde. L'autre extrémité du temps. ".
"Lullaby" Folio junior
Un matin du mois d'octobre,
Lullaby décide de ne plus aller à l'école.
Elle écrit à son père, glisse dans un sac quelques objets et,
empruntant le chemin des contrebandiers, part en direction de la plage. Un
petit garçon qui revient de la pêche, une jolie maison grecque, mais
surtout le soleil et la mer remplissent ses journées d'ivresse et de
liberté. Un jour, pourtant, il faut revenir à l'école. Qui donc voudra
croire à son étrange voyage ?.
"La ronde et autres faits divers"
Folio
Onze " faits divers ",
d'une banalité tout apparente.
Qu'il s'agisse d'un groupe d'ouvriers misérables passant en fraude la
frontière italienne, de deux jeunes filles fugueuses, d'un enfant voleur,
d'une femme accouchant seule sur la moquette d'un mobile home, surveillée
par son chien-loup au regard de braise, qu'il s'agisse de la fillette broyée
par un camion, ou de la fillette violée dans une cave de H. L. M. ,
l'auteur impose aux faits une étrangeté bouleversante.
L'incident s'annule au profit du dénominateur commun de toute souffrance
humaine qu'articulent l'horreur de la solitude, la répression,
l'injustice et, quoi qu'il arrive, le fol et vain espoir de rencontrer,
dans l'amour et dans la liberté, une merveilleuse douceur.
"La fête chantée. Et autres essais de thème
amérindien" Gallimard
La
fête chantée est un important recueil de textes écrits par Le Clézio
autour de sa fascination pour les peuples indiens. Les textes historiques,
les récits de mythes s'y mêlent au reportage et aux fragments
autobiographiques ; ces écrits ont pour point commun l'admiration
et l'amour que l'auteur n'a cessé de ressentir, depuis la première
rencontre, pour les anciennes sociétés amérindiennes et leurs
survivants contemporains, rescapés du génocide : leur sens de
l'harmonie, leur respect des lois naturelles, leur puissance dans
l'imaginaire et leur modestie dans le savoir.
Le texte qui donne son titre au recueil raconte en particulier, dans une
prose superbe, la découverte initiatique par Le Clézio de la culture
indienne et du bouleversement qui s'ensuivit dans son existence.
« Alors
je vivais dans des maisons belles comme des palais, maisons vastes,
arrondies, construites à l'orée des fleuves sur des pilotis, selon le
plan simple et génial du parapluie, un tronc d'arbre central, pas de murs
extérieurs, et un immense toit de feuilles qui abrite de la pluie, du
brouillard du matin et du soleil violent de midi. Les sols étaient
particulièrement beaux, faits d'une variété de bambou noir, brillant et
élastique, frais dans le jour, doux la nuit. »
"La grande vie" Folio Junior
Pouce et Poussy se ressemblent
tant que tout le monde les croit jumelles.
Même visage espiègle. Même rire enfantin. Un jour, elles quittent
l'usine et décident de partir. Avec leurs maigres économies, elles s'achètent
un billet pour le Sud, pour mener enfin la grande vie. Celle dont elles
ont toujours rêvé. Deux récits tendres et poétiques, sur la fragilité
des rêves et la puissance de l'imaginaire. Quête de liberté, amour de
la nature, J. M. G. Le Clézio, avec son talent unique, nous fait partager
de grands moments d'émotion.
"La guerre" Imaginaire Gallimard
" La guerre a commencé,
personne ne sait où ni comment.
" En fait, elle a toujours existé, il y a eu des trêves, l'illusion
de la paix, mais elle est destinée à être la compagne de l'homme. La
catastrophe est permanente. Une jeune fille, Béatrice B. , promène son
regard étonné sur le monde, elle sait qu'elle ne peut échapper ni à la
lumière ni à la violence. Elle inspecte la matière en espérant trouver
les mots, les signes, qui l'aideront à déceler le mal, qui l'aideront à
conjurer le sort si un sursis lui est donné.
Sa longue promenade avec M. X. la conduit dans les endroits les plus
fascinants et les plus familiers de notre société, qui prennent, sous
son regard, une dimension extraordinaire. En défaisant leur mécanisme, Béatrice
B. reconstruit une Genèse des temps modernes : les voitures, les
autoroutes, les aérodromes, les grands magasins, les cafés, les boîtes
de nuit, les cantines permettent à la nouvelle Pythie de l'Apocalypse
d'exprimer sa vision de la guerre et de la paix, de la guerre et de
l'amour.