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Dernière modif. : 22/09/2008
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Égypte
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Bahâ
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Naguib Mahfouz
Page 2
| "Le
cortège des vivants. Khan al-Khalili" Actes Sud |
 |
En
1941, fuyant la ville moderne bombardée par les Allemands, une famille de
la petite-bourgeoisie s'installe dans un vieux quartier du Caire, Khan
al-Khalili, réputé plus sûr. Là, le fils aîné, Ahmad, quadragénaire
taciturne et misogyne, s'amourache d'une jeune fille de seize ans, Nawal,
mais n'ose pas la demander en mariage. Son frère cadet, Rouchdi, qui est
encore à sa charge, sera plus entreprenant avec elle, et Ahmad est
contraint d'assister en silence à leur idylle, plus amer que jamais. A la
mort de Rouchdi, par suite d'une maladie pulmonaire, il fuit et le vieux
quartier et Nawal... Publié en 1946, Le Cortège des vivants (Khan
al-Khalili) est l'un des premiers romans réalistes de Naguib Mahfouz et
de toute la littérature arabe. On y trouve déjà l'ambiance populaire de
Passage des miracles et de la Trilogie, et, finement dessinés, ces
espaces typiques du vieux Caire, "l'escalier, les terrasses où se
cherchent les mots et les gestes de l'amour" selon les termes d'André
Miquel. |
| Témoignage précis sur
l'Egypte durant la Seconde Guerre
mondiale, évocation d'un milieu social en pleine mutation, analyse des
représentations traditionnelles de la femme dans les sociétés arabes,
ce roman est surtout remarquable par le personnage de Nawal, adolescente
soudainement transfigurée par le désir des hommes. |
| "Le
jardin du passé" Livre de Poche Biblio |
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D'un
autre point de vue, l'amour lui paraissait une " dictature ",
chose que la vie égyptienne lui avait appris à haïr, et du plus profond
du cœur ! Dans la maison de sa tante, Galila, il offrait son corps à
Atiyya, puis le reprenait aussitôt, comme si rien ne s'était passé.
Quant à cette jeune fille rangée dans sa pudeur, elle ne se contenterait
de rien de moins que de son corps et de son âme en même temps...et pour
l'éternité ! Dès lors, il ne lui resterait plus qu'une ligne à
poursuivre : la lutte pour la subsistance en vue d'assurer la survie de la
famille et des enfants ! Naguib Mahfouz.Troisième
et dernier volet de la grande fresque romanesque qui relate les
transformations de l'Egypte basculant dans la modernité, Le Jardin du
Passé, amplifie l'histoire de la famille d'Abd el-Gawwad. Une nouvelle génération,
désormais incarne les contradictions et les blessures du pays : ce sont
les petits enfants d'Abd el-Gawwad, Ahmed, le communiste, et Abd el-Monem,
le frère musulman. |
| Conflits entre les idéologies, opposition entre les
valeurs traditionnelles et celles de la société nouvelle... Un immense
roman pour approcher l'Egypte d'aujourd'hui. |
| "Le jour
de l'assassinat du leader" 10/18 |
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Un
vieil homme, son petit-fils, la fiancée de celui-ci : le drame qui va
bouleverser le destin de ces trois personnages se noue insidieusement dans
ce roman à trois voix avec, en point d'orgue, le reportage radiophonique
de la célébration de la Victoire. Ou comment l'affairisme et la
corruption nés de l'Ouverture économique, prônée par le président
Sadate, ont rongé les cœurs les plus purs et brisé même les plus
belles amours... Naguib Mahfouz décrit, avec maîtrise et tendresse, le
destin inextricablement mêlé de la terre d'Egypte, de son peuple et de
ses gouvernants : le jour de l'assassinat du leader sera également celui
de l'assassinat du corrupteur. Ce roman est suivi de quatre nouvelles révélant
chacune une facette encore inconnue du génie polyphonique de Mahfouz. |
| "Le
mendiant" Actes Sud |
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Omar
al-Hamzâwi, célèbre avocat cairote de quarante-cinq ans, marié et père
de deux filles, éprouve soudain pour sa femme, sa profession, son mode de
vie, une vive répulsion. Hanté par la mort, il s'engage dès lors dans
une impossible quête, mendiant autour de lui des bribes de vérité... Le
Mendiant, dont l'édition originale date de 1965, fait partie du cycle dit
" philosophique " de l'œuvre de Naguib Mahfouz, sous-tendu à
la fois par une critique désabusée des nouvelles réalités sociales et
par les grandes interrogations existentielles. La construction est
rigoureuse, le rythme vif, l'écriture dotée d'une forte charge poétique.
Un aspect encore inconnu en France du talent multiforme du grand écrivain
égyptien. |
| "Le monde
de Dieu" Actes Sud |
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Venant
après L'Amour au pied des pyramides, publié en 1997 par Sindbad-Actes
Sud, cette deuxième anthologie des nouvelles de Naguib Mahfouz se propose
plus particulièrement de rendre la voix d'un écrivain qui a hésité un
temps entre la philosophie et la littérature, d'éclairer les différents
moments de sa réflexion métaphysique, de marquer aussi l'évolution de
sa technique romanesque. Suivre cette trajectoire, de 1962 à 1996, à
travers quatorze nouvelles, c'est essayer de saisir les préoccupations
existentielles d'un homme épris de liberté et de justice, qui ne cesse
de faire écho aux transformations politiques et sociales de l'Egypte, et
qui a réussi le pari linguistique d'assouplir, de simplifier, de faire évoluer
la langue littéraire traditionnelle, apportant ainsi une contribution décisive
à la création d'une prose arabe moderne. Dans toutes ces nouvelles,
qu'elles soient réalistes, métaphysiques, allégoriques, absurdes,
Mahfouz se fait comme toujours le chroniqueur à la fois circonspect et
amer d'une Egypte en pleine mutation, cherchant à capter l'enjeu des
luttes qui se déroulent à l'échelle nationale, comme à celle de chaque
catégorie sociale, de chaque famille et de chaque individu. |
| "Le
palais du désir" Livre de poche Biblio |
 |
Etait-il
en train de lui arriver ce qui arrivait aux autres pères en cette drôle
d'époque ? Il entendait des choses abracadabrantes sur la " jeunesse
d'aujourd'hui " : des élèves de collège prenaient l'habitude de
fumer, d'autres bafouaient la dignité de leurs maîtres, d'autres encore
se rebellaient contre leurs pères ! Oh ! bien sûr, son prestige à lui
restait intact, mais...quel bilan tirer de cette longue vie de rigueur et
de fermeté ? D'un côté Yasine qui sombrait dans la déchéance et de
l'autre Kamal qui discutait, contestait et essayait de lui filer entre les
mains !...
Nous
retrouvons ici les personnages inoubliables de d'Impasse des deux palais.
Yasine et Kamal ont grandi. Autour d'Abd el -Gawwad, le monde vacille. Peu
à peu la société égyptienne traditionnelle cède le pas devant les mœurs
et les valeurs modernes. Comme le Nil, le roman de Mahfouz suit son cours
imposant, monumental, fascinant... |
| "Le vieux
quartier et autres nouvelles" Ed. de l'Aube |
 |
Naguib
Mahfouz excelle dans le genre de la nouvelle : doué d'un tel talent,
c'est en quelques pages à peine qu'il raconte le destin d'un homme, d'un
pays, d'une religion... Mais ces textes courts, essentiels, sont révélateurs,
et ne cessent de résonner dans l'âme du lecteur comme un roman sans fin.
La vie d'un quartier du Caire, les souvenirs d'un vieillard qui revit sa
jeunesse, l'immensité d'une ville sans cesse recommencée... Tout l'art
de Mahfouz se condense, une fois encore, dans ce court et magistral
recueil. On y lira également son discours de réception au prix Nobel de
littérature - attribué pour la première fois à un écrivain de langue
arabe -, prononcé à Stockholm en novembre 1988. |
| "Le
voleur et les chiens" Babel - Actes Sud |
 |
"
A nouveau, il respire le souffle de la liberté, mais l'air est chargé
d'une poussière suffocante et d'une chaleur insoutenable. Il retrouve son
complet bleu et ses chaussures de caoutchouc, mais il n'y a personne pour
l'attendre. Voici la vie qui reprend son cours, voici la porte muette de
la prison qui se referme sur les secrets désespérés. (...) L'heure est
venue pour que la colère éclate et se consume, l'heure est venue pour
que les traîtres désespèrent jusqu'à la mort et que la trahison expie
le péché de sa face difforme. " Le voleur Saïd Mahrane sort de
prison. Le plan d'action établi dès les premières lignes du roman, il
tentera de le mener à terme dans la fièvre du Caire, mais bientôt le
hasard et son destin malheureux le rattraperont... Sur le mode de la
trahison, Naguib Mahfouz décline les déceptions d'un homme désespéré,
tout en brossant -de la femme traîtresse au sage mystique, de la prostituée
amoureuse au renégat arrivé- les portraits de personnages emblématiques
de son œuvre. |
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