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Copyright 2000-2010
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 28/01/2010

Mai 68


Bibliographie

40è anniversaire

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Janine Caseyecchie : "Lu, vu et entendu en Mai 68"  Éditions du Chêne

Le chanteur Antoine, qui a préfacé cet ouvrage, devient célèbre en 1966 avec ses fameuses Élucubrations, dont l'esprit se retrouve dans nombre des slogans de Mai 68.
Janine Casevecchie qui a réuni les textes de cet ouvrage avait 20 ans en 1968. Étudiante à Aix-en-Provence, elle rejoint Paris dès le 13 mai et suit de très près tous les événements de mai et juin. Depuis, elle a en tant que journaliste, rédactrice en chef ou directrice de rédaction, collaboré à de nombreux journaux et magasines tels que Femmes d'aujourd'hui, Le Parisien, L'Express, Marie-Claire, Zurban, etc.
Elle a également publié aux Éditions du Chêne Mai 68, dans la collection Roger-Viollet.

 

Volcy Loustau : "Mai 68 en photos"   Éditions du Chêne

Mai 68 : deux mois de " guérilla " dans les rues du Quartier latin, des manifestations monstres à travers Paris, une France paralysée par les grèves et un gouvernement dépassé un temps, qui réussit à vaincre cette " chienlit " selon le mot du général de Gaulle.
Peut-on résumer ainsi Mai 68 ? Certainement pas. Les photos rassemblées ici dans un ordre chronologique expriment bien davantage : la détermination et la farouche énergie de ces étudiants aux prises avec un impressionnant déploiement de CRS, le côté résolument pacifiste des grandes manifestations et la riposte d'un gouvernement qui préférait la répression au dialogue. Souvenirs pour certains, découverte pour les plus jeunes de cette période qui a marqué toute une génération et que l'on ne cesse de commémorer...
même s'il est de bon ton aujourd'hui de dénigrer " Mai 68 ". Janine Casevecchie.

 

Daniel Cohn-Bendit : "Mai 68"   Éditions Denoël

Sur tous les continents, de l'Amérique latine à l'Asie en passant par les États-Unis, jusqu'en Europe et derrière le rideau de fer, ce grand souffle de protestation et de libération rappelle, par son ampleur et ses effets, le "printemps des Peuples" en 1848...
En France, comme l'a montré la campagne présidentielle récente, les événements de 1968 restent, après Vichy et la guerre d'Algérie, le dernier point aveugle de notre mémoire collective. Qu'on les encense ou qu'on les vilipende, "les événements" constituent une rupture fondamentale pour la société française : il y a, et il y aura toujours, qu'on le veuille ou non, un "avant" et un "après" Mai 68. A quoi ressemblèrent-ils donc, ces mois de folie, depuis la fermeture de Nanterre le 27 mars, en passant par l'occupation de la Sorbonne, la "nuit des Barricades" du 10/11 mai, jusqu'à la grève générale et les accords de Grenelle ? Richement illustré, mêlant photos-chocs, slogans, affiches, faisant appel à tout ce qui représente "l'esprit de Mai", ce livre cherche avant tout à faire partager au lecteur cette expérience unique qui, à quarante ans de distance, nous interpelle comme si c'était hier.

 

Collectif : "Mai 68. L'affiche en héritage"   Éditions Alternatives

Le 15 mai 1968, un atelier d'affiches est créé au sein de l'École des beaux-arts.
Quelques jours plus tard, les occupants de l'École des arts décoratifs fondent à leur tour un "Atelier populaire". Pendant plus d'un mois, des assemblées générales réunissent quotidiennement artistes, étudiants et travailleurs pour discuter des thèmes et des slogans mis en avant dans les affiches qui sont réalisées le jour même. A travers la présentation chronologique de quelque deux cents créations, démontrant à quel point elles ont su traduire les Événements, et les témoignages de nombreux acteurs de l'époque, ce livre retrace l'aventure des "Ateliers populaires", illustrée de rares photos sur leur fonctionnement, dont celles de Marc Riboud.
Tout en offrant un regard inédit sur cette production exceptionnelle, il brise certains mythes, comme celui de la création spontanée des étudiants. Il atteste en définitive que ce précieux legs, dont chacun est dépositaire grâce à un anonymat soigneusement préservé, constitue un patrimoine esthétique et culturel majeur du XXe siècle

 

Boris Gobille : "Mai 68"   Éditions de la Découverte

Quarante ans après, Mai 68 continue de diviser en France.
Au-delà des conflits d'interprétation qui en ont peu à peu faussé l'image, ce livre présente les multiples dimensions de l'événement pour en redécouvrir la réalité historique. Il propose une synthèse à la fois accessible et détaillée des travaux passés et récents réalisés par les historiens, les politistes et les sociologues. Nourri de nombreux exemples et attentif aux logiques sociales, politiques et subjectives qui ont préparé la crise, il montre toutes les facettes d'un événement critique paradoxalement méconnu.
Dépassant la focalisation sur les seuls étudiants, il remet en scène les nombreux acteurs qui ont alors été amenés à penser le monde et à se penser eux-mêmes différemment. II met ainsi l'accent sur ce qui, en mai 1968, tient au refus d'accepter comme une fatalité les rapports sociaux et l'ordre symbolique existants. Sa lecture intéressera tous ceux qui souhaitent mieux connaître l'histoire pour mieux comprendre le présent.

 

Wolinski, Cavanna, Cabu, Siné : "Mai 68"   Édition Michel Lafon

Wolinski, Cabu, Siné, Gébé, Reiser : dessinateurs de légende, caricaturistes contestataires et révolutionnaires.
Observateurs sans complaisance de leur temps et acteurs incontournables de Mai 68, dont les dessins sont devenus les symboles d'une période emblématique. Quarante ans après, les voici exceptionnellement réunis pour nous faire revivre, sous leurs coups de crayon intransigeants et délirants, les événements de l'époque. Des centaines de dessins parus dans la presse ou affiches placardées sur les murs, accompagnés de textes inédits écrits par les dessinateurs eux-mêmes, mais aussi par Daniel Cohn-Bendit, le Professeur Choron ou Cavanna, qui racontent chacun leur Mai 68.

 

"Henri Weber : "Faut-il liquider Mai 68 ?  Essai sur les interprétations des "événements"."   Éditions du Seuil

Le 40e anniversaire de Mai 68 s'ouvre par un procès en sorcellerie, dont Nicolas Sarkozy est le Grand Inquisiteur.
A en croire le président de la République, les célèbres " Événements " sont à la source de tous nos maux, y compris les abus les plus choquants du capitalisme financier : traitements pharaoniques, parachutes en or, retraites-chapeau, malversations de patrons voyous... Ce réquisitoire vise à unifier toutes les droites dans la détestation de ce grand moment démocratique, hédoniste et utopique que fut Mai 68.
Henri Weber réfute méthodiquement les philippiques de cette droite qui veut " liquider 68 " et se livre à une défense et illustration du bilan de Mai. Il confronte son interprétation de la Révolution de Mai aux principales théories existantes : Aron et Crozier, Morin et Touraine, mais aussi Castoriadis et Debray, Ferry et Lipovetsky... Ainsi apparaissent l'ampleur du " Travail de Mai " et ses effets persistants sur la société française.
Ce n'est qu'un début, le débat continue.

 

Jean-Luc Hees : "Le roman de mai 68"   Éditions du Rocher

Nicolas Sarkozy, huit jours avant son accession à la présidence de la République, a rouvert, à sa manière, sans détour, l'histoire de Mai 68.
Au fond, il résumait ce jour-là les grandes lignes de sa campagne électorale à l'usage de ceux qui, à droite, précisément, doutaient encore de sa légitimité. C'était le point final d'un processus de " décomplexion ". Car, depuis quarante ans, ce qu'il est convenu d'appeler "la droite" n'a jamais réussi à résoudre l'énigme de Mai 68, " cet événement obscur ". Ces journées-là ont profondément modifié la société française.
En bien disent ceux qui avaient le sentiment d'étouffer dans le carcan figé d'un pays à la traîne. En mal prétendent ceux qui ont mal supporté de voir certaines valeurs remises en question, notamment dans le domaine de l'éducation. Le débat, quarante ans plus tard, n'est pas clos. Au fond c'est la génération 68 qui est aujourd'hui aux commandes de l'État. Mai 68 vu par la droite est un dossier fascinant.
Sociologiquement et politiquement.

 

Christine Fauré : "Mai 68 jour et nuit"   Éditions Gallimard

Ni chahut d'étudiants ni conflit du travail, ni guerre civile : au-delà des mots et des images trop connues, du sensationnel et de la légende, Mai 68 est une forme inédite de protestation, propre au XXe siècle.
Née dans une société d'opulence, prenant appui sur un contexte international en pleine mutation, cette révolte anti-autoritaire frappe, pendant deux mois, tous les secteurs de la vie active - écoles et universités, entreprises et usines, monde artistique - et met à mal les hiérarchies sociales. Une déferlante de colère, d'espoirs, d'écrits et de paroles qui ébranle les institutions françaises. Christine Fauré, sociologue, directeur de recherche au CNRS, retrace l'histoire encore " fumante " de Mai 68.

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31 mars 2008