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Librairie Gaïa
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Dernière modif. : 04/03/2012

Le Mépris

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BIBLIOGRAPHIES
Le mépris Renaud Ego Michel Guérin

Michel Guérin : "Marcel Duchamp. Portrait de l'anartiste"  Lucie Éditions
Duchamp n'est pas un précurseur (au sens avant-gardiste du mot), mais un anticipateur.
Il n'est pas de connivence avec la logique moderniste et son mythe d'un Novum qui, par la mode, revient éternellement même sous un visage apparemment autre. Il est, en somme, l'inventeur de l'inédit, d'un événement qui ne prend pas sens par rapport à une diachronie guidée vers une lin, mais dans une relation plus libre avec les conditions historiques de la création. (:'est ce qui explique, non pets à proprement parler la " modernité de Duchamp, niais plutôt sa présence intempestive et son retentissement contemporain.
Cet essai propose une interprétation du readymade à partir de la situation de Marcel Duchamp en son temps et il tente de saisir, à travers l'humour, la désinvolture, une paresse revendiquée, la pensée de derrière " d'un artiste qui s'affirme de se dénier et craint par dessus tout l'esprit de sérieux.

 

Michel Guérin : "Pour saluer Rilke"    Circé
Européen, voyageur, Rilke bâtit son oeuvre entre ses lieux d'errance ou d'adoption : l'Allemagne, Paris, l'Adriatique, l'Europe centrale et la Russie. L'auteur, philosophe, se penche sur l'oeuvre emblématique du poète.

 

Michel Guérin et Pascal Navarro : "Les limites de l'œuvre"   Université de Provence
Les articles d'artistes, de philosophes, d'historiens, de sociologues, de musicologues, de spécialistes du cinéma, du théâtre ou des arts plastiques abordent soit des types d'oeuvres soit des oeuvres bien particulières depuis un angle de vue à chaque fois singulier et s'interrogent sur l'expérience de la limite.

 

Michel Guérin : "L'artiste ou la toute puissance des idées. Six chapitres d'esthétique"  Université de Provence
II y a eu des artistes avant que l'art se détache et, pour la pensée, se rende digne d'un examen tout spécial, avant, donc, que l'art s'affirme comme activité sui generis, et il y en a(ura) encore, peut-on croire, après ce qu'il est convenu d'appeler " la mort de l'art " et qui n'est peut-être que la fin de son mythe ou le commencement d'une existence strictement profane.
L'impossibilité où nous sommes en tout cas de superposer parfaitement, fût-ce pour une période donnée, l'art et l'artiste, est un des aspects du caractère transhistoriquement problématique de cette activité spéciale, ne produisant ses règles que pour les interpréter librement, voire pour les incarner singulièrement. Ce livre se présente comme une synthèse didactique des questions qui occupent les philosophes et les spécialistes d'esthétique.
Le personnage de l'artiste est porteur, sinon de masques, du moins de visages qui nous aident à appréhender les différentes facettes de la création artistique.

 

Michel Guérin : "La grande dispute : essai sur l'ambition, Stendhal et le XIXè siècle"  Actes Sud
Un essai sur Stendhal, qui intègre une réflexion sur le roman romantique français et une méditation sur le XIXe siècle. Traite de la question de l'ambition qui peut être définie, dans la fiction romanesque comme dans la réalité politique, comme une des clés pour comprendre le XIXe siècle.

 

Michel Guérin : "Nihilisme et modernité. Essais sur la sensibilité des époques modernes de Diderot à Duchamp" J. Chambon
Avec l'art moderne, c'en est fini de la vérité de la nature ou de celle de la beauté: place à la vérité de l'œuvre.
Michel Guérin entreprend la généalogie de cette modernité. Son parcours qui s'ouvre avec Diderot, passe par Kant, Baudelaire, Manet, Cézanne, Picasso, Benjamin. À travers ces figures de la sensibilité moderne, s'approfondit la compréhension de la modernité comme triomphe du temps et dispersion du sujet dans la sensation. C'est pourquoi le nihilisme y est aussi constamment à l'œuvre : de quoi l'art peut-il encore se soutenir quand il ne se réfère plus qu'à lui-même ? Comment croire quand le cœur n'y est plus ! Selon Michel Guérin, ce nihilisme s'accomplit avec Marcel Duchamp.
À force de n'avoir plus d'objets, l'art consiste à être sans objet : il devient affaire d'emploi du temps. Le livre de Michel Guérin débouche sur une vision forte de " l'esprit de notre temps ", y compris en termes de sensibilités, de vécus et d'émotions. C'est un grand livre de théorie esthétique et d'analyse de la culture. Yves Michaud