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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 04/03/2012

Le Mépris

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BIBLIOGRAPHIES
Le mépris Renaud Ego Michel Guérin

                             
La pensée de midi : "Le mépris"   Pensée de Midi / Actes Sud

Dossier coordonné par Michel Guérin et Renaud Ego

Sur un air du temps…
Le mépris apparaît comme l’agent pollueur le plus dévastateur de ces vingt dernières années, et cela d’autant plus qu’il devient l’air que l’on respire, il s’insinue partout jusqu’à trouver en chacun de nous un possible relais. L’homme d’aujourd’hui n’a qu’une maxime de fonctionnement : il n’a pas le temps.
Le mépris est le fruit d’un manque cruel d’attention, d’autant plus effrayant qu’il ne relève pas d’une stratégie délibérée, mais d’une indifférence abyssale doublée d’une suffisance du “système” à se prétendre sans alternative. Personne ne peut rien faire pour personne – telle est la sinistre moralité de l’histoire.
La société du mépris n’est pas celle où des hommes en font souffrir d’autres volontairement, c’est celle où l’idée de fin est en voie d’oubli total et où la stricte logique des moyens s’applique sans limitation à tout et à tous.
Impossible de s’en satisfaire !
Le monde nous livre des encouragements. Il fait signe. Or, pour qu’il en vienne à faire sens, il importe qu’un désir, une volonté, un idéal, une avidité de belles images, une passion bien bâtie que l’argent n’est pas assez riche pour acheter ni raser, impose l’ordre du jour et demande la parole. C’est cette parole à plusieurs voix dont ce numéro se fait l’écho.
Ou comment sortir du temps du mépris…
Paul Ardenne / Catherine Chabert / Marcel Cohen / Jean Duvignaud / Renaud Ego / Bruno Etienne / Michel Guérin / Axel Honneth / Pierre-Damien Huyghe / Guillaume Le Blanc / David Le Breton / Bernard Noël / Hubert Nyssen / Bernard Stiegler

 

Alberto Moravia : "Le mépris"  Flammarion
Perdu dans les méandres d'un scénario sur l'Odyssée, Riccardo sent que sa femme se détache de lui. Elle ne l'aime plus. Pire, elle le méprise.

"Durant les deux premières années de mon mariage, mes rapports avec ma femme furent, je puis aujourd'hui l'affirmer, parfaits (...). L'objet de ce récit est de raconter comment, alors que je continuais à l'aimer et à ne pas la juger, Emilia au contraire découvrit ou crut découvrir certains de mes défauts, me jugea et, en conséquence, cessa de m'aimer.".

 

Michel Marié : "Le mépris, Jean-Luc Godard"  Nathan
La collection Synopsis présente à tous ceux qui s'intéressent au cinéma et à l'étude des films l'une des oeuvres maîtresses de l'histoire du cinéma. Chaque étude comporte une biographie du réalisateur, un résumé du film, la description de sa structure dramatique et narrative, l'analyse de ses thèmes principaux, de ses personnages, de ses particularités esthétiques et de séquences illustrées.
Extraits critiques et bibliographie permettent de prolonger la réflexion.

 

Michel Marie : "Comprendre Godard. Travelling avant sur A bout de souffle et Le mépris"  Armand Colin
Présentation des processus de production de A bout de souffle (1959) et de Le Mépris (1969), de leur structure dramatique, des thèmes, des personnages et des innovations techniques. Des analyses de séquences phares de ces films sont illustrées de photogrammes.

 

Marc Cerisuelo : "Le mépris"   Éd. La Transparence
Arrivé à l'âge crucial, Godard dresse un premier bilan, avant la récapitulation de Pierrot le fou et le " retour à zéro ", le désœuvrement des années 1966-1967 et ces films " trouvés à la ferraille " ou " égarés dans le cosmos ".
Il y aura bientôt comme un effet de précipitation où la star-Godard, dotée d'une infaillibilité papale selon Truffaut, tentera d'échapper à sa malédiction en trouvant d'autres modes opératoires (militantisme, vidéo, installation à Grenoble, puis en Suisse). Mais au moment du Mépris, et c'est bien ce qu'affirme la caméra de Raoul Coutard à la fin du générique, il importe d'aller à la rencontre du spectateur-philosophe - c'est-à-dire chacun d'entre nous - en questionnant sa position, sa légitimité, ses attentes.
Comme chez Hitchcock et comme pour Rossellini, le spectateur est l'objet de toutes les attentions. Qu'attendre désormais du cinéma ? Cela a-t-il eu lieu ? Un recommencement paraît-il seulement envisageable ? Réflexion, méditation, récapitulation, préparation à la conversion ou à la disparition : Le Mépris apparaît bel et bien comme un exercice spirituel - un memento mori du cinéma.

 

Collectif : "La société du mépris. Vers une nouvelle théorie critique"  La Découverte
Les individus ont souvent - et à raison - le sentiment de vivre dans une société du mépris.
Ils perçoivent que l'accroissement des possibilités de réalisation de soi conquises au cours du XXe siècle donne lieu aujourd'hui à une récupération de ces idéaux par le néo-libéralisme. N'est-ce pas là un paradoxe ? Comment expliquer que les progrès des décennies passées soient à ce point détournés pour légitimer une nouvelle étape de l'expansion capitaliste ? Comment, à l'inverse, concevoir une théorie critique de la société lorsque les exigences d'émancipation dont elle se réclame se muent en idéologie ? Autant de questions abordées ici par le philosophe et sociologue Axel Honneth, à la lumière d'une pensée profondément originale.
Les textes de ce volume offrent un aperçu du chantier théorique dans lequel il est engagé de longue date. Inscrit dans le sillage de la philosophie sociale de l'Ecole de Francfort dont il est un des représentants contemporains majeurs, il reconstruit ses orientations de fond pour mieux pointer son actualité. Il s'emploie surtout à mettre au jour les " pathologies sociales " du temps présent, qu'il analyse comme des évolutions affectant les conditions fondamentales d'une vie sociale réussie.
Ce geste critique s'inscrit au plus près de l'expérience sociale des sujets sociaux soumis au mépris et s'articule avec force à une morale de la reconnaissance. Ce livre traduit un effort rigoureux pour concevoir une théorie critique de la société offrant des perspectives nouvelles et précieuses pour affronter certains enjeux politiques et sociaux majeurs du XXIe siècle.

 

Action-Critique-Médias : "Médias et mobilisations sociales : la morgue et le mépris ?"  Syllepses

                        

L'association Acrimed revient sur le traitement médiatique, depuis plus de dix ans, des mobilisations sociales qui contestent les réformes imposées par les gouvernements. Le livre analyse les discours et les pratiques qui témoignent du déplaisir des journalistes vis-à-vis de ces informations et exhibent morgue libérale et mépris social.

 

Brigitte Labbé, Michel Puech : "Le respect et le mépris"  Goûter Philo Milan
Le respect est souvent confondu avec la politesse, le soin, l'obéissance, la peur, etc. Ce livre amène les enfants à réléchir par eux-mêmes, dans le cadre d'un débat philosophique, à la notion de respect et à celle de mépris.

 

Jules Isaac : "L'enseignement du mépris" Fayard
A partir de l'enseignement traditionnel du christianisme, l'historien (1877-1963) observe les thèmes d'un enseignement du mépris envers le peuple juif. Contredisant certains faits, il affirme notamment que la dispersion d'Israël n'est pas liée au châtiment divin de la crucifixion. Critique également l'interprétation abusive de certains textes sacrés autour du thème de la malédiction d'Israël.

 

Emmanuel Renault : "Mépris social. Éthique et politique de la reconnaissance"  Éd. du Passant
La philosophie politique à la mode louche singulièrement vers la philosophie morale.
Elle prétend s'opposer à la dynamique qui toujours rend notre monde invivable au nom d'impératifs de respects et de dignité et de la justice, mais elle flirte bien curieusement avec l'une des caractéristiques les plus marquantes du nouveau sens libéral : la transformation des problèmes politiques en problèmes moraux. Sans doute est-ce l'une des raisons qui empêche généralement de s'opposer véritablement à la banalisation de l'injustice sociale, d'exprimer les souffrances de ceux qui s'en révoltent.
Plutôt que de partir des normes du bien et du juste, ne faut-il pas prendre les expériences d'injustice et du déni de dignité, les expériences de ceux qui se savent socialement méprisés, pour fil conducteur ? Cette démarche conduit à l'élaboration d'une éthique de la reconnaissance qui permet à la fois de formuler des normes de justices plus larges et plus opératoires que celles de la traditionnelle justice distributive, et d'intégrer la question du respect des différents niveaux de l'identité (identité personnelle, professionnelle, culturelle) dans une théorie indissociablement morale et politique : la politisation des exigences morales se substitue à la dépolitisation morale de la politique.
 

 

Hervé Serieyx : "Le zéro mépris"   Dunod
Bien que cet ouvrage date de 1989, le «zéro mépris» est loin d'être devenu réalité dans les entreprises comme dans les administrations. Le «zéro mépris», c'est la capacité de comprendre, de motiver, de partager, c'est l'anti-méfiance, l'ouverture aux idées des autres. Toujours d'actualité, ce livre répond à la question : comment mobiliser l'intelligence de tous pour affronter ce monde en bouleversement permanent ?.