MENU

.....................

Accueil
Chercher un livre
Réserver un livre
Archives
Dossiers thématiques
Livres d'enfants
Scolaire
Provence
Bibliothèques
Expositions
Revues

 

Copyright 2000-2008
Librairie Gaïa
Tous droits réservés
Dernière modif. : 01/07/2008

Égypte

Accueil ÉgypteÉgypte ancienne  |  Littérature contemporaine  |  Guides de voyage

_____________________________

Edouard Al-Kharrat | Ibrahim Aslan | Mohammad El-Bisatie | Gamal Ghitany | Sonallah Ibrahim | Naguib Mahfouz | Mohammed Mostagab | Nabil Naoum | Abdel Hakim Qassem | Bahâ Taher | Latifa Zayyat

Naguib Mahfouz

Page 1

Bibliographie
Page 1 Page 2 Page 3 Page 4
 

   Né au Caire en 1911, Naguib Mahfouz est l'auteur de plus de cinquante romans et recueils de nouvelles qui lui ont valu, en 1988, le prix Nobel de littérature.

  

"Akhenaton le renégat"  Denoël
Vers 1300 avant J.-C., Méri Moun, jeune Égyptien hanté par le souvenir du pharaon Akhénaton, décide de se consacrer à la recherche de la vérité sur le roi disparu. Tel un enquêteur d'aujourd'hui, il interroge tour à tour les disciples et les détracteurs de ce grand visionnaire qui n'avait pas hésité à proclamer sa foi en un Dieu unique d'amour et de vérité. La reine Néfertiti, son épouse, le général Horemheb et Ay, le prêtre d'Amon... tous ces personnages à la fois historiques et légendaires ressuscitent à travers les récits que recueille le jeune homme. Pas à pas, Méri Moun va revivre la fascination du culte solaire, la religion d'Aton. L'Égyptien Naguib Mahfouz renoue ici avec le roman historique. On retrouve le souffle romanesque, le réalisme et la poésie qui caractérisent son oeuvre, couronnée en 1988 par le prix Nobel de littérature.

 

"Dérives sur le Nil"  Folio Gallimard
Avril, mois de la poussière et des mensonges. Une péniche amarrée à une berge du Nil, au Caire. Chaque soir, s'y réunit la " famille ", composée de sept personnes : une traductrice, un écrivain, un critique, un comédien, un avocat, un homme d'affaires, enfin, Anis Zaki, modeste fonctionnaire, mais homme de grande culture, leur hôte à tous, et leur obligé. C'est lui, assisté du vieil Abdu, qui prépare le narguilé. Un jour, une jeune journaliste, Samara Bahjat, se mêle à cette assemblée d'intellectuels désabusés dont elle ne partage ni le goût pour le haschisch, ni le nihilisme, ni l'humour cocasse, ni l'art de la conversation absurde. Et le drame éclate qui les met devant la nécessité soit de renoncer à leur carrière, puisqu'ils la prétendaient futile, dérisoire, soit d'être infidèles à eux-mêmes. Traduction de l'arabe par France Douvier Meyer, revue par Selma Fakhry Fourcassié et Bernard Wallet.

 

"Écho d'une autobiographie"  Ed. de l'Aube
" La mort nous rendit sa première visite le jour où elle nous enleva ma grand-mère. [...] Je me sentis tout petit devant une géante dont le souffle puissant avait envahi toutes les pièces de la maison. En plein désarroi, je m'échappai du cercle familial pour aller m'isoler dans ma chambre, goûter un moment de calme. Soudain la porte s'ouvrit et je vis entrer une belle femme à la longue tresse noire. Elle me murmura avec tendresse : " Ne reste pas tout seul. " L'enfance, la rue, le rêve, l'amour, les femmes, les enseignements du maître soufi, la naissance et la mort... Telles les pièces d'un puzzle, les fragments de ce recueil nous racontent le beau parcours d'un des plus grands écrivains arabes contemporains. On y (re) découvre sa singulière conception du temps, un temps qui, certes régit le monde, mais se laisse divinement apprivoiser par l'écriture et la magie du poète. 
Et ce n'est pas par hasard si ces Échos d'une autobiographie s'ouvrent sur la première visite de la Mort à l'enfant : depuis toujours, Mahfouz a conscience de sa fin à venir, mais " une belle femme " a su se montrer bonne en lui offrant une vie faite de rencontres et de passion. Ce livre-miroir est un enchantement.

 

"Impasse des deux palais"  Livre de poche
La rue d'Al-Nahhasin n'était pas une rue calme... La harangue des camelots, le marchandage des clients, les invocations des illuminés de passage, les plaisanteries des chalands s'y fondaient en un concert de voix pointues... Les questions les plus privées en pénétraient les moindres recoins, s'élevaient jusqu'à ses minarets... Pourtant, une clameur soudaine s'éleva, d'abord lointaine, comme le mugissement des vagues, elle commença à s'enfler, s'amplifier, jusqu'à ressembler à la plainte sibilante du vent... Elle semblait étrange, insolite, même dans cette rue criante... C'est ici, dans les rues du Caire, que Naguib Mahfouz, le " Zola du Nil ", a promené son miroir et capté toutes les facettes d'une société égyptienne en pleine évolution. Naguib Mahfouz est le premier écrivain de langue arabe à avoir reçu, en 1988, le prix Nobel de Littérature.

 

"La belle du Caire"  Denoël
En 1930, la société cairote soumise aux hiérarchies séculaires réprouve la liaison que Qasim bey Fahmi, riche aristocrate, entretient avec Ihsane, jeune roturière. Craignant le scandale, le bey cherche à acheter un mari complaisant pour sa belle. Étudiant pauvre à la nouvelle Université du Caire, Mahgoub Abd al-Dayim envie la jeunesse bourgeoise qu'il côtoie sur les bancs de la faculté. Ce contrat de mariage lui offre l'occasion d'échapper à sa condition. Il accepte sans scrupule le marché. Mais pareil projet a ses failles. Un parfum de déchéance enveloppe bientôt le ménage à trois. Fascinante peinture de la corruption, incarnée par des personnages inoubliables tels Al-Ikhshidi, l'homme de main du bey, La Belle du Caire est aussi un roman incisif sur l'amour et la jalousie.

 

"La chanson des gueux"  Denoël
Cent ans de la vie d'un quartier : de l'obscure naissance d'Ashur an-Nagi, Naguib Mahfouz fait le point de départ de cette fresque d'une société repliée sur elle-même, régie par des lois et des principes immuables. Le quartier, fief des harafish - les petits métiers, les crève-la-faim, ceux qui dans la société égyptienne restent parmi les plus démunis, sans travail, sans toit, et qui vivent sous la bienveillante protection des Foutouwat, les chefs de clan -, est soumis à l'autorité de divers personnages, dont celle des chefs de clan. Ces derniers règnent sur les choses et les gens avec plus ou moins de bonheur, et se succèdent au fil du récit en assurant sa continuité. Ashur an-Nagi, le premier de la lignée, éclaboussera de sa gloire une multitude de descendants qui se passeront le flambeau en sombrant peu à peu dans la déchéance, jusqu'à l'avènement du dernier des Ashur, homme probe faisant renaître de ses cendres le prestige de son aïeul... 
Entre mosquée et café, fumerie d'opium et antre des matrones, se tisse la toile d'une société fermée, où la femme est tout autant instrument de procréation que maîtresse des événements, lorsque ses atouts quasi diaboliques lui permettent de s'immiscer de manière insidieuse dans la " politique " du quartier. Gare alors au bâtard désavoué ! Le sang de la haine, les crimes crapuleux sauront ébranler à jamais le pouvoir vacillant du chef de clan non aguerri, et ouvrir ainsi la porte de la succession. Traduction de l'arabe par France Douvier Meyer

 

"La quête"  Folio Gallimard
Fils unique d'une prostituée, Sabir part en quête de son père et de son identité. Saura-t-il s'extraire de la fange, où le métier de sa mère l'a englué ? Sabir est tiraillé entre un amour pur et platonique pour une journaliste et sa passion pour la propriétaire de son hôtel, une beauté sans foi ni loi qui le pousse au meurtre. Il choisira le mal sans jamais renier ses responsabilités, conscient qu'à tout instant il peut prendre le chemin du bien. Choisir. A l'époque, celle des années 60, toute la vie politique et sociale égyptienne se joue sur le dilemme entre tradition et modernité

 

"L'amour au pied des pyramides"   Babel  - Actes Sud
Ces nouvelles de Naguib Mahfouz, extraites de recueils publiés entre 1962 et 1996, offrent une vision kaléidoscopique de l'Egypte contemporaine. La première, " A la recherche de Zaabalâwi ", traduit l'inquiétude métaphysique qui a imprégné, au début des années 1960, la plupart des romans de l'auteur. Dans " Sous l'abri du bus ", écrite juste après la défaite de 1967, l'exploration douloureuse de l'inconscient collectif se conjugue à une féroce critique du régime. Avec " Le rat norvégien " et " La tranchée ", les mêmes problèmes sociaux font l'objet d'un tout autre traitement : le ton est désormais à l'humour noir, à l'ironie et au sarcasme. Enfin, " Une demi-journée " et, plus encore, " Enfance " suscitent une méditation sur le temps et la mémoire, la vie et la mort. Le choix significatif et raisonné proposé ici révèle la grande diversité thématique de l'auteur, sa maîtrise technique et son étonnante capacité à se renouveler.

 

Haut de page   |    Page suivante >>>>