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Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 29/03/2013
| | * Dossiers
bibliographiques *
L'esclavage
A l'occasion du deux cent cinquantième
anniversaire de l'abolition de l'esclavage, nous vous proposons une courte
bibliographie. Elle sera bientôt complétée par des récits et quelques
ouvrages de jeunesse.
Dossier Haïti
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Gérard Dhôtel : "L'esclavage ancien et
moderne" Milan Essentiels |
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L'esclavage
trouve ses origines dans les plus vieilles traditions. Durant l'Antiquité,
cette pratique était même considérée comme quelque chose de tout à
fait normal ! Puis, l'esclavage s'est développé sur une vaste échelle
avec la conquête de l'Amérique par les Européens. Un gigantesque trafic
humain s'est instauré à partir de l'Afrique : la traite des Noirs. On a
cru, vers le milieu du XIXe siècle, que l'esclavage était enfin aboli.
Il n'en est rien. De nouvelles formes d'esclavage touchent aujourd'hui
encore des millions de personnes, dont de nombreux enfants. Cet "
Essentiel Milan Junior " fait le point sur cette tragédie inhumaine. |
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Georges Delobbe : "Esclavage et traites
négrières" PEMF |
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L'esclavage
est une pratique dont les origines sont probablement aussi anciennes que
celles de la guerre. À l'issue du combat, le vaincu capturé fait partie
du butin. L'économie des sociétés antiques est en grande partie fondée
sur l'esclavage l'exploitation des territoires conquis nécessite une
main-d'œuvre abondante. A partir du VII° siècle, la demande en main-d'œuvre
servile s'accroît, du fait notamment du développement d'un modèle économique
nouveau, la plantation. La recherche et la fourniture d'esclaves fait désormais
l'objet d'un commerce organisé, la traite. Pour de longs siècles,
l'Afrique devient le réservoir qui alimente les réseaux des traites négrières.
L'affirmation des droits naturels de l'homme au XVII° siècle aboutit à
des mesures d'abolition de l'esclavage et d'interdiction de la traite. |
| Mais
il faut se rendre à l'évidence: l'esclavage, pourtant considéré
aujourd'hui par la communauté internationale comme un crime contre
l'humanité, n'a toujours pas disparu. |
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Françoise Vergès : "Mémoires de la traite
négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions." La Découverte |
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Le
Comité pour la mémoire de l'esclavage a été institué par le décret
du 5 janvier 2004, en application de la loi du 10 mai 2001, qualifiant
l'esclavage et la traite négrière de crime contre l'humanité. Dans son
premier rapport remis au Premier ministre le 12 avril 2005, publié ici,
il dresse un constat précis: mémoires fragmentées et territorialisées,
insuffisance des manuels scolaires et de la recherche, manque de lieux
publics pour se documenter et s'informer sur la traite négrière,
l'esclavage et leurs abolitions. Et il formule des propositions détaillées:
le choix du 10 mai comme date officielle de commémoration annuelle de
l'abolition de l'esclavage, des actions dans le domaine de l'enseignement,
de la recherche et de la culture. Leur but est de contribuer à faire
sortir ces questions du ghetto où elles ont été trop longtemps reléguées
et de les faire entrer dans la mémoire nationale, au même titre que
d'autres drames majeurs de l'histoire récente. |
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Au moment où resurgit en France un vaste débat sur l'héritage colonial
de la République, il est impératif que l'histoire de la traite négrière,
de l'esclavage et des luttes pour leurs abolitions ne sombre pas encore
une fois dans l'oubli. Cet ouvrage est un outil essentiel en ce sens. |
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Maximilien Robespierre : "Discours sur la religion,
la République et l'esclavage' L'Aube |
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Père
fondateur de la République, Maximilien Robespierre, bien que banni de la
mémoire collective et souvent moqué ou caricaturé, apporte une vision
et une voix qui frappent par leur modernité et la force vitale de leurs
idéaux. Alors que la crise du modèle républicain est au cœur des débats
qui traversent notre société, retrouver cette parole, c'est se pencher
sur ces questions simples mais fondatrices : Quels rapports doivent régir
les croyances religieuses et l'idée républicaine ? Comment une République
garantit-elle à ses citoyens l'équité, la justice sociale et l'entraide
? Qu'est-ce, enfin, qu'une " République " ? |
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Françoise Vergès : "La mémoire enchaînée.
Questions sur l'esclavage." Albin Michel |
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Pour
la première fois en France, traite négrière et esclavage font la une
des journaux, sont débattus dans les médias et suscitent des
controverses. Deux questions s'imposent : pourquoi le débat public est-il
si tardif ? Et pourquoi revêt-il un caractère si extrême ? En revenant
sur les termes de ce débat, Françoise Vergès suggère que la lenteur
qui a présidé à cette prise de conscience peut être analysée comme un
point aveugle dans la pensée française. Elle revient sur les conditions
et les causes de l'oubli, pour imaginer les conditions de son dépassement,
sans céder à ceux qui veulent faire de la mémoire de la traite et de
l'esclavage une rente de situation ou à ceux qui tentent de l'utiliser
pour justifier des dérives populistes. Le débat montre que la majorité
des descendants d'esclaves ne veulent plus être esclaves de l'esclavage
qui fut imposé à leurs ancêtres. |
| Ils
refusent d'être enfermés dans le passé, mais sont convaincus que, sans
un examen et un tri de l'héritage, ce passé restera un passif, une
assignation à résidence. |
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Robert Chesnay : "L'esclavage à la française. Le
code noir (1685 et 1724)" Nautilus |
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En
1685, Louis XIV codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies
françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur
jusqu'à l'abolition de 1848. Connu sous le nom de " code noir
", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur
administrative, sur la condition quotidienne que la France a imposé aux
Noirs, esclaves ou " libres ", durant près de deux siècles.
Accompagné d'une introduction de Robert Chesnais le restituant dans le
contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec
un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions,
celles de l'époque et celles d'aujourd'hui. |
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Christiane Taubira : "L'esclavage racontée à ma
fille" Bibliophane |
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Il
paraît que l'esclavage a toujours existé ? Parle-moi de ces nègres
marrons que tu aimes tant... La France devrait donc regretter toute
l'aventure coloniale ? Quelle est la différence entre l'esclavage
contemporain et l'esclavage dit " moderne " ? Une mère
militante et passionnée raconte à sa fille l'histoire des souffrances et
des révoltes des peuples victimes de l'esclavage. Avec une remarquable
force de conviction, elle rappelle que, si cette pratique est abolie en
France depuis cent cinquante ans, ses conséquences morales, politiques et
économiques affectent aujourd'hui encore des millions d'individus. Le
style incisif et flamboyant de Christiane Taubira fait d'abord de son
livre une œuvre d'écrivain. |
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Louis XIV : "Le code noir" L'Esprit
frappeur |
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En
1685, Louis XIV édictait une réglementation de la pratique de
l'esclavage dans les colonies françaises d'outre-mer : le Code noir. Avec
toute sa froideur et sa précision toutes administratives, ce texte jette
une lumière crue et terrible à trois siècles de distance sur la
condition des Noirs asservis dans les possessions de la France de l'époque.
Il y a deux siècles, en 1802, Napoléon tentait de rétablir l'esclavage,
aboli en 1794, provoquant le soulèvement des peuples d'Haïti et de
Guadeloupe, réprimés alors avec la plus extrême violence. |
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Aimé Césaire : "Marchands d'esclaves. De la
traite et l'abolition" Éd. de Conti |
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Pendant
près de quatre cents ans, des millions d'hommes, de femmes et aussi
d'enfants noirs ont perdu leur liberté, quittant de force leur sol natal,
l'Afrique. Déportés par bateaux entiers, enchaînés pour un voyage sans
retour sur les eaux de l'Atlantique et de l'océan Indien vers de
nouvelles contrées (Amérique du Nord, Antilles, Brésil, Réunion, île
Maurice...), ils furent capturés pour travailler dans des conditions
inhumaines, enrichissant des hommes peu scrupuleux. Le présent ouvrage
permet de mieux comprendre les rouages d'un système inacceptable qui fit
passer près de onze millions d'hommes, entre les mains de marchands négriers.
Angleterre, Espagne, États-Unis, France, Pays-Bas, Portugal... peu
nombreux sont les pays qui n'ont pas participé à ce trafic, engageant
leurs grands ports à se tourner vers ce commerce juteux ; Amsterdam,
Bordeaux, Lisbonne, Liverpool, Nantes... La prise de conscience de la
monstruosité de la traite et de l'esclavage fut lente et il fallut
attendre la deuxième partie du XIXème siècle pour voir complètement
triompher l'abolition de l'esclavage, portée en France par la voix de
Victor Schœlcher. |
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Aimé Césaire : "Nègre je suis, nègre je
resterai" Albin Michel |
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Au
moment où, pour la première fois en France, s'ouvre un large débat
public sur les traces contemporaines de l'esclavage et du colonialisme, la
portée historique et politique des écrits d'Aimé Césaire prend un
relief tout particulier. Dans ces entretiens accordés à Françoise Vergès,
le " père de la négritude " relate avec une très grande
liberté de ton les principaux moments de son combat pour l'égalité des
peuples à l'ère post-coloniale. Témoin capital de cette période de
mutations, Aimé Césaire évoque son siècle, celui de la fin des empires
coloniaux, en posant les questions fondamentales de l'égalité, de l'écriture
de l'histoire des anonymes et des disparus du monde non européen. C'est
la voix d'un homme immense qu'il nous est donné d'entendre, dans sa force
et sa modestie. |
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Lawoetey-Pierre : "Traite et esclavage des Noirs :
quelle responsabilité africaine ?" Menaibuc |
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Depuis
la commémoration officielle du 150ème anniversaire de l'abolition de
l'esclavage, en passant par la Conférence Mondiale contre le racisme à
DURBAN (Afrique du Sud) où les Africains et les descendants des victimes
déportées à des fins d'esclavage réitérèrent leur demande de réparations
aux anciennes nations négrières, et surtout depuis la criminalisation de
la traite et de l'esclavage transatlantiques par la loi Taubira, on
assiste à une montée en flèche des thèses révisionnistes, voire négationnistes
élaborées par certains historiens, chercheurs et penseurs occidentaux.
Cet essai qui se veut réappropriatif de l'histoire africaine, revisite
les thèmes du servage interne ainsi que les idéologies racistes et théocratiques
qui justifièrent dès le 15ème siècle l'achat de captifs noirs, leur déportation
et enfin leur réduction à l'esclavage après revente. |
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Il s'attache aussi à cerner la responsabilité de certains rois
africains, sans oublier d'aborder les diverses formes de résistances
opposées à l'entreprise négrière par les Africains, d'abord sur leur
continent, ensuite sur leurs lieux de déportation dans le
"Nouveau" Monde. Dans cet ouvrage l'auteur en dresse
l'inventaire aussi bien pour l'Afrique que pour sa diaspora établie dans
les Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Sainte-Lucie, Jamaïque, Ayiti,...),
en Amérique du Sud (Brésil, Guyane,...) et aux États-Unis d'Amérique
et revient par une approche juridique sur les concepts de crime contre
l'humanité et de génocide qui, après un état des lieux objectif et
rigoureux des conséquences de ces crimes, ouvrent tout naturellement le débat
sur la grande question des réparations. Le travail de mémoire
authentique qui, bien que timide, est déjà entrepris par les Africains
et leurs frères et sœurs dispersés dans le monde est souligné et
encouragé. |
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Robert C. Davis : "Esclaves chrétiens, maîtres
musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée." Chambon |
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Sujet
politiquement incorrect, sous-estimé par Fernand Braudel et par nombre
d'historiens, l'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors
les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué
une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un
million de victimes. Qui étaient-elles ? Comment se les procurait-on ?
Comment fonctionnaient les marchés d'Alger, Tunis et Tripoli, les trois
villes qui formaient le noyau dur de la Barbarie ? Quelle forme prenait
l'asservissement, tant physique que moral, de ces hommes et de ces femmes
originaires de toute l'Europe, et principalement d'Italie, d'Espagne et de
France ? |
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Quelle était leur vie dans les bagnes et sur les galères ? Comment l'Église
catholique et les États européens tentèrent-ils de les racheter ? Dans
cet ouvrage, fruit de dix années de recherches, et qui s'appuie sur de très
nombreuses sources et une abondante documentation, Robert C. Davis bat en
brèche l'idée élaborée au XIXe siècle et encore dominante d'un
esclavage fondé avant tout sur des critères raciaux. |
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Claude Faugue : "Les routes de l'esclavage.
Histoire d'un très grand dérangement." Hermé |
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La
déportation et la mise en esclavage de plus de 15 millions d'Africains
constituent l'une des plus grandes tragédies à l'origine du monde
occidental actuel. Systématique et sans pitié, la traite négrière
s'organisa en système économique global durant quatre longs siècles.
Dans la plupart des pays européens, un semblant de débat séparait ceux
qui protégeaient ce marché fort lucratif et de nombreux philosophes,
dont la volonté humaniste, confrontée à leurs propres intérêts
financiers, s'effaçait parfois bien vite. De l'île de Gorée aux
plantations de canne à sucre de Louisiane, de Zanzibar aux côtes du Brésil,
cet ouvrage nous met face aux routes de l'indicible. Celle des navires négriers,
celles de millions de vies volées, ces populations déracinées et réduites
à l'état de marchandise. Mais aussi celles de la solidarité, qui s'érigèrent
dans l'ombre (tel l'Underground Railroad aux Etats-Unis) pour soutenir l'énergie
formidable des esclaves dans leur marche vers la liberté. Riche et en
partie inédite, l'iconographie, principalement issue du programme "
La route de l'esclavage " de l'Unesco, complété le texte largement
documenté et étayé de nombreux documents d'époque. Loin des
caricatures et des non-dits, ce livre lève ainsi le voile, auprès du
grand public, sur ce triste pan de notre histoire dont nous sommes tous
aujourd'hui - blancs et noirs - les héritiers |
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Patricia Gravatt : "L'Église et l'esclavage"
L'Harmattan |
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Pendant
plus de quinze siècles l'Eglise est restée pratiquement silencieuse
devant l'esclavage. Elle ne trouve pas dans l'Ancien et le Nouveau
Testament les termes d'une condamnation explicite. L'esclavage était une
pratique considérée comme allant de soi dans la société décrite dans
la Bible et il n'apparaissait pas incompatible avec le commandement
d'amour du prochain. Après la découverte de l'Amérique, l'Eglise s'ingénie
à défendre les Indiens mais l'esclavage des Noirs lui paraît légitime.
Quelques figures telles que Epiphane de Moirans, au XVIIe siècle, et
l'Abbé Grégoire, au XVIIIe siècle, luttent pour la liberté des Noirs
mais sont réduites au silence par leur hiérarchie. Il faut attendre le
XIXe siècle pour que l'Eglise réclame l'abolition de l'esclavage. |
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Mai 2006
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