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Copyright 2000-2013
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 03/02/2014

* Dossiers bibliographiques *

L'esclavage

  A l'occasion du deux cent cinquantième anniversaire de l'abolition de l'esclavage, nous vous proposons une courte bibliographie. Elle sera bientôt complétée par des récits et quelques ouvrages de jeunesse.

Dossier Haïti

 

Gérard Dhôtel : "L'esclavage ancien et moderne"   Milan Essentiels

Gérard Dhôtel - L'esclavage ancien et moderne L'esclavage trouve ses origines dans les plus vieilles traditions. Durant l'Antiquité, cette pratique était même considérée comme quelque chose de tout à fait normal ! Puis, l'esclavage s'est développé sur une vaste échelle avec la conquête de l'Amérique par les Européens. Un gigantesque trafic humain s'est instauré à partir de l'Afrique : la traite des Noirs. On a cru, vers le milieu du XIXe siècle, que l'esclavage était enfin aboli. Il n'en est rien. De nouvelles formes d'esclavage touchent aujourd'hui encore des millions de personnes, dont de nombreux enfants. Cet " Essentiel Milan Junior " fait le point sur cette tragédie inhumaine.

 

Georges Delobbe : "Esclavage et traites négrières" PEMF

Georges Delobbe, Collectif - Esclavage et traites négrières L'esclavage est une pratique dont les origines sont probablement aussi anciennes que celles de la guerre. À l'issue du combat, le vaincu capturé fait partie du butin. L'économie des sociétés antiques est en grande partie fondée sur l'esclavage l'exploitation des territoires conquis nécessite une main-d'œuvre abondante. A partir du VII° siècle, la demande en main-d'œuvre servile s'accroît, du fait notamment du développement d'un modèle économique nouveau, la plantation. La recherche et la fourniture d'esclaves fait désormais l'objet d'un commerce organisé, la traite. Pour de longs siècles, l'Afrique devient le réservoir qui alimente les réseaux des traites négrières. L'affirmation des droits naturels de l'homme au XVII° siècle aboutit à des mesures d'abolition de l'esclavage et d'interdiction de la traite.
 Mais il faut se rendre à l'évidence: l'esclavage, pourtant considéré aujourd'hui par la communauté internationale comme un crime contre l'humanité, n'a toujours pas disparu.

 

Françoise Vergès : "Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions." La Découverte

Françoise Vergès, Collectif, Maryse Condé (Préfacier) - Mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions. Rapport à Monsieur le Premier Ministre Le Comité pour la mémoire de l'esclavage a été institué par le décret du 5 janvier 2004, en application de la loi du 10 mai 2001, qualifiant l'esclavage et la traite négrière de crime contre l'humanité. Dans son premier rapport remis au Premier ministre le 12 avril 2005, publié ici, il dresse un constat précis: mémoires fragmentées et territorialisées, insuffisance des manuels scolaires et de la recherche, manque de lieux publics pour se documenter et s'informer sur la traite négrière, l'esclavage et leurs abolitions. Et il formule des propositions détaillées: le choix du 10 mai comme date officielle de commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage, des actions dans le domaine de l'enseignement, de la recherche et de la culture. Leur but est de contribuer à faire sortir ces questions du ghetto où elles ont été trop longtemps reléguées et de les faire entrer dans la mémoire nationale, au même titre que d'autres drames majeurs de l'histoire récente. 
   Au moment où resurgit en France un vaste débat sur l'héritage colonial de la République, il est impératif que l'histoire de la traite négrière, de l'esclavage et des luttes pour leurs abolitions ne sombre pas encore une fois dans l'oubli. Cet ouvrage est un outil essentiel en ce sens.

 

Maximilien Robespierre : "Discours sur la religion, la République et l'esclavage' L'Aube

Maximilien Robespierre - Discours sur la religion, la République, l'esclavage Père fondateur de la République, Maximilien Robespierre, bien que banni de la mémoire collective et souvent moqué ou caricaturé, apporte une vision et une voix qui frappent par leur modernité et la force vitale de leurs idéaux. Alors que la crise du modèle républicain est au cœur des débats qui traversent notre société, retrouver cette parole, c'est se pencher sur ces questions simples mais fondatrices : Quels rapports doivent régir les croyances religieuses et l'idée républicaine ? Comment une République garantit-elle à ses citoyens l'équité, la justice sociale et l'entraide ? Qu'est-ce, enfin, qu'une " République " ?

 

Françoise Vergès : "La mémoire enchaînée. Questions sur l'esclavage." Albin Michel

Françoise Vergès - La mémoire enchaînée. Questions sur l'esclavage Pour la première fois en France, traite négrière et esclavage font la une des journaux, sont débattus dans les médias et suscitent des controverses. Deux questions s'imposent : pourquoi le débat public est-il si tardif ? Et pourquoi revêt-il un caractère si extrême ? En revenant sur les termes de ce débat, Françoise Vergès suggère que la lenteur qui a présidé à cette prise de conscience peut être analysée comme un point aveugle dans la pensée française. Elle revient sur les conditions et les causes de l'oubli, pour imaginer les conditions de son dépassement, sans céder à ceux qui veulent faire de la mémoire de la traite et de l'esclavage une rente de situation ou à ceux qui tentent de l'utiliser pour justifier des dérives populistes. Le débat montre que la majorité des descendants d'esclaves ne veulent plus être esclaves de l'esclavage qui fut imposé à leurs ancêtres. 
Ils refusent d'être enfermés dans le passé, mais sont convaincus que, sans un examen et un tri de l'héritage, ce passé restera un passif, une assignation à résidence.

 

Robert Chesnay : "L'esclavage à la française. Le code noir (1685 et 1724)" Nautilus

Robert Chesnais - L'esclavage à la française. Le code noir (1685 et 1724) En 1685, Louis XIV codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur jusqu'à l'abolition de 1848. Connu sous le nom de " code noir ", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur administrative, sur la condition quotidienne que la France a imposé aux Noirs, esclaves ou " libres ", durant près de deux siècles. Accompagné d'une introduction de Robert Chesnais le restituant dans le contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions, celles de l'époque et celles d'aujourd'hui.

 

Christiane Taubira : "L'esclavage racontée à ma fille"  Bibliophane

Christiane Taubira-Delannon - L'esclavage racontée à ma fille Il paraît que l'esclavage a toujours existé ? Parle-moi de ces nègres marrons que tu aimes tant... La France devrait donc regretter toute l'aventure coloniale ? Quelle est la différence entre l'esclavage contemporain et l'esclavage dit " moderne " ? Une mère militante et passionnée raconte à sa fille l'histoire des souffrances et des révoltes des peuples victimes de l'esclavage. Avec une remarquable force de conviction, elle rappelle que, si cette pratique est abolie en France depuis cent cinquante ans, ses conséquences morales, politiques et économiques affectent aujourd'hui encore des millions d'individus. Le style incisif et flamboyant de Christiane Taubira fait d'abord de son livre une œuvre d'écrivain.

 

Louis XIV : "Le code noir"  L'Esprit frappeur

Louis XIV - Le code noir En 1685, Louis XIV édictait une réglementation de la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises d'outre-mer : le Code noir. Avec toute sa froideur et sa précision toutes administratives, ce texte jette une lumière crue et terrible à trois siècles de distance sur la condition des Noirs asservis dans les possessions de la France de l'époque. Il y a deux siècles, en 1802, Napoléon tentait de rétablir l'esclavage, aboli en 1794, provoquant le soulèvement des peuples d'Haïti et de Guadeloupe, réprimés alors avec la plus extrême violence.

 

Aimé Césaire : "Marchands d'esclaves. De la traite et l'abolition" Éd. de Conti

Julia Ferloni, Aimé Césaire, Jean Loiseau - Marchands d'esclaves. De la traite à l'abolition Pendant près de quatre cents ans, des millions d'hommes, de femmes et aussi d'enfants noirs ont perdu leur liberté, quittant de force leur sol natal, l'Afrique. Déportés par bateaux entiers, enchaînés pour un voyage sans retour sur les eaux de l'Atlantique et de l'océan Indien vers de nouvelles contrées (Amérique du Nord, Antilles, Brésil, Réunion, île Maurice...), ils furent capturés pour travailler dans des conditions inhumaines, enrichissant des hommes peu scrupuleux. Le présent ouvrage permet de mieux comprendre les rouages d'un système inacceptable qui fit passer près de onze millions d'hommes, entre les mains de marchands négriers. Angleterre, Espagne, États-Unis, France, Pays-Bas, Portugal... peu nombreux sont les pays qui n'ont pas participé à ce trafic, engageant leurs grands ports à se tourner vers ce commerce juteux ; Amsterdam, Bordeaux, Lisbonne, Liverpool, Nantes... La prise de conscience de la monstruosité de la traite et de l'esclavage fut lente et il fallut attendre la deuxième partie du XIXème siècle pour voir complètement triompher l'abolition de l'esclavage, portée en France par la voix de Victor Schœlcher.

 

Aimé Césaire : "Nègre je suis, nègre je resterai"  Albin Michel

Aimé Césaire, Françoise Vergès (Interviewer) - Nègre je suis, nègre je resterai Au moment où, pour la première fois en France, s'ouvre un large débat public sur les traces contemporaines de l'esclavage et du colonialisme, la portée historique et politique des écrits d'Aimé Césaire prend un relief tout particulier. Dans ces entretiens accordés à Françoise Vergès, le " père de la négritude " relate avec une très grande liberté de ton les principaux moments de son combat pour l'égalité des peuples à l'ère post-coloniale. Témoin capital de cette période de mutations, Aimé Césaire évoque son siècle, celui de la fin des empires coloniaux, en posant les questions fondamentales de l'égalité, de l'écriture de l'histoire des anonymes et des disparus du monde non européen. C'est la voix d'un homme immense qu'il nous est donné d'entendre, dans sa force et sa modestie.

 

Lawoetey-Pierre : "Traite et esclavage des Noirs : quelle responsabilité africaine ?" Menaibuc

Lawoetey-Pierre Ajavon, Jean Moreau (Préfacier) - Traite et esclavage des Noirs : quelle responsabilité africaine ? Depuis la commémoration officielle du 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage, en passant par la Conférence Mondiale contre le racisme à DURBAN (Afrique du Sud) où les Africains et les descendants des victimes déportées à des fins d'esclavage réitérèrent leur demande de réparations aux anciennes nations négrières, et surtout depuis la criminalisation de la traite et de l'esclavage transatlantiques par la loi Taubira, on assiste à une montée en flèche des thèses révisionnistes, voire négationnistes élaborées par certains historiens, chercheurs et penseurs occidentaux. Cet essai qui se veut réappropriatif de l'histoire africaine, revisite les thèmes du servage interne ainsi que les idéologies racistes et théocratiques qui justifièrent dès le 15ème siècle l'achat de captifs noirs, leur déportation et enfin leur réduction à l'esclavage après revente.
      Il s'attache aussi à cerner la responsabilité de certains rois africains, sans oublier d'aborder les diverses formes de résistances opposées à l'entreprise négrière par les Africains, d'abord sur leur continent, ensuite sur leurs lieux de déportation dans le "Nouveau" Monde. Dans cet ouvrage l'auteur en dresse l'inventaire aussi bien pour l'Afrique que pour sa diaspora établie dans les Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Sainte-Lucie, Jamaïque, Ayiti,...), en Amérique du Sud (Brésil, Guyane,...) et aux États-Unis d'Amérique et revient par une approche juridique sur les concepts de crime contre l'humanité et de génocide qui, après un état des lieux objectif et rigoureux des conséquences de ces crimes, ouvrent tout naturellement le débat sur la grande question des réparations. Le travail de mémoire authentique qui, bien que timide, est déjà entrepris par les Africains et leurs frères et sœurs dispersés dans le monde est souligné et encouragé.

 

Robert C. Davis : "Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée." Chambon

Robert-C Davis, Manuel Tricoteaux (Traducteur) - Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) Sujet politiquement incorrect, sous-estimé par Fernand Braudel et par nombre d'historiens, l'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un million de victimes. Qui étaient-elles ? Comment se les procurait-on ? Comment fonctionnaient les marchés d'Alger, Tunis et Tripoli, les trois villes qui formaient le noyau dur de la Barbarie ? Quelle forme prenait l'asservissement, tant physique que moral, de ces hommes et de ces femmes originaires de toute l'Europe, et principalement d'Italie, d'Espagne et de France ? 
     Quelle était leur vie dans les bagnes et sur les galères ? Comment l'Église catholique et les États européens tentèrent-ils de les racheter ? Dans cet ouvrage, fruit de dix années de recherches, et qui s'appuie sur de très nombreuses sources et une abondante documentation, Robert C. Davis bat en brèche l'idée élaborée au XIXe siècle et encore dominante d'un esclavage fondé avant tout sur des critères raciaux.

 

Claude Faugue : "Les routes de l'esclavage. Histoire d'un très grand dérangement." Hermé

Claude Fauque, Marie-Josée Thiel - Les routes de l'esclavage. Histoire d'un très grand "dérangement" La déportation et la mise en esclavage de plus de 15 millions d'Africains constituent l'une des plus grandes tragédies à l'origine du monde occidental actuel. Systématique et sans pitié, la traite négrière s'organisa en système économique global durant quatre longs siècles. Dans la plupart des pays européens, un semblant de débat séparait ceux qui protégeaient ce marché fort lucratif et de nombreux philosophes, dont la volonté humaniste, confrontée à leurs propres intérêts financiers, s'effaçait parfois bien vite. De l'île de Gorée aux plantations de canne à sucre de Louisiane, de Zanzibar aux côtes du Brésil, cet ouvrage nous met face aux routes de l'indicible. Celle des navires négriers, celles de millions de vies volées, ces populations déracinées et réduites à l'état de marchandise. Mais aussi celles de la solidarité, qui s'érigèrent dans l'ombre (tel l'Underground Railroad aux Etats-Unis) pour soutenir l'énergie formidable des esclaves dans leur marche vers la liberté. Riche et en partie inédite, l'iconographie, principalement issue du programme " La route de l'esclavage " de l'Unesco, complété le texte largement documenté et étayé de nombreux documents d'époque. Loin des caricatures et des non-dits, ce livre lève ainsi le voile, auprès du grand public, sur ce triste pan de notre histoire dont nous sommes tous aujourd'hui - blancs et noirs - les héritiers

 

Patricia Gravatt : "L'Église et l'esclavage" L'Harmattan

Patricia Gravatt - L'Eglise et l'esclavage Pendant plus de quinze siècles l'Eglise est restée pratiquement silencieuse devant l'esclavage. Elle ne trouve pas dans l'Ancien et le Nouveau Testament les termes d'une condamnation explicite. L'esclavage était une pratique considérée comme allant de soi dans la société décrite dans la Bible et il n'apparaissait pas incompatible avec le commandement d'amour du prochain. Après la découverte de l'Amérique, l'Eglise s'ingénie à défendre les Indiens mais l'esclavage des Noirs lui paraît légitime. Quelques figures telles que Epiphane de Moirans, au XVIIe siècle, et l'Abbé Grégoire, au XVIIIe siècle, luttent pour la liberté des Noirs mais sont réduites au silence par leur hiérarchie. Il faut attendre le XIXe siècle pour que l'Eglise réclame l'abolition de l'esclavage.


Mai 2006